Salut tout le monde, voilà le prochain chapitre qui arrive vite, pour la simple et bonne raison qu'il est cours !
Le chapitre qui suivra sera un peu plus fournit je pense.
Merci à vous tous pour vos reviews ça me fait super plaisir !
Lisia: Je ne révèlerai rien que un Harry/... parce que ce n'est pas drôle sinon. Le recaser, certainement avec qui ça j'ai encore un doute. Mais dans tous les cas ça ne sera pas pour tout de suite. Merci pour ta review et à la prochaine.
Mia:Ah ! Comme on se retrouve. Je ne trouve pas que je ressemble à Ursula, mais bon tu me trouves toujours des points de ressemblance avec mes personnages alors... Je te remercie de lire cette fic, sachant que tu as été ma première lectrice, je pense que si j'écris encore c'est grace à toi. Alors gros bisous !
Luna le fixait depuis un petit moment et Harry ne savait plus quoi faire. Qu'est-ce qu'il ferait si Luna se rendait compte qu'il était toujours en vie. La question était surtout qu'est-ce qu'elle ferait ? Voilà presque 20 ans qu'il se faisait passer pour mort et en à peine 3 mois, tous ses anciens amis redébarquaient dans sa vie. Il angoissait, il n'était pas encore prêt pour ça. L'anonymat lui convenait parfaitement. Seulement quand il vit les yeux de Luna pétiller d'intelligence et de malice il comprit que son anonymat avait volé en éclat.
- Je leur avais bien dit que tu ne pouvais pas être mort, dit-elle calmement en s'approchant de lui. Ton corps ne pouvait pas disparaitre comme ça et puis tu avais déjà reçu le sortilège de la mort enfant et pourtant tu avais survécu, tes comptes à Gringotts ont été totalement vidés, aujourd'hui encore tu prouve que tu es le survivant.
- C'est bien ça le drame de ma vie, répliqua-t-il sèchement en s'éloignant alors qu'elle allait lui caresser le visage. Tu es bien la seule à m'avoir reconnu directement.
- J'aurais reconnu tes yeux entre mille, je suis la dernière personne a les avoir vu avant que tu ne te prennes le sortilège de la mort au ministère, ils m'ont hantés jusqu'à aujourd'hui. Ca, le fait que l'on vois un peu ta cicatrice et le fait que tu sois chez Hermione, alors qu'elle n'invite jamais personne à part moi ou Neville et Ginny.
Harry lui lança son regard le plus menaçant, le sang sur ses mains ne faisait qu'accentuer la menace.
- Tu n'as pas besoin de proférer quoique ce soit, si tu ne veux pas que ça se sache, je n'en parlerais pas, le coupa-t-elle avant même qu'il ouvre la bouche. Je suis bien consciente que si tu t'es fait passer pour mort il y a une raison. Tu as toujours agi avec raison.
Un silence tomba alors qu'Hermione regardait l'échange sans oser intervenir. Un boucan se fit entendre dans les escaliers quand Drago les descendit.
- Quoi ? Oh non ce n'est pas vrai ! T'es encore là toi ! s'exclama-t-il en secouant la tête de désespoir.
- Mais moi aussi je t'aime Malefoy.
- C'est ça oui, maugréa Drago, Harry qu'est ce que tu as fait avec ton pull ?
- Peu importe.
- Alors vous allez enfin me dire où se trouve ma filleule ou pas ? demanda Luna en cherchant quelqu'un.
- Ta filleule ? demanda Harry surpris.
- Oui Luna est la marraine d'Ursula, répondit Hermione en se dirigeant vers le salon, et tu aurais certainement était son parrain si tu ne t'étais pas fait passé pour mort.
- Pourquoi pas Ginny ? Sans vouloir te vexer Luna, l'interrogea-t-il curieux alors que Drago sifflait.
- Une Weasley marraine de ma fille, ça ne va pas la tête, s'énerva Drago en allant lui aussi vers le salon.
- Il dit ça mais c'est juste parce que j'ai été la seule à les soutenir dans leur couple.
- Disons que Drago a une rancune tenace envers Ginny depuis qu'elle nous a surpris nous embrassant dans un couloir de Poudlard et qu'elle a dit que j'étais vraiment indigne de la mémoire de Ron de sortir avec un futur Mangemort, expliqua Hermione en emmenant tout le monde s'assoir. Depuis ça va un peu mieux avec moi, mais ce n'est toujours pas ça avec Drago.
- Sale peste égocentrique et mauvais juge en plus. Briseuse de mariage et arrogante comme on n'en fait plus, cracha Drago en laissant sa femme s'assoir sur ses genoux.
- Drago ce n'est pas le moment de parler de ça…,commença Luna en rougissant.
- C'est ça oui, tu ne vas pas me dire que tu lui as pardonné de t'avoir pris ton fiancé tout de même ? s'énerva-t-il en fronçant les sourcils. Je sais qu'entre nous deux ce n'est pas le grand amour Lovegood, mais néanmoins je préfère cent fois rester en ta compagnie qu'en la sienne. Et cet imbécile de Londubat qui ne cherche même pas à s'excuser…
- Je n'ai absolument rien compris, le coupa Harry totalement perdu.
- Londubat a…, commença Drago en se redressant un peu.
- Drago ! crièrent en même temps Hermione et Luna pour le faire taire.
- … épousé Ginny Weasley alors qu'il était fiancé avec Luna depuis un an, alors on est peut être des futurs Mangemorts dans la famille, mais on ne joue pas avec les sentiments des gens. On a encore un peu d'honneur. Ca me fou en rogne que tu ne dises rien toi, souffla-t-il en regardant Luna.
- Tu voulais que je dise quoi au juste ? dit-elle calmement. Ils s'aiment qu'est-ce que je peux y faire. D'ailleurs Ginny vient d'accoucher de son deuxième enfant. Un petit Marcus.
- Ne change pas de sujet veux tu !
- Drago ça suffit maintenant, s'écria sa femme fermement. Stop !
Un silence gênant tomba. Hermione regardait toujours son mari avec autorité, Drago quand à lui ruminait. Ce fut Luna qui reprit la parole en premier.
- Et toi Harry qu'as-tu fait pendant tout ce temps, des aventures héroïques ? Des amours inavoués ? Une vie trépidante ?
Harry lança un regard froid à Luna. Il ne souhaitait pas forcement être aussi rebutant avec elle, mais le fait été que la seule personne avec qui il arrivait à parler de son passé, c'était Ursula.
- J'ai survécu, comme toujours, répondit-il en se levant et en les abandonnant dans le salon.
Il ne sût pas pourquoi exactement, mais ses pas le guidèrent vers la chambre d'Ursula. Elle était allongée sur son lit et semblait dormir avec une lampe de chevet allumée. Lui qui était sur le pas de la porte, hésita à la déranger, elle avait déjà bien assez à faire avec ses sentiments, pas besoin de rajouter son moral négatif sur son dos.
- Viens t'allonger, lui proposa-t-elle la voie enrouée. Au moins on déprimera à deux au lieu de le faire chacun de notre coté.
Harry eu un sourire en coin, elle ne dormait pas, elle faisait juste semblant pour ne pas avoir à affronter sa famille.
- Comment as-tu su que c'était moi ?
- Tu es le seul assez givrée pour venir m'embêter alors que je veux de toute évidence être seule, répondit-elle en répétant mot pour mot ce qu'il lui avait dit il y a quelque temps.
Il rit silencieusement avant d'enlever ses chaussures et de s'allonger sur le lit.
- Il a eu mal je suppose, dit-elle en montrant le sang sur le tee-shirt de son voisin.
- Je ne voie pas de quoi tu parles, nia-t-il en souriant.
- Tu es parti pendant une demi-heure et tu reviens tout à fait sobre, il y a quelque chose qui cloche.
- Ce n'est même pas le sang qui te chagrine c'est le fait que je revienne sobre, ricana Harry alors qu'elle posait sa tête sur son épaule et qu'il se crispa.
- Détend toi « oncle Harry ! », je n'ai pas l'intention de te manger. Tu n'es pas mon genre.
- Oui c'est vrai ton genre c'est les musclés décérébrés…, commença-t-il en se rendant compte que ce n'était peut être pas le moment pour faire ce genre d'humour. Désolé je ne voulais pas être blessant.
- Et bien ça c'est bien une première, dit-elle en lui souriant timidement. C'est bien la première fois que je t'entends t'excuser sincèrement.
- Peut être parce que pour la première fois depuis longtemps je m'inquiète pour quelqu'un, avoua-t-il en fixant le mur en face de lui. Et puis un jour tu m'as dit que j'étais de la famille…
- Chose que tu as réfuté très vigoureusement peu de temps après…
- Et on ne touche pas à ma famille, l'interrompit-il en la regardant droit dans les yeux. J'ai beaucoup de mal a me réintégrer aux gens, parce que j'ai vécu seul trop longtemps, parce que les gens m'ont déçu et tué petit à petit, tellement de fois que je ne fais plus confiance à personne. Je suis ici depuis quelques mois maintenant, je rentre ivre mort, je vous fais vivre avec mon mauvais caractère et ma froideur chaque jour et pourtant vous ne m'avez toujours pas jeté dehors. C'est ça que fait une vraie famille. Peu à peu je commence à accepter, que peut être un jour, j'aurais de nouveau une famille et j'espère que cette famille ça sera vous. Mais je suis mort de trouille.
- On a tous peur de quelque chose tu n'as pas à avoir honte, le réconforta-t-elle touchée par ses paroles. Mais tu sais que nous t'accepterons quoiqu'il arrive…
- Ce n'est pas de ça que j'ai peur, j'ai la hantise qu'un jour ou l'autre mon passé ressurgisse. Dans mon passé, le meilleur moyen que Voldemort avait trouvé pour me faire souffrir, c'était de tuer ceux que j'aime, et jamais je n'accepterais qu'il arrive quelque chose à un membre de cette famille. Jamais !
- Au moins ça prouve que tu as encore un cœur et que tu n'es donc pas mort, ta plus grande force ça a toujours était ton amour pour les autres, c'est ce que disait maman.
- Oui mais c'était malheureusement ma plus grande faiblesse aussi. Parce que si on touche à ceux que j'aime je peux devenir incontrôlable et ainsi partir tête baissée dans un piège spécialement tendu pour moi…
- Tu étais jeune Harry, le consola Ursula en le regardant profondément. Tout comme moi tu apprends de tes erreurs, moi aujourd'hui j'ai appris à ne plus me faire avoir par la beauté d'un beau mec et de penser d'abord à regarder son portable pour voir combien de message d'insultes il avait reçu pour avoir brisé le cœur d'une jeune femme !
Elle avait un peu détendu l'atmosphère. Ursula se releva un peu en fronçant les sourcils en se posant une question.
- Alors qui a-t-il de si effrayant en bas pour que tu fuies dans ma chambre ?
- Il y a ta marraine qui est avide de savoir ce que j'ai fait ces dernières années, parce que bien sur Luna a deviné de suite que j'étais toujours en vie. Elle a ce double sens pour comprendre des choses qui ne paraissent pas évidentes aux premiers abords.
- Et moi tu me le dirais ce que tu as fait pendant toutes ces années, demanda-t-elle inquiète. Tu as peut être besoin d'en parler.
- Je n'ai certainement pas besoin d'en parler…, se renfrogna-t-il aussitôt en essayant de se relever mais elle le repoussa violemment contre l'oreiller.
- Ok ! Ne t'énerve pas. Je ne veux pas savoir tout ce qu'il t'est arrivé mais au moins comment tu as fait pour être encore en vie.
- Je ne peux pas te le dire ça, marmonna Harry en n'essayant même pas de se relever.
- Alors raconte-moi au moins comment ton corps a disparu du ministère, alors que personne n'a rien vu ?
Harry réfléchit, pouvait-il lui dire ça. Certainement, ça ne changerai pas grand-chose, mais il ne supportait pas d'en parler. Ce passé là était encore une autre paire de manche, parce que c'était l'une des périodes les plus noires de sa vie et sans les deux personnes qui l'avaient aidé, il serait mort depuis longtemps.
- D'accord mais je veux avoir ta promesse que ça ne sortira pas d'ici.
- Harry depuis le temps tu devrais savoir que tu peux compter sur moi, répliqua-t-elle vexée.
- Oh tu sais on ne peut jamais être sur de rien, ni de personne, ça aussi je l'ai appris. Parce que cette nuit là au ministère j'ai entendu la pire prophétie qui soit et par la suite j'ai appris que Dumbledore l'a connaissait depuis longtemps sans jamais m'en parler. Alors je réitère, promets tu ?
- Oui je te le promets.
- Alors installe toi ça risque de prendre du temps.
Elle se rallongea en calant sa tête sur l'épaule d'Harry, il allait enfin lui dire ce qu'il lui était arrivé cette nuit là. Il allait lui dire à elle, pas à sa mère, pas à Luna, non à elle, parce qu'il avait assez confiance pour lui parler. Et elle était bien prête à écouter jusqu'au bout sans jamais l'interrompre. Un secret de plus qu'ils partageraient.
