Elle toussa encore et cracha du sang cette fois. C'était la dixième fois depuis qu'elle avait atterri dans ce monde. Elle se doutait que quelque chose n'allait pas depuis la première fois. Encore heureux que ni Edward ni Hohenheim-san n'avaient été présents lors de ces crises. Ils se seraient sûrement inquiétés. Et elle n'aurait voulu ça pour rien au monde.

Hohenheim-san était parti de l'appartement hier soir, elle avait trouvé un mot sur la table de la cuisine indiquant qu'il ne passerait pas la nuit ici et qu'elle ne devait pas s'inquiéter car il avait quelque chose d'urgent à régler. Réalisant qu'ils n'avaient plus de pain, elle ouvrit la porte et allait s'avancer dans le couloir quand elle arrêta son pied juste à temps. Elle découvrit Edward roulé en boule sur le paillasson et le contempla pendant cinq longues minutes, les bras croisés. Tant pis, ils se passeraient de pain pour l'instant. Mieux valait le réveiller avant que son père ne le découvre. Puis elle s'agenouilla et le secoua pour qu'il se réveille. Elle savait qu'elle ne devait pas crier, le pauvre avait sûrement assez mal à la tête comme ça après sa beuverie d'hier soir.

Quand il ouvrit ses yeux endormis, elle ne dit rien et ne lui sourit pas. Elle se contenta de s'effacer devant la porte et de le diriger vers la cuisine où elle prépara le petit déjeuner, toujours sans un mot. Enfin elle se décida à briser le silence qui s'était installé entre eux tandis qu'ils buvaient.

"-Au cas où tu n'aurais pas compris, j'attends ton explication que tu as du concocter pendant la nuit. C'était bien la nuit sur le palier?

-... Je... c'est pas moi qui ai commencé à me battre. C'est lui qui m'y a poussé.

-Ben voyons! Et comment il s'y est pris?

-...Il m'a traité de minus.

-...C'est vraiment l'excuse la plus PITOYABLE que j'ai entendu de ma vie.

-Je sais que ça peut te paraître minable mais c'est comme ça. Je ne suis pas petit. Tout le monde se moque de ma taille, même quand j'étais à Amestris c'était une blague courante. Rions donc d'Edward! Il est si petit qu'il faut un microscope pour le voir! Qui est donc ce petit grain de riz qui s'envole si on souffle dessus? Ils ne comprennent pas que c'est dur déjà d'avoir un corps de métal et que c'est pour ça que ma croissance s'est retrouvée considérablement ralentie. Et puis, j'avais déjà un peu commencé à boire quand ce gros plein de soupe m'a dis ça et j'étais sous le coup de la colère de la fermeture de la bibliothèque. Voilà. Là ça te va mieux?

-... Oui."

Ils se turent encore un moment.

"-Au fait, comment ça se fait que le gros type se soit effondré après que tu ais crié? Pourquoi il était par terre ?"

Un sourire cruel s'étira sur le visage de Clara au rythme des souvenirs. L'ouvrier allemand qui lui avait dit de « se pousser la donzelle parce qu'il allait finir de corriger ce nain et qu'il valait mieux pour elle de retourner chez elle s'occuper des gosses, de la vaisselle et de ce qui la regardait. ». Elle avait bien fait d'apprendre un peu d'allemand avec Edward.

"-Ça me fait toujours rire quand vous vous donnez des airs de gros durs. Pourtant vous n'osez même pas vous frapper à votre seul point faible, comme une sorte d'accord tacite et entendu entre les deux partis.

-Tu.. tu l'as frappé entre les jambes??????

-Oui. On dirait que ça t'étonne. J'imagine qu'à l'heure qu'il est, il doit être tranquillement dans son lit à gémir de douleur. Vous êtes si sensibles au fond, si on creuse un peu."

Elle avala une gorgée de chocolat tout à fait naturellement comme si elle avait dit avoir pris des biscuits avec son thé à quatre heures. Edward grimaça. Il n'avait sûrement pas envie d'être à la place du type. Elle l'observa encore un peu au dessus de son bol. Un grand regard clair qui voulait pénétrer le sien.

"-Tu te souviens donc de tout ce qui c'est passé hier soir?

-Euh... ouais... enfin je crois.

-Pourquoi m'avoir embrassé ?"

Il s'étouffa avec son café.

"-Je...kofkof... je t'ai EMBRASSE???

-Oui. Apparemment tu ne t'en rappelles pas. Et entre nous, cela vaut mieux pour toi."

Elle lui adressa un regard grave puis se leva pour aller enfin chercher du pain, laissant Edward se reposer en faisant la vaisselle.

Il l'avait échappé belle. Tout en savonnant copieusement les deux bols il se félicita de son attitude. Comment aurait-il pu oublier ce baiser? C'était impossible. Oui, cela avait décidément été trois secondes totalement merveilleuses. Il sentit encore la douceur de ses lèvres sur les siennes rien qu'en se remémorant cet instant. Faire semblant avait décidément été une tactique judicieuse. Il frissonna un peu en se souvenant du regard suspicieux qu'elle lui avait lancé quand il s'était étouffé. Il avait attendu la question fatidique depuis le début de la conversation et préparé sa « défense » en conséquence. Bien qu'il ait appris qu'il ne fallait en aucun cas sous-estimer la jeune fille, il semblait qu'elle l'avait cru, lui laissant pour cette fois le bénéfice du doute. Il n'osait pas imaginer le sort qu'elle lui aurait réservé dans le cas contraire. Peut-être un peu comme le gros ouvrier allemand. D'autant plus qu'il n'avait pour ce coup-là aucune explication plausible à ses yeux.

Enfin, la seule explication était évidente mais il ne l'acceptait toujours pas. Fallait-il la trouver juste belle pour tomber amoureux? A bien y réfléchir, il avait ressenti la petite douleur avant hier soir. Le soir où elle lui avait lancé le torchon à la figure et qu'elle s'était enfuit. Il devait admettre la vérité, cette fille qui lui tapait tant sur les nerfs, il l'aimait. Rougissant de cette découverte, il mit cinq minutes à réaliser qu'il devait arrêter de frotter comme un forcené sur l'évier pour essayer d'enlever le trou d'évacuation qu'il avait prit pour une tache particulièrement grosse.

Il entendit la porte d'entrée claquer et des pas venant dans sa direction. Puis un bruit mou et gluant derrière lui. Il se retourna pour voir Clara, une baguette sous le bras et la tranche de viande qu'elle avait jeté sur la table du petit déjeuner.

"-Une escalope. Pour ton oeil. Ça te le fera dégonfler."

Après cela, Edward se mit à rédiger des notes dans sa chambre. Il s'acharnait à essayer de trouver malgré tout une solution à cet exil de l'autre côté de la barrière. Il était surtout intéressé par ces nouveaux appareils, ces « fusées » qui, aux dires de certains, étaient capables de rejoindre l'espace. En tout cas c'était ce qu'avait dit Edward. Entre-temps, Hohenheim-san reparut et elle lui annonça qu'elle avait retrouvé son fils qui était monté dans sa chambre.

Quand elle monta quelques minutes après pour leur demander ce qu'ils voulaient manger, elle entendit des éclats de voix du bas de l'escalier qui provenaient de la chambre d'Edward. Elle leva les yeux au ciel, se demandant quand est-ce qu'Edward allait se débarrasser de son ego surdimensionné et de cette mauvaise manie d'être si souvent en colère. Elle tapa à la porte mais personne ne lui dit d'entrer. Elle entendait toujours les vociférations d'Edward à travers la porte et se décida à rentrer. Devant elle se tenait le père et le fils, ce dernier visiblement très en colère contre Hohenheim-san car il lui hurlait carrément dessus:

"-ÇA JAMAIS TU M'ENTENDS???? JAMAIS JE FERAIS UNE CHOSE PAREILLE!!!!

-Edward s'il te plaît calme-toi

-ME CALMER??? MAIS COMMENT JE PEUX ME CALMER APRES ÇA?? TOUJOURS TES PLANS A LA PETITE SEMAINE, TES IDEES A LA NOIX MAIS LA C'EST FINI JE MARCHE PLUS!!! COMMENT T'AS PU ME FAIRE ÇA ???

-Ed...

-DEGAGE LE VIEUX!! JE VEUX PLUS TE VOIR DE LA SOIREE!!"

Hohenheim-san dévisageait son fils avec une extrême tristesse et sortit. Clara était tétanisée par la force qu'Edward avait déversée sur son père. Elle restait plantée sur le seuil, la bouche ouverte, ne sachant comment il fallait réagir. Elle s'était souvent disputée avec sa mère mais jamais encore elle ne s'était emportée contre elle d'une telle manière! Tournant la tête, Edward avait fini par la voir.

"-Ah t'es là toi.

-Oui je suis là. Et je n'aurais pas du apparemment.

-Bah, fit-il en haussant les épaules, ça n'a pas d'importance.

-Je peux quand même te poser une question?

-Ouais.

-Pourquoi tu t'es énervé autant? Qu'est-ce qu'Hohenheim-san a fait de si terrible pour que tu t'emportes contre lui comme ça?

-... T'es trop curieuse. Et la curiosité n'apporte que des ennuis."

Comme elle ne bougeait toujours pas et qu'elle croisait les bras patiemment dans l'attente d'une réponse, il poussa un grand soupir, visiblement exaspéré. Puis s'asseyant en tailleur sur le sol et l'invitant à prendre place devant lui, il dit d'un ton furieux:

"-Ton cher professeur entrait apparemment régulièrement dans ma chambre quand tu n'étais pas là et il a trouvé mon carnet de notes. Et il s'en est servi pour son compte. Il a vendu des informations sur l'alchimie au plus offrant, leur promettant qu'il s'agissait là d'une science de grand pouvoir. Et en échange il recevait de l'argent.

-... Je comprends, ça doit être dur pour toi. Ces notes sont importantes pour toi, je le comprends très bien. C'est en quelque sorte ton « ticket de retour » c'est ça?

-T'as tout juste. Et ce vieux s'en sert sans vergogne. J'enrage qu'il ait pu me berner aussi longtemps! Quand je suis revenu j'ai vu cette fois que mon carnet n'était plus à sa place. Ça m'a mis dans une de ces rages!

-J'imagine. Ce n'est pas honnête, c'est même horrible considérant que tu t'es tellement investi dans ce travail... Ça m'étonne vraiment de la part d'Hohenheim-san de faire un coup si bas...

-Plus rien ne m'étonne de sa part depuis le temps."

Ils restèrent silencieux pendant cinq minutes.

"-Euh.. Je sais que je ne devrais pas remuer le couteau dans la plaie mais... pourquoi tu lui manques autant de respect? C'est ton père tout de même."

Il détourna le regard, visiblement toujours irrité. Elle insista néanmoins. Elle voulait savoir.

"-Pourquoi tu éludes toujours le mot de « père » ou tout simplement « papa »? Quand tu parles de lui, tu dis toujours « ton professeur », « le vieux » ou « il ». Tu évites toujours soigneusement de prononcer ce « papa ».

-Tu crois que je pourrais témoigner un peu de considération pour cet enfoiré qui nous as laissé tomber mon frère, ma mère et moi??? Tout ce qui est arrivé après, c'est de sa faute!

-Sa faute? Si ta mère est morte de chagrin c'est peut-être indirectement sa faute mais il avait de bonnes raisons de vous laisser.

-C'est ça, ses excuses bidon, il peut se les garder, j'en ai pas besoin. Et puis t'as pas à me faire la morale.

-Je n'ai peut-être pas à te faire la morale mais quand tu es malheureux tu peux le dire. C'est fait pour ça les amis."

Elle se leva pour partir et le laisser seul ruminer sa hargne. Elle sentit une poigne de fer la retenir par le bras et la forcer à se rasseoir.

"-Quand il est parti, ma mère est morte de chagrin. A cause de lui. Et on a voulu lui redonner la vie avec mon frère, Al. T'as le résultat devant toi, ça c'est très mal passé. Mon frère a perdu son corps entier et moi ma jambe. J'ai pu transférer son esprit dans une armure mais après ça on aspirait à retrouver nos véritables corps. C'est comme ça que je suis devenu alchimiste national. Je me suis engagé dans l'armée afin d'obtenir accès à des sources d'informations interdites aux personnes normales. On est resté longtemps comme ça à parcourir le pays à la recherche de nos corps. Et on a finalement trouvé. Pour notre malheur.

Finalement, je me suis sacrifié et ai choisi l'exil dans ce monde pour lui permettre de vivre. Mais même maintenant, je ne sais pas s'il a survécu. Je l'espère mais sincèrement j'ai parfois l'impression que c'est un espoir vain, comme celui qui me fait croire que je reverrai Amestris un jour.

Dans l'armée, tout le monde restait froid avec moi. Evidemment, même si tout le monde montrait une façade « gentille », je savais que je n'avais fondamentalement pas ma place. Seul Al me consolait, me donnait la force de continuer. Mais... je l'ai sans doute perdu. Il est sûrement mort. (1) Tous ces gens ici sont de parfaits étrangers pour moi, même si certains ressemblent à ceux que j'ai connu. Et cet homme dont le sang est le même que le mien est encore plus étranger pour moi!... Je n'ai pas besoin de « famille ». Je suis un enfant abandonné et finalement personne ne m'a apporté la chaleur dont j'avais besoin, à part Al."

Il était triste et amer. Il ne lui avait dit ça que parce qu'elle lui avait demandé. En songeant à tout ce qui lui était arrivé dans le passé, il se sentit très abattu.

"-Idiot!"

Il leva la tête, étonné.

"-Tu racontes n'importe quoi! Ne dis pas que ton père t'as abandonné!!... Tu dis ne pas avoir besoin de famille... C'est faux... Je suis sûre que c'est faux! Qu'ils soient étrangers ou non importe peu... Tout le monde a besoin de chaleur!!! Sinon... le monde serait si triste..."

Il vit ses yeux noisette briller étrangement et une larme couler sur sa joue. Il s'approcha d'elle, très gêné de l'avoir fait pleurer.

"-Hey... Arrête de parler comme ça...

-Vivre seul... C'est trop dur... On ne peut pas vivre...sans personne... Regarde-toi... Et moi...je suis contente d'être parmi... vous... Quand on a quelqu'un à qui on tient... On a envie de s'accrocher... Edward, je suis sûre qu'il existe une personne qui t'apportera de la chaleur..."

Elle avait la voix entrecoupée et les larmes coulaient librement sur ses joues à présent. Pourtant elle souriait.

"-Pardon... J'avais juré de ne plus pleurer..."

Elle s'essuya les yeux du revers de la manche. Il était si gêné à présent qu'il ne savait plus où poser son regard pour ne pas voir son visage souriant plein de larmes, une vision difficile à supporter. Des fois il se sentait un peu perdu, il ne savait pas comment réagir face à cette fille si étrange à ses yeux. Et puis comment réagir en ami alors que cette fichue douleur dans la poitrine le tiraillait sans cesse?

Il inspira profondément en prenant une grande décision. Il prit sur lui car c'était pour la bonne cause qu'il se sacrifiait de cette façon. Il s'approcha d'elle qui sanglotait doucement et la prit dans ses bras. Il eut l'impression que son coeur allait frôler la crise cardiaque et manquer un battement. Puis il entendit sa petite voix:

"-Est-ce que je peux poser ma tête sur ton épaule ?...Je te promets de ne pas pleurer."

Ils restèrent un bon moment ainsi. Quand il n'entendit plus les reniflements ponctuels, il pensa qu'elle s'était calmée. Puis il l'écarta doucement, aussi doucement qu'il pu.

"-Ca va mieux?

-Je suis une idiote incroyablement pitoyable mais ça va mieux, merci."

Ils se regardèrent mutuellement, un flux de compréhension et de reconnaissance passa entre eux.

"-Tu sais, la vie n'est peut-être pas si injuste que tu sembles le penser. Parfois même elle peut-être très belle."

Mais dans sa douleur souriante, c'était elle qu'il trouvait belle à cet instant.

Il la regardait patiemment, ses deux mains contre ses joues sous son menton.

"-La vie peut-être injuste, cruelle et imparfaite."

Il bougea. Oh, il ne fit qu'un mouvement à peine perceptible, mais ce fut comme un signal. Une lueur indéfinissable avait envahi ses yeux d'or, on aurait dit un éclat de lumière aveuglant les ténèbres. Le ton de la voix de Clara diminua peu à peu:

"-Mais il faut être fou pour ne pas l'aimer..."

Devint un chuchotement:

"-Rien que pour ces rares moments composés uniquement de pure beauté, de magie, d'innocence..."

Puis un souffle à peine audible:

"-Et de.. charme..."

Au dernier mot elle ferma les yeux, gardant gravée l'image de ses immenses yeux dorés, semblables à deux soleils qui reflétait la lumière du soleil qui se couchait et dans lesquels dansaient les rayons qui apparaissaient comme autant de flammes. Etait-ce une métaphore pour exprimer le sentiment qui coulait dans leurs veines à tous deux, ces étincelles de désir qui parcouraient leurs deux échines en les électrifiant délicieusement?

Les paupières closes, elle ne se guidait plus qu'à son odorat afin d'apprécier la distance infime qui les rapprochaient à cet instant précis. Il était tout proche à présent, tellement proche... Il s'était rapproché d'elle au fur et à mesure que la phrase coulait des lèvres de la jeune fille. Elle avait entendu le bruit de tissu qui crissait au fur et à mesure qu'il s'avançait vers elle. Il lui aurait fallu qu'elle s'avance à peine pour que leurs nez se touchent. Elle le savait. Et elle attendait. Rien au monde n'aurait pu lui faire ouvrir les yeux en cet instant, cela aurait brisé la magie qui s'était installée entre eux.

Pendant une seconde qui lui parut une éternité, elle se figea comme une statue, les yeux clos, les lèvres entr'ouvertes, osant à peine respirer. Puis, elle sentit enfin ses doigts de métal se refermer derrière sa nuque, sa main gauche caressant doucement sa joue. Puis il lui releva délicatement le menton, comme s'il touchait un objet si fragile qu'il avait peur de le casser à tout moment. Et enfin, dans une ultime seconde, ils goûtèrent encore une fois chacun à la peau de l'autre et les lèvres tant désirées, désir constamment refoulé derrière une barrière de timidité, de peur et de mensonge à soi-même. Ils s'embrassèrent d'abord très timidement, l'un et l'autre prenant tour à tour une lèvre unique entre les siennes afin de prolonger cette prodigieuse expérience le plus longtemps possible. Ce petit jeu dura. Il leur en fallait du temps, pour s'apprivoiser.

Puis, se lassant peu à peu, ils décidèrent d'aller plus loin dans un commun accord. Leur baiser dura longtemps, aussi longtemps que le leur permettait leur apnée respective. Elle quémandait ses lèvres adorées dès qu'elles se quittaient, de peur qu'elles ne s'échappant à jamais loin d'elle et lui réclamait de tendres caresses qu'elles ne lui refusait jamais.

Au bout d'une heure, il ne restait rien du soleil couchant, il ne restait que de faibles rayons faisant trembloter dans le reflet de la fenêtre dans leurs chaudes lueurs rougeâtres les visages des deux amants. Elle s'était lovée tout contre lui qui la retenait, serrée de ses deux mains passées autour de sa taille fine. Leurs visages respiraient le calme et la sérénité. Rien n'indiquait que quelques minutes avant, la passion les dévorait, mis à part le témoignage de plusieurs marques, surtout dans la région du cou.

"-Je n'ai donc pas besoin d'explication pour le baiser « accidentel » hier soir. Tu peux ravaler tes excuses, Edo."

Il se releva brusquement et tourna la tête vers elle, rouge comme jamais.

"-Edo???"

Elle pencha la tête de côté et dit timidement avec l'air innocent d'une petite fille:

"-Tu n'aimes pas?

-..."

Souriant tendrement, elle l'embrassa sur la joue en murmurant:

"-Tu devrais arrêter de rougir, tu sais. Tu vas attraper une crise cardiaque à force et je m'en voudrais terriblement."

Il grommela en bafouillant:

"-Si tu crois que c'est facile..."

(1) jusqu'à elle s'essuya les yeux du revers la manche. Ceci est une adaptation d'une scène d'un manga de Yuu Watase-sensei, « Ayashi No Cérès : Un conte de fée céleste » tome 3, qui se passe entre Yuhi Aogiri, un « main-character », et Aya Mikagé, l'héroïne. Pardon encore de ce plagiat.

PS: comme me l'a fait remarquer une lectrice, j'ai essayé de faire des paragraphes pour améliorer la lecture car c'est vrai qu'un gros pavé de lettres ça peut décourager, je le reconnaît j'esseyerais d'y faire attention je promets

PPS: Si personne n'avait remarqué, le postage de nouveaux chaps se fait tous les vendredis matin (enfin pour moi c'est le matin) j'essaye d'être assez régulière sauf quand j'oublie là ça peut prendre jusqu'à samedi.

PPPS: Pour cause de voyage au Japon du samedi 29 au dimanche 5 novembre 2006 je posterai en bonus deux chaps le dimanche 5. Merci de votre compréhension et encore Gomen.