Disclamer : Rien ne m'appartient dans ce texte.
Auteur : Sebarrya (Seb', toujours la même quoi qu'il arrive).
Note : Je n'étais plus vraiment dedans mais voici le nouveau chapitre. Bonne lecture !
Chapitre 7 :
Circonvolutions aériennes
On ferme les yeux. On occulte la réalité. On est si bien quand on ne voit plus le monde réel.
Je crois que la chose qui m'impressionnera toujours le plus chez l'Homme, c'est sa capacité à se voiler la face. Elle m'impression d'autant plus désormais que je me rends compte que je le fais aussi.
Ainsi, nul n'est immunisé contre ce mal tout droit sorti de notre subconscient. Sincèrement le subconscient est notre pire ennemi.
Tout d'abord parce que nous ne pouvons le contrôler, ce qui s'avère particulièrement contrariant. Ensuite, ignorer des choses sur soi-même, je trouve ça malsain.
Ce n'est que mon avis, mais j'ai la prétention de le croire éclairé. Bien, éloignons-nous de cet épineux problème pour nous pencher sur un autre qui l'est tout autant.
Il n'a l'air de rien pourtant ce message mais croyez-moi, il n'est pas rien : Rendez-vous quinze heures à la volière.
Malfoy me donne des ordres maintenant. Ce petit pion insignifiant sur l'échequier que j'ai conçu, se permet de me donner des ordres.
J'aurais tout vu. J'en rirais presque mais pour être honnête, j'enrage. Je tapote rageusement la réponse sur mon portable : Désolée à cette heure-là, je baiserais ta mère Malfoy.
Je range le portable tant maltraité dans ma poche et frappe du pied une poubelle qui renverse son contenu sur le sol immaculé. Ca donnera du travail aux bonnes, tiens.
Je m'éloigne d'un pas raide de la scène du crime, le visage contracté par la colère. Je déteste quand les choses vont de travers.
Et beaucoup trop de choses échappent à mon contrôle en ce moment. Je savais que Malfoy serait un facteur difficile à contrôler mais j'ai l'impression que je n'avais pas calculé à quel point il le serait.
Et cela m'énerve. Je déteste me tromper dans mes calculs. Et encore plus pour ceux concernant mon projet.
Dans un nuage illicite, une idée germe dans mon esprit. Et si tout le monde se trompait, et si la véritable bonté c'était justement de faire du mal aux autres ?
Et si c'était en les brisant qu'on pouvait les faire donner le meilleur d'eux-mêmes ? Et si j'aidais l'humanité en la détruisant comme je le désire ?
Ce ne sont peut être que les délires d'une toxicomane, peut être que je me trompe mais cette pensée me hante depuis.
Je tire à nouveau sur mon joint. La montée d'endorphine me laisse un instant pantoise. Tant mieux, autant aller en cours défoncée, c'est le seul moyen de supporter les autres.
Il est 13h13, mes pieds pendent dans le vide. La tour d'Astronomie est vide et quelque part dans l'école, des gosses se coursent en riant.
Malfoy me réponds enfin, sa réponse m'arrache un rire mélancolique : Je peux la remplacer si tu veux.
Répartie facile. Il a du passer une mauvaise nuit le pauvre : Non, je voudrais pas voler son mec à Zabini.
Je m'autorise un sourire, fière de ma réponse. Soudain un souffle dans mon cou. Je sursaute violement manquant de tomber.
"Malfoy, t'es cinglé, j'aurais pu me tuer.
-Tu me manquais trop, pardonne moi."
Il se met à rire. Je tourne la tête vers lui me composant un air furieux.
"Casse-toi. Je préfère être seule."
Il hausse un sourcil, j'en hausse un. Technique du miroir, normalement ça énerve les gens. Mais Malfoy n'est définitivement pas normal.
"Et moi je veux rester avec toi, ma belle. Alors comme ça tu baises ma mère ?"
Comme c'est original. Je ferme les yeux, je n'ai pas envie de jouer, trop défoncée pour ça.
"Je t'ai dis de te casser. Alors maintenant tu fermes ta grande gueule, tu mets ta fierté de con de côté et tu te barres."
Il pose une main sur mon épaule que je repousse violement. Je me mets debout sur le muret le toisant de toute ma hauteur.
"Barre toi Malfoy ! Je ne veux pas te voir ! Je ne veux voir personne, ok ? Ni toi, ni personne d'autres ! Je veux juste être seule, c'est si dur à comprendre ? Faut que je te fasse un dessin ou tu peux comprendre tout seul ?"
Je lui hurle dessus. J'ai presque envie de pleurer. Je sens un début de bad trip. La parano, la colère, la tristesse. Tout ce que je ne dois jamais montrer.
"Hermione, calme toi, je t'en prie. Tu as fumé ?"
Je lui tourne le dos, fixant le sol plusieurs mètres plus bas. Il monte sur le rebord me rejoignant puis me prends dans ses bras. Je suis trop surprise pour réagir.
"Je t'en prie, ne sois pas comme ça. C'est pas nous d'être comme ça. C'est pas à toi de faire ça."
Il me serre un peu plus fort. Et je me surprends à me tenir desespérement à lui. On ne devrait pas, je vais le regretter, je le sais, mais mon cerveau s'est déconnecté.
"Et qui le fera dis-moi ? Ton dealeur, peut être ? Tu l'as dit ce n'est pas nous d'être comme ça, mais il y a un nous, ce qui implique que nous sommes liés. Alors non c'est pas moi de faire ça, mais tu es importante à mes yeux alors ça passe avant ma fierté de con comme tu dis."
Je me tais et ferme les yeux aussi fort que je le peux. Je ne veux pas entendre ce qu'il dit. Ce ne doit pas être réel.
"Allez viens, descends de là, je te raccompagne dans ta chambre."
Je ne bouge pas, je me serre contre lui. Je ne veux pas qu'il parte, ça m'oppresse soudainement. Je ne veux pas qu'il me laisse seule. Je laisse s'échapper un murmure.
"Embrasse-moi."
Nos yeux finissent toujours par s'ouvrir, hélas. Alors on fais semblant de ne pas voir. On sait si bien se mentir.
A suivre ...
Ce matin, je me suis fait réveillée à 10h30 par mon dealeur qui venait me fournir ma came à domicile alors que j'aurais du être en cours. Ca devient grave je crois. Bref j'en ai assez dit sur ma vie, j'espère que ce chapitre vous aura plu. J'attends vos avis et autres récriminations.
Bisous et à bientôt,
Seb'(Imagine un monde sans drogue, moi je n'y arrive pas.)
