Coucou tout le monde !
Me revoilà enfin mais pas de panique comme je suis obligée de faire une formation à domicile j'aurais d'avantage de temps pour écrire et publier de nouveau chapitres !
Bonne lecture.
Bisous et à bientôt !
Lilly x3
Chapitre 7
Bien que sur le moment tout allait bien, ce ne fut pas le cas le lendemain matin. Dès le lever Derek et moi avions reprit les anciennes - mauvaises - habitudes : piques à peine dissimulées, prises de têtes pour rien et cris. La journée s'annonça donc être très longue et elle le fut. Ça se passait tellement mal que j'avais même peur de rentrer à l'appartement où nous nous retrouverions de nouveaux rien que tous les deux. D'un autre côté, tout c'était très bien passé jusqu'à présent… Mais ce baiser avait installé une telle tension entre nous… Je soupirai profondément en m'asseyant à table pour dîner. C'était notre dernier soir ici et je voulais que cela se passe bien malgré tout.
Pourtant, je pense que tout le monde put sentir le malaise entre Derek et moi. Nous tentions de faire comme si de rien était mais c'était plutôt compliqué à vraie dire. Nous n'arrivions pas à nous investir dans la conversation, étant assit l'un à côté de l'autre, dès que l'on se frôlait c'était limite si on ne faisait pas un bond de côté mais ils pensèrent que nous nous étions encore engueulés, d'où l'animosité de la journée…
-A qu'elle heure partons-nous demain ?, m'enquis-je auprès de Derek sans même le regarder.
-Je pensais que nous pourrions partir vers 10 heures. Répondit-il, les yeux fixés dans son assiette.
-Vous partez déjà ?, s'étonna maman.
-Oui, nous avons une soirée de noël demain soir avec des amis. Informai-je.
-Avec des amis ? Vous les voyez tout le temps, vous passerez même le nouvel an ensemble, c'est tellement rare que nous soyons tous réunis. Argumenta Nora.
-On s'est déjà engagés. Répondit simplement Derek.
-Bon très bien… Vous pourriez peut-être partir après manger ?, proposa-t-elle.
-Bien sûr maman. Acquiesçai-je.
-Quoi ?, s'étonna Derek en me regardant pour la première fois depuis le début du repas.
Mon souffle se coupa en rencontrant son regard mais je n'en laissai rien paraître :
-On peut partir après manger, on sera quand même à l'heure pour la soirée.
-Peut-être mais nous arriverons juste à l'heure, on va être fatigué. Dit-il froidement.
-Tu n'auras qu'à boire de la bière, je suis sûre que ça te réveillera. Rétorquai-je, perdant patience.
Il me dévisagea avec incompréhension, penchant la tête sur le côté.
-Que se passe-t-il ?, demanda maman. Vous vous êtes engueulés ? Je croyais que cela allait mieux entre vous.
-C'est le cas, mais tu sais ce qu'on dit : la perfection, ça n'existe pas. Répondis-je.
-On se demande pourquoi, hein ?, ironisa Derek.
Je le foudroyai du regard en posant ma serviette sur la table et me levant :
-Excusez-moi, je n'ai plus très faim.
Je restai enfermée dans ma chambre jusqu'à vingt heure puis redescendis passer la soirée avec ma famille, décidant que Derek ne gâcherais pas ma dernière soirée avec eux. Le lendemain, je fus prête pour dix heures mais Derek m'informa froidement qu'on partirait après manger, l'échange était peut-être froid mais il avait cédé. Le midi se passa relativement bien, Derek et moi avons tacitement convenu que l'on ferait comme si l'autre n'existait pas. Au moment de partir maman versa une larme – peut-être 10 – et nous sera dans ses bras comme si nous partions à l'abattoir.
-On va continuer comme ça pendant combien de temps ?, demanda-t-il son regard braqué sur la route.
-Je ne sais pas… Soupirai-je.
-Ça allait plutôt bien après… Il s'interrompit pour chercher ses mots.
-Ce qu'il s'est passé ?, proposai-je.
-Je suis désolé. Dit-il.
-Moi aussi je suis désolé.
Je tournai le regard vers lui en disant :
-Je ne veux pas être en colère après toi, Derek. Ça se passait bien et j'aimais ça, je ne veux pas qu'on retombe dans nos vieilles et mauvaises habitudes.
-Moi non plus. Acquiesça-t-il en prenant ma main.
Un courant électrique me traversa et j'arrachai ma main de la sienne.
-Tu ne devrais pas faire ça. Dis-je.
Il attrapa de nouveau ma main en répondant simplement :
-Je sais.
-Bon Casey, tu sors de cette salle-de-bain ?!, s'impatienta Derek.
-Tu ne te moque pas, hein ?
-Mais non !
La porte s'ouvrit sur une Casey habillée d'un costume de mère noël très très court et bien trop sexy. Derek déglutit, ses yeux s'arrondissant de surprise.
-Qu'est-ce que c'est que ça ?, demanda-t-il.
-C'est une soirée sur le thème de noël.
-Je suis au courant, mais quand on dit noël on pense surtout aux couleurs tu sais, tu aurais put mettre une robe rouge. Expliqua-t-il avant d'ajouter : Longue jusqu'aux pieds.
-Longue jusqu'aux pieds ?, répéta-t-elle avec incompréhension.
-Tu ne sortiras pas comme ça.
-J'ai promis à Mélanie que je la porterais, elle va porter la même.
Il grimaça.
-Quoi ?, demandai-je.
-Je sens que je vais avoir besoin d'un super self-contrôle pour ne pas casser la gueule à tous les mecs qui vont passer la soirée à te relooker.
-Ne dis pas n'importe quoi. Répondis-je, ne pouvant pas m'empêcher de sourire.
-Arrête. Ordonna-t-il.
-De quoi ?
-De sourire.
Je partis dans un éclat de rire et il me foudroya du regard.
-C'est juste que... Commençai-je avant de m'arrêter.
-Que ?
-Que tu es adorable quand tu essais de me protéger.
-Ce n'est pas toi que j'essaie de protéger, en l'occurrence, mais tous les pervers de cette soirée.
Je souris de nouveau.
-Arrête ça !, ordonna-t-il de nouveau.
-Désolé, je ne peux pas m'en empêcher, je t'assure.
-Aller, on va être en retard. Soupira-t-il.
Le première chose que je vis en entrant dans la salle des fêtes où avait lieu la soirée de noël fut Mélanie qui me sauta dessus en hurlant :
-Tu l'as mise !
-Bien sûr, je te l'avais promis. Répondis-je en souriant.
Cela me fit bizarre de lui parler de vive voix, cela était arrivée rarement et, bien que nous nous soyons rapproché dernièrement, cela avait été uniquement par SMS. Mais j'étais réellement heureuse de la voir !
-Jake a manqué de me faire une syncope en me voyant. Informa-t-elle, amusée, je ris. Il était genre : « Non mais ça ne va pas, tu ne vas pas sortir comme ça en public ?! ». Et Derek, qu'a-t-il dit ?
-Pareil, à peu de chose près. Avouai-je, amusée.
-Ahlala, les garçons !, s'exclama-t-elle.
-Rappelons qu'un des garçons en question est présent. Lança Derek.
-Oh Désolé. Rit-elle en lui faisant la bise.
-Où est Jake ?
-A ton avis ? Là où il y a de l'alcool.
Derek sourit et s'éloigna. Aussitôt, Mélanei se tourna vers moi et demanda :
-Alors ces vacances dans la famille de ton chéri ?
Si elle savait... Si elle savait que ce n'est pas seulement sa famille mais la mienne aussi. Si elle savait qui nous sommes réellement l'un pour l'autre mais que, malgré cela, il représente bien plus pour moi. Si elle savait que tout cela n'est qu'une mise en scène, un rôle, mais un rôle que j'aime jouer plus que tout et que c'est en train de me ronger de l'intérieur.
-Casey ?, s'enquit-elle.
-Tout c'est très bien passé, il a une famille incroyable. Répondis-je.
-C'est génial ! Tu sais ce qu'on dit, quand la belle-famille est dans la poche c'est gagné !
-Et toi ? As-tu ta belle-famille dans la poche ?, demandai-je pour changer de sujet.
-Jake ne me les a pas encore présenté. Tout le monde ne font pas les choses aussi vite que Derek et toi tu sais : l'emménagement et la belle-famille en quatre mois.
-Ouai, c'est sûr !
Depuis quand mentir est devenu aussi simple ?
-Qu'est-ce qui ne va pas ce soir ?, demanda Derek en refermant la porte derrière nous. Je croyais que c'était réglé.
-Ça l'est.
-Alors quoi ?
-Je viens de passer la soirée à mentir à Mélanie. Encore. Comme je le fais avec tout le monde depuis que cette comédie a commencé.
Il fronça les sourcils mais je repris :
-Je l'aime bien, Mélanie. Cela pourrait être une bonne amie mais je lui mens, comment fais-tu pour mentir tout le temps à tes amis ?
-Parce que je ne mens pas.
-Tu ne mens pas ?, répété-je dépité. Tu leur fait croire que nous sommes un couple, que tu es amoureux de moi, que j'ai passée les vacances à rencontrer ta famille...
-Disons que je déforme légèrement la réalité.
-Légèrement, hein ?, ironisai-je.
-Tu veux vraiment retourner sur ce terrain là, Casey ?
Je ne répondis pas, pas sûr de le vouloir vu son air menaçant.
-Je n'ai pas dis que tu rencontrais ma famille mais que tu passais les vacances dans ma famille ce qui, tu l'admettras, est la vérité. Commença-t-il. Et oui, je leur ai dis que j'étais amoureux de toi mais je n'ai pas mentis.
-Quoi ?, soufflai-je.
-C'est la vérité, je suis amoureux de toi.
Je savais qu'il était attiré par moi, ça oui mais amoureux... putain de merde. Je sens mon cœur qui pulse rapidement et une bouffé de chaleur m'envahir. Ça craint.
-Casey ?, dit-il doucement, son regard capturant le miens. Je t'aime.
Presque malgré moi, sans même m'en rendre compte, je m'entendis répondre :
-Je t'aime aussi.
Je m'apprêtai à ajouter un « mais » mais il ne m'en laissa pas le temps, ses lèvres s'écrasant violemment sur les miennes et, bien sûr, je n'eus de nouveau pas la volonté de le repousser.
