Salut Lily-Nora,
oui là franchement c'est pénible; ils se comportent comme des amoureux et ne passent pas à l'action; je vais demander à Marie de leur donner un petit coup de pouce à ces deux nigauds! lol
En fait, Camille lutte pour se comporter comme une amie mais elle l'aime et ne parvient pas à le cacher: inconsciemment ses actions reflètent plus que de l'amitié. Mais elle refuse encore de l'admettre.
Sinon j'avais pensé à développer l'idée des gens qui se méprennent à leur sujet mais comme je l'avais déjà fait à l'hôtel, j'ai hésité me disant que ce serait perçu comme too much, relou et pas plausible. Maintenant je regrette et je ne sais pas s'il est possible de retoucher d'anciens chapitres; d'autant que quand je les relis, je vois des fautes et des incohérences que je meure d'envie de faire disparaître.
Il y a un petit clin d'oeil pour toi dans ce chapitre.
Merci pour ta review ma puce et à bientôt.
Bye.
Chapitre 8
Christmas time
En me rendant en cours, le lendemain matin, quelque chose me parut bizarre: il n'y avait pas un bruit provenant de la salle de classe.
J'eus un mauvais pressentiment: ça sentait les conneries à plein nez!
A peine fus-je entrée que des sifflets et des "Je t'aime Camille" retentirent. Je m'arrêtai net sur le seuil, craignant le pire et pensant à fuir.
Je gagnai ma table tête baissée. Elle était recouverte de roses et autres bouquets de fleurs ainsi que de lettres d'amour du style: "Ça te dirait de coucher avec moi tout nu ce soir? Signé Yves", "J'ai plus de 180 mm au repos dans le pantalon, signé Jeffrey" ou encore "Je t'aime depuis toujours, je veux t'épouser, signé Carter".
Sur le tableau avait été écrit le message suivant:
"Camille, jeune femme de 18 ans, super canon, cherche homme entre 18 et 25 ans, 95-75-98 (et plus de 180 mm dans le pantalon) pour soirées coquines et torrides. Pas sérieux s'abstenir."
"Mon Dieu, elle a osé!" Je savais parfaitement qui était l'instigatrice de tout ceci. "Marie, tu vas me le payer!" Pensai-je en lui lançant un regard meurtrier. Elle me souriait, la tête sur ses mains croisées, très fière d'elle.
Watari, qui nous dispensait les cours, entra nonchalamment, malgré le bronx qui régnait dans la salle, et s'arrêta un instant devant le tableau pour lire le message, après avoir mis ses lunettes.
- Oooh, mais j'ai toutes mes chances dans ce cas! Fit-il en me regardant d'un air malicieux. Qu'est-ce que j'aimerais avoir encore vingt ans! Rajouta t-il avec une pointe de nostalgie dans la voix.
Des rires fusèrent. Il n'allait pas s'y mettre aussi Papy! Je me tournai légèrement: Ryuzaki ne me regardait pas et paraissait complètement détaché de ce qu'il se passait. Etait-il jaloux? "Bien sûr que non!"... Mais cela m'aurait vraiment fait plaisir.
Je soupirai, un peu déçue.
Watari appela au calme et commença son cours.
- Watari, puis-je faire une annonce à toute la classe? Demandai-je, tout à coup, en me levant.
- Je t'en prie.
Je pris une rose et me positionnai devant le tableau.
- Je voulais vous dire à quel point je suis touchée par vos messages d'amour et vos fleurs. Mais... Je préfère la compagnie des femmes. Avouai-je en feignant la timidité.
Je m'avançai vers la table de Marie et mis un genou à terre.
- Je suis tombée amoureuse de toi dès le premier jour, Marie. Accepterais-tu de sortir avec moi? Demandai-je en lui tendant la rose.
Des regards stupéfaits et incrédules se posèrent sur moi et sur Marie, puis des applaudissements et des sifflements retentirent. Marie prit la rose et se pencha à mon oreille.
- Va en enfer! Murmura t-elle.
- Juste après toi! Fis-je en lui souriant d'un air de défi.
Je regagnai ma place, heureuse et très fière de moi. Alors que je passais devant lui, Thomas s'inclina, tout sourire et l'air vraiment épaté. Avant de m'asseoir, je croisai le regard de Ryuzaki. Nous nous sourîmes avec complicité. "C'est une très belle journée qui commence!" Me dis-je.
- Tu es très fière de toi, je suppose? Me demanda Marie en me rejoignant dans le couloir après le cours.
- Je jubile!
- Mais enfin, tu ne vas pas rester seule toute ta vie! Ça fait un bail que t'as plus couché avec un mec!... Ça ne te manque pas?
- Absolument pas! Mentis-je.
Je tournai les talons.
- Alors pourquoi tu te comportes avec Ryuzaki comme si tu voulais te le faire et que tu ne vas pas jusqu'au bout?
- Excuse-moi? Fis-je en me retournant.
- D'après ce que tu m'as dit, tu étais souvent collée à lui au Japon. Vous avez partagé le même lit, la même barbapapa, le même plat de spaghettis glacés... Et vas-y que je lui fais les yeux doux, que je me blottis contre lui dans le train fantôme et que je le papouille pour le faire dormir! Non mais c'est quoi ton problème? Et ne me sors pas que c'est parce que tu es plus à voile qu'à vapeur ou parce que vous êtes seulement amis!
- Le seul garçon de la classe qui ne m'a pas écrit de lettre d'amour c'est lui! Voilà pourquoi! Dis-je simplement en désignant la liasse de mots doux que j'avais reçue.
- Alors, arrêtes de baver inutilement et passes au suivant! Cria t-elle.
- Je ne peux pas! Répondis-je simplement. "Parce que je l'aime!" Pensai-je tristement en m'éloignant.
Dans le fond, je savais que Marie avait raison: mon comportement était totalement incohérent... Mais j'étais incapable d'agir autrement.
Le lendemain matin, Marie et moi étions convoquées dans le bureau de Eileen.
- Tu as fait une bêtise? Lui demandai-je.
- A part une partie de jambes en l'air dans la piscine, je ne vois pas...
- Hilarant!
- Pas tant que ça, c'était un véritable flop!
- Vous l'avez vraiment fait là-bas? "Cette fille est folle!" Pensai-je avec effarement.
- Oui, ça met un peu de piment dans notre relation! La prochaine fois, on essaiera dans le bureau de Watari! Rajouta t-elle, malicieusement, en me faisant un clin d'oeil.
Je soupirai en levant les yeux au ciel. "Changera plus celle-là!"
- C'est peut-être toi qui a fait une bêtise? Finit-elle par me demander.
- Qu'est-ce qui te fait dire ça?
- Parce que quand il y a une connerie de faite ces derniers temps, c'est soit toi, soit Mello.
- Sympa Marie! De toute façon, c'est impossible: j'étais au Japon!
A peine étions-nous entrées dans son bureau, que Eileen nous accueillit avec effusion en nous serrant dans ses bras.
- Comme je suis contente de vous voir les filles!
Marie se tourna vers moi.
- Allons-nous-en vite!
- Mais pourquoi? Demanda Eileen en ouvrant de grands yeux.
- Parce que vous nous faites peur! Répondit Marie.
- Ne dis pas de bêtises! Allez entrez, entrez!
Nous nous installâmes donc, pas très rassurées.
- A mon avis, elle a complètement disjoncté! Murmura Marie à mon oreille.
- Grave! Répondis-je, sur le même ton.
- Qu'est-ce que vous marmonnez toutes les deux?
- Rien!... On se disait que votre tailleur est très joli! Reprit Marie en faisant son plus beau sourire commercial.
- Merci.
Comme à son habitude, Eileen alla droit au but.
- Nous souhaiterions que vous organisiez la fête de Noël, les filles!
- Pardon? S'écria Marie.
- Je vous remercie pour votre collaboration! Très bonne journée!
- Mais... Attendez... Commença Marie.
- J'ai un cours, à plus tard! Fit-elle en sortant prestement.
Nous étions sous le choc.
- Elle nous a eu! Elle est vraiment très forte! Non mais quelle idée!
- Je trouve que c'est une très bonne idée!, en fait
- Bon alors je te laisse gérer tout ça! Fit Marie en tournant les talons.
- Pas question! Fis-je en l'attrapant par le bras. On n'abandonne pas sa meilleure amie! Je croyais que tu avais des principes?
- J'ai menti! Fit-elle avec une moue chagrine. Pitié, Camille, tout mais pas ça!
- Je te propose qu'on se fasse une soirée pyjama ce soir pour en parler.
- Oui, génial! Je peux rapporter une bouteille?
- Apportes-en deux! Une chacune!
- T'as raison: si déjà on se torche la gueule, autant le faire proprement et correctement!
Nous décidâmes d'organiser la fête en deux parties: la première, pour les plus petits et la seconde, en soirée, pour les ados. Je décidai de prendre en charge un groupe de petits pour leur enseigner quelques notions de danse afin de monter un petit spectacle.
Eileen nous aida elle aussi.
- J'ai réussi à mettre la main sur Bob Sinclar! Nous annonça t-elle le lendemain matin.
- Il est pas un peu trop jeune pour vous? Demanda Marie.
- Marie! Fit Eileen sur un ton de reproche.
- Tu oublies Madonna et Demi Moore: c'est très tendance les Toy Boys! Repris-je en souriant malicieusement.
- Ça suffit vous deux! S'emporta Eileen. Cela dit, l'idée des Toy Boys semble très intéressante! Fit-elle d'un air coquin. Enfin bref... J'ai réussi à convaincre Bob Sinclar d'être le DJ de notre fête de Noël! Nous annonça t-elle avec un grand sourire.
Un ange passa.
- Sérieux? Demanda Marie.
- Je n'ai jamais été aussi sérieuse! Répondit Eileen.
- Comment avez-vous réussi à le convaincre? Demandai-je.
- J'avais mis pour l'occasion mon tailleur avec la jupe fendue sur le côté et le décolleté plongeant, quelques larmes et le tour était joué. Bon, je vais essayer de contacter David Guetta! Vous croyez qu'il s'entendra avec Bob?
Nous sourîmes. Sacrée Eileen! Elle en aurait bien été capable!
( Sounds like heaven - Marina Kaye) Un peu plus tard, alors que je dansais dans le gymnase pour me détendre, j'aperçus Ryuzaki dans le miroir.
- Hey! Salut, le crack! Mexclamai-je, sincèrement heureuse de le voir.
- Salut! Dit-il en s'avançant lentement vers moi.
Comme à son habitude, il prit le temps de m'observer un instant, son index en bouche.
- Quelque chose ne va pas? Demandai-je, subitement inquiète. Mon instinct percevait une mauvaise nouvelle imminente.
- Je pars pour Los Angeles demain matin.
Je le regardai avec stupéfaction.
- Une enquête délicate?
- Oui, on peut dire ça.
- Et... Tu vas y aller seul?
- Watari m'accompagnera.
Autrement dit, je n'étais pas invitée à participer cette fois-ci. Pensai-je avec tristesse.
- Je comprends... Sois prudent et essaie de dormir un peu plus de deux heures par nuit. Lui conseillai-je en tentant de sourire.
- D'accord.
Je dus lutter contre l'envie de le prendre dans mes bras. Nos regards se pénétrèrent à nouveau mais ce fut lui qui mit fin à cet échange en s'éloignant, les mains dans les poches. Mon coeur se serra immédiatement. Déjà la tristesse, les regrets et l'angoisse m'envahissaient.
- Ryuzaki! L'interpellai-je.
Il se retourna vers moi.
- J'espère que tu seras de retour pour la fête de Noël... Je serais vraiment très heureuse de passer ce moment avec toi! Lui avouai-je avec appréhension. J'avais conscience que cela équivalait à lui dire: "J'ai envie de sortir avec toi". Au-delà du fait que c'était ce que je désirais le plus au monde, j'avais l'espoir que cela le rendrait heureux et le maintienne en vie.
- Moi aussi j'en serais très heureux, Camille. Me répondit-il d'une voix neutre mais son regard se fit plus intense et plus ardent.
Je pus enfin lui adresser un grand sourire plein de bonheur et d'espoir. Il me rendit mon sourire et s'éloigna.
Alors que je remontais dans ma chambre, Marie passa devant moi comme une flèche avec seaux, éponges, balais, raclette et autres chiffons.
- Tu vas nettoyer ta chambre? Demandai-je moqueuse.
- Très drôle! Si tu veux tout savoir, demande à Mello!
- Qu'est-ce qu'il a encore fait? Demandai-je en soupirant.
- Ce petit ange a recouvert la magnifique limousine de collection de Watari avec du PQ et de la gouache puis a arrosé le tout! Je vais nettoyer avant que Papy ne voit le désastre! Il est cap de nous faire une crise cardiaque et on n'a même pas de défibrillateur ici!
Marie avait commencé ses études de médecine et voyait des malades partout.
- Je vais t'aider! Dis-je en la suivant.
- Non, ramène-moi Mello, s'il te plaît! Je risque de le tuer si j'y vais moi-même.
- D'accord.
Mello se prénommait en fait Mihael. Il avait choisi ce surnom comme on choisi un nom de scène. Sa mère l'avait abandonné dans des circonstances assez mystérieuses. C'était un génie, lui aussi, et il rêvait de surpasser L, se donnant beaucoup de mal en cours. Cependant, contrairement à Ryuzaki, Mihael était orgueilleux, impulsif et agressif. Son coeur était en proie au chaos. Ses sentiments ne s'exprimaient que par la violence. Il était capable de bonté mais avait une drôle de façon de l'exprimer. Un jour, par exemple, il nous ramena Oriane, une puce d'à peine quatre ans, qui était tombée dans les escaliers. Il la tenait comme un sac sous le bras. "La mioche s'est encore cassée la gueule!" Annonça t-il en la jetant, sans ménagement, sur une chaise avant de s'en aller. Il aurait pu laisser la petite dans son désarroi mais il avait un certain côté chevaleresque.
En une demi-journée, cette tornade blonde était capable de dégonfler les pneus du vélo de sœur Marie-Cécile qui nous enseignait la culture religieuse, de distribuer à toute la classe des paquets-cadeaux contenant les petites culottes de Linda (dont j'étais persuadée qu'il était amoureux), de mettre de la colle sur la chaise des profs (le grand classique) et de couper l'eau chaude le matin à l'heure des douches.
Je le retrouvais donc dans sa chambre, écoutant du Metallica. Mihael était gothique jusqu'au bout des ongles. Sa chambre était magnifiquement décorée "dark side" avec des posters de Victoria Francès, un crucifix, un crâne en cristal et autres objets gothiques. Il avait une incroyable collection de CD Hard Rock et Metal.
- Sympa ta piaule! Dis-je en m'asseyant sur son lit. Je t'emmène au garage pour nettoyer la voiture de Watari.
- J'temmerde!
- Tout le plaisir est pour moi mon p'tit chéri! Au fait, qu'est-ce qui se passe quand tu es privé de chocolat pendant vingt-quatre heures?
Mello était accroc au chocolat et là, je tenais ses réserves qu'il avait planquées sous son lit.
- Fait chier!
- Tu crois pas si bien dire! Allez, lèves tes fesses et plus vite que ça!
Il s'exécuta d'un air renfrogné en traînant les pieds et en grommelant.
- Ça ne te ferai pas de mal d'écouter des tubes des Carpenters de temps en temps! Dis-je sarcastique.
- Tu couches avec Ryuzaki? Me demanda t-il, tandis que nous descendions l'escalier du hall.
- Non, Mello. Lui répondis-je calmement et avec honnêteté, après un instant d'hésitation.
Il me regarda avec surprise, s'attendant sans doute plus à ce que je l'envoie méchamment balader qu'à une telle franchise de ma part.
- Tu l'aimes pas, finalement?
Son "finalement" me fit sourire: cela en disait long sur les rumeurs qui devaient circuler à notre sujet.
- Si... Beaucoup. Répondis-je avec, dans la voix, un soupcon de tristesse que je ne pus dissimuler.
Mello se tut. Je fus à mon tour un peu surprise: je m'attendais à ce qu'il poursuive la discussion. Je fus soulagée que ce ne soit pas le cas et l'observai en souriant avec tendresse. En plus d'être chevaleresque, il pouvait être un vrai petit gentleman à certains moments.
Dans la nuit, j'eus du mal à trouver le sommeil et le lendemain, je décidai d'aller voir Watari ne sachant pas trop pourquoi, poussée par mon instinct.
- Oui, Camille? M'interrogea t-il après m'avoir invitée à m'asseoir.
- Je voulais vous souhaiter un bon voyage et... J'hésitais à poursuivre.
- Et me recommander de me coucher à vingt-deux heures et de surveiller le sommeil de Ryuzaki? Compléta t-il en souriant.
- Oui. Dis-je en lui rendant son sourire.
- Tu peux être tranquille... Ryuzaki a l'air très heureux de t'avoir rencontrée. Reprit-il doucement. Et il m'a semblé que, toi aussi, tu apprécies sa compagnie. J'espère qu'après cette enquête, il pourra faire une pause afin que vous puissiez passer d'avantage de temps ensemble... As-tu envie de passer du temps avec lui?
- Oh... Euh... Oui... Fis-je, hésitante. J'étais prise de cours face à cette question aussi directe et ambiguë.
- Bien... Rien ne vous empêche de sortir d'ici de temps en temps pour avoir un peu plus de liberté et... d'intimité. Finit-il par dire doucement.
J'avais raison: "Papy est mouillé jusqu'au cou! Si ça se trouve, il collabore avec Marie!" Pensai-je en souriant.
- Je ne crois pas que Ryuzaki ait envie que nous soyons... intimes. Ce dernier mot avait du mal à sortir de ma bouche.
- Les apparences sont souvent trompeuses.
- Je ne vais pas vous déranger plus longtemps, Watari. Je vous remercie de m'avoir reçue. Dis-je, coupant court à cette discussion embarrassante.
Il me raccompagna vers la sortie. Sur le seuil, je me retournai subitement et me blottis contre lui. J'avais besoin du réconfort d'un père et Watari l'était pour moi, d'une certaine façon.
- Tout ira bien. Murmura t-il en posant sa main sur ma tête. Je ne vais sûrement pas perdre une aussi belle occasion de devenir grand-père! Rajouta t-il avec un grand sourire malicieux.
Je le regardai avec étonnement, me sentis rougir et pris rapidement congé. Je regagnais ma chambre songeuse me demandant si Watari avait raison: Ryuzaki éprouvait-il réellement un sentiment amoureux à mon égard?
Un peu plus tard, Marie et moi étions assises en tailleur devant le sapin que Mello avait magnifiquement décoré avec les préservatifs Manix, gonflés comme des ballons.
- Ce ne serait pas arrivé si tu ne les avais pas achetés! Reprochai-je à Marie.
- C'est de ta faute! S'indigna t-elle. Nous n'en serions pas là si tu les avais utilisés avec Ryuzaki, comme toute jeune femme normalement constituée l'aurait fait! Mais non! Il a fallu que tu les planques dans ton casier!
- Un partout, match nul! On les enlève?
- Je ne vois pas comment: ce petit trou du cul les a collés!
"Fait chier!" Soupirâmes-nous en chœur, désespérées. Après un moment de silence, nous éclatâmes de rire et nous amusâmes à éclater tous les "ballons".
Heureusement pour moi, mes journées étaient bien remplies, entre les cours et la préparation de la fête. Mais j'étais constamment angoissée et inquiète. Un peu déprimée aussi. Je me sentais comme incomplète. Il me manquait quelque chose de nécessaire à mon épanouissement: comme une plante a besoin de soleil et d'eau, j'avais besoin de sentir Ryuzaki près de moi. (A Thousand Years - Christina Perri)
