Si vous avez pas compris le titre...(J : Huh... Stupides personnes.) C'est mon anniv' ! :D :D Du coup chapitre en avance, et 5.7k de mots contre 3/4k d'habitudes. Et toutes les explications sur Megan !
(Bon en fait mon anniv c'est le 28, mais j'avais trop hâte de voir vos jolies review le matin de mon anniv... Et bah non. Parce que FF bugue. Du coup c'est pour ça que j'ai pas pu répondre à vos reviews - JE VEUX LES VOIIIIR T_T - parce que... beh, je vois rien.)
(Mais que ça vous empêche pas de me laisser un joli cadeau en reviewant :D)
Chapter Seven :
Happy Birthday Skaelds !
Harleen se sentait à l'étroit dans cette salle aux allures luxueuses. D'ordinaire, elle aurait été comme un poisson dans l'eau, habituée par sa famille à l'Opéra, aux restaurants cinq étoiles et autres joyeusetés, mais aujourd'hui elle avait l'impression d'étouffer.
Et voici une bague coûtant le prix d'une maison, voilà le nouveau sac Hermès pour mon anniversaire, regardez regardez je crois que je n'ai pas assez exposé mon énième bracelet Yves Saint Laurent. Ce que je veux pour Noël ? Mais voyons, que pourrais-tu m'offrir que je n'ai pas déjà, chérie !
Ou peut-être que c'était simplement le mélange de devoir attendre Megan – qui comme d'habitude avait du retard – et de subir les regards des gens. Seule à une table, l'air d'attendre. Elle entendait d'ici les murmures.
« - Est-ce que tu crois qu'on lui a posé un lapin ? » « - Pauvre fille, il faut bien te rendre à l'évidence, dix minutes déjà... » « - Est-ce qu'elle va manger seule ? »
Pour l'occasion, elle avait fouillé dans ses tiroirs pendant une vingtaine de minutes, histoire de tirer quelque chose à mettre. Entre ses tailleurs stricts pour l'hôpital et ses pantalons amples, trouver une robe avait été difficile, malgré son enfance dorée. En fait, cette éducation avait provoqué un effet contraire sur Harleen et sa sœur. L'une avait quitté ses parents et la maison, abandonnant ses études de médecine en claquant la porte, sans plus jamais donner de nouvelles, tandis que l'autre refourguait au placard tout ce qui la faisait « femme » et s'enfermait dans un hôpital psychiatrique des plus dangereux.
Un sourire alla percer sur ses lèvres. Comme leurs parents devaient désespérer de leurs filles... Seule la perspective de la paye d'Harleen et de ses études les rendaient un tant soit peu fiers. Il lui faudrait d'ailleurs aller leur rendre visite d'ici peu et avant le mariage.
Megan... Qu'est-ce que faisait-elle maintenant ? La boule dans la poitrine d'Harleen ne faisait que grandir, s'épaissir. Le fait de trouver soudainement les réponses à des questions oubliées lui serrait le cœur, la rendait mal à l'aise.
Elle s'obligea à penser à autre chose, laissant ses pensées dériver sur Ethan. Nouveau sourire. Ethan... Elle avait de la chance d'être tombée sur lui. Harleen avait toujours aimé les hommes calmes, tranquilles, et pacifistes. Surtout changer de ses patients, avoir un contraire flagrant entre eux et ses copains.
Et qu'il vive légèrement à ses crochets pendant quelques temps n'était pas un problème. Il trouverait bientôt un nouveau travail, abandonnerait cet emploi dans sa station-service et tout reviendrait pour le mieux.
« - Harleen ? Désolée du retard, écoute, j'ai vraiment vraiment essayé de me dépêcher mais il y a avait des embouteillages et j'étais stressée du coup je n'arrivais pas à trouver quoi mettre et... Désolée, s'arrêta la brune, se passant une main sur le front.
La blonde lui adressa un signe de tête, se forçant à ne pas lui sourire et gardant une expression impassible. Elle grimaça intérieurement. Pourquoi est-ce que ça devait être aussi compliqué ? Pourquoi est-ce qu'elle ne pouvait pas simplement se lever, la serrer dans ses bras, et lui dire qu'elle lui avait manqué ?
- Merci d'avoir accepté ce... dîner, hésita l'autre. Il faut que je t'explique tout d'accord ?
- Je n'attend que ça, ne te gênes pas, déclara froidement Harleen. Intérieurement elle bouillonnait, surchauffait. Qu'elle lui dise ! Qu'elle puisse lui pardonner !
- C'est compliqué... commença Megan en triturant sa serviette, sa peau pâle se colorant d'un rouge soutenu. Elle fit un signe de la main au serveur, agitant ses ongles en piteux état. Je ne sais pas vraiment par où commencer...
- Et si tu me disais pourquoi est-ce que tu es partie ? Pourquoi est-ce que tu ne m'as jamais donné de nouvelle pendant tout ce temps ? Est-ce que ça te coûtait tant que ça ? J'avais fait quelque chose ?
Harleen serra les dents, empêchant ses yeux de se mouiller. C'était une des choses qu'elle détestait chez elle, de pleurer pour un rien. Enfin ses yeux pleuraient. Un moindre coup de vent, une émotion, un froid glacial...
Mais elle se rappelait de toutes ces années avant, avec elle sur le seuil de la porte, elle venait d'atteindre ses seize ans, et sa sœur ses dix-neuf. Dix ans... C'était long dix ans. Une énième dispute avait éclaté dans la maison alors que Megan était venue leur rendre visite. Elle se rappelait de sa mère qui pleurait, qui avait jeté le portrait de sa sœur sur le sol, de son père qui hurlait en lui demandant de sortir et de sa sœur, droite au milieu de tout ça. Ses valises à la main et qui avait dit calmement, sans crier ni hurler, d'une voix très posée.
« - Je m'en vais. Ne comptez pas sur moi pour vous contacter car c'est fini. Faîtes comme si vous n'avez plus qu'une fille et ça sera le cas, Harleen sera enfant unique. Et j'ai arrêté la médecine, j'arrête tout. Vous n'aurez même plus besoin de payer mes études. »
Le chaos s'était arrêté. Et Harleen avait descendu les marches, s'était fixée devant elle.
« - Ne fais pas ça. Ne t'en vas pas. Megan ! »
Megan l'avait regardée, avait ri puis avait claqué la porte sans même lui adresser un seul mot, laissant la blonde seule pour deux ans encore avec leurs parents. Et eux jamais n'avaient mentionnés Megan, avaient jeté ses photos.
« - Pourquoi est-ce que tu... Pourquoi est-ce que tu as ri ce jour là ?
- Est-ce que tu te souviens de quoi portait notre conversation à table... il y a dix ans ? Demanda la brune pour toute réponse avec un sourire vague.
Harleen fronça les sourcils. Bien sûr que non ! Comment voulait-elle qu'elle se souvienne d'un dîner une décennie auparavant ? En quoi est-ce que ça avait un rapport ? Attendez... Elle secoua la tête, cherchant en vain.
Sa sœur rassembla ses longs cheveux bruns bouclés en une queue de cheval, poussant un soupir avant de se reculer dans sa chaise, le serveur apportant déjà les plats commandés une dizaine de minutes auparavant.
« - Si tu ne veux pas me le dire... commença-t-elle alors que Megan protestait, dis-moi simplement ce que tu es devenue aujourd'hui.
- Je... Je vais le faire. Ce ne sont plus les mêmes circonstances qu'autrefois, ça fait huit ans que tu es partie de chez eux à ton tour. Attends... je préfère te raconter depuis le début.
Harleen porta son verre à ses lèvres, l'observant. Elle bouillonnait. Dix ans de black-out allaient être expliqués enfin.
- Papa et Maman étaient – et sont – plutôt...Stricts. Ils ont toujours été de fervents catholiques, militant contre l'avortement ou ce genre de choses. Et puis je suis partie à New-York pour étudier la médecine, loin de tout ça avec des idées nouvelles et des gens plutôt libertins. L'alcool, les... huh... drogues, tout ce genre de chose.
- Attends tu veux dire que... la coupa Harleen.
- Je n'ai pas fini, tu vas voir. J'ai rencontré des gens. Quelqu'un en particulier, qui venait d'Angleterre, et qui s'appelait Loïs. Et nous... Nous sommes sortis ensemble, même si c'était totalement nouveau pour moi.
- C'est la première fois que j'entends un prénom pareil rit la psychiatre. Le pauvre...
Megan grimaça alors que la blonde s'excusait de l'avoir interrompue, perdant déjà sa fausse attitude glaciale qu'elle entretenait depuis le début du repas.
La brune reprit, sa langue venant passer sur ses lèvres avec un air de ressemblance qui amusa Harleen.
- Je suis revenue à la maison ce jour-là avec l'intention de tout leur dire, de dire que c'était la personne que j'avais choisie et que je voulais leur bénédiction. Sauf... Que même si je m'étais attendue à quelque chose de fort, commenta-t-elle avec amertume, ça a tout dépassé. Ils ont commencés à me dire que je brûlerais en enfer, que je n'étais en plus pas mariée, et qu'ils avaient honte.
Elle marqua une pause, soupirant avant de reprendre.
- Je me suis emportée, Maman s'est mise à pleurer. Alors j'ai craqué et je leur ai annoncé que s'ils me reniaient, alors je partais, et qu'aucun d'entre eux n'auraient plus jamais à subir ma présence. Et puis je t'ai vu toi, toujours en accord avec eux qui me suppliait de ne pas partir, de continuer à supporter leurs insultes, leur haine. Alors j'ai ri, j'ai éclaté de rire, parce que je n'aurais jamais pu faire ça et je suis partie. Tout simplement en claquant la porte.
Harleen se pencha en avant, sans comprendre. Mais pourquoi une telle réaction de la part de leurs parents pour simplement une relation ? Certes, ils prônaient la chasteté avant le mariage mais... Aller jusqu'à là ? Ses parents ne l'auraient jamais mise dehors pour ne pas avoir respecté cette règle. Et d'ailleurs elle ne l'avait pas respectée, n'étant toujours pas mariée. Et...huh... Ethan pouvait prouver certaines choses.
Mais pourquoi avoir réagi aussi excessivement ?
- Harleen tu ne comprends pas ? Sourit Megan en secouant la tête. Loïs était dans mon année de médecine. Elle partageait mon dortoir. »
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Il se débat dans son habit blanc, mais-pas-trop, parce que ce serait un outrage que de le colorer quand on lui a offert si gen-ti-ment. Ses gardes sont là à le re-gar-der, à l'obs-er-ver si fixement que ça en devient... lassant. Il a tout de l'animal en cage. Alors... Il se met à rire.
Qu'ils se rendent compte de l'absurdité de la vie, qu'ils se rendent compte de l'irréalité de ses pensées. Il sent, il les sent - oh oui, ils sont là - ces longs tremblements qui secouent son corps, ces aboiement à la limite d'un hurlement qu'il lâches, frénétiquement. Il ne sait pas s'arrêter, oh on lui a déjà dit, et à ça aussi il a hurlé de rire. Il n'est que démesure.
Il est l'exagération en personne, et ce qui le fait frémir, ce qui ajoute à ses rires ce petit piment si...Particulier, c'est la peur qu'ils affichent. Cette goutte de... su-eur qui glisse le long de ce petit cou si pâle, les yeux écar-qui-llés et les lèvres pincées. Il ne peut rien leur faire d'ici, mais eux... Ils ne le savent pas !
Exagération. Tout est dans les manières scande-il intérieurement en pointant son doigt sur un des gardes. Incompréhension.
Et lui, il continue de hurler de rire, de crier sa joie au monde. Il s'étouffe de rire, fais hurler ses longs gloussements jusqu'en haut de la ville. Qu'ils les entendent, qu'ils les entendent, que la ville entière soit baignée de ses rires.
« - Tais-toi taré de clown ! S'emporta un des gardes en le tirant de sa cellule. Quel malade mental celui-là...
- Ce n'est pas très... gentil, répond-il. Comment réagirait Suzie si elle savait... que Papa est méchant ?
Le garde blanchît sur le champ, se tût. Et lui, il aboie son amusement. Les liens se font plus serrés, la poigne qui l'emporte se fait dénuée de délicatesse mais...PEU IMPORTE ! Ils le...haïssent. Ils ne le comprennent pas. Le traitent de dingue, alors que c'est faux. C'est...faux. Il comprend simplement... Le-monde-bien-mieux-qu'eux.
« - On t'emmène vers la seule médecine capable de te guérir, taré, l'insulta un deuxième maton alors qu'il tirait sur sa camisole, manquant de le faire tomber.
- Interdit... commence-t-il en regrettant de ne pas pouvoir secouer un doigt devant le visage de l'insolent, d'abîmer la … marchandise. Inutile d'être vi-o-lent, tu prendras... ton pied en voyant la scène huh ?
Pour toute réponse, il se prit un coup de matraque dans les côtes, trébuchant en avant sans pouvoir se retenir. S'affala sur ses propres genoux avant de se relever difficilement. Il n'a jamais eu un grand sens de l'équi-li-bre.
Quelque part dehors, il entend encore ces la-a-rves qui l'insultent, qui ravivent leur … mé-dio-crité en tentant de... huh... l'atteindre ? Peine perdue, ses pensées sont déjà... parties. Et il y a un, hm, nom dans sa tête.
Harley Quinn. Son...Arlequin.
Il... sait ce qu'il va faire là-bas. Ces jolis et colorés petits chocs élec-triques. On va abrutir son cerveau, tenter de lui faire... oublier. Mais non non non non. Non. C'est... vain. Il n'ou-blie-ra jamais. Il a trouvé son Arlequin, l'unique et compte bien le...garder. S'en servir.
Sa clé.
C'était... tout simple au fond. Une peau pâle, si pâle. Et il la voit, ses yeux à lui sont.. fer-més, et il la voit. Elle se tait la jolie poupée, ne dit rien, le regarde de ses grands yeux bleus. Trop trop bleus. Est-ce qu'il lui a déjà dit ? Il n'est jamais trop... tard.
- Tes yeux... Sont-trop-bleus, Harley, marmonna-t-il, sans entendre l'énième remarque d'un garde sans importance.
Elle ne répond pas - encore. Que répondre à ça ? Est-elle seulement...là ? Ou est-ce encore une des... hallu-cina-tion qu'ils provoquent ?
Ha, ha, ha. Il la su-pporte. Rien de plus. Une façon de... comment dire... passer le temps ? Oui voilà, voilà. Passer le temps. Des entretiens...intéressants.
Elle est comme... Comme cette chose, inutile, qu'on refuse de se débarrasser. Par possessivité. Il l'est, possessif. Ce qui à lui est à lui. Harley l'est. Elle ne le sait juste... pas encore. Huh. Il se lèche ses lèvres desséchées. Encore. La faute revient au maquillage bas-de-gamme. Quoi qu'il n'en a plus... beaucoup.
Il faudrait, huh, y re-mé-dier. Et Harley est là, encore plus...présente. Il lui rit au visage, lui expose son échec, sa propre persistance à contourner ses règles. Qu'elle comprenne un jour, que ça rentre dans sa... petite-tête.
Et ce visage si... sérieux. Il va finir par le vexer, il sait bien... Que rien ne vaut un-beau-et-grand SOURIRE !
« - On arrive le clown » le coupa un maton, alors qu'il entrouvrait un œil, agacé.
Faut-il donc toujours qu'on...l'interrompe. Il grince des dents, pourlèche une fois de plus ses cicatrices.
« - Savoure ta mémoire parce qu'elle va disparaître prochainement, le menaça un troisième larron.
- Une mémoire... revient. Veux-tu qu'on teste sur... ta vie ?
- Des menaces, mais tu ne peux rien faire ici.
Il prend un peu trop, huh, la... confiance, ce garde. Il le fixe dans ses yeux, la foudre et la folie se transmettant de ses yeux à celui du maton alors que celui-ci vacille, sonné. Il rit. Il fait sombre, sa mémoire va sûrement être un peu... chamboulée et lui rit de toute ses forces, explosant en HA ! HA ! HA ! Au nez de ses gardes.
Qu'ils...essayent simplement de te prendre ce-qui-est-à-TOI !
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- Tu es... finit par dire Harleen après une minute de silence.
Megan n'a pas prononcé un mot depuis son aveu, alors que la psychiatre essaye d'intégrer. Elle... Elle ne lui a pas donné signe de vie pendant dix ans pour ça ? Pour ça ?! Harleen tenta de reprendre son calme, respirant fort. Une simple question de sexualité. Pas de nouvelles. Rien. Aucun moyen de savoir si elle était en vie ou non.
Et tout ça pour une querelle avec leurs parents.
- Tu es une idiote ! Une vraiment, vraiment putain d'idiote... s'exclama-t-elle au milieu du restaurant à voix haute. Toutes les têtes se tournèrent vers elle, alors qu'elle s'en moquait, continuant à pointer un doigt agacé vers sa soeur. Dix ans de ma vie ! Tu sais comme c'est long ? Avec simplement mes patients, Ethan et quelques nouvelles de nos parents !
- Mesdemoiselles, intervint un des serveurs, veuillez cesser s'il vous plaît...
- Une seconde ! s'agaça Harleen. Laissez-moi m'énerver, j'en ai parfaitement le droit en cet instant. Elle se retourna vers sa soeur. MEGAN QUINZEL. Je me moque éperdument de ce que tu préfères, que ce soit un homme ou une femme, mais tu es dans l'OBLIGATION de donner de tes nouvelles !
- Mesdemoiselles, vous...
- Sérieusement ! Crois-tu que j'en aurais fait une crise cardiaque ? Le monde a évolué !
- ...allez devoir...
- Crois-tu que les parents soient heureux du fait que je suis actuellement en train d'analyser un des hommes les plus dangereux de cette planète ? Et crois-tu que je suis moi même contente du fait qu'en plus d'être un patient avec sa propre pathologie, il est obligé d'être séduisant ? Alors en comparaison, préférer une femme n'a absolument rien de grave !
- SORTIR DU RESTAURANT !
Harleen comme Megan se figèrent, se tournant vers la serveuse qui avait hurlé, son chignon s'étant défait, et l'ensemble de la salle muette. La haine à l'état pure sortait presque par volutes de fumées de la serveuse, alors qu'elle les attrapa chacune par un bras avant de les tirer jusqu'à la porte. L'une comme l'autre glissa sur les marches, s'étalant en ce mois de novembre sur le sol gelé.
- ET INTERDICTION DE REVENIR !
La blonde regarda la brune. La brune regarda la blonde. Et les deux éclatèrent de rire, assises par terre dans le froid, devant l'entrée d'un restaurant de luxe et attirant toute l'attention de la rue sur elles.
- Un Subway ça ira ?
- Subway, confirma Harleen, remise de son fou rire.
Mais ça en valait largement la peine.
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" - Bonjour, Joker. On m'a dit que j'étais ici pour vous enlever quelque chose que vous... n'auriez pas dû apprendre.
- Que... de surprises, doc'. On vous attribue toujours les cas les plus... Strange !
Il éclata de rire, amusé par son propre jeu de mot, alors qu'Hugo Strange ne disait pas un mot, se contentant de préparer la... machine. Joli... mot, pour une jolie ac-tion.
Le maton l'attrapa sans douceur - Hé oh... La douleur allait venir rapidement, inutile de se...presser - l'installant en serrant bien fort - tr-o-o-p selon son, huh, avis - les sangles et vissant l'appareil sur son crâne.
- Att-en-tion à ne pas... faire partir ma couleur. C'est que c'est de.. l'entretien, huh.
- J'y ferais attention. Mais je doute que ce soit votre principal souci désormais...
D'un coup brusque, il lui bran-cha la machine, allumant au plus faaible. N'avaient-ils pas compris ?! Il-avait-l'habitude !
Une douleur délicieuse lui vri-i-lla le crâne, déchirant ses tempes. Ex-plosion de saveurs, concerto en trois temps dans son esprit. La douleur l'empêchait preesque de penser, mais ils n'avaient rien compris ! Ne pouvaient rien comprendre, enfermés dans leur vision étriquée des choses. Ça ne lui faisait plus rien-du-tout !
Pourtant, il se concentrait sur l'image blonde d'Harley. Sa jolie et toute douce petite chose. Inutile. Un de ses gadgets qu'on trouve au puuces, qu'on garde on-ne-sait-trop-pourquoi. Alors il éclata de rire encore et encore et encore. Aboyer son amusement au visage de son bou-r-reau ! Douleur...
Une blouse...blanche. Frisson de souffrance qui te fais lâcher un éclat encore plus fort.
BZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ
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Il n'entend que ce bourdonnement INCESSANT, ces grésillements dans son crâne. Toute cette douleur, toute cette souffrance qui remonte par vagues dans ses nerfs, une chevelure blonde, il rit, il rit, il n'en peut plus de rire et hurle de rire pour qu'il ne la ressente plus, des lunettes noires, Harley, Harley, Harley, HARLEY HARLEY HARLEY HARLEY HARLEY !
Il le voit, ce docteur, Strange Strange comme lui et ses patients, ses méthodes et son sourire strange strange strange. Il le voit qui monte d'un cran le levier et la DOULEUR ! Souffrance souffrance souffrance.
Harley, harley, Harley, il s'en souviendra il s'en souviendra il l'a dit, parce que c'est son Arlequin et qu'il lui a promis. Ce sont de vrais tsunamis de douleurs maintenant, vous le ressentez huh vous le savez, ce moment où ça fait hurler pour que ça s'arrête et bien lui il rit il rit il rit pour montrer qu'à quoi bon que voulez vous soigner qui n'est pas abîmé !
- Comment s'appelle votre docteur ? scande l'autre, ses lunettes sur son nez et te bâillonnant presque.
- Il... Il en faut bien plus pour moi, doc' ! Arkham... EST UNE VIEILLE HABITUDE !
Le docteur s'énerve, monte d'un grand encore. Sa langue vient pourlécher avec fureur ses cicatrices, les humidifie, les nettoie, vient se promener sur les lèvres desséchées. Une fois, deux fois, trois fois, encore, encore.
Il fait le fier, le docteur ! Il montre sa... marchandise, augmente la pression ! Mais, mais mais... Lui est comme les autres, même parasite, même être abject et il le voit, il le voit, c'est là tout au fond mais c'est là, sa peur. Un petit truc comme ils diraient, une étincelle, mais il la voit, qui rampe, qui s'étale et qui se déploie, sa peur comme tous les autres.
Alors il rit. Il n'a que ça contre la souffrance alors ce sont de vrais hurlements déchaînés de rire qui les cueillent, qui les frappent en pleine face, qu'ils se mangent dans le visage. Riez riez riez aussi parce que c'est le meilleur-des-médicaments !
Harley, Harley, Harley, huh ! Un nouveau... Pic de douleur. Ses mains tressautent sur les sangles, lui-même tremble, mais c'est sa bouche qui tremble le plus, remplissant le vide.
Ils veulent qu'ils oublie ? Il s'en souviendra... d'avantage !
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- Et donc maintenant, qu'est-ce que tu fais depuis que tu as abandonné médecine ? demanda Harleen en mordant dans un sandwich thon-salade.
Elles s'étaient installées dans un petit coin d'un subway, faisant tâche de vin sur nappe blanche avec leurs superbes robes au milieu des joggings. Mais Megan avait haussé les épaules et avait commandé son sandwich sans se soucier des regards, alors Harleen l'avait imité.
- Ça peut paraître terriblement cliché mais... Je suis journaliste et peint des tableaux pendant mon temps libre.
- Cliché ?
- Tu sais.. Artiste, tout ça, plaisanta la brune en mordant à son tour dans son poulet-tomate. Et twa ? Touj- Toujours sans hobby particulier ?
La blonde lui décocha un sourire, frappant doucement son bras.
- Mes patients me prennent tout mon temps. Enfin surtout le Joker, vu qu'Alice est adorable.
Megan s'arrêta, avalant sa bouchée de sandwich avant de fixer sa soeur avec un sourcil levé et un sourire équivoque. Harleen releva la tête sans comprendre, se demandant ce qui se passait dans son esprit. Qu'est-ce qu'elle avait dit d'étrange ?
- J'ai cru comprendre qu'il te passionnait assez en te voyant dans la salle avec lui. A ce propos... grimaça-t-elle, ses yeux bleus s'assombrissant, je suis désolée...Vraiment. J'ai cru que l'entretien se passait mal et je ne voulais pas que tu brises cette règle avec lui... Et au final je redoutais tellement que tu dises ton nom que je l'ai dit à ta place.
La psychiatre reposa son repas, soucieuse. Elle avait envie de dire à la brune que ce n'était rien de grave mais... Elle se souciait du sort qui attendait le Joker. Comment allaient-ils lui faire oublier son prénom ? A grand renfort d'électrochocs comme il lui avait dit ? Ou bien... Et c'était de sa faute n'est-ce pas s'il allait souffrir, elle n'avait pas été assez rigoureuse. Peut-être pourrait-elle faire changer d'avis son supérieur... Ce n'était qu'un prénom, ce n'était pas si grave.
- Je ne sais pas si ça va se passer mal. J'ai peur qu'ils l'assomment à coup de cachets et je crains les méthodes qu'ils emploieront pour remédier à ça.
Megan éclata de rire, attirant un regard surpris et indigné de la part d'Harleen. Ce n'était pas drôle ! Elle n'osait imaginer la douleur que devait provoquer de tels traitements, et surtout si leur haine envers lui les faisaient enlever les anesthésiants obligatoires.
- Tu te soucie vraiment de lui, Harl' hein ? Mais c'est ton patient, et c'est un malade. Il est malade. Alors préoccupe-toi plutôt de ton actuel copain, plutôt mignon, plutôt que de craquer sur les psychopathes.
- Je ne craque pas sur lui ! s'indigna-t-elle, d'une mauvaise foi qui fit rire derechef Megan.
- Allez, Harl'. Je l'ai vu dans la salle quand je vous regardais. N'oublie pas qui il est... Peut-être qu'il est bel homme sous tout ce maquillage songea-t-elle à voix haute mais ça me paraît un peu louche d'aimer se tartiner le visage. Et ces cicatrices... Tu crois qu'il se les a faîtes lui même ?
Harleen haussa les épaules. Sa soeur ne comprenait rien du tout. C'était son patient, et leurs entretiens se révélaient fascinants à chaque fois, voilà tout. Il y avait également une sorte de lien, d'attachement désormais à ces rituels, mais son but avant tout était de réinsérer son patient en société et son moment d'égarement la dernière fois n'était rien du tout.
Elle était à Arkham pour soigner. Sa dernière volonté aurait été de devenir la nouvelle docteur Crane*.
- Si tu savais le nombre de versions qu'il raconte...
- Comment c'est de traiter avec lui ? Je t'ai vu à l'oeuvre mais... Au quotidien c'est comment ? C'est dur ? Des fois il mène totalement l'entretien ? Comment est-ce que tu fais pour répondre si tu ne sais pas quoi répondre ?
- Megan ! la coupa la blonde. L'autre leva les mains en signe de reddition, un sourire amusé aux lèvres. En général, je m'efforce de mener l'entretien mais il essaye toujours d'en prendre le dessus et c'est... En fait c'est plutôt amusant de discuter avec lui, conclut-elle en souriant à son tour. Simplement... C'est comme essayer de faire éprouver des remords à un tigre. Il n'en a pas et ses raisons sont plus que justes ce qui rend presque impossible ma tâche. Et si... On partait sur un nouveau sujet ?
- Je crois qu'on va surtout partir sur un départ, grimaça Megan en regardant l'heure. Elle se releva, se penchant pour embrasser la joue d'Harleen, avant de ramasser son sac.
La psychiatre se releva à son tour, jetant dans la corbeille à côté son sandwich à peine entamé. Elle s'approcha en hésitant de sa soeur, optant au dernier moment pour une bise. Elles... Cette soirée avait été parfaite, mais ça ne restait qu'un trou de quelques heures chaotique dans une décennie de silence. Et il lui faudrait encore du temps avant qu'elle ne soit parfaitement à l'aise avec sa soeur. Harleen sourit. Après tout, elle avait tout le temps qu'il fallait maintenant.
- C'était... vraiment, vraiment sympa, assura la brune avec un signe de la main, alors qu'elle répondait avec un signe identique.
Elle la regarda avec partir avec amusement.
Harleen avait hâte de faire le point de sa soirée avec Ethan.
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HARLEY HARLEY HARLEY... C'est un véritable combat pour que la mém-oi-re accepte de rester avec lui. Il... tremble sur sa chaise. Et la salle entière résonne, retentit comme un seul et unique être, vibre de toute la douleur et souffrance qu'il hurle. Les rires se mélangent aux vrais hurlement et les gardes, eux-mêmes, se sont plaqués les mains sur les oreilles.
Au milieu de ce...Chaos, de son désordre si bien rangé, il n'y a que le doc'... Que ce docteur qui pourrait tout-aussi-bien être un des patients ! Il se penche, s'égosille et s'étouffe de son propre rire. Ça le met dans une rage folle, ça fait terriblement en-vie de leur arracher la peau sur les os, de voir ce sang - joli tableau que ses mains créent - se répandre sur le sol. Mais, attention ! Pas...tr-o-op. Salir serait terriblement... Impoli !
HARLEY.
Ça vient naître dans le creux de ses reins, ça remonte déli-cieeu-sement dans un fourmillement de douleur et ça en ressort par un aboiement qui les met en rogne. La douleur lui vrille les tempes, l'empêche de réfléchir de respirer et ça bloque il le sent ça bloque au niveau de ses poumons mais rien rien rien jamais non rien ne pourra l'empêcher de rire.
Mais ça le rend fou, ça le rend taré encore plus qu'ils ne disent qu'il l'est alors qu'il scande que c'est faux que les fous ce sont eux avec leurs esprit ETRIQUES ! Car son... vi-s-a-ge devient déjà... flou.
HARLEY. HARLEY. HARL... NON NON NON NON. HARLEY.
Regardez donc ce grand scien-ti-fique, qui l'observe comme un tigre en cage, qu'on aurait réussi à...Domestiquer. A An-a-ly-yser. Il déteste ce mot. C'est ces...blouses blanches qui far-foui-llent dans sa tête, qui observent, qui dissèquent et place chacun... UN NOM DIFFERENT SUR CE QU'IL A. Mais mais mais... Ils peuvent toujours chercher ! Simplement parce qu'il. N'est. Pas... Fou. Pas à... huh... Proprement parler. Il voit le monde beaucoup plus... Ouvertement.
HARL... Harl... Qu'est-c... Qu'est-ce que c'est déjà après ? Il lâche un hurlement qui n'a rien à voir avec le rire, un hurlement de rage. Le Clown est en colère et c'est Gotham qui en fera le deuil.
Harl..Harl, harl, harl ! Il le sait il le sait il ne peut pas l'avoir déjà oublié !
Et c'est au tour de Strange de...rire. De le regarder en ... riant. Et ça, ça peut-être plus que tout ça fait monter sa rage à un degré qui explosera le plafond. Il bout il bout de colère. Il est censé RIRE pas ATTIRER le rire !
Harl...Ha...Ha.. HA HA HA HA ! Son rire a reprit.
La... souffrance lui brouille les sens. Et sa langue, presque...huh...Mécaniquement, continue de lécher ses cicatrices. Voulez... Voulez-vous-savoir-comment-il-les-a-eues ?
Dans sa tête, il n'y a déjà presque plus de prénoms, sur une lettre qu'il fait... glisser sur sa langue. H. Juste un léger H et ça le remplit de fureur de ne plus connaître la suite. Son... Arlequin. H... Harlequin ? Non non non non non.
CE N'EST PAS ÇA !
Il sursaute presque sur sa... chaise. Et il voit Strange s'approcher... Tic. Tac. Tic-Tac TIC. TAC. ! Plus... fort ! Moins.. fort ! Plus fort ? Eeet... Manqué ! C'était... moins fort.
La douleur se stoppe d'un coup, laissant son cerveau embrumé essayer de se...ré-a-c-ti-ver !
- Même un taré comme lui ne mérite pas des traitements pareils... marmonna un des gardes. C'est... Freddie ? Oh, joli...garçon. Le Clown n'est pas si - huh - rancunier. Il se rappellera de... l'utiliser-comme-première-peinture-sur-sol ! Oh non... Non, non, non. Strange. Strange en sera l'heureux... inaugurateur.
- Comment s'appelle votre docteur ?
Il se penche trop... l'imbécile. Sa main vient d'être... retirée des sangles. Et en un tour de passe-passe, le Clown est magicien ne l'oubliez pas, voici le crayon dans sa poche... Dis-pa-ru !
Son nom hein... Huh. H... Quinzel. Il l'a... oublié.
Quelle dé-fai-te !
Il se contente de lui aboyer de rire dessus, se réenfonçant dans son fauteuil. Il préfère l'appeler... Comme ça. Il l'a oublié, la belle affaire ! Ils n'ont... toujours-pas-compris ?
ELLE LE LUI DIRA AUTANT DE FOIS QU'IL LE FAUDRA !
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- Ethan ? Je suis rentrée !
Les talons enlevés, jetés sur le sol, et Harleen qui cligna des yeux, essayant de s'habituer au peu de luminosité. Simplement la lumière de la salle de bain allumée, la porte fermée, et un ordinateur, seule source de lumière du salon éteint.
Intriguée, elle s'approcha de l'écran, avant de s'arrêter, figée.
Mais... Qu'est-ce que...
BAM!
Héhéhé. Oui pardon.
Bref. Comme c'est mon anniversaire... J'aimerais vous demander un truc. Exceptionnellement, ça serait for-mi-da-ble d'avoir un avis de toutes les personnes qui lisent cette histoire pour voir environ combien la lisent vraiment. Si vous plait ?
Mon cawdeau ?
J : Ce serait...huh...Préférable pour vous. Oh... Je ne dis pas que je me ferais une joie de vous... rendre-visite si vous m'ignorez, mais... *rire* je viens d'acheter une nouvelle tronçonneuse...
H : ... Il est adorable en vrai, vous savez.
