Princesse

Chapitre 8 : Mmmfrsk ?

Le ton vindicatif de la voix de Melissa fit sourire Leena et elle claqua des doigts. Sept elfes de plus apparurent, et deux d'entre eux se saisirent de nous et nous transportèrent à travers les champs protecteurs de l'école, directement au Palais Royal des Vélanes situé dans le sud de la France.

« Je suis impressionnée. » complimenta Anna. « Merci. »

Leena sourit de nouveau. « Les elfes surveilleront pour s'assurer que les Dursley se tiennent bien. » informa-t-elle avant de disparaître.

« Viens, Hermione. » m'intima Melissa. « J'ai quelques affaires qui t'iront à merveille. »

En compagnie de Fleur, nous nous dirigeâmes vers la chambre de Melissa, laissant à Anna le soin de se rendre dans ses propres quartiers.

Fleur plongea dans l'immense garde-robe – qui, pour être franche, recevrait plutôt le nom de chambre chez moi, et en ressortit avec trois robes vertes d'aspect quasi identiques.

Fleur et Melissa se défirent de leurs jeans avec la confiance que seules des filles aux corps parfaits peuvent posséder, ce qui n'était en aucune façon mon cas.

« J'ai un nouveau maquillage tout simplement divin. » déclara Melissa, après s'être revêtue de sa robe. Elle me tourna le dos pour le montrer à Fleur.

J'appréciai son geste qui me donnait un peu d'intimité pour me changer. Une fois habillée, Fleur et Melissa se retournèrent vers moi, baguettes à la main.

Des sorts furent lancés, et ma robe s'ajusta parfaitement, d'autres sorts furent jetés, et le maquillage fut appliqué, tout s'accorda, et avant que je puisse reprendre mon souffle, je fus placée devant un miroir.

Ou du moins, quelqu'un fut placé devant un miroir, parce que la personne qui se tenait devant moi n'était certainement pas moi.

Je tendis le bras pour toucher cette troublante illusion, seulement pour sentir ma main toucher le verre du miroir.

« Wouaw. » soufflais-je.

« C'est tout toi. » assura Melissa. « Enfin, toi et plusieurs milliers d'années d'expérience de maquillage. «

Je ris. « Merci. » lui dis-je avec reconnaissance.

« Nous t'apprendrons comment le faire toute seule par la suite. » ajouta-t-elle. « Tant que tu promets de ne jamais le révéler à personne. »

J'imaginai le visage de Lavande lorsque je me rendrai à la Grande Salle pour le petit déjeuner, et ma promesse fut donnée instantanément. Ce n'est pas que je suis vaine d'ordinaire, c'est juste que, eh bien, demandez à n'importe quelle femme si elle se comporterait différemment devant pareille opportunité.

Tout particulièrement lorsque vous avez eu à fréquenter Lavande et Parvati pendant près de sept ans.

Nous sortîmes des quartiers de Melissa en gloussant, et nous rejoignîmes Anna, qui portait une robe similaire aux nôtres sans sa couronne. Elle me sourit d'un air approbateur.

« Nous allons transplaner au Ritz à Londres, où j'ai déjà demandé à avoir une voiture prête à nous emmener dans le Surrey. »

Je savais que l'étonnement que je ressentais s'inscrivait d'un air manifeste sur mon visage.

« Hermione. » intervint Melissa « Nomme-moi un célèbre Styliste Sorcier. »

Je réfléchis pendant quelques secondes, avant de secouer ma tête.

« Exactement. » décréta Anna. « Tous les bons stylistes sont Moldus, alors il nous faut savoir nous rendre chez eux en toute discrétion, afin d'acheter ces vêtements. »

Cela avait du sens. C'était légèrement frivole, mais ça se tenait.

« Prenez mon bras, » ordonna Anna, « et nous transplanerons ensemble. »

« Merci. » répondis-je avec reconnaissance. Je ne suis pas Harry Potter, alors le Transplanage international m'effrayait un peu.

Fleur et Melissa se tinrent la main avant de disparaître, et nous les suivîmes quelques secondes plus tard.

Lorsque nous arrivâmes je me mis à panteler pour reprendre mon souffle, la tâche avait demandé un effort colossal.

« Harry fait ça pour s'amuser. » haleta Fleur en secouant sa tête d'incrédulité.

« Venez. » ordonna Anna et elle ouvrit la porte du couloir dans lequel nous étions arrivés. Elle parcourut le hall comme si elle était la propriétaire des lieux, et nous la suivîmes. Du bout des lèvres, Melissa me donnait des instructions sur la façon dont je devais marcher.

Pendant quelques secondes, je me mis à rêver de mes confortables chaussures de sports.

Dehors, il n'y avait pas qu'une voiture, mais trois, ainsi que quatre policiers en moto.

La porte de la voiture du milieu, une Mercedes au noir laqué, était ouverte à notre intention et nous nous entassâmes tous à l'intérieur. Enfin, je dis entassâmes, entrâmes gracieusement serait une expression plus appropriée.

Je jetai un regard curieux à Anna, et elle sourit en m'expliquant que le Gouvernement Britannique reconnaissait son Statut de Reine, et lui procurait ainsi le même genre de protection diplomatique qu'à tous les chefs de gouvernements mineurs.

Durant le trajet nous menant au Sud de Londres, les elfes continuèrent d'apparaître dans le véhicule mouvant pour recueillir nos avis sur tous les points du mariage, de la pièce montée qui allait être confectionnée, aux arrangements floraux que Melissa entendait avoir. Le mariage était à présent organisé d'une façon un peu plus traditionnelle la cérémonie aurait lieu à sept heures, suivi d'un banquet de quelques heures, auquel s'ensuivrait une fête.

Je claquai des doigts, et un elfe arriva. Je sais. Je n'aime normalement pas utiliser les elfes, mais c'était vrai lorsqu'ils étaient esclaves. Savoir que Harry les payait, les avait libéré, et qu'ils aimaient manifestement organiser les choses, constituaient une grande différence.

« Peux-tu demander à Harry s'il peut se procurer quelques Polaroïds qui fonctionneraient à Poudlard s'il-te-plaît ? S'il le peut, dis-lui d'en acheter deux pour chaque table lors du dîner, et de se procurer des livres vierges dans lesquels les invités pourront coller les photos et écrire un mot en dessous. »

L'elfe hocha la tête avec sérieux et disparut.

« Qu'est-ce qu'un Polaroïd ? » s'enquit Melissa.

« Des appareils moldus pour prendre des photos instantanées. Tu appuies sur un bouton et une photo sort en dessous, tu l'agites pendant quelques minutes, et elle se développe instantanément. C'est l'idéal pour des petits clichés instantanés. »

« Merveilleuse idée. » me complimenta Anna.

Je me mis à rougir.

« Tu devrais entendre Harry parler d'elle. » déclara Melissa à sa mère. « Il est plus fier d'elle que Fleur ne l'est de Gabrielle. »

Mon rougissement gagna en intensité, mais je fus touchée.

Et ce fut à ce moment là, lorsque Fleur se mit à rire et à m'étreindre que je réalisai quelque chose. Je m'étais faite deux nouvelles amies. Melissa et Fleur s'étaient données beaucoup de mal pour être vraiment gentilles avec moi, et je savais que c'était parce qu'elles aimaient toutes les deux Harry – de manière différente bien sûr.

Nos voitures s'immisçaient à travers le trafic routier comme s'il était inexistant, et en un rien de temps nous arrivâmes dans la petite bourgade de Little Whinging.

C'était une ville d'aspect simpliste à l'architecture d'après-guerre, où chaque nouveau bâtiment était construit sur un lopin de terre aux dimensions identiques, chaque habitant possédant trois chambres, une salle de bain avec douche, un garage, et un petit jardin.

Au fil des années, la nature régimentaire de la ville avait été atténuée par les habitants qui avaient construits des extensions, repeints leurs maisons, et avaient employés certaines des mille et une façons que les Britanniques aiment à utiliser pour arborer fièrement leur indépendance.

Cela, bien sûr, excluait Privet Drive, où chaque habitant semblait avoir fait tout son possible pour n'avoir aucune individualité.

La voiture s'arrêta, et nous glissâmes en dehors. J'observai comment Melissa le fit, et je parvins à l'imiter. Elle me lança un sourire, et nous cheminâmes d'un pas mesuré vers notre destination, laissant nos gardes derrière nous.

Je pointai du doigt la maison d'Arabella Figg.

Anna prit la tête de notre petit groupe jusqu'au Numéro 4, et elle frappa fermement à la porte.

Dudley ouvrit la porte, et se noya pratiquement dans sa propre bave en apercevant Melissa et Fleur. J'eus du mal à réprimer un rire, car l'expression de mépris sur leur visage était identique au regard de mépris que je lui avais immédiatement lancé la première fois que je l'avais vu.

« Mon garçon, » ordonna Anna, « appelle ton père. »

« Mmmfrsk ? » baragouina Dudley.

« Dudley, tu laisses la chaleur sortir. » beugla Vernon depuis le salon. « Qui c'est ? »

Dudley semblait incapable de proférer un mot décent, et comme Anna demeurait silencieuse, je fis de même.

Finalement, Vernon, revêtu d'un pantalon mal ajusté et d'une chemise informe, se traîna avec l'aisance d'un pachyderme jusqu'à la porte d'entrée.

« W'uets ki wala? » ânonna-t-il en apercevant lui aussi les deux Vélanes.

« Vernon Dursley ? » s'enquit Anna, son accent à présent si acéré qu'il aurait créé un trou circulaire dans le verre si elle l'avait dirigé vers la fenêtre.

« Frrssk. » répondit Vernon, hochant vivement la tête devant Anna.

« Le tuteur de Harry James Potter ? » poursuivit Anna.

Vernon hocha de nouveau avant de secouer sa tête, reprenant ses sens en entendant le nom tant honni et son visage s'empourprant graduellement.

« Plus maintenant. » mugit-il. « Ce petit monstre n'a plus rien à voir avec nous. Quoi qu'il ait fait, vous ne pouvez pas venir me demander une compensation. »

Anna haussa un sourcil. « Qu'est-ce qui vous fait croire qu'il a fait quelque chose ? » demanda-t-elle.

« Pourquoi seriez-vous ici sinon ? » rétorqua Vernon, en diminuant un peu le volume, en apercevant la police au-dehors.

« En fait, » intervint Melissa, « nous sommes ici de la part de Harry pour vous inviter à son mariage. »

« La petite frappe va se marier ? » s'esclaffa Dudley, regagnant l'usage de sa langue. « Je n'aimerai pas voir la pauvre vache qu'il a engrossé. »

« Ouais. » approuva Vernon. « Et je n'ai aucune envie de perdre trente de mes minutes dans un Bureau d'Enregistrement à regarder ce monstre se marier. »

Je regardai autour de moi, et je souris, l'effet qu'Anna désirait manifestement se produisait. Presque tout le quartier s'était groupé, regardant et écoutant ce qui se passait.

« En fait, » continua Melissa à travers ses dents serrés, « Je ne suis ni une 'vache', ou comme vous l'avez si plaisamment dit 'engrossée'. »

Les yeux de Vernon et Dudley s'écarquillèrent tellement qu'ils leur en sortirent presque de la tête. Mais Dudley fut le premier à se reprendre.

« Combien est-ce qu'il t'a engagé ? » s'enquit Dudley. « Parce que… »

« Silence espèce de rustre insensible. » cria quelqu'un. Nous fîmes tous volte-face, pour nous rendre compte qu'il y avait une nouvelle Mercedes garée à côté de la notre, et un grand gentleman s'avançait à grandes foulées vers nous. Il portait un costume impeccablement confectionné et possédait une petite moustache grisonnante.

Il fit un geste aux agents de police, qui le suivirent dans son sillage.

« Clarence Williams. » se présenta-t-il une fois à notre niveau. « Sous-Secrétaire permanent au Bureau des Affaires Etrangères, Section Diplomatique. C'est un plaisir de vous rencontrer, Dame de Flandres. »

Anna le gratifia d'un léger sourire, et hocha sa tête.

« Que… » commença Vernon.

« Silence, » commanda Clarence sans même le regarder « ou je vous ferai arrêter sur l'heure pour trahison. »

« Sa majesté, la Reine Elizabeth, m'a fait demandé ce matin. Il semble qu'elle ait entendu parler du mariage imminent de votre fille ? » Il retira un mouchoir de sa poche et s'en essuya délicatement le front.

« Voici ma fille, Melissa. » déclara Anna en indiquant d'un geste élégant la jeune Vélane. « Elle se marie ce soir, à sept heures. »

« Mes félicitations. » congratula Clarence. « Puis-je vous demander ce qui vous amène à Little Whinging qui n'est pas notre plus bel exemple d'architecture d'après-guerre ? »

« Mais certainement. » répondit Anna. « Nous avons pensé que la famille du marié apprécierait d'être conviée au mariage. Malheureusement, nous n'avions pas réalisé que la famille qui l'a élevé était formée de tels rustres grossiers. »

« Hey. » protesta Vernon.

« Je comprends. » acquiesça Clarence. « Dites-moi, » poursuivit-il en se tournant vers Vernon. « A quelle école se rend donc Mr Harry James Potter ? »

« Le Centre d'éducation des jeunes délinquants récidivistes de St Brutus. » répondit instantanément Vernon. « Où les gens de son espèce appartiennent. »

« Dursley. » soupira Clarence. « Vous auriez au moins pu trouver un endroit qui existe ! »

La foule poussa une exclamation de stupeur, et Vernon s'empourpra de nouveau.

« Que se passe-t-il ? » interrogea Pétunia, en les rejoignant. Non pas qu'on puisse vraiment la voir, les silhouettes massives de son mari et de son fils obstruant complètement l'entrée.

Vernon s'avança, et nous reculâmes, étant donné que nous désirions une exécution publique, pour ainsi dire.

« Votre mari nous disait seulement qu'un certain Harry James Potter allait à une école nommée St Brutus. » expliqua Clarence.

« C'est tout à fait vrai. » acquiesça fermement Pétunia.

« Qui n'existe pas. » acheva Clarence.

Pétunia déglutit, son long cou se balançant.

« En fait, » continua Clarence, « j'aimerais connaîtra la raison pour laquelle vous ne pouviez simplement pas dire que Lord Baron Potter était en pension dans la plus prestigieuse école du pays ? »

« C'est un monstre, et vous êtes tous des monstres aussi. » rugit Vernon, ignorant les titres qui venaient juste d'êtres annoncés. « Quittez mes terres ! »

« Vos terres ? » répéta Clarence. « Nous sommes ici en Angleterre, et vous vivez ici selon le bon vouloir de la Reine. Ce sont ses terres, et non les vôtres. »

Clarence se retourna vers Anna. « Désirez-vous toujours convier ces gens au mariage de votre fille ? »

« Non. » répondit Anna. « C'était une erreur de penser qu'il y allait avoir une certaine forme de civilité ici. J'ai entendu quelques rumeurs à propos des parents de mon futur gendre, mais je n'y ai pas prêté attention. Lui-même ne parle tout simplement pas de ses moments passés ici, et je peux à présent comprendre pourquoi. »

« Dudley. » dit Melissa, en lui souriant. C'était un sourire spécial-Melissa, chargé d'une touche experte de pouvoir Vélane, et plus de charme qu'il devrait être légal pour une personne de posséder. « Comment c'était de partager une chambre avec Harry quand vous partiez en vacances ? »

« Partager une chambre avec ce monstre ? » rétorqua Dudley les yeux vitreux. « Nous ne l'emmenions pas avec nous en vacances, nous l'enfermions juste dans son placard pour la semaine avec un peu de nourriture. »

La foule alentour retint son souffle d'horreur.

« Monstre ! » beugla Vernon, en ramenant un poing gigantesque et le lançant à Melissa.

Melissa glissa avec fluidité sur le côté, évitant le poing, puis saisit le bras tendu, et avec une légère et délicate torsion du poignet, envoya Vernon valser dans les airs, les quatre fers en l'air. Ce dernier s'écrasa lourdement sur son dos avec un bruit sourd.

« Papa ! » hurla Dudley, en s'avançant en direction de son père, seulement pour voir Fleur lui couper le chemin, attraper son bras, et lui présenter d'un gracieux mouvement circulaire au mur de briques adjacent, la face la première et à toute vitesse.

Dudley rebondit, laissant un mur craquelé à l'endroit où il s'était écrasé, trébucha sur le corps immobile de son père, et tomba lourdement sur le sol.

« Dudley ! » hurla Pétunia, en tombant à genoux à côté de lui. Alors qu'elle levait la tête, elle se mit à crier, en avisant les quatre agents de police qui se tenaient à présent devant elle, matraques à la main, et des expressions peu amènes sur leurs visages qui promettaient violence.

Melissa et Fleur avaient toutes les deux des expressions donnant l'impression qu'elles avaient un citron dans la bouche. Et un citron n'aurait probablement pas osé être acide ni amer s'il avait été dans leur bouche.

« Officier, je pense qu'une investigation est de vigueur. » conseilla Clarence.

Bien vite, deux voitures de patrouille s'arrêtèrent en crissant sur le macadam, et plusieurs officiers en uniformes arrivèrent, ceux-là portant d'imposantes mitraillettes. L'un des officiers de notre escorte, s'avança vers eux, et leur présenta la situation. Clarence les rejoignit, et après une rapide discussion, les quatre nouveaux officiers se dirigèrent vers les Dursley.

« Vernon Dursley, Pétunia Dursley, Dudley Dursley. Nous avons des suspicions fondées d'abus d'enfant à votre encontre. Considérez-vous dès à présent en état d'arrestation. » L'officier entreprit de les menotter.

Vernon fit preuve d'une certaine intelligence, en demandant son avocat. Il fit la demande d'une façon raisonnablement polie, probablement à cause de l'arme imposante qui était pressée contre son visage.

« Peut-être devrions-nous laisser les officier faire leur travail. » suggéra Clarence, et nous le suivîmes jusqu'aux voitures. « Sa majesté m'a demandé de requérir votre présence au Palais de St James immédiatement. »

« Bien sûr. » répondit Anna, et nous montâmes tous dans la voiture.

Dès que la porte fut fermée nous éclatâmes de rire.

« C'était parfait. » rit Melissa. « On l'a attrapé pour abus d'enfant et nous avons complètement détruit sa réputation. »

« Sans mentionner le fait que lui et Dudley ont été battus par deux filles. » ajoutai-je.

Melissa et Fleur me lancèrent un sourire conquérant.

« Maman, allons-nous avoir le temps de nous rendre au palais ? »

« Nous prendrons le temps. » répondit Anna. « Une invitation de la Reine Elizabeth ne se refuse pas. »

« Oui, maman. »

« A présent que nous nous sommes amusées, il est temps de retourner au travail. »

C'était le signal indiquant aux elfes de maison qu'ils pouvaient recommencer à apparaître pour fignoler les détails du mariage. Je regardai par la fenêtre, et je réalisai que nous avions attiré à nous de nouveaux policiers de garde, et d'après les lumières qui se distordaient que nous voyagions à une allure extrêmement rapide vers Londres.

Anna ne semblait pas inquiète du tout, aussi essayai-je de me détendre et de ne pas m'inquiéter du fait que j'étais sur le point de rencontrer la Reine d'Angleterre.

Ce n'est pas que je sois monarchiste. Je crois fermement en la démocratie, mais ça n'aidait aucunement mes nerfs à se calmer.

Fleur et Melissa essayèrent de m'inclure dans les prises de décision, et cette distraction fonctionna jusqu'à ce que nous arrivions en vue de Londres. Nous regardâmes alors par les fenêtres tandis que nous avancions en plein cœur de la capitale.

Les voitures ne ralentirent pas avant qu'elles n'aient pénétrées les grilles du palais de St James.

« Suivez-moi. » dit Anna fermement. « Ne parlez pas à moins d'y être invitées adressez-vous à elle par Votre Majesté pour commencer. »

J'opinai, en comprenant que ces instructions m'étaient destinées, et je les suivis dans le palais. J'étais tellement nerveuse que je ne regardais même pas autour de moi. J'avais l'impression que j'allais être victime d'hyperventilation.

« Détends-toi. » me souffla Melissa, en me prenant le bras, alors que Fleur se plaçait à côté de moi. « Tout ira bien. Conduis-toi juste comme Harry le ferait. »

« En l'appelant Liz et en flirtant avec elle ? » demandai-je.

« Hum, non, mauvais exemple. » se rétracta Melissa. « Souviens-toi juste que tu es la sorcière la plus intelligente de ta génération, et que tu peux le faire. »

« D'accord. » acquiesçai-je, la flatterie aida à me calmer légèrement.

Nous entrâmes dans un large hall en marbre, dans lequel la Reine se trouvait assise à un bureau à l'extrémité de la pièce.

J'ai vu la Reine à la télé, mais cela est bien loin de rendre justice à ce qu'elle est vraiment en personne. C'est en vous approchant d'elle que vous réalisez que son titre entier est Elizabeth II, Dei Gratia Britanniarum Regnorumque Suorum Ceterorum Regina, Consortionis Populorum Princeps, Fidei Defensor et qu'elle est tout simplement impressionante.

« Anna. » intona-t-elle, en levant la tête.

« Elizabeth. » répondit l'interpellée. « Vous vous souvenez de ma fille, Melissa, et voici ses amies Fleur Delacour et Hermione Granger. »

« Je vous prie, asseyez-vous. » nous invita la Reine, en indiquant quatre chaises devant elle. « Il semblerait que vous ayez grandement bouleversé l'ordre des choses qu'édictent le bon sens. »

« Vraiment ? » demanda Anna.

La Reine l'ignora et posa son regard sur Melissa. « J'ai entendu dire que des félicitations sont de vigueur. »

« Merci, Votre Majesté. » répondit Melissa.

« Cependant, il est de coutume d'avoir légèrement plus qu'onze heures de fiançailles. »

« Je sais. »

« Et, » poursuivit la Reine. « Arranger un mariage le même jour est tout bonnement impensable. Cela ne laisse pas de temps à vos invités pour se préparer. »

« Je suis désolée, ma Dame. » dit Melissa, en baissant la tête.

« Parlez-moi de ce garçon qui vous a encouragé à faire fi du protocole. »

« Harry est merveilleux. » déclara fermement Melissa.

« Harry James Potter-Black, un Lord et un Baron. » la Reine lut une des notes qui étaient devant elle. « Et si je puis citer ce rapport, « Il en a finalement eu plus qu'assez du Terroriste, Tom Elvis Jedusort, et a décidé que la meilleure façon de régler la situation sans mettre en danger d'autres vies que la sienne, était de voler en balai jusqu'à l'endroit où se cachait Jedusort, et s'occuper du problème personnellement. »

Melissa sourit avec fierté.

« Je pense, » continua la Reine, « que j'apprécierais avoir un mot avec mon Lord-Baron. »

« Votre Majesté, » dit Melissa, « c'est… »

« Oh, bien sûr. » l'interrompit la Reine. « A travers cette porte, vous pouvez voir ce qui se passe ici. On m'a assuré que même le sorcier le plus accompli ne peut pas voir à travers les enchantements placés dessus. »

« Merci. » répondit Melissa, avant d'appeler, « Leena. »

Leena apparut, regarda autour d'elle, et puis se prosterna devant la Reine.

« Levez-vous. » ordonna la Reine sans le moindre signe d'embarras.

Leena se leva.

« Leena, peux-tu demander à Harry de venir ici, aussi vite que possible. » demanda Melissa.

Leena hocha la tête et disparut.

« Je n'apprécie pas d'avoir des esclaves dans mon pays. » réprouva la Reine avec un froncement de sourcil.

« Oh, Harry a aboli l'esclavage des elfes de maison ce matin-même. » intevins-je, avant de rougir, et d'ajouter. « Votre Majesté. »

La Reine hocha lentement la tête, et montra la porte d'un geste.

Avec un dramatique 'pop', Harry arriva à l'endroit exact que Leena avait occupé. Il avait le dos tourné à la Reine, et contempla les alentours.

Harry termina son inspection et remarqua finalement la Reine devant lui. Il la regarda avec confusion pendant quelques secondes, avant que son visage ne s'éclaircisse.

« Votre Majesté. » dit-il, en exécutant une parfaite révérence.

« Lord Baron-Potter. » répondit la Reine, en l'étudiant attentivement.

« Harry, votre Majesté. » dit-il avec un sourire. « Je suis encore jeune, et tous ces titres continuent de grincer à chaque fois que j'esquisse un geste. Melissa a été une Princesse toute sa vie, et on ne peut le lui reprocher. »

La Reine eut l'ombre d'un sourire. « Prenez un siège Harry. » ordonna-t-elle.

« Où cela ? » demanda-t-il innocemment.

« Asseyez-vous. » ordonna la Reine sans la moindre trace d'humour. « Notre nouvel Ambassadeur Magique nous a communiqué quelques rapports étonnants récemment. Il semble qu'il y avait un problème avec un certain Tom Jedusort durant ces trentes dernières années. »

Harry opina.

« Et que, et je cite, « Il en a finalement eu plus qu'assez du Terroriste, Tom Elvis Jedusort, et a décidé que la meilleure façon de régler la situation sans mettre en danger d'autres vies que la sienne, était de voler en balai jusqu'à l'endroit où se cachait Jedusort, et s'occuper du problème personnellement. »

Harry opina de nouveau.

« Expliquez-moi, je vous prie pourquoi vous avez ressenti le besoin de vous occuper de cela vous-même, sans faire appel à mon représentant du gouvernement. »

Harry la regarda pendant un long moment. « Votre gouvernement est dirigé par des incompétents. » déclara-t-il d'un ton ferme. « Ils n'étaient d'aucune utilité. J'ai senti qu'il était prudent d'agir avant que plus d'innocents n'aient à souffrir de leur incompétence. »

La Reine fronça les sourcils. « Et enfin, il y a la question de votre mariage avec Melissa de Flandres. »

« Oh ? » s'enquit Harry, et je me mis à frissonner. Harry se dirigeait vers son humeur taciturne devant la Reine d'Angleterre !

« Vous n'êtes pas un mari convenable pour la Princesse de Flandres. Vous annulerez le mariage. »

Melissa étouffa un cri d'horreur, Fleur se mit à gronder et mes tendances Républicaines revinrent au galop.

« Silence. » ordonna Anna.

Fleur et moi prîmes par la main une Melissa à l'expression horrifiée, tentant de la réconforter comme nous le pouvions tandis que nous faisions silence.

Dans le bureau de la Reine, un silence pesant s'était aussi installé. Mon meilleur ami fixait la Reine du regard, toute trace d'espièglerie disparue de son visage et je me mis à déglutir en comprenant ce que cela signifiait.

Harry était à présent complètement taciturne.


Omake

Ron : Yeah ! A votre avis qui sera la nouvelle Reine ? Faut que je me trouve une Bièrraubeurre vite !


NdA : Coucou tout le monde ! Je vous ai manqué ? Non ? D'accord je la refais : mes fanfictions vous ont manqué ? Ah, je me disais aussi ^^. Donc je vous annonce tout de suite la mauvaise nouvelle pour que vous ne vous fassiez pas d'illusions. Je ne suis pas (encore) de retour à l'écriture régulière des fanfictions (Vous aviez qu'à dire que je vous manque, na ! ). Ce chapitre a juste réussi à voir le jour parce qu'on m'a opéré hier et que j'ai pris un jour de repos (rien de grave je vous assure). J'ai toujours beaucoup de boulot à l'école, ce qui me laisse éreinté le soir et me fait penser qu'à une seule chose quand je rentre : mon lit ! Heureusement, je prends le rythme et la fatigue ne m'accable plus trop. Le vrai souci qui m'empêche d'écrire à présent est le fait que la date de la première soutenance de mon projet de l'année a été avancé de plus d'un mois et demie (j'arrive toujours pas à croire que personne ne se soit rebellé), ce qui exige donc que je fournisse un travail que je planifiais sur deux mois, en…deux semaines ! Qui a dit qu'on se la coulait douce en école d'ingénieur comparé à la prépa ?

J'en profite donc pour lancer un message à tous les taupins/taupines et tout spécialement pour les intégrales de l'X entre deux et trois ( les cinq demi ou spé pour faire plus commun ^^') :

S'il est vrai que le sup est rieur, mais que le spé chiale, gardez des larmes pour l'ING1, on ne sait jamais…

Sinon je devrais être définitivement de retour vers Novembre, une fois que j'aurai passé ma soutenance et mes premiers exams. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'ai mis la date de parution des Parfaits Serpentards pour le premier de ce mois là.

Sur une note plus joyeuse, j'avais mis en place un petit jeu au chapitre précédent avec récompense pour qui m'aurait trouvé la personne prononçant le 'Mmfrssk' dans ce chapitre. Et comme peu de gens ont vraiment trouvé (personne ?) j'ai décidé de faire grâce de la récompense (le 1er chapitre des Parfaits Serpentards une semaine avant sa sortie 'officielle') à toutes les personnes qui ont répondu (Oui même si vous vous êtes trompés ! Elle est pas belle la vie ?). Pour les concernés attendez-vous donc à le recevoir vers le 24/25 Octobre. Pour ceux qui ont répondu en anonyme, veuillez m'envoyer votre adresse mail à laquelle vous souhaitez le recevoir. N'oubliez pas que le site supprime les caractères spéciaux et tous les mots qui vont avec, alors dans vos review écrivez tout littéralement : machin point truc arobase yahoo point fr par exemple.

Voilà, je pense que c'est tout pour aujourd'hui et étant donné que cela fera quelques jours avant que vous n'ayez la suite (j'essaierais que ce soit dans une semaine, mais à ce stade, je ne promets plus rien !) je vous laisse avec la première partie du glorieux tableau de chasse de Harry James Potter et de ses acolytes ! J'en écrirais un bout à chaque fin de chapitre à partir de maintenant, dites-moi si cela vous plait !


Tableau de chasse de Harry&Cie

1ère Victime : Les acolytes de Voldemort.

Exécuteur : Harry Potter

Cause : Se nomment les Mangemorts : Pourquoi n'iraient-ils pas manger des morts ailleurs que chez les vivants. Parmi les morts peut-être ? A mon avis, c'était un service à leur rendre.

Etat après que Harry en eut fini avec : Engrais pour plante. J'espère qu'ils sont satisfaits maintenant : ils mangent les pissenlits par la racine.

2e Victime : Voldemort lui-même.

Exécuteur : Harry Potter.

Cause : Où commencer ? Ah oui je sais : Premièrement, il ne veut pas mourir. Je ne sais pas moi, quand on a tellement peur de la mort qu'on va jusqu'à se couper l'âme en petits morceaux on ne va pas chercher les ennuis en tuant tout ce qui a prétendument moins de sang magique que soit ! Car c'est bien connu, celui qui tue finit toujours par être tué, ou quelque chose comme ça. Surtout dans les histoires où c'est moi le héros.

Deuxième cause : Veut dominer le monde. Dit comme ça, cela n'a pas l'air bien grave. C'est un trait que beaucoup de sociopathes partagent. Mais là où ces fous ont assez de sens commun pour vouloir régner sur un monde peuplé donc par extension sur des gens, Voldemort ne se rend pas compte que sa vindicte contre les moldus l'empêchera de réaliser son ambition suprême. Exterminer tous les Moldus qui représentent 98% de la population mondiale ne le laissera plus qu'avec des mutants consanguins décérébrés et amorphes qui finiront tôt ou tard par disparaître. J'admire la bêtise de son agenda.

Troisième cause : J'en ai eu plus qu'assez de lui.

Cause optionnelle : Il est méchant.

Etat après que Harry en eut fini avec : Composte pour poste. Il sait ce que ça fait maintenant d'être vraiment mort. Il n'a plus aucune raison d'en avoir peur. En outre la mort l'a guéri de tous ses maux, dont sa bêtise notoire. En somme, encore un service rendu. Décidément, je suis trop bonne pâte.


La suite du tableau de chasse au prochain chapitre !

Ysfrael.