Bonsoir !
Je suis à l'heure cette semaine ! Ahahah.
Bon voilà la suite, avec le passage tant attendu entre Théodore et Hermione... Je me suis bien amusée à l'écrire, sachant qu'à la place d'Hermione je ne me serais pas vraiment amusée ahah.
Je vous remercie encore tous pour votre fidélité et vos reviews qui me font très plaisir à chaque fois !
J'attends vos retours sur ce chapitre !
A dimanche prochain les cocos :)
Lealy
Réponse aux reviews anonymes :
Dramionelove : merci beaucoup pour ta review encore une fois, et pour la trace que tu laisses à chaque chapitre ! Je suis contente que cela te plaise, et la suite devrait être intéressante en effet !
Chapitre 8 : Rencontre mouvementée à la librairie.
- Oh... Théodore...
- Bonjour Hermione.
Le brun, qui la dépassait de presque deux têtes, la fixait avec intensité. Elle n'osait pas regarder ses yeux, elle ne voulait pas se perdre à nouveau dans son regard vert intense. Pourquoi diable fallait-il que même pendant le week-end elle croise l'un de ses principaux tourments ? Elle commençait sérieusement à se demander ce qu'elle avait bien pu faire à Merlin pour qu'il lui en veuille autant. Cela devenait de l'acharnement... Elle essaya de réfléchir aux portes de sortie qui s'offraient à elle.
Malheureusement pour elle, elle se trouvait dans le coin le plus reculé de la librairie. Il n'y avait pas l'ombre d'une porte de sortie, et elle ne souhaitait pas transplaner, s'estimant trop fragile émotionnellement et craignant du même coup de se retrouver désartibulée. Elle souhaitait quand même essayer de passer une fin de week-end potable et sans souffrir le martyr encore une fois à cause d'eux. Elle jaugea sa position : elle se trouvait coincée, entre le corps élancé et bien bâti du brun, et l'étagère d'où provenait le livre qu'il lui avait récupéré. C'était gentil de sa part, elle voulait bien l'accorder. Le livre se trouvait bien trop haut pour elle. Mais n'aurait-il pas pu passer son chemin ? Elle aurait pu utiliser sa baguette ou bien le tabouret qui se trouvait quelques pas plus loin. S'était-il réellement senti obligé de venir l'importuner ? Un samedi ? Alors qu'il aurait tout le loisir de l'embêter à partir de lundi cinq jours sur sept ?
Sans s'en rendre compte, son regard s'était fait attraper par celui du vert et argent. Et elle n'arrivait pas à s'en détacher. C'était bien sa vaine. Elle qui n'avait pas souhaité le regarder dans les yeux, se retrouvait véritablement coincée cette fois-ci. Et en plus, il lui semblait qu'il était, progressivement, en train de réduire la distance qui les séparait. Cela ne présageait rien de bon... Elle devait trouver une parade, quelque chose qui puisse l'aider à s'en sortir sans égratignure morale cette fois-ci.
- Je... Merci, je veux dire, pour le livre. Mais Pansy et Ginny m'attendent, je dois...
- Je crois qu'elles s'en sortent très bien sans toi, elles peuvent bien patienter quelques minutes de plus, sourit malicieusement Théodore.
- Ah...
- Très bon choix, pour le livre. Je l'ai déjà lu. Nous pourrons débattre sur le sujet une fois que tu l'auras lu. Enfin... dois-je tutoyer ou vouvoyer ma nouvelle patronne ? Murmura-t-il dans un souffle.
Elle déglutit difficilement. Que devait-elle répondre à cette question ? C'était absurde... Et pas tellement finalement en y réfléchissant. Mais elle n'avait pas vraiment pensé à ce détail. Il était vrai qu'en tant que Directrice du Département de la justice magique, se faire tutoyer par de nouveaux arrivants pouvait être délicat. La question était légitime, et pourtant, Hermione n'y avait même pas songé. Et là, elle n'arrivait pas à remettre ses idées en place - du moins le peu d'idées claires qui restaient présentes dans son esprit, tant elle était obnubilée par ses yeux. Et par le reste du visage du jeune homme. Alors qu'elle s'attardait sur les traits fins mais marqués de son interlocuteur, elle se rendit compte qu'il la regardait avec un sourire satisfait sur le visage.
- La vue n'a pas l'air d'être si déplaisante que cela.
- Je... Euh...
À l'heure qu'il était, les rougeurs de Ron Weasley lorsqu'il était en colère faisaient pâle figure face à celles de la jeune femme. Des oreilles au bout du nez, elle était tellement rouge qu'on aurait dit qu'elle était restée trop longtemps au soleil et qu'elle avait cuit. Et elle avait chaud, Merlin qu'elle avait chaud !
- Alors, vouvoiement ou tutoiement douce Hermione ?
- Eh bien... Euh...
"Reprends-toi ma vieille ! Il est en train de te griller le cerveau ! Plein des neurones que tu as tant fait travailler dur depuis ta tendre enfance ! Tu ne vas quand même pas le laisser ruiner tout ça en un clin d'œil ? Il n'en a pas fait encore de clin d'œil d'ailleurs... Mais qu'est-ce qu'il me prend là ? Merlin, Morgane, Mordred et même Lancelot, que quelqu'un me vienne en aide, il faut que je me ressaisisse !" Se fustigea-t-elle mentalement. Et alors que son regard continuait à fixer dangereusement le visage du brun qui se tenait toujours très proche d'elle - trop proche d'ailleurs -, elle réussit à se mettre une gifle mentale extraordinaire afin de reprendre contenance.
- Je pense qu'il serait judicieux qu'on se vouvoie au Ministère, réussit-elle enfin à dire non sans un effort surhumain.
- À ta convenance, mais j'en conclue qu'en dehors, le tutoiement est autorisé, s'amusa-t-il.
- Eh bien apparemment, rougit-elle de plus belle.
- On peut même se tutoyer d'un peu plus près si tu le veux, un peu dans le même genre que samedi dernier, tu te souviens ? Questionna-t-il à voix basse.
"Ding. Fin du ring. Victoire de Théodore par K.O." S'amusa la conscience d'Hermione. Fichue conscience. Elle n'en menait vraiment pas large. Elle n'arrivait même pas à avaler sa salive correctement. Pourquoi s'amusait-il à la mettre mal à l'aise ? Et pourquoi Merlin s'entêtait-il à lui rappeler ses déboires de la semaine passée ?
À ce moment précis, Hermione souhaitait être un animagus, exactement comme Peter Pettigrow, pourvoir se transformer en rat - ou en petite souris ce qui serait mieux pour elle - et fuir, entre deux étagères, pour ne plus jamais revenir. Le pire dans cette situation, c'était que la proximité avec Théodore ne la gênait pas outre mesure. Elle se sentait plus désarçonnée par les paroles du jeune homme que par le peu de distance - tout au plus une trentaine de centimètres - qui les séparait. Et à son plus grand désespoir, il continua sur sa lancée.
- Je me demande d'ailleurs...
- Mmh ? Fut la seule chose audible qui sortit de la bouche de la jeune femme.
- Si tu aurais envie que, tout de suite, on se tutoie de cette même façon, poursuivit-il en réduisant dangereusement la distance entre eux deux.
Et délicatement, il posa sa main droite sur la joue en feu de la Gryffondor. Hermione se laissait faire, ne disait rien, trop hébétée par le comportement osé du Serpentard. Aussi, parce qu'elle appréciait, encore plus que dans son souvenir, le contact de leurs peaux ensemble. Elle réalisa qu'il fallait qu'elle mette un terme à ce contact maintenant, avant que la situation ne devienne vraiment gênante. Avant qu'elle ne se laisse encore une fois menée par ses pulsions. Avant que cela ne devienne vraiment un jeu dangereux, comme avait dit Ginny. Alors qu'elle s'apprêtait y à mettre fin, elle vit Théodore se pencher vers elle, pour poser doucement ses lèvres contre les siennes.
Elle frémit lorsqu'elle se sentit, malgré ses dernières résolutions désormais envolées, répondre au baiser avec un peu plus d'ardeur qu'elle ne l'aurait souhaité. Elle sentit que le jeune homme souriait contre ses lèvres. "Sûrement de satisfaction", pensa-t-elle. Le bras ballant du serpent vint se positionner sur sa taille, et l'approcha un peu plus près de lui. Elle aurait voulu résister, mais elle n'y arrivait pas. Comme dans son souvenir. "Non, c'est encore mieux" intervint sa conscience.
Heureusement pour elle, le livre qu'elle comptait acheter se trouvait dans ses bras, entre elle et lui. Comme une dernière barrière, qui n'allait pas sauter - du moins elle l'espérait - et la protégeait. Malgré tout, le baiser s'approfondissait, leurs langues s'entremêlaient et Hermione ne luttait plus. Dire qu'elle se sentait mal dans ses bras aurait été un mensonge pur et dur. Pourtant, elle ne voulait pas se résoudre à se laisser faire, mais elle n'arrivait pas à se détacher de son emprise. En y repensant, elle trouvait des similitudes avec ce qu'il s'était passé le samedi précédent. Elle avait la conviction maintenant que s'il n'avait pas dû partir pour préparer son entretien de lundi avec elle, ils seraient allés beaucoup plus loin que de simples baisers.
Lorsqu'ils se séparèrent enfin, la brune était à bout de souffle et toujours dans un état second. Elle ne réalisait pas ce qu'il venait de se passer. Théodore Nott, Serpentard de surcroît, venait de l'embrasser, sans qu'elle, Hermione Granger, ne se débatte. Au contraire, elle avait vraiment apprécié ce moment, et souhaitait même recommencer. "Je dois devenir folle, ça doit être ça..." pensa-t-elle. Elle ne put essayer de recouvrer ses esprits plus longtemps, que le silence entre eux fut brisé par le jeune homme.
- Je pense par contre que ce genre d'actes n'est pas vraiment autorisé au bureau, rigola le vert et argent. Ce qui est dommage... Je dois rejoindre Blaise. À lundi, Hermione.
Sur ces dernières paroles, il se dirigea vers un autre rayon de la libraire, prit un livre et s'en alla régler les quelques mornilles au libraire, avant de quitter la boutique. La jeune femme ne revint à elle qu'une fois qu'il eut quitté son champ de vision. Elle se demanda ce qu'elle était finalement venue faire ici, avant de se souvenir qu'elle tenait entre ses mains le livre que lui avait attrapé le brun. Elle reprit ses esprits, et se dirigea vers la caisse, afin de pouvoir retrouver ses amies et partir d'ici le plus vite possible.
Les deux amies d'Hermione avaient vu passer Théodore Nott devant elles, pour s'engager dans la librairie. Il n'y avait rien d'inhabituel dans le comportement du jeune homme, puisqu'il avait passé une grande partie de sa scolarité, comme la jeune Gryffondor, dans les livres. Il y avait trouvé un certain réconfort pour se changer les idées de sa vie familiale assez morbide.
En le voyant entrer chez Fleury et Bott, Pansy avait très largement souri, sachant pertinemment que le brun avait dû faire le lien entre elles deux assises devant la boutique et la présence quasi certaine de sa nouvelle Directrice dans l'enceinte. Elle le savait intelligent, et elle se doutait aussi que ce qu'il s'était passé le samedi précédent devait lui trotter dans la tête. Il allait sans doute chercher à discuter avec la brune.
Ginny avait interrogé Pansy une fois le vert et argent hors de vue, afin de savoir si c'était elle qui avait manigancé sa venue. Cette dernière avait été déçue de devoir répondre par la négative, mais elle avait assuré à la rouquine que les prochaines rencontres hors du Ministère ne seraient peut-être pas dues au hasard. Cela avait éveillé la curiosité et l'inventivité de la cadette des Weasley, qui adorait être aux premières loges lorsqu'il était question d'histoires d'amour. Elle aimait, tout comme Pansy, aider le destin à se révéler aux principaux concernés.
Sa belle-sœur avait néanmoins mis le doigt sur le fait que leur amie se trouvait au centre, malgré elle, d'un futur triangle amoureux, et elles souhaitaient, à leur façon, l'aider à faire un choix. Ginny raconta la conversation qu'elle avait eue avec Hermione, et l'idée qu'elle lui avait soumise de tenter de jouer sur les deux tableaux pour l'aider à y voir plus clair. Son interlocutrice avait trouvé l'idée assez alléchante, sachant très bien que Théodore et Drago ne se brouilleraient pas pour une simple histoire de cœur. Elle les voyait bien par contre faire preuve de rivalité, sans pour autant en venir à se haïr pour le restant de leurs jours. Elle les connaissait par cœur, puisqu'elle les côtoyait depuis sa plus tendre enfance. Cela allait grandement aider les deux jeunes femmes, qui s'étaient donné pour mission de caser leur amie.
Alors qu'elles débattaient sur ce qu'il pouvait bien se passer dans la librairie entre leurs amis, elles furent interrompues par l'arrivée de Blaise.
- Salut les filles ! Fit-il, jovial. Qu'est-ce que vous faites ici ?
- Salut Blaise, répondirent-elles en chœur.
- On attend Hermione, qui est partie acheter un nouveau livre puisqu'elle a déjà terminé celui qu'elle avait acheté la semaine passée, lui apprit Ginny.
- Et toi, que viens-tu faire devant une librairie ? Tu t'es perdu ? Rigola la brune.
- Très drôle Pans ! J'attends Théo, on s'était donné rendez-vous ici, il est parti acheter un livre également. C'est une chouette coïncidence dites donc, dit-il avec un clin d'œil.
- C'est clair !
Ils explosèrent tous les trois de rire devant la situation, pour le moins amusante - du moins pour eux. Ils reparlèrent de la soirée déguisée chez la brune, et de ce qu'il s'était passé entre elle et Théodore. Le métisse leur apprit qu'il n'en était pas revenu de les voir danser, puis s'embrasser comme cela tous les deux, sans aucune gêne. Il reconnut que l'alcool avait dû être d'une grande aide pour les décoincer tous les deux.
Pansy raconta à Blaise ce qu'elle avait surpris sur la terrasse en cherchant à prendre l'air au cours de la soirée, après le départ de Théodore. Cela fit encore plus rire leur ami, qui n'imaginait pas Hermione comme cela. Ginny lui fit néanmoins promettre de ne pas aller le répéter sur tous les toits, au risque de devoir lui rendre des comptes personnellement. Il prit sa menace au sérieux, puisqu'il cessa de rire instantanément. Il apprit également que les deux jeunes hommes avaient obtenu un poste dans le Département dirigé par Hermione, ce qui créait des difficultés pour celle-ci.
Les filles lui dévoilèrent ensuite leur plan d'attaque pour que leur amie réussisse à faire son choix entre les deux. Elles lui déballèrent l'idée de Ginny de jouer sur les deux tableaux, idée qui lui plut tout de suite. Lui aussi connaissait bien les deux Serpentard, et savait qu'ils ne se voueraient pas une haine infinie. Il les savait plus intelligents que cela, ce qui termina de rassurer Ginny, connaissant la position d'Hermione à ce sujet.
Alors que Blaise leur assurait une collaboration étroite et sans faille, et qu'ils scellaient tous les trois leur accord d'une accolade, Théodore sortit de la librairie. Cette fois-ci, il prit le temps de saluer les deux amies - il n'avait pas tellement le choix puisque son meilleur ami se tenait près d'elles.
- Qu'as-tu trouvé dans la librairie ? Demanda une Pansy pleine de sous-entendus.
- Ce livre-ci, désigna-t-il en montrant la couverture. Il s'agit du récit historique des plus grandes guerres du monde moldu.
- Il n'y a bien que toi que cela peut intéresser, pouffa son ami. Toi, et Miss-Préfète-Parfaite, rajouta-t-il non sans un clin d'oeil discret aux filles qui explosèrent de rire à leur tour.
- En parlant d'Hermione, je l'ai croisée à l'intérieur. Elle venait de terminer de choisir son livre, elle ne devrait pas tarder. On y va Blaise ?
- Ouais c'est parti. À plus tard les filles !
Ils se saluèrent, et les garçons partirent. La dernière réplique de Théodore avait fait réagir les jeunes femmes, qui se demandaient ce qui avait bien pu se passer pendant la vingtaine de minutes qui s'était écoulée depuis l'entrée du vert et argent jusqu'à sa sortie à l'instant. Elles se promirent de la questionner dès son retour, qui ne tarda en effet pas puisqu'elle venait à l'instant de pousser la porte de la librairie, quelque peu perdue et assez pressée.
- Hermione ? L'interpella Ginny. On dirait que tu as vu un fantôme, ça va ?
- Euh, oui, oui merci.
- Tu es sûre ?
- Oui je t'assure tout va bien.
- Tu as raté, on a croisé Blaise et Théodore, lui apprit Pansy avec un regard malicieux en direction de la rouquine. Théo est d'ailleurs allé à la librairie, c'est étonnant que vous ne vous soyez pas vus !
- Oh, si, je... Je l'ai aperçu, dit Hermione assez gênée. J'étais dans le fond de la librairie, je n'ai pas fait tellement attention.
- Ah oui ?
- Oui oui.
- Pourtant il a assuré t'avoir parlé et nous a même dit que tu avais fini de choisir ton livre et que tu n'allais pas tarder, hasarda Ginny.
- Oh...
Coincée. Elle se sentait coincée. Et elle se doutait bien qu'elle allait passer un sale quart d'heure avec ses deux meilleures amies vu les regards amusés qu'elles se lançaient. Cela ne présageait vraiment rien de bon, et elle ne pourrait pas passer au travers cette fois-ci.
