Voilà, un chapitre un peu plus long que d'habitude mais où malheureusement il ne se passe pas grand-chose. Mais je l'aime bien quand même. Et j'espère qu'il vous plaira aussi. Je remercie tous les reviewers (Uma to Hebi, Edeinn et les Guests) pour leurs encouragements. Merci aussi à mes amies Choses, surtout Mumu qui publie de très bonnes fics sur One Piece, ainsi que des OS à la demande des reviewers qui trouvent les références de ses chapitres. Bref, bref… ( Désolée pour le retard ! )

L'univers est à JKR, les personnages sont des OC.

Pairing : Judith et Antonin (le seul couple à avoir résisté !)


Chapitre 8 : Routine


Samedi 16 octobre 1971

Arrivée dans ma chambre après ce début de nuit mouvementé à cause de ce crétin d'abruti de dégénéré de Turner, je m'attends à subir l'interrogatoire de Judith mais celle-ci dort profondément. Rien ne semble pouvoir la réveiller.

Elle, au moins, parvient à me faire sourire. Sa position surtout, vu qu'elle a le cul en l'air et le visage dans le vide, avec de jolies gouttes de bave qui coulent par terre. J'ai rien dit..., c'est dégeu...J'arrive tellement pas à dormir que je m'éclate à faire geler les gouttes avant qu'elles touchent le sol. Au bout de deux heures et après avoir créé une belle stalagmite, je trouve enfin le sommeil.

Dimanche 17 octobre 1971

Le lendemain matin, quand je me lève, j'ai le moral à zéro dès que je pose le pied sur le sol. Sans même prendre la peine de m'habiller, j'enfile vite fait un legging et je descends dans la salle commune. Tous sont là à attendre ma réaction : Gabe, Céline, Roxane et Judith et Antonin, main dans la main. Apparemment, Judith est au courant, Roxane et Céline aussi.

Ils m'ont gardé le plus moelleux des fauteuils, comme si j'allais piquer une crise parce qu'on ne prête pas attention à moi ! Tu parles, je vais plutôt faire une crise parce que justement on s'occupe TROP de moi, mais qu'importe.

-Coucou Sam, dit Judith viens, assieds-toi là...

-Hé, ça va je suis ni handicapée ni débile...

Ma voix est rauque, je dois être laide à faire peur et je suis tellement à cran que je démarre au quart de tour.

-On sait Sam, mais tu es sous le choc...tu ferais mieux de relâcher la pression, me dit Antonin.

Et le pire c'est qu'il a raison. Je m'assois, c'est stressant ils sont tous en face de moi. Et ils sont tous en train de me regarder. On est dimanche, il n'y a pas cours, et si je ne dis rien, la journée promet d'être trèèèèès longue.

-Des nouvelles de Max ?

Ils se regardent, gênés.

Puis Céline prend la parole :

-Ils ont réussi à empêcher le sang de couler avant qu'il en perde trop. Il va avoir besoin de beaucoup de temps et de repos pour se remettre mais il n'est plus en danger.

J'essaie de comprendre ce qu'elle a dit...ça veut dire que...

-Combien de temps ?

-Heu...un mois au minimum.

Dimanche 7 Novembre 1971

-Salut Max, comment tu vas aujourd'hui ? Moi, ça va. Enfin, tout est relatif. Tu me manques. C'est surtout ça le problème. À part Judith et Antonin, je suis la seule à venir te voir et je crois que je suis la seule à te parler, toute seule comme une demeurée. Je ne sais même pas si tu m'entends. Ça fait trois semaines que tu...restes allongé là et ça me rend dingue. De pas savoir si tu vas te réveiller un jour, et je...tu me manque. Heu...bref. Réveille-toi vite. À demain.

C'est toujours le même sketch, tous les soirs je passe voir Max. Et j'en sors toujours abattue. Trois semaines de torture pendant lesquelles personne ne s'est tourné vers moi pour rigoler ou se foutre de la gueule d'un prof, plus personne de ma famille pour me soutenir.

Et avec Michael qui me suit partout pour essayer de se faire pardonner, je suis en train de devenir folle.

On est déjà en novembre et il va falloir aussi que je lui trouve un remplaçant s'il ne se réveille pas dans le mois qui vient pour le Quidditch.

Rhhaaa je supporte plus cette situation.

Lundi 8 novembre 1971

-...ouvrez votre esprit, laissez le Deuxième Œil s'emparer de votre âme...Mademoiselle Callum, reportez votre attention sur votre boule s'il vous plaît.

Matière de merde. Quelqu'un peut-il m'expliquer POURQUOI j'ai choisi cette matière ? Et Max n'est même pas là pour faire passer le temps.

Finalement, je m'ennuie tellement que je décide de me plonger dans ma boule de cristal...où évidemment je ne vois strictement rien d'autre que des volutes de fumée rosâtre qui se baladent paresseusement. Je suis tellement concentrée que je n'entends pas Trelawney s'approcher et me glisser à l'oreille :

-L'attente est sur le point de se finir, le jour où les traces seront parties.

Mais oui, c'est ça ! Va faire la vaisselle, peut-être que les traces partiront plus vite...je vous jure celle-là...


-Sam ! Ton anniversaire, c'est bien le 3 décembre ?

Je regarde Antonin avec des yeux ronds.

-heu, oui mais pourq...oh non ! OH NON ! Tu n'as pas intérêt à m'organiser une fête ou quoi que ce soit sinon je...

-Et si tu n'es pas au courant ?

-Antonin, je rigole pas, je suis pas d'humeur...

-Toto a raison, Sam. Ça te changera les idées. Et puis, tu es la première d'entre nous à avoir 17 ans ! Ça se fête...

-Mon chaaaaaat, je t'ai déjà dit de pas m'appeler comme ça, tu sais que ça m'énerve. Ah ! J'ai compris ! C'est pour ça que tu le fais ! Vade Retro Satanas, je vais me venger !

-Non, tu n'oserais pas ? Si ?

-Je te laisse trois secondes d'avance...1, 2,

Judith a déjà pris ses jambes à son cou. Ces deux-là depuis qu'ils sortent ensemble, on dirait qu'ils ont perdu 5 ans d'âge mental. Et encore je suis généreuse.

-...3. Mooooon Chaaaaat ! J'aaaariiiive !

-10, 9, 8,

Pourquoi je compte ? Parce que je sais comment ça va se finir !

-7, 6, 5, 4, 3,

McGonagall surgit alors, trainant Judith et Antonin chacun par un bras. Elle a de l'avance cette fois. 3 secondes pour être précise.

-Et que je ne vous y reprenne plus jeunes gens.

Et elle part.

-Combien, cette fois-ci ?

-4 chacun. Ce qui nous place en 1ère position avec 46 heures.

-Mais attends, vous avez rassemblé vos heures ? Mais c'est...dégueulasse !

-À prendre ou à laisser ma cocotte.

-Vous me le paierez ! Je ferais de vous les Amants des Limbes ! Vous finirez par ne plus pouvoir vous aimer sans ressentir une douleur immense au niveau du tibia et Belzébuth viendra vous tirer les oreilles et vous violer sous le regard de l'autre. Et alors vous viendrez en rampant et vous me lècherez les pieds pour que je lève votre malédiction et je ferais de vous mes esclaves sexuels.

A voir leur tête, faut croire que j'ai un peu forcé ! En même temps, qui ressent une douleur au tibia quand il est maudit ? Qui ? Ca je vous le demande !

Je marche dans les couloirs. Et à cause de Turner qui est en train de me faire virer à la paranoïa, je regarde tout le temps derrière moi.

Mardi 16 novembre 1971

Ca fait déjà un mois que Max est à l'infirmerie. Pompom m'a montré sa blessure. La magie noire de l'autre andouille lui a fait un trou très profond entre les côtes. Ah tiens, d'ailleurs on en voit une, de côte. La magie noire ne peut pas être soignée. Mais cette blessure pourra être masquée avec un sort assez facilement. Tant mieux, ça me rassure. Comme d'hab je me mets à côté de lui et je commence à lui déballer les derniers potins de Poudlard. Et je précise qu'Antonin et Judith nous ont dépassés dans le concours d'heures de colle. Aucune réaction. Super !


Voilà, voilà…

J'espère que ça vous a plu.

Donnez-moi vos impressions, à la semaine prochaine.

Bisouuuuus.

Maï.