Bonjour, je poste en vitesse ce chapitre, je suis un peu débordée par le travail en ce moment !
Merci pour toutes vos reviews…
Je rappelle que l'auteur de cette fiction est Nice-One, je n'en suis que la traductrice !
Bonne lecture,
Chapitre 8 : Démons.
Il lui était littéralement impossible à présent de dire combien de temps s'était écoulé depuis le déclenchement du sort, mais cela lui semblait être l'éternité. Elena roula sur le grand lit, faisant face à la porte. Elle aperçut alors Damon entrer dans la chambre, son petit sourire habituel au coin des lèvres. Pendant une seconde, tout lui sembla parfaitement normal.
-'Comment te sens-tu ?', demanda-t-il, s'appuyant contre le chambranle de la porte.
-'Fatiguée', admit-elle, 'et faible.'
-'Tu es capable de marcher ?'
-'Bien sur, mais en trébuchant toutes les deux minutes je pense.'
Il laissa échapper un petit rire et s'approcha du lit, s'asseyant dessus en douceur. Elena se tourna un peu plus pour lui faire face.
Damon s'allongea sur le dos mais se déplaça pour se rapprocher d'elle, leurs têtes se touchant presque. Ils restèrent comme ça en silence pendant un moment.
-'La télé est vraiment morte', déclara-t-il.
-'Ah oui ?'
-'Oui. Plus rien ne fonctionne désormais.'
-'…ça craint.'
-'Plutôt, oui.'
Elena apprécia à sa juste valeur leur papotage mais elle n'avait en vérité pas la force de commencer ou même de mener une véritable conversation. Elle frissonna légèrement, se recroquevillant sur elle même.
-'Qu'y a-t-il ?'
'J'ai froid', admit-elle.
Il soupira puis roula sur le côté et commença à faire courir sa main de haut en bas le long de son bras dans le fol espoir de lui procurer un peu de chaleur. Elle se laissa faire pendant quelques instants avant de changer de position, se rapprochant de lui, enfouissant son visage contre son torse, croisant les bras derrière lui de manière à se que leurs deux corps s'emboitent.
-'Quelle heure est-il à ton avis ?' demanda-t-elle.
-'Trois heures, apparemment.' Damon haussa les épaules. 'Qu'importe ?'
-'Moi ça m'intéresse. Ca serait bien de pouvoir s'y retrouver un peu mieux. Tous nos sens sont sans dessus dessous à présent. J'ai la tête continuellement embrumée.'
-'Ca pourrait venir de la faim.'
Elle secoua la tête. 'Non, ça a commencé bien avant. C'est comme si je me sentais étourdie et confuse. Comme si je n'étais même plus là.'
-'Mais tu es là, d'accord ?' Soupira-t-il. 'Nous sommes tous les deux là. Encore.'
Elle approuva de la tête, en silence, admettant ce qu'elle savait déjà. C'était difficile de mettre des mots sur ce qu'elle ressentait. Elle se sentait comme…perdue. Plus rien ne tournait rond, plus rien n'avait de sens.
-'Tu trembles' dit Damon, brisant le silence.
-'Oui, depuis un moment déjà.'
-'Voudrais-tu boire un peu de mon délicieux sang de vampire ?' lui proposa-t-il d'un air détaché, comme si c'était la chose la plus normale au monde, comme s'il lui proposait de la nourriture particulièrement appétissante.
-'Ce n'est pas délicieux', objecta-t-elle, soulevant légèrement la tête. 'J'ai déjà gouté avant, tu te rappelles ?'
-'Oui mais aujourd'hui tu meurs de faim. Littéralement. Ca va te paraitre exquis, crois moi.'
Elena laissa échapper un petit grognement avant de reposer la tête contre sa poitrine de nouveau. 'Je ne sais pas, Damon.'
-'Nous pouvons attendre. Mais là au moins tu es encore capable de prendre une décision par toi-même. Si nous repoussons encore plus longtemps, tu pourrais devenir un peu…tu sais…hystérique.'
-'Je suis folle', déclara-t-elle. 'J'ai besoin de voir le jour. J'ai besoin de connaitre l'heure qu'il est. J'ai besoin de sortir d'ici !'
-'Si nous établissons une liste des priorités, je dirais que tu as surtout besoin d'avaler quelque chose et vite.'
Mon Dieu, il avait tellement raison. Mais il y avait une différence entre la véritable nourriture et ce qu'il lui proposait.
-'Des frites', rêva Elena, fermant les yeux. 'Et un hamburger.'
-'Sans cornichons', ajouta-t-il.
-'Sans cornichons', approuva-t-elle, souriant au souvenir.
-'Quoi d'autre ?'
-'Des gâteaux. Ou du chocolat.'
Elle pouvait presque sentir le goût sur sa langue.
-'Quelle sorte de chocolat ?'
-'Celui qui fond immédiatement dans la bouche.'
Il hocha la tête en approbation, souriant légèrement.
-'Tu penses que je pourrais un jour en remanger ?' Osa-t-elle demander, ouvrant les yeux de nouveau.
-'Tu es une éternelle optimiste', déclara Damon, haussant les épaules. –'Tu ne vas pas commencer à flancher maintenant !'
Elena se redressa à demi, se passant la main dans les cheveux. Le geste l'affaiblit encore un peu plus. Elle soupira lourdement, ramenant ses jambes contre sa poitrine.
-'Allons-y', dit-elle. –'J'en ai ma claque de me sentir comme ça.'
Damon s'assit également et inspecta son visage une seconde. 'Tu en es sure ?'
-'Je n'ai pas le choix', déclara-t-elle.
Il hocha la tête avant d'approcher son poignet de sa bouche. Elena le regarda avec un intérêt certain et tressailli légèrement quand elle le vit mordre la chair. Damon ne réagit pas et fit retomber son bras, deux gouttes de sang perlant sur son poignet. Les gouttes se transformant alors rapidement en un flot plus conséquent, ruisselant sur sa peau.
-'Bon appétit', lui dit Damon.
Le malaise qu'Elena ressentait depuis un certain temps empira à la vue du sang. Bien que son corps hurlait de détresse et la poussait à rechercher quelque chose qui le ferait se sentir un peu mieux, son instinct premier continuait de repousser ce qui s'offrait devant elle. Néanmoins, elle tendit les mains. Elle attrapa le bras baissé et l'apporta lentement à sa bouche.
Elena hésita une seconde avant de presser contre ses lèvres le poignet de Damon. Elle eu besoin d'une seconde supplémentaire avant de pouvoir ouvrir la bouche et aspirer le sang. Elle sentit le liquide salé sur sa langue, métallique. Quand les premières gorgées atteignirent son estomac, elle aspira avidement, sachant qu'elle irait mieux. Un peu plus de sang lui envahit la bouche avant même qu'elle ne puisse le contrôler. Elle avala de nouveau. Encore, et encore.
Puis elle repoussa le bras loin d'elle, déglutissant une dernière fois et fermant les yeux tout de suite après.
-'Ca va ?', lui demanda-t-il doucement.
Elle ouvrit de nouveau les yeux et hocha la tête en le regardant, tentant de sourire. Il lui rendit son sourire comme sa main se rapprochait de son visage et que son pouce venait lui essuyer gentiment les lèvres. Son premier geste fut de se détourner mais elle se ravisa. Elle en était tout bonnement incapable. Damon ramena sa main vers lui et se lécha le doigt, effaçant les dernières traces de sang.
-'Merci', lui dit-elle dans un murmure.
-'C'est rien', déclara-t-il d'un haussement d'épaules.
Elle respira profondément.
-'Il faudrait que je boive un peu d'eau. L'arrière goût est assez désagréable.'
Il sourit. -'Je devrais me sentir offensé mais les forces me manquent, que dirais-tu d'un café ?'
-'Oui ça serait bien, s'il te plait', lui répondit-elle, souriante comme elle se sentait soudainement pleine d'énergie, le sang de Damon lui remplissant l'estomac.
-'Je reviens bientôt', promit-il.
Elle hocha la tête de nouveau. Damon lui toucha le genou une seconde avant de se lever du lit. Elena le regarda quitter la chambre avant de se jeter sur les oreillers moelleux recouverts par les couvertures.
Elle n'avait plus froid. En fait, elle ne sentait plus rien. Elle allait bien. Même mieux que bien. Elle ne se souvenait pas s'être sentie si bien après avoir bu le sang de Damon la première fois. Probablement car à ce moment là elle n'était tout simplement pas en train de crier famine. Elle croisa les bras de contentement. Ce n'était pas vraiment une énorme amélioration mais au moins maintenant elle avait assez d'énergie pour se concentrer sur autre chose que sa faim. Quelque chose de plus important. Quelque chose qui pourrait les aider. En supposant que ce soit possible tout du moins.
Cette fois ci, quand le noir envahit brusquement la pièce, elle ne frissonna pas comme la dernière fois. Son cœur se mit à battre plus vite mais elle resta calme.
-'Damon !', l'appela-t-elle.
-'J'y vais', sa voix réconfortante lui répondit.
Une autre coupure d'électricité. Ca n'était pas la peine de paniquer. Elle se glissa sous les couvertures, ayant l'impression de s'y sentir un peu plus en sécurité. Nom de Dieu, elle détestait l'obscurité. Elle regarda autour d'elle mais ses yeux ne s'étaient pas encore habitués et elle ne put rien distinguer. Elle tendit l'oreille, espérant entendre Damon. Sa tête se releva brusquement quand elle perçut des pas venant du couloir.
-'Damon ?', demanda-t-elle doucement, plissant les yeux en direction de la porte.
-'Laisse-moi juste un peu de temps !' lui répondit-il et Elena sentit la panique l'envahir en entendant sa voix lui parvenir du rez-de-chaussée.
Les pas se firent plus lourds comme ils s'emblaient se rapprocher. Elle ferma les yeux une seconde, priant pour qu'ils s'en aillent, espérant qu'elle ne faisait que les imaginer. Que son esprit lui jouait simplement un mauvais tour après avoir été perturbé pendant un certain moment. Que peut être le sang de vampire dans son organisme lui procurait des effets secondaires. Quand elle ouvrit les yeux de nouveau, elle eut juste le temps d'apercevoir une ombre traverser le couloir, maintenant capable de discerner un peu mieux dans le noir. Elle porta la main à sa bouche, s'empêchant de crier.
Et puis la lumière réapparut et tout sembla redevenir normal. C'était comme si rien ne s'était passé. Elle soupira de soulagement, les yeux encore fixés sur le couloir.
-'Damon !'hurla-t-elle, ne sachant pas quoi faire d'autre.
Cette fois il apparut immédiatement dans l'embrasure de la porte pour voir Elena toujours sur le lit, les yeux grands ouverts, une expression de terreur sur le visage.
-'Qu'est ce qui ne va pas ?'lui demanda-t-il d'une voix paniquée.
-'J'ai vu quelqu'un !' Elle haleta. 'Il y avait quelqu'un dans le couloir. J'ai entendu des pas et j'ai aperçu quelque chose !'
-'Les bruits de pas n'étaient pas les tiens ?' Il haussa les sourcils.
Elle secoua la tête. Damon se détourna immédiatement et regarda dans le couloir. Il commença à déambuler à travers, laissant Elena dans la grande chambre, le cœur battant la chamade. Elle l'entendit ouvrir et refermer les portes de ci de là, avant de réapparaitre près de celle de la chambre.
-'Il n'y a personne', lui assura-t-il.
Elle secoua de nouveau la tête. 'Non, il y avait quelqu'un. J'ai vu quelque chose, Damon. Quelqu'un. J'en suis sure.'
-'Je te crois.'
-'Dieu merci tu as réparé la lumière', soupira-t-elle.
-'Non, je n'ai rien fait', admit-il. 'J'ai essayé mais ça n'a pas marché. C'est juste revenu d'un coup.'
Elena et Damon se regardèrent. Que se passait-il à présent ?
-'Je déteste vraiment, vraiment, ce sort', déclara-t-elle. –'Et ça aura été l'euphémisme du siècle.'
Damon hocha la tête. 'Bon, quoi que ce fût, c'est parti. Ne paniquons pas.'
C'était facile pour lui de dire ça, il n'avait rien vu. Les pensées tourbillonnaient violemment dans sa tête.
-'Tu as entendu les pas, non ?'
-'Je pensais que c'était toi', approuva Damon.
-'Ca ne me plait pas du tout', soupira-t-elle. –'C'est tout simplement flippant. Et l'obscurité…'
-'C'est fini maintenant', lui assura-t-il. 'Allons en bas, le café est prêt.'
Elle approuva doucement, se remémorant le temps ou le café était une solution à beaucoup de problèmes. Plus maintenant, hélas. Elle allait le suivre quand les lumières s'éteignirent à nouveau. Elena s'arrêta net, craignant le pire. Quelques secondes plus tard tout redevient normal, les lumières allumées. Damon la regarda en souriant.
-'On dirait que tu as vu un fantôme', dit-il, mais son sourire n'atteignit pas ses yeux. Il était en train d'essayer de la rassurer et elle sentit son cœur se réchauffer à cette idée.
-'Je pense en effet que c'est ce qui vient de se passer. Et je déteste réellement ne rien voir', dit-elle en faisant la moue. 'Spécialement quand des choses bizarres se passent lorsqu'il fait tout noir'.
Elle faisait de son mieux pour répondre positivement à sa tentative mais elle savait parfaitement qu'il n'y croyait pas une seconde.
-'Allez', dit-il, montrant les escaliers. 'Ne t'inquiètes pas pour ça. Tu sais que je te protégerais.'
Elle ne répondit pas immédiatement comme elle le regardait s'éloigner.
-'Oui je sais', murmura-t-elle, sachant qu'il l'entendrait, avant de le suivre, ni l'un ni l'autre n'en parlant plus.
Le corps d'Elena se raidit comme le noir envahissait de nouveau la cuisine.
-'Pas encore', dit-elle tout bas.
C'était la troisième fois depuis que Damon lui avait servi son café. Ca n'avait duré à chaque fois que quelques secondes mais le fait est que ça l'effrayait quand même toujours autant. Elle sentit la main de Damon se presser contre la sienne, comme les deux fois précédentes, lui montrant qu'il était bien là, à ses côtés. Même pas trente secondes se furent écoulées quand les lumières revinrent. Elle se détendît, soulagée, regardant Damon. En pleine lumière, elle se sentait mal à l'aise de lui toucher la main et retira la sienne rapidement.
-'Tu sais, commença-t-il. 'Je me suis trompé la dernière fois. Tu corresponds parfaitement au cliché de la demoiselle en détresse.'
-'Ce n'est pas drôle', lui dit-elle. 'Je te jure que j'ai vu quelque chose là haut.'
Il hésita une seconde : '…nous sommes enfermés ici, Elena. Personne ne peut rentrer ou sortir. Je pense que tu as cru voir quelque chose, mais que…'
Elle redressa la tête brusquement. 'Tu ne me crois pas ?'
-'Non, ce n'est pas ça. Je dis juste que je pense qu'il n'y a rien ici.'
Elle hocha la tête lentement, se sentant un peu énervée par le ton de sa voix. –'Ce qui revient exactement à dire que tu ne me crois pas. Tu as dis que tu avais entendu les pas, toi aussi. J'étais dans le lit, Damon, ça n'était pas les miens.'
-'C'est vrai', lui dit-il. 'Désolé, tu as raison.'
Elle soupira, prenant la tasse de café dans ses mains une nouvelle fois. Elle réalisa alors qu'elle se sentait vraiment mal. Bien sur la faim s'était évanouie et ses forces étaient revenues, elle pouvait sentir tous ses sens de nouveau en alerte, mais le malaise qui la tiraillait depuis plusieurs jours était de nouveau là, combattant sa force nouvelle. De surcroît, elle sentait que quelque chose allait se passer.
Elle n'arrivait même plus à faire le tri dans ses pensées. Elle se sentait comme prisonnière d'une barrière invisible qui l'empêchait de réfléchir correctement et ça devenait de plus en plus dur de tenir le coup.
-'Est-ce que tu vas bien ?' lui demanda Damon.
Elle secoua doucement la tête en sirotant son café. 'Non, je ne vais pas bien. Je n'en peux plus, je suis en train de craquer.'
Elle n'avait pas la moindre idée de ce qui la poussait à avouer ça, mais c'était sortit avant même qu'elle y pense. Elle pesta contre la barrière invisible. Elle lui faisait faire n'importe quoi.
-'Ca va aller', lui dit-il, tentant de la réconforter, mais la vérité était qu'ils connaissaient tous deux l'inutilité de ces mots.
-'Je me sens comme si toute l'énergie de mon corps devait se concentrer pour m'empêcher de sombrer dans la folie', expliqua-t-elle. 'Comment peux tu rester si calme ?'
-'Je ne suis pas calme', admit-il.
-'Et si les lumières s'éteignent de nouveau ? Pour de bon, cette fois ci?' Osa demander Elena.
-'Eh bien il faudra faire avec.'
Il semblait presque confiant. Presque.
-'Je ne pourrais pas', commença-t-elle. 'Ca sera la fin, pour de bon. C'est déjà assez dur comme ça, en ne sachant pas quelle heure il est, depuis combien de temps nous sommes coincés ici ou ce qu'il va se passer… Si les lumières s'éteignent et que je ne peux plus rien voir, je me jette dans le trou noir !'
Damon ne répondit pas, perdu dans ses pensées.
Et de nouveau le noir les envahit. Elena ferma les yeux, se forçant à rester calme. Les incessantes coupures d'électricité la rendait folle et la rapprochait toujours un peu plus de la fin qu'elle venait juste de mentionner à Damon. Quand elle ouvrit les yeux de nouveau, le noir l'entourait. Elle se demanda pour quelle raison Damon n'avait pas agrippé sa main comme les fois précédentes. Elle ressentit alors le besoin pressent de prendre l'initiative et voulut le toucher, mais quand elle tendit la main, il n'était plus là.
Tout à coup elle entendit sa chaise bouger et elle sentit un courant d'air la frôler.
-'Damon!' hurla-t-elle, complètement paniquée, en se retournant, tentant de voir ce qu'il se passait. Evidemment, l'obscurité autour d'elle l'empêchait de distinguer quoi que ce soit.
Elena entendit du bruit venir des escaliers et son cœur fit un bond. Quand elle sentit quelque chose lui effleurer le visage elle poussa un hurlement perçant, la terreur l'envahissant. Une sorte de ricanement retentit de l'autre côté de la cuisine. Sa tête se retourna vivement dans cette direction mais elle ne put rien voir.
Les lumières revinrent encore une fois. Il n'y avait personne dans le coin où le rire s'était fait entendre, et la chaise près d'elle était vide.
-'Damon', hurla-t-elle à nouveau, se détournant vers les escaliers.
Elle avait rarement était aussi heureuse de voir quelqu'un lorsqu'elle l'aperçut revenir de l'étage. L'expression de panique sur son visage effaça la moindre parcelle de bonheur. Elle bondit de sa chaise.
-'Où étais-tu ?' lui demanda-t-elle comme il pénétrait dans la cuisine, mais n'attendant pas sa réponse. 'Il y avait quelqu'un ici, Damon. Comme une petite fille. Elle ma touchée et puis….elle s'est mise à rire.'
-'Layla', dit-il, respirant bruyamment.
-'Qui est Layla ? Que se passe-t-il Damon ?'
-'Quelques vieux amis à moi nous ont rejoints de ce côté ci', déclara-t-il amèrement en s'asseyant. 'Ils disparaissent quand les lumières reviennent.'
-'Pourquoi…'commença Elena, se touchant le front de la main, même pas sure de ce qu'elle voulait dire.
-'L'obscurité est ce qu'elle est, Elena', dit Damon. -'Ce qu'elle contient commence à nous encercler de plus en plus.'
-'Tu sautes à cette conclusion plutôt rapidement.'
-'Ce n'est pas sorcier' dit Damon, résigné. 'Toute cette histoire est en train de se transformer en carnaval macabre.'
-'Mais pourquoi maintenant ? Nous avons dormi déjà dans le noir plusieurs fois. Ils ne sont jamais apparus avant ça.'
-'Le livre mentionnait très clairement qu'à moins que nous ne résolvions nos problèmes à temps, nous mourrons dans d'atroces souffrances. Peut être que c'est le début. Peut être que le moment est venu.'
-'Et la fille ? Layla ?'
Damon la regarda, essayant de paraitre décontracté. 'Eh bien, elle ne semble pas vouloir que tu t'en sortes.'
-'Et que veut-elle, Damon ? Et qu'as-tu vu juste à l'instant ?'
-'Elena', lui dit-il, soupirant, 'tu poses les mauvaises questions. En réalité, il n'y a plus qu'une seule question importante désormais : comment allons nous sortir d'ici ? Nous avons besoin d'une réponse. Et vite.'
-'Nous ne connaissons pas la réponse', murmura-t-elle.
-'Alors tu ferais mieux de prier pour que les lumières ne s'éteignent pas', déclara-t-il.
A bientôt…
