Hey tout le monde ! Je sais, je sais. J'ai mis énormément de temps avant de vous poster ce nouveau chapitre, mais avec le Bac Blanc et mes quelques soucis personnels, je n'ai pas vraiment eu le temps d'écrire. J'espère tout de même que vous ne m'en tiendrez pas rigueur :P Et que la suite vous plaira !
Réponses aux reviews anonymes :
Talousa : Hey ! Merci pr ta review. C'est vrai que le chapitre précédent n'était pas le plus long et je doute que celui là le soit également, désolé. J'espère tout de même qu'il te plaira. Bisous :)
Maylis : Coucou ! Ahh, je sais que mon Draco ne fait pas l'unanimité... mais personnellement je ne compte pas changer son caractère du jour au lendemain. Je comptais le faire évoluer petit à petit. Ça peut paraître stupide, mais il me plaît bien comme ça. Je trouve que ça change des histoires que l'on lit d'habitude. :/ Mais j'espère tout de même que mon Draco "larve", "chochotte" et j'en passe, ne te rebutera pas au point de ne plus lire cette fiction :P Bisous
Maly : Coucou Maly ! Tu m'as l'air d'avoir appréciée cette fiction. Tant mieux, voici la suite, en espérant qu'elle te plaira également. Bye ;)
Sur ce... BONNE LECTURE !
CHAPITRE 8
Il était en colère. Extrêmement en colère. Il n'avait jamais été aussi mal de toute sa vie. Il avait été à deux doigts d'avoir Potter et malgré cela, cette fichue douleur était revenue au mauvais moment. Heureusement qu'Eliott avait été là, sinon il serait mort à l'heure qu'il est. Il avait toujours mal. La douleur avait été insoutenable et lui comprimait la poitrine avec une telle force qu'il peinait à respirer. La nuit lui avait semblé interminable et pourtant il étouffait ses plaintes sous un oreiller, recroquevillé sur lui-même. Il faisait nuit mais la pleine lune éclairait le ciel, dégagé de tout nuages. Cela faisait plusieurs heures qu'il faisait des allers retours en direction des toilettes, une envie de vomir le prenant sans arrêt. Cependant rien ne sortait.
Potter devait bien se moquer de lui et devait sûrement le prendre pour un lâche. Obligé de fuir comme un vulgaire mortel. En plus de deux cents ans, jamais cela ne lui était arrivé. Il détestait se sentir aussi vulnérable qu'un nouveau né. Si quelqu'un décidait de s'en prendre à lui dès cet instant, il ne serait même pas capable de se défendre. Quel honte ! Il faisait vraiment honte aux Jedusor. Heureusement que son père n'était plus de ce monde. Il imaginait déjà les regards hautains et méprisants qu'il aurait reçu de lui.
La lourde porte de sa chambre s'ouvrit dans un petit grincement.
« Ça y est Maître, tout a été installé » fit une voix derrière lui.
« Bien... Nous resterons ici pour l'instant » répondit-il la voix haletante.
Eliott s'avança près du lit, hésitant. Il n'avait encore jamais vu Tom dans un état pareil. Il souffrait et ne cessait de répêter qu'il se devait de mener à bien cette fichue vengeance. Lui n'était qu'un pion parmi tant d'autres. Seulement, il aurait aimé pouvoir tout changer et le convaincre de tout abandonner.
« Eliott... Écoutes moi bien. Je ne changerais pas d'avis. Nous... Ah... Nous sommes à deux doigts d'évincer Potter... »
« Vous vous doutez bien que votre santé m'importe bien plus que cette vengeance Maître mais... »
« Ça suffit ! » Hurla le brun s'étant levé entre temps pour le voir et agrippant le col de sa chemise.
Ils restèrent comme cela plusieurs minutes, se fusillant du regard. Eliott savait qu'il avait raison. Ses sentiments étaient bien plus fort qu'une maudite vengeance. Le regard de Tom vacilla un instant avant que ses jambes ne le lâche. Heureusement, le blond pu le rattraper à temps.
« Quel piètre vampire je fais n'est-ce pas Eliott ? » ricana Jedusor de plus en plus fatigué.
« Ne vous rabaissez pas. Vous êtes bien plus que cela ... »
La journée avait semblé interminable. Son père avait passé le plus clair de son temps à faire des allers retours entre son travail et la maison. Enfin son travail... Il n'était plus vraiment sûr de rien. Et lui qui ne pouvait même plus sortir, son père le lui avait formellement interdit, par peur qu'un autre vampire ne s'en prenne encore à lui.
La matinée passée avec son parrain avait été plutôt plaisante mais cela n'empêche que les vacances s'annonçaient de plus en plus ennuyantes. Et Blaise qui n'était même pas là pour le divertir un peu. A vrai dire depuis son petit voyage en Italie il n'avait pas pu lui parler. Il espérait vraiment avoir de ses nouvelles au plus vite. Il aurait aimé lui parler de ses problèmes récents avec son père et son histoire avec Potter. Mais il doutait bien évidemment que son père accepte qu'il mette Blaise au courant de toute cette histoire.
C'est dans ces moments là que Draco se remettait en question. Pourquoi devait-il toujours se préoccuper de ce qu'en penserait son père. Ne pouvait-il pas réfléchir et agir par lui-même ? Ne pouvait-il pas décider par lui-même qui il voulait voir ? Serait-il toujours le fils de Lucius Malfoy, incapable de voler de ses propres ailes ? A vrai dire le seul véritable problème résidait dans le fait qu'il comptait encore et toujours sur son père et son parrain pour lui dire quoi faire.
Le blond soupira et décida d'aller se changer les idées dans le petit parc situé derrière le manoir. Personne n'y allait en temps normal, mais il avait besoin de prendre un peu l'air. De plus on lui avait interdit de sortir mais cela ne voulait sûrement pas dire qu'il ne pouvait pas se promener dans son propre manoir. Il prit un livre au hasard dans la bibliothèque personnelle de son père puis décida d'aller lire tranquillement sous un arbre du parc.
La nuit s'annonçait fraîche mais il ne voulait pas encore rentrer. Il devait être un peu plus de huit heure du soir et son père devait sûrement déjà être rentré. Peu presser de se retrouver face à son géniteur il décida de rentrer en traînant des pieds. Malheureusement il arriva bien plus vite qu'il ne le pensait. Les lumières étaient éteintes mis-à-part celle de la cuisine. Il se dirigea donc vers celle-ci. Son père était là, adosser contre le plan de travail, un verre de scotch à la main.
« Ne t'avais-je pas dit d'éviter de sortir Draco ? » lui demanda d'emblée son père.
« Bonsoir à toi aussi papa... » répondit-il un brin agacé.
« Ne prends pas ce ton avec moi jeune homme »
Draco ne répondit rien préférant sortir de la pièce. Mais son père le rattrapa avant qu'il n'ai eu le temps de monter les escaliers.
« Draco ! Ne me pousses pas à bout ! »
« Je n'ai rien faire papa... J'étais juste dans le parc. Tu ne vas pas m'interdire d'aller dans notre parc non ? » répliqua Draco de plus en plus contrarié.
« Qu'est-ce que tu as bon sang ? Je ne te reconnais plus Draco »
Le blond ne dit rien croisant les bras sur son torse. Il se trouvait pathétique à bouder comme un gamin de primaire. Mais que pouvait-il faire d'autre. Son père ne l'écoutait jamais de toute façon.
« C'est cette histoire avec Potter c'est ça ? Tu m'en veux parce que je t'ai interdis de le revoir ? »
Draco fronça les sourcils. Bien sûr que non ce n'était certainement pas à cause de Potter. Enfin si... en parti. Mais le problème en lui même ne venait pas de Potter. Le problème c'était lui à vrai dire.
Il soupira une énième fois Son père ne voulait que le protéger. Pourquoi ne pouvait-il donc pas se contenter de ça ? Il décida de ne rien dire, puis courut s'enfermer dans sa chambre.
En colère. Bon sang ce qu'il pouvait être en colère. Il n'avait même pas pu dormir de la nuit tellement il en voulait à son frère. L'humilier en public ne lui avait pas suffit mais en plus il lui interdisait formellement de revoir Weasley. Inconcevable ! Alors qu'après tout ce temps ils s'étaient enfin retrouver. Et dire qu'il se sentait beaucoup mieux près de lui. Il avait comme l'étrange impression que tous les mensonges, toutes les cachotteries que Ron avaient pu lui faire ne comptaient plus. Qu'il allait enfin avoir le fin mot de l'histoire. Mais il avait fallut que son imbécile de grand frère vienne tout gâcher. Rhaa ! Ce qu'il pouvait être en colère.
Il était près de deux heures de l'après-midi et il n'avait pas mis les pieds hors de sa chambre. Il ne voulait pas le voir et avait décider de lui faire la gueule tant et si longtemps qu'il ne changerait pas d'avis. Sa grand-mère était passé dans la matinée lui apporté de quoi petit-déjeuner, mais il se sentait si mal qu'il n'avait pas avaler grand chose. Ils avaient parlé un peu avant qu'il ne décide qu'il voulait rester seul.
« Lorsqu'il saura qui tu es vraiment... Crois-moi, tu ne sera plus qu'un vague souvenir Weasley »
Darren avait toujours été contre sa relation avec Ronald et il s'était souvent demandé pourquoi. Mais maintenant il avait la certitude que son frère savait ce que lui cachait son ex petit-ami depuis si longtemps. Et sa grand-mère aussi de toute évidence. N'avait-elle pas l'air de bien connaître le parrain de Potter et sa clique ? Il devait sûrement y avoir quelque chose de louche là dedans et foi de Zabini il trouverait quoi. Mais en attendant Ron lui manquait. Il se demandait vraiment ce que le roux faisait.
Blaise se leva de son lit et décida de sortir prendre un peu l'air. Il faisait beau alors pourquoi ne pas profiter du soleil pour passer l'après-midi au bord de la piscine de la villa. En maillot de bain et sa serviette sur l'épaule Blaise descendit de l'étage passant par le salon sans un regard pour son frère qui était en grande discussion avec leur grand-mère.
Celui-ci soupira et le regarda traverser la pièce visiblement toujours aussi remonté contre lui. Il jeta un regard à Carmella qui ne semblait pas se soucier de leur problème de communication, semblant lui dire « débrouille toi tout seul » d'un seul regard. Il soupira et se leva donc de son fauteuil décidant à rejoindre son petit frère.
Allongé sur un transat, lunette de soleil sur le nez, un magasine à la main, Blaise fit semblant de ne pas l'entendre venir continuant sa lecture comme si de rien n'était. Il détestait la manière qu'avait son frère de se passer la main dans les cheveux lorsqu'il était nerveux ou mal à l'aise. Il lui rappelait beaucoup trop Weasley pour son propre bien.
« Tu me fais toujours la gueule à ce que je vois » lui demanda-t-il au bout d'un long moment.
Blaise ne daigna même pas lui accorder la moindre attention. Il savait qu'il finirait par l'énerver s'il ne répondait à aucune de ses questions et c'est bien ce qu'il avait l'intention de faire. Il profita du fait que son frère ne pouvait capter son regard grâce à ses lunettes pour le détailler du coin de l'œil.
Darren avait toujours été beaucoup plus que lui. Beaucoup plus grand, plus musclé, plus intelligent. Plus perspicace aussi. Il avait toujours sut qui était bon et qui était mauvais dans son entourage. Mais cette fois il refusait de le laisser traiter Ron comme une mauvaise personne. Il lui devait tout. Il s'était occupé de lui comme un père, une mère mais il était surtout son grand frère.
Blaise se secoua mentalement la tête. Non. Ce n'était pas parce qu'il était son grand frère qu'il devrait l'écouter et refuser de voir Ron. Hors de question !
« Weasley est différent de l'homme que tu penses qu'il soit Blaise et... »
« Tu le connais mieux que moi c'est ça. Excuse moi j'avais oublié que c'est toi qui est sortit avec lui Darren » le coupa sèchement le plus jeune.
« Ne me parle pas sur ce ton Blaise ! A quoi joues-tu au juste ? Qu'est-ce que tu crois hein ? Qu'il est parfait pour toi c'est ça ? Qu'il est l'amour de ta vie ? Qu'il ne te cache rien ? » enchaîna Darren perdant de plus en plus son calme. « Je connais bien mieux que toi les vauriens de son espèce. Je refuse que tu le côtoies que tu le veuilles ou non »
« Tu parles comme si tu savais tout de lui. Comme s'il était une menace. Mais il est différent de ce que tu peux penser Darren. Ou alors quoi ? Tu me caches quelque chose toi aussi c'est ça ? »répliqua-t-il vivement. « Tu sais quelque chose sur lui que je ne sais pas c'est ça ? »
Darren ne daigna même pas lui répondre et grogna un « tu m'énerves » avant de s'en aller.
« Toi aussi tu m'énerves » pensa le mulâtre encore plus énervé contre son frère.
Il décida de ne pas rentrer et passa toute l'après-midi dehors profitant du soleil et de la piscine. La nuit commençait à tomber lorsqu'il préféra rentrer. Le vent commençait à se lever lorsqu'il entendit un bruit étrange à l'arrière de la Villa. Il crut tout d'abord à un petit tour de son imagination lorsque le même bruit se reproduisit un peu plus fortement. La curiosité était l'un de ses défauts les plus important.
Blaise posa alors ses affaires sur une chaise au hasard et marcha jusqu'à l'arrière de la maison. Un autre bruit attira son attention. Pourtant il n'y avait personne. Il s'apprêtait à rebrousser chemin lorsqu'il sentit quelqu'un lui agripper soudainement le bras, une main puissante lui bâillonnant la bouche. Son cœur fit un sursaut dans sa poitrine lorsqu'il reconnu son « agresseur ».
« Weasley ! » chuchota-t-il furieusement lorsqu'il eut enfin l'usage de sa bouche. « J'étais à deux doigts de la crise cardiaque abrutit ! »
Le roux ne dit rien, un sourire moqueur aux lèvres. Il allait vraiment le tuer ! Cet idiot avait faillit le faire mourir de peur et tout ce qu'il trouvait à faire c'était se foutre de lui. Qu'il aille se faire foutre alors, se dit Blaise en faisant demi-tour.
« Attends. Où tu vas comme ça ? » lui demanda Ron son sourire toujours accroché aux lèvres.
« Je rentre. Je suis fatigué Weasley. Si tu n'as rien à me dire, au revoir. »
Ronald l'attrapa alors par la taille et le ramena contre son torse et enfoui sa tête au creux de son cou. Il respira doucement son odeur, déposant de tendre baisers sur sa peau sensible. Blaise se sentait tellement bien dans ses bras, seulement une question lui fit briser le silence.
« Qu'est-ce que tu fais là Ron ? Si mon frère te vois ça va encore partir dans tous les sens »
« Je me contrefiche de ton frère. Tu me manquais alors je suis venu te voir » lui dit-il. « Et puis... »
Blaise releva la tête, intrigué. Ron semblait nerveux et déçu.
« Quoi ? Encore une mauvaise nouvelle je suppose »
A la tête que faisait Weasley, Blaise savait que ce qu'il s'apprêtait à lui dire n'allait vraiment pas lui plaire. Après tout cet imbécile avait le don de le faire sortir de ses gongs.
« Oui. Enfin... plus ou moins. Je... je retourne à Londres dès demain » fit le roux de plus en plus nerveux.
Blaise ne dit rien se contentant de regarder Weasley comme s'il était totalement stupide. Il s'attendait à ce qu'il lui annonce quelque chose qui l'aurait mit dans une rage noire, comme il avait si souvent l'habitude de le faire. Il s'attendait à ce qu'ils s'engueulent et se quitte fâché. Mais sûrement pas à ça.
« D'accord. Tes vacances en Italie se termine, et alors ? Notre... relation aussi c'est ça ? » lui demanda le mulâtre, peu sûr de comprendre.
« Qu... Quoi ? Non ! Bien sûr que non. C'est juste... Enfin tu vas me manquer quoi »
Ne pouvait-il pas être plus mignon ? Voir Weasley rougir était très rare. Blaise adorait le taquiner, le rendre nerveux. Il ne le trouvait que plus beau. Et ce qu'il venait de dire, bon sang ce que ça pouvait être niait. Mais étonnement, il adorait ça.
« Toi aussi tu vas me manquer. Mais je vais bientôt rentrer alors... » fit Blaise, en haussant les épaules.
Ronald sourit puis resserra son étreinte autour du corps de son amant. Il adorait le sentir contre lui. Tout ce qu'il désirait dans ces moments là c'était de tout oublier. Que ce soit son statut en tant que vampire, leurs différences, les mensonges... Cette fichue guerre. Tout oublier et vivre pleinement leur histoire. Seulement il savait qu'ils auraient beaucoup de chemin à faire avant qu'ils ne puissent réellement être ensemble.
Frottant leur nez ensemble, Ron n'hésita pas à happer les lèvres de son vis à vis, un sentiment de pure féliciter le prenant une fois leur baiser entamer. Ils passèrent de longues minutes au même endroit, ne bougeant pas, ne parle pas, s'embrassant encore et encore. Tout d'abord tendrement, puis sauvagement, pour peu à peu reprendre le souffle et recommencer. Ron ne se gênait pas pour déposer de petits baisers sur le visage du métis. Blaise était sur un petit nuage. Malheureusement, toutes les bonnes choses ont forcément une fin. La voix de Darren se fit entendre, appelant Blaise non loin de leur cachette. Le métis soupira, jurant à voix basse et maudissant son grand frère qui semblait se faire un devoir de toujours tout gâcher.
« Tu vas devoir y aller. Darren va me faire une crise sinon »
Weasley acquiesça puis l'embrassa une dernière fois avant de s'en aller. Un « je t'aime » avait faillit sortir avant qu'il ne se rattrape. C'était beaucoup trop tôt, se disait-il.
Complètement trempé il leva les yeux au ciel et soupira. Il détestait la pluie. A vrai dire, il détestait énormément de choses dans sa maudite vie, mais devoir parcourir tous ces foutus kilomètres pour une mortelle. Quel ennui !
Arrivé devant l'énorme Manoir, il rabattit sa capuche sur sa tête et se décida à avancer. Devant la porte il sonna et attendit que l'on vienne lui ouvrir. Que ne fut sa déception en voyant une simple domestique lui ouvrir.
« Bonsoir, que puis-je pour vous ? » lui demanda-t-elle.
Elle semblait si candide et naïve. Les cheveux châtains mi-longs, des yeux gris et une bouche fine. Elle est délicieuse, se dit-il.
Il fut à deux doigts de lui sauter dessus pour en faire son dîner. Mais sa raison le rattrapa bien vite.
« Suis-je bien au Manoir Black jeune demoiselle ? » demanda-t-il d'une voix basse et grave.
Celle-ci acquiesça. Mais avant même qu'elle n'ai le temps d'appeler les maîtres de maison, l'homme à la capuche s'en alla. Elle fut surprise face à cet homme étrange et referma la porte tout aussi intriguée.
La soirée se passa dans le calme pour la petite famille habitant dans ce grand Manoir. Le père venait de rentrer et tenait son unique fils dans ses bras pendant que la mère jouait du piano dans un coin de la pièce. Tout semblait parfait. Pourtant, lui avait une mission. Et plus vite il l'aurait exécutée, plus vite il pourrait reprendre sa vie normale.
Il fit le tour du domaine et grimpa la façade arrière puis se posa sur le rebord d'une terrasse. Tranquillement assis depuis plus d'une heure, il pu enfin voir les lumières s'éteindre dans le Manoir Black. Enfin il allait pouvoir se mettre en action. La terrasse sur laquelle il s'était posée appartenait à une chambre d'amis apparemment. Il décida donc de descendre un étage plus bas et fut heureux de constater qu'il était au bon endroit.
Tout était calme, ce qui ne le dérangeait absolument pas. La fenêtre était grande ce qui allait sans doute lui faciliter les choses. Il crocheta donc la serrure puis émit un petit rire en remarquant qu'elle ne lui résistait pas. Il n'avait pas encore perdu la main apparemment. La chambre était plongée dans le noir. Cependant, elle était vide. Il ferma les yeux et se concentra sur d'éventuels bruits aux alentours. Il put donc capter le son de pas venant dans sa direction. Ils étaient légers, presque aériens, ce qui lui permit de savoir que sa proie s'approchait. Il fit donc ce qu'il faisait toujours dans ces moments là et se cacha derrière la porte.
Celle-ci s'ouvrit lentement puis la lumière fut allumé. La femme qui venait d'entrer ne le remarqua pas et sursauta violemment lorsqu'il referma brusquement la porte derrière lui. De toutes ses missions celle-ci était la plus ennuyante.
« Qu'est-ce que vous faites chez moi ? » cria-t-elle.
Qu'est-ce qu'il disait ? Ennuyant.
Il ne prit même pas la peine de lui répondre et la gifla violemment avant qu'elle ne décide de se mettre à hurler plus fort. Des bruits de pas se firent entendre. Et merde ! Le mari, se dit-il. Il ne manquait plus que lui. Bon sang, il allait devoir faire vite. Et l'orage qui grondait de plus en plus fort l'incitait à se dépêcher.
A suivre ...
Voilà les amis ! J'espère que ce chapitre vous aura plut autant que les autres. De gros gros gros bisous et à la prochaine :)
