Bonsoir bonsoir ! J'ai pas eu énormément de temps pour écrire cette semaine (partiels + déménagement en bus = grosse galère) du coup j'espère que vous êtes encore là. Le réveil est enfin arrivé et on entre dans la phase terminale de la fic (enfin... dans la deuxième partie quoi).
Petit résumé (je vous rebriefe avec sympathie) : Harry et Draco en ont marre l'un de l'autre, Hermione leur lance un sort, ils sont plongés dans leurs souvenirs, où ils ne sont plus ennemis mais de simples camarades. Mais, la guerre entre en jeu pendant la cinquième année. Draco amoureux de son père et voulant rétablir l'honneur de la famille, déclare solennellement la guerre à Harry, dans la salle sur demande, de façon mélodramatique, je vous l'accorde. Ils n'ont donc, dans leurs souvenirs, plus de contact jusqu'à leur bref échange de regards dans l'alcôve, qui signe la fin des souvenirs... Et ils se réveillent, quelques heures après avoir reçu le sort, persuadés d'avoir vécu ce qu'ils ont seulement imaginé. Voilà, enjoy !
DRACO SANS HARRY ET HARRY SANS DRACO
Chapitre 8 : Où l'on se réveille sans comprendre
Draco ouvrit les yeux sur un ciel presque noir. Il ne faisait pas chaud. Pas chaud du tout. Autour de lui, les arbres discutaient tout bas. Leurs branches se frôlaient par moments et, si on tendait l'oreille, on entendait le murmure des feuilles. C'aurait été parfait s'il ne faisait pas si froid. Visiblement, il s'était endormi dans l'herbe humide de l'alcôve, sans même s'en rendre compte.
Pourtant, dès qu'il tourna la tête, tout sentiment d'apaisement ou de relation d'amour fusionnel avec la Nature qui avait pu germer dans son petit cœur fragile d'adolescent s'évanouit d'un coup. A côté de lui, s'éveillant avec difficulté, les paupières encore closes, il y avait Harry Potter. Que faisait-il là ?
Draco se souvenait parfaitement avoir quitté le château, très vite après le cours de Potions, pour se rendre dans son trou de verdure. Du moment où il avait pénétré dans l'alcôve, en revanche, il n'avait qu'un très vague souvenir. Et puis, après, le trou noir.
Ca lui semblait très lointain tout ça, même si, au vue du ciel, il ne s'était passé que quelques heures depuis. Il avait comme l'impression d'avoir fait un long, très long rêve, dont il ne se souvenait pas.
Ces derniers temps n'avaient pas été très faciles pour lui, le collier et l'hydromiel avaient été de gros échecs. L'armoire à disparaître, qu'il savait être une bonne idée, lui demandait beaucoup de temps. Alors, peut-être que son accumulation de manque de sommeil lui était tombée sur la gueule sans crier gare. Peut-être qu'il avait juste eu un malaise, ce qui expliquerait la difficulté qu'il avait à retrouver ses esprits et à rassembler ses souvenirs. Sa mémoire était bien trouble...
Mais tout cela, malheureusement, n'expliquait absolument pas la présence du Gryffondor, allongé dans l'herbe à ses côtés. Par Salazar, qu'il ne se soit pas rendu compte que Potter l'avait rejoint était une chose, mais le simple fait que Potter l'ait rejoint était déjà, en soi, heu... alarmant.
Que foutait-il donc là ? Et pourquoi lui aussi était-il endormi, comme si tout était normal ? Draco croyait avoir été clair dans la Salle sur demande. Il ne voulait plus aucun contact avec le brun. Cette formulation mélodramatique, mais selon lui très classe et solennelle, lui parut un éclair de génie.
- Potter, dit-il. Je croyais avoir été clair dans la Salle sur demande. Je ne voulais plus aucun contact avec toi.
Le Gryffondor, s'il l'avait entendu, n'en montra aucun signe. Il ouvrait à peine les yeux. Il avait encore ses lunettes sur son nez. Elles étaient carrément de travers. Avec ses yeux embrumés, ça lui donnait l'air d'une taupe mal réveillée.
- Alors ? Qu'est-ce que tu fous là Potter ?
Cette voix lente et traînante, ce ton légèrement hautain... Assez surpris, Harry, ouvrant enfin les yeux, vit le Serpentard blond, à qui il n'avait pas adressé un seul mot depuis leur entrevue, l'année précédente, dans la salle sur demande.
Le blond, assis en tailleur dans l'herbe, le regardait de haut. Pourtant, ses cheveux, d'ordinaire impeccablement coiffés, étaient aussi ébouriffés que ceux du Survivant. Avec ses paupières bouffies, ça lui donnait l'air d'un gosse sortant d'un long sommeil. Harry aurait peut-être plaisanté si l'autre n'avait pas été si agressif.
- Bon, et toi ? Qu'est-ce que tu fais là, dis-moi ?
Ils se lancèrent un regard pas très gentil.
- Mais j'étais là avant toi ! s'écrièrent-ils en chœur.
xXx
Les deux adolescents se figèrent. Aucun des deux n'était tout à fait certain de s'être allongé dans l'alcôve et d'avoir effectivement été là avant l'autre. Tout était si embrouillé ! Il fallait l'admettre, quelque chose n'allait pas.
- Quelle est la dernière chose dont tu te souviennes ? Personnellement, moi, rien n'est vraiment clair, admit Harry.
Harry lui lançait une perche grosse comme sa... lui lançait une perche. Au nom de leur ancienne neutralité. Autant tirer cette histoire au clair.
- Okay okay, moi non plus, je ne me souviens plus vraiment m'être allongé dans l'alcôve, répondit Draco, de très mauvaise grâce.
Pour reprendre contenance, il ajouta :
- Mais je t'avais bien dit de ne plus m'approcher.
Harry ne se souvenait pas que le Serpentard avait un si mauvais caractère. Un vrai gamin. Pourtant, le peu de fois où ils s'étaient parlés, le blond s'était montré un peu timide certes, mais plutôt sympa.
Enfin, cela faisait bien un an et demi qu'ils ne s'étaient pas regardés ni adressés un mot... Ils étaient alors des enfants.
Harry n'avait jamais rien eu contre le Serpentard, au contraire, il l'avait toujours considéré comme le contre-exemple du syllogisme : Tu es à Serpentard, tous les Serpentards sont cons et méchants, tu es con et méchant.
Dans l'instant immédiat, cependant, le blond était tout bonnement agaçant. Être Mangemort, apparemment, ça l'avait bien changé.
- Ecoute, je ne tiens pas à m'engueuler avec toi, soupira Harry. Ça ne sert à rien. Peut-être qu'on ne saura jamais pourquoi on s'est réveillés là tous les deux et tant pis. Laissons tomber.
Harry fit un mouvement pour se lever, mais Draco le retint.
- Attends, attends, attends. Moi je veux savoir. Ça te perturbe pas un peu ? Ton petit monde va bien ? On continue à vivre comme si de rien n'était ?
Non mais sérieux, ça sentait la magie à plein nez cette histoire.
- Pourquoi pas ? Qu'est-ce que ça change ? Qu'est-ce qu'il aurait pu se passer ? Certainement rien, conclut Harry. Allez, je me rentre.
Il allait se lever, puis il se ravisa. Il était curieux.
- Tu viens souvent ici en fait ? Je te pensais pas du genre bucolique, remarqua-t-il avec un petit sourire.
Détendre l'atmosphère avant de partir, ça pouvait être pas mal.
xXx
- Bien sûr que je viens souvent ici, répondit Draco. J'ai caché mon arme ultime pour tuer Dumbledore dans cette souche, là, regarde.
Harry eut un air effaré.
- Parce que tu me crois, en plus ?
Si le Survivant était aussi crédule, peut-être bien que le Seigneur des Ténèbres allait réussir à le choper, en fin de compte. Puis Draco se rappela que le mage noir avait en effet eu recours à une ruse grosse comme sa... à une ruse assez grossière pour attirer Potter au département des Mystères. Comment avait-il pu croire que Black était vraiment là-bas ? Les forces du Bien faisaient un pari assez risqué en misant sur le petit brun.
- Ce que tu dois faire pour Voldemort ne me concerne pas, grogna Harry. Enfin, tu as toi-même décidé qu'on ne devait pas interférer dans nos affaires respectives, alors je te laisse faire, d'accord ?
Harry était franchement agaçant. Draco avait toujours cru que Harry Potter était un héros. Il l'imaginait plus réactif, moins défaitiste et surtout, plus drôle. Etre l'Elu pendant la guerre, apparemment, ça l'avait changé en un croisement de deux choses un peu molles, genre veracrasse et caca de troll.
- Bref, dit Draco avec impatience, c'était une plaisanterie, de toute manière. Revenons à nos dragons. Comment ça, il s'est rien passé ? Imagine qu'on nous ait drogués, ou jetés un sort de confusion ? reprit Draco. Ce trou noir, je t'assure que ça pue la magie à plein nez.
- Mais pourquoi faire ?
Draco ricana ouvertement. Cela se confirmait. Harry n'était pas très futé. Désillusion et soulagement pour le blond. Désillusion parce qu'il avait été élevé dans la Pottermania, soulagement parce que Potter n'était qu'un gosse comme un autre. Et pas forcément des plus lumineux...
- Effectivement. Réfléchissons une seconde. Nous sommes deux sorciers dans deux camps ennemis, en pleine guerre. Moi, je ne suis qu'un Mangemort et toi ? Ha oui, qui es-tu après tout ? Seulement, Harry Potter, le Survivant ? Qui voudrait ta peau ou la mienne ?
Harry eut soudain l'air gêné.
- D'ailleurs, heu... Comment tu t'appelles ? Je sais que tu es le fils de Lucius Malfoy mais...
xXx
Draco bugua. Il allait répondre qu'il devait forcément le savoir, enfin, quelle question conne ! Puis il se rendit compte qu'il n'avait jamais eu l'occasion de se présenter, ni chez la couturière ou dans le train, il y a six ans.
Le rouquin qui était toujours avec Harry avait seulement dit en parlant de lui : « Mon père m'a parlé de sa famille, tous blond platine, hein ? Il paraît qu'ils sont riches mais qu'ils ne valent rien là-dedans (Il avait montré son cœur). Son père, Lucius Malfoy, est dans les bottes du premier Ministre, mais tout le monde sait que c'est un ancien Mangemort. »
Charmant. Quand ils étaient entrés à l'école, comme ils se connaissait déjà de vue, Draco n'avait jamais pensé à lui donner son prénom.
Le brun attendait visiblement une réponse.
- C'est fou ça ! On se connaît depuis toujours et pourtant je ne t'ai jamais demandé ton prénom !
Harry passa sa main dans ses cheveux en riant, mettant, sans le vouloir, sa cicatrice en évidence.
Si Harry trouvait ça drôle... Bien sûr que lui n'avait jamais besoin de se présenter. Sa simple cicatrice – ridicule – parlait pour lui. Draco était un simple élève de Poudlard à ses yeux, qu'il voyait de loin en loin.
C'était comme si Potter était sur scène, incarnant le personnage principal, et que tout le public anonyme était dans le noir, inconnu de lui. Il se donnait vraiment en spectacle. Draco sentait poindre sa jalousie, devant le peu d'importance qu'on lui accordait, comparé au brun.
- Draco, Draco Malfoy, dit-il en pinçant un peu les lèvres, comme s'il répugnait à prononcer son nom de famille.
éclair de lucidité. Bien sûr qu'il s'appelait Draco ! Ça lui semblait tellement évident désormais.
- Okay, Draco. Moi, c'est juste Harry.
Ils se serrèrent la main, yeux dans les yeux. Parodie de rencontre diplomatique. Après tout, ils avaient été ennemis avant même de savoir qui était l'ennemi. Leurs identités avaient été effacées par le statut « allié » ou « ennemi ».
C'était donc une sorte de trêve, à durée indéterminée, et pour motif assez vague, qu'ils venaient de conclure.
- Bon, écoute, je crois qu'on devrait vraiment y aller maintenant, affirma Harry. Tout le monde doit déjà être dans la Grande Salle, vu la tête du ciel.
Draco acquiesça. Les deux garçons se levèrent et repartirent vers le château.
xXxxXxxXx
- Tout de même, tu as peut-être raison... dit soudain Harry.
Draco sursauta en entendant la voix du brun. Ils marchaient jusque-là en silence.
Harry réfléchissait. Est-ce que derrière leur perte de mémoire il y avait de la magie noire ?
- Je sais à quoi tu penses, Harry, mais désolé de te décevoir, la magie noire laisse bien plus de traces que ça.
Harry tendit l'oreille. Draco allait-il se confier sur sa terrible vie aux côtés de Lord Voldemort ? Allait-il pleurer ? Très généreusement, Harry pensa qu'il lui prêterait bien son épaule pour recueillir ses larmes. Peut-être même le serrerait-il contre sa poitrine pour le consoler dans ses bras fins et maigres.
- La magie noire ne laisse pas un arrière-goût de fleurs, expliqua le Serpentard.
Pardon ?
- Qu'est-ce que tu viens de dire là ? Par Merlin, ça se confirme, Draco Malfoy est une jeune fille romantique ! L'alcôve, et maintenant les fleurs !
Harry riait. Il trottinait comme un jeune cabris autour de Draco, le poussant comme un enfant. Draco se demanda comment il avait pu penser que le Survivant était devenu sérieux depuis qu'il était l'Elu.
- Ho non... Et tu rougis en plus ! Holala... Quand je vais dire ça à Hermione et Ron...
Le blond tiqua. Ces deux noms... Hermione et Ron... Hermione et Ron... Ca lui revenait, Potter en avait parlé, dans la Salle sur demande. Qu'avait-il dit déjà ?
Il avait peur, voilà, c'était ça, peur pour Hermione et Ron, ses deux amis. Hermione, c'était cette fille aux cheveux emmêlés et Ron, c'était le rouquin à l'air de belette, avec qui Harry était toujours fourré. Hermione et Ron...
Plus Draco se répétait leurs noms, plus ils lui semblaient familiers, comme s'il les connaissait depuis toujours. Comme ceux de camarades d'enfance qu'il avait oubliés avec le temps.
- Allez, réagis, Draco, qu'est-ce qu'il t'arrive ?
Harry le poussa doucement. Draco était resté planté sans bouger pendant quelques secondes.
xXx
Décidément, le brun l'appelait « Draco » de façon très naturelle. Trop naturelle pour quelqu'un qui prétendait ignorer son prénom un quart d'heure auparavant. Il y avait définitivement quelque chose qui n'allait pas...
- Bon, allez Draco, c'est pas grave si tu es romantique, je t'en veux pas... Mais bouge, nom de Merlin !
- Que je sois ou non romantique ne te concerne aucunement, rétorqua le blond. Cette histoire de fleurs, enfin, je me suis mal exprimé : s'il s'est passé quelque chose, c'est de la magie blanche, voilà tout.
- Mais franchement, que veux-tu qu'il se soit passé ? Au pire, si c'est pas de la magie noire, personnellement, je m'en fiche. En réalité, on s'est sûrement juste endormis. Draco, faut pas être parano comme ça !
Etait-il paranoïaque ? Voyait-il des ennemis partout ? Harry, lui, ne semblait ne pas vouloir trop se poser de questions. Il était vrai que ce n'était pas le moment rêvé pour se rajouter un problème sur les bras. L'un et l'autre avaient d'autres crapauds à fouetter.
Draco, pourtant, ne pouvait s'empêcher de penser que, si Harry était aussi insouciant, c'était parce qu'il n'était pas né dans le monde sorcier. Les Moldus, fervents défenseurs de la science qui explique tout (ou du destin, ou de Dieu, selon les cas), croyaient fermement que la magie n'existait pas.
Tout ce qui leur paraissait un peu étrange, inexplicable – comme se réveiller à moitié amnésique dans une clairière aux côtés de son ennemi – et bien, ils n'en cherchaient pas la cause autre part que dans le hasard des choses.
Draco, comme tout enfant élevé par des sorciers, savait que la Magie était la cause de tout dérèglement. Mais peut-être que Draco, à force d'être considéré comme l'ennemi de la majorité des élèves de l'école, finissait vraiment par concurrencer le défunt Maugrey Fol'Oeil.
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- Bon, d'accord. On n'en parle plus, okay ?
Harry n'eut pas le temps de répondre. Les deux adolescents étaient enfin arrivés devant les portes de la Grande Salle en bois massif. Elles laissaient tout de même passer le bruit d'un joyeux et très sonore festin. Le Serpentard avait oublié combien ce petit monde était bruyant.
Néanmoins, quand ils poussèrent un des deux battants pour rejoindre incognito leurs bancs respectifs (en mode Ninja), le vacarme baissa presque instantanément. Partout, se faisaient entendre des chuchotements aussi discrets que Londubat en cours de Potion.
« C'est Harry Potter et Draco Malfoy ! », « Son père est un Mangemort ! », « Il paraît que tous les Serpentards sont condamnés à être des partisans de Tu-sais-qui ! » du côté des Serdaigles ou des Poufsouffles.
Les Gryffondors et les Serpentards, eux, étaient trop médusés pour réagir. Que foutait leur idole personnelle avec leur pire ennemi ? Qu'est-ce que c'était que ce bordel ? Et surtout, pourquoi avaient-ils l'air si déconcertés par la réaction tout-à-fait normale de la salle ?
Draco et Harry ne rejoignirent donc pas leurs camarades avec la discrétion désirée. On aurait dit qu'entrer en même temps et en retard dans la Grande Salle était quelque chose d'extraordinaire, mais dans le mauvais sens du terme. Ils se sentaient comme deux criminels, ayant commis un acte effroyable mais dont ils ignoraient absolument tout.
xXx
Harry s'assit à la place que Ron et Hermione lui avaient laissée. Soulagé, il se rendit compte que ses deux amis étaient les seuls de la salle à ne pas le dévisager comme s'il était couvert de cervelle de chauve-souris.
- Harry, qu'est-ce que tu...
Hermione ne chercha même pas à être discrète : elle donna un violent coup dans le tibia de son petit-ami pour le faire taire.
- Pas ici, Ron ! chuchota-t-elle en hurlant. Harry, tu as faim j'imagine ? On t'a gardé de côté un bout de tarte à la réglisse et un verre de jus de citrouille. Tiens, prends !
La jeune fille lui jeta littéralement la nourriture à la figure. Elle était un peu trop enjouée pour être sincère, mais Harry ne releva pas. Il semblait qu'ils allaient tous les trois avoir une petite discussion dans la soirée, mais à l'abri de toute oreille, à rallonge ou pas.
xXx
A la table des Serpentards, personne n'osa adresser la parole à Draco. Blaise se contenta de le regarder d'un air inquiet, comme si le blond était atteint d'un rare et très contagieux cas de Pustulotinite.
Mais on ne posait pas de question à Malfoy. Ce qu'il faisait ne concernait personne. Après tout, peut-être que se rapprocher de Potter était la meilleure façon d'atteindre Dumbledore.
Dans la tête de Draco, ça cogitait ferme. La réaction des élèves n'était pas normale du tout. Il fallait qu'il parle avec Blaise. Son meilleur ami était la seule personne à Poudlard en qui il avait assez confiance pour lui confier ses soupçons.
- Bon, alors, les gars...
Le banquet était terminé. Les trois amis étaient pris dans un flot ininterrompu d'élèves rejoignant leurs dortoirs.
- Harry, pas maintenant, veux-tu ? J'ai des choses à faire avec Ron.
Les oreilles du roux devinrent d'un rouge soutenu.
- Mais Herm...
- Harry, je t'ai dit que non, on parlera tout à l'heure. Nous sommes très pressés. Viens Ron !
Et la brune prit le pauvre Ron par le bras et l'entraîna dans une salle de classe déserte, laissant Harry au milieu du couloir, décontenancé, bousculé à gauche, à droite par des septième année grommelant.
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- Bon, alors, les gars... commença Harry.
Le banquet était terminé. Hermione, Ron et lui étaient pris dans un flot ininterrompu d'élèves rejoignant leurs dortoirs.
- Harry, pas maintenant, veux-tu ? J'ai des choses à faire avec Ron.
Les oreilles du roux devinrent d'un rouge soutenu.
- Mais Herm...
- Harry, je t'ai dit que non, on parlera tout-'heure. Nous sommes très pressés. Viens Ron !
Et la brune prit le pauvre Ron par le bras et l'entraîna dans une salle de classe déserte, abandonnant Harry au milieu du couloir, décontenancé, bousculé à gauche, à droite par des septième année grommelant.
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Hermione les avait enfermés dans une salle poussiéreuse qui sentait vaguement le crottin de chèvre. Ils avaient connu plus luxueux pour se coller de très près, songea Ron.
- Hermione, je suis flatté mais ce n'est peut-être pas le bon moment ni le bon endr...
- Ron, il faut qu'on parle toi et moi, avant de parler à Harry !
Il y eut un blanc.
- Ha, c'était donc ça... Je me disais bien que tu étais un peu trop...
Hermione soupira ouvertement. Elle adorait son petit ami mais parfois, il était un peu trop lent à la détente.
- Bon, nous n'avons pas beaucoup de temps, il faut vite qu'on retrouve Harry, se mit à dire Hermione à toute allure. Récapitulons la situation. J'ai lancé un sort à Harry et Malfoy, qui avait pour but de les rendre indifférents l'un à l'autre... Mais ça n'a pas l'air d'avoir marché... Ils arrivent ensemble dans la grande salle en discutant tranquillement... Ils se sont forcément rendus compte que quelque chose ne va pas... Holala, c'est si compliqué !
- Hermione, tu t'y prends mal. Calme-toi, ordonna Ron.
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Hermione respira un grand coup et Ron continua :
- Maintenant, assied-toi et c'est moi qui vais tout résumer. Harry et cette imbécile de fouine se détestaient, mais ils ne pouvaient pas s'empêcher de se faire des sales coups dès qu'ils se voyaient. Donc, cette obsession incontrôlable – surtout Harry, il n'arrêtait pas de suivre le nom de Malfoy sur la carte du Maraudeur – leur pourrissait la vie. Tu as dit à Harry qu'il faudrait qu'il oublie Draco et là, Draco nous a entendus et lui aussi était d'accord !
« Tu leur as lancé un sort qui les a projetés au moment de leurs premiers souvenirs, où en théorie, ils sont censés se parler cordialement ou s'ignorer. Ensuite, ils ont revécu le reste de leurs souvenirs – soit six années, les pauvres – modifié selon ce nouveau facteur, sans pouvoir intervenir. Ils ont assisté au spectacle d'un passé imaginaire, prisonniers d'eux-mêmes.
« Les voilà enfin qui se réveillent seuls dans l'alcôve, persuadés d'avoir vécu ce qu'ils ont seulement rêvé. Cependant, là où ça se complique, c'est que nous ne savons pas ce qu'il s'est effectivement passé dans ce faux passé. Il faut donc qu'on arrive à faire parler naturellement Harry pour mieux cerner la situation et savoir si oui ou non le sort a été une réussite ou un vrai fiasco. Après, on avisera.
Hermione écouta Ron en silence. Elle éprouvait une immense fierté de l'avoir comme petit ami. Ron était un esprit très pragmatique et capable de prendre des décisions rapides. Ils se complétaient bien.
- Donc, tu dis qu'il faut enquêter ?
- Oui, pour savoir qui est devenu notre Harry.
Voilà pour ce soir :) J'ai franchi les 35 pages OpenOffice (et pour moi c'est énormissime !) alors ça me fait vraiment plaisir, et j'espère que ça vous a plu ! L'histoire va avancer plutôt vite à partir de maintenant :)
Ha, et n'hésitez pas à me laisser un petit mot d'amour, c'est toujours très émouvant.
