Fuyuko ouvrit les yeux et les referma aussitôt. Elle ramena la couette sur sa tête et essaya de se rendormir, mais elle était bien réveillée. L l'avait remise dans le lit quand elle dormait encore, mais maintenant il fallait qu'elle se lève, ils étaient à deux doigts d'arrêter Kira. Il s'agenouilla près du lit et caressa les cheveux détachés de la belle endormie, et lui murmura de se lever. Elle fronça les sourcils et se terra un peu plus sous la couette.
" Allez Fuyuko ! Lève toi ! On a du boulot aujourd'hui ! "
La jeune femme sortit un bras de la couette et attrapa un coussin, puis, elle le lança au visage du détective. Il mit un peu de temps à réagir mais il ramassa le coussin et le retourna à l'envoyeur. S'en suivit une bataille épique où les coussins volèrent et où ils coururent autour du lit dans une tempête de plumes. Mais soudain, elle disparut. L se trouvait devant le lit et cherchait autour de lui la jeune fille volatilisée. Il entendit un cri derrière lui, il se retourna et eu tout juste le temps de voir une furie sauter en l'air, armée d'un coussin et piquer vers lui. Ils se retrouvèrent allongés sur le lit, elle à califourchon sur lui. Quand ils se rendirent compte de la situation dans laquelle ils se trouvaient ils s'empouprèrent tous les deux.
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Mais comment s'était elle retrouvée là ? Elle se posa cette question en boucle durant les quelques secondes qui lui semblèrent de longues minutes où elle comatait presque sur L. Soudainement, elle se releva, tourna la tête et regarda le sol, elle était encore plus rouge. Il s'appuya sur les coudes et l'observa. Que pensait-il d'elle ? Ah ! Elle était bien plus que gênée. Enfin il se mit debout et s'approcha d'elle. Qu'allait il lui dire ? Qu'elle était sotte ! À sa grande surprise, il la prit dans ses bras. Il lui caressa la tête comme lorsqu'elle était petite tout en la serrant contre lui. Elle ne comprenait plus rien, mais elle n'en était pas mécontente.
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Elle avait l'air mal, il ne savait pas quoi faire, il voulait la réconforter et ce geste vint tout seul. Sans véritablement savoir pourquoi, il l'avait prise dans ses bras. Elle ne l'avait pas repoussé et s'était blottit contre lui. Quelque part, cela l'avait rassuré et une étrange sensation le prenait, il se sentait victorieux mais en même temps complètement vulnérable, comme s'il devait protéger quelque chose de très petit et fragile. Mais cette sensation n'était pas oppressante, mais bien agréable. Il serait bien resté comme ça longtemps, mais F se dégagea et lui dit :
" On…On devrait se remettre au travail… Non ?
- Oui, tu as raison."
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Mais… Pourquoi ? Que c'était il passé pour qu'il la prenne contre lui ? Elle ne comprenait vraiment plus rien et ce n'était vraiment pas dans ses habitudes. De plus, elle était incapable de se concentrer sur quoi que ce soit. Et puis, cette sensation qu'elle avait ressenti, quand elle entendait les battements de coeur de son protecteur, qu'était-ce ? Serait-elle… Non. Impossible. Tandis qu'elle réfléchissait et enroulait nerveusement une mèche autour de son index, elle s'aperçut qu'elle n'avait pas tressé sa tignasse. Elle se leva, suivit par le regard de L et s'assit sur le lit. Elle se brossa les cheveux puis commença sa natte. Ryusaki la rejoignit et s'assit près d'elle :
"Je peux ? dit-il en prenant la natte entre ses deux doigts
- Oui, vas-y."
Ses joues rosirent et un sourire se dessina sur ses lèvres, c'était lui qui lui avait appris à faire des tresses et qui les lui faisait dans le temps. Il fit la première natte que Fuyuko noua et s'attaqua à la deuxième. Elle ne put s'empêcher de repenser à leur étreinte et à cet étrange sentiment:
" Ryusaki ?
- Oui ? il était toujours concentré sur son ouvrage
- Est-ce que je peux t'appeler Lawliet ?
- Evidemment tu peux.
- Mais, euh, pour toute à l'heure…
- Excuse moi si je t'ai gêné.
- Ce… Ce n'est pas ça mais… Je, j'ai ressenti… Oh ce n'est rien, oublie ce que j'ai dit…
- Non." Il tourna le menton de Fuyuko vers lui de sorte à ce qu'ils se regardent dans les yeux.
"Tu veux me le dire mais tu ne trouves ni les mots ni le courage n'est-ce pas ?
- … elle hocha lentement la tête
- Moi aussi je l'ai ressenti… et… je…"
Leurs lèvres se rapprochaient dangereusement et leurs yeux se fermaient lentement. Ils n'étaient qu'à quelques secondes du baiser fatidique lorsque soudainement, on toqua à la porte. Une lettre se glissa ensuite en dessous. Une certaine lettre…
Et oui, pas de baiser dans ce chapitre, mais ne vous inquiétez pas, ça va venir ;)
