Boujour, boujour et oui un nouveau chapitre mais qu'est-ce qui se passe ? Les plus perspicaces auront remarqué qu'on n'est ni Mercredi ni Dimanche, bravo à vous. Le calendrier à appris à voler du haut de ma fenêtre je ne suivrais donc plus ces précieuses dates.
Ma page facebook n'a pas l'air de tellement vous intéresser je ne mettrais donc plus d'illustrations mise a part pour ce chapitre en effet ça prend du temps à faire et j'en ai donc moins pour écrire. Je suis la première à vouloir me faire ma propre image des persos et j'ai tendance à ne plus pouvoir me sortir de la tête l'image qu'on m'a imposé surtout si elle ne me plait pas. Je peux donc comprendre le peu d'engouement pour la page. Elle reste toutefois ouverte j'ai en effet un autre projet qui concerne un manga que je vais coloriser et traduire mais je compte le faire intégralement pour ne pas le laisser en plan en plein milieu et surtout si je rencontre une difficulté qui m'empêche de le finir. Je dois également demandé l'accord de l'auteur. Pour ceux qui connaisse, ça concerne le manga Haikyuu et parle du rapprochement de Kageyama et Hinata.
Voila pour les petits nouvelles, place aux réponses aux reviews :
Amaranphine, et oui Kiba n'est pas fute-fute mais c'est pour ça qu'on l'aime =) et surtout il est très mais trèès long à l'a détente.
Tsuki SUMI, je réserve un rôle tout particulier à Mihashi qui j'espère te plaira.
Narutine, le site ne t'aime vraiment pas puisqu'il ne veut toujours pas afficher ton pseudo. (Rien à voir mais tes cosplay sont très sympa). Et non le nouveau est un gros pervers mouhaahahaahahha.
Alex, et oui tu as tout compris. La question du bisou est le cœur même de l'histoire mais tu devrais avoir des éléments de réponses dans ce chapitre. En ce qui concerne l'évolution de leur sentiment, tu te doute bien qu'il n'y a plus d'intérêt à lire si je te dévoile tout ici.
Je m'excuse d'avance pour la description de certaine attraction qui n'est peut-être pas tout à fait exacte mais je me suis principalement aidée de mes souvenirs de jeunesse (cette phrase fait vraiment vieille). Les "*" indiquent toujours les illustrations que vous pouvez retrouver sur mon FB pour ce chapitre tout du moins.
Bonne lecture.
Nom de Dieu, j'ai découvert comment créer des lignes horizontales... humm pardon je m'égare.
Chapitre 7
Je vers à la chambre comme un condamné à mort montant à l'échafaud, cette nuit a toute les chances de ne pas être de tout repos. J'enfile mon pyjama avec lenteur, appréciant ce calme que je sais furtif. Je me retourne vers ma source de malheur prochain, elle est assise en tailleur sur le lit. Il semble méditer, les yeux fermés. Mais qu'est-ce qu'il fait ? Je m'approche et il prend une grande inspiration.
- J'ai trouvé la voie mon frère, je ne m'exciterai pas comme une fan hystérique devant les One Direction.
Je m'agenouille au pied du lit et joint mes mains.
- Mon Dieu, il a était touché par la grâce.
- Oui mon fils, dit-il en posant sa main sur mon crâne.
- Je suis ton fils ou ton frère, faudrait sav…
- Chut, ce n'est pas important.
Après cette phase à la limite de la secte, on file sous la couette. Il aurait finalement mûrit sur ce point-là aussi ? Il me fait dos pour mieux gâcher ces tremblements d'excitation. Bah non finalement mais je suis heureux qu'il garde ça pour lui.
OoOoOoOoOoO
Un raz de marée me balance littéralement au sol, m'extirpant de la douce chaleur de la couette et de mon sommeil. Je m'assoie, reprenant mes esprits, une tornade blonde tourne dans la chambre. C'est donc ça, ça m'étonne qu'il n'ait pas extériorisé avant. Au moins je suis en forme pour affronter l'échevelé bien que le réveil fut dur. Une masse s'abat sur mon dos et me braille dans les oreilles, si je suis réveillé, de bon matin. Ses bras se balancent devant mon torse et je les agrippe avant de tirer dessus pour le faire passer par-dessus mon épaule. Il se retrouve étalé sur le sol et me regarde surpris de la vitesse d'exécution de ma prise. Je m'assoie sur son bassin et le regarde froidement.
- On va instaurer quelques règles pour le séjour. Premièrement tu ne t'éloigne pas de moi, compris ?
- Mais…
- Compris ?
- …Oui.
- Bien deuxièmement tu n'acceptes pas les bonbons d'un étranger.
- Ça va je suis plus un gamin !
- Ah oui ?
Il détourne la tête, vexé. Bon ça eu au moins le mérite de le calmer.
- Je vais aller m'habiller mais par pitié n'hurle plus, mes oreilles t'en seront reconnaissantes. Je me relève et je sens une paire de bras m'enlacer, il s'est vite relevé le bougre. Il me fait un câlin puis il me laisse vaguer à mes occupations. Je me prépare puis descend prendre mon petit déj, tout seul puisqu'apparemment tout le monde l'a déjà fait sauf moi.
Mon sac étant déjà fait, je vais voir où en est Naru. Il va pas bien, il tourne en rond autour de son sac bouclé et je me demande pendant un instant s'il ne vas pas se mettre à gratter la porte et à couiner. Il me remarque et décide de passer sa frustration et son impatience sur moi. Le trajet va être long, très long. Les adultes sont enfin près à appareiller et on charge la voiture. Naru s'installe à l'arrière et boucle sa ceinture comme pour être sûr qu'on ne l'oublie pas. Je m'assoie à ses côtés et attache également ma ceinture, Minato se met derrière le volant et démarre. Naru est calme durant une bonne partie du trajet mais au fur et à mesure que les panneaux du parc défilent il trépigne sur son siège. Pourquoi ça ne pouvait pas durer plus longtemps ?
La voiture est garée et chacun sort ses bagages. On suit les adultes à la réception pour avoir les clefs. On en a deux, celle des parents et celle des enfants. Décidément il l'aime bien celle-là. On me confie la clef étant le seul à avoir des poches qui ferment bien et le caractère insouciant de Naru ne rentre pas du tout en jeu. On nous montre les chambres et on se décharge avant de rejoindre les grilles du parc. Comme vous vous en doutais, le séjour revient assez cher, ils ont donc prit deux des chambres les plus basses questions tarifs. Franchement on n'as pas à se plaindre, la chambre est très bien et le grand lit semble très confortable. Oui j'ai bien dit LE grand lit, je vous raconte pas l'expression qu'affichais la personne qui nous à montrer la chambre*.
Il est à peine huit heures car séjournant dans leur hôtel, on bénéficie de deux heures de plus que les autres puisque le parc n'ouvre qu'à dix heures normalement. Les grilles viennent juste d'ouvrir et il y a peu de monde.
- Bon les enfants comme de toute façons vous allez n'en vouloir en faire qu'à vos têtes on vous laisse vous débrouiller. On se retrouve juste à midi pour manger, d'accord ? annonce Kushina.
On acquiesce en cœur et on file. On arpente Main street, ce passage contient surtout des boutiques souvenirs ainsi que les bureaux d'aide. Très passionnant en soi. La seule chose qui vaut le coup c'est la déco en accord avec la fête qui clôture le mois, en particulier l'immense citrouille sculptée en forme de Mickey qui trône au milieu de la rue juste devant l'entrée*. Au temps pour moi, y'a surtout des restos en fait, ils sont pratiquement les uns sur les autres. Je les dénombre en surveillant du coin de l'œil Naru qui batifole gaiement.
On arrive au fameux rond-point* qui dispatche la foule dans les différents univers du parc. Il est également décoré et étant assigné d'office en tant que photographe je compte bien exploser la mémoire de l'appareil. Mes clichés en poche, je saisis la manche du blond pour qu'il me suive au lieu de rester bêtement hébété devant le château. Un vrai gosse… Je me dirige vers le premier embranchement à gauche qui mène à Frontierland. L'univers fait penser au western des vieux films. Pour ne pas changer il y a deux restaurants et la première attraction qui se présente à nous est un stand de tir. Les cibles ne sont pas trop dures à viser puisque même les enfants peuvent y participer. On prend chacun un fusil et jamais personne ne nous ont vu avec un air aussi concentré, je peux vous dire que les cactus en carton ne sont pas fier. On utilise tous nos plombs avant de reposer notre arme. Oui c'était des fléchettes en mousses mais je ne veux pas le savoir ! C'était sympa mais pas bien palpitant même si intérieurement on s'en va du stand avec la foi intérieur d'être des snipers d'élite.
On peut aller soit à gauche, soit à droite. Je regarde le plan et si on prend à droite ça finit en cul de sac, autant commencé par là. Le chemin se fait le long d'un lac et il est possible d'y faire le tour sur un bateau à vapeur. Après nos mésaventures en barques on passe notre tour, je l'immortalise quand même avec le manoir en fond ça rend pas mal*. La seule attraction du coin est le manoir hanté et Naru fait mine de ne pas l'avoir vu. Je le prends en photo tout seul* puis entraîne le blond vers l'entrée. Il me suit mais en biais, pas serein de ce qu'il pourrait arriver. Comme vous le savez, il se fiche du sentiment de peur mais il déteste sursauter.
- Y'a personne qui va venir et nous poursuivre, hein ? demande-t-il peu rassuré.
- Non c'est un circuit sur rails ne t'inquiète pas.
C'est vrai le plus grand danger pour lui c'est moi mais chut, il n'est pas obligé de le savoir. Après avoir traversé le jardin du Manoir, on franchit la porte de celui-ci. On pénètre ensuite dans une petite salle circulaire et on se serre un peu les uns aux autres et oui parce qu'on n'est pas tout seul. Aux murs, quatre tableaux représente une jeune femme, celle victime du fantôme du manoir certainement. Sur le premier elle est sur une barque*, coup d'œil furtif à Naru qui a pensé à la même chose que moi. Sur le deuxième elle trempe ses pieds dans un petit cours d'eau*, à côté elle cueille des fleurs dans ce que je suppose être le jardin du Manoir* et le dernier on la voit pique-niquer avec un jeune homme*. Une voix lugubre nous souhaite la bienvenue, se présente comme étant le maître des lieux et raconte la légende de ce lieu. Il ne faut pas se fier aux apparences rappelle-t-il et pour cause ! La salle commence à s'étirer en hauteur ne sachant si on reste sur place où si tout bonnement nous descendons. Si on a un minimum de logique la réponse à ce mystère est enfantine. Les tableaux qui était jusqu'à présents guillerets dévoile à présent un versant plus sinistre*. Les lumières s'éteignent d'un coup et je sens une main m'agripper le bras. Un sourire se dessine sur mon visage à l'idée de la tête que dois afficher le propriétaire de la main. Un bruit de tonnerre et des lumières vives semblables à des éclairs nous font lever la tête. Le fiancé de la jeune fille est pendu au plafond pendant qu'on entend un rire caverneux résonner de toute part. Une porte s'ouvre et on s'y engouffre, Naru toujours accroché à mon bras. On emprunte une galerie de portraits qui changent, suivant comment on les regarde. Un tiraillement sur ma manche me perturbe dans ma contemplation des tableaux.
- T'avais pas dit que c'était un circuit ? s'inquiète blondie.
- Oups, aurais-je menti ? fis-je en me couvrant la bouche.
Naru me regarde d'un œil atterré, j'aperçois un groupe de jeunes juste derrière nous qui s'amusent à faire peur aux enfants. Ils vont m'être utile, faut juste que j'attire leur attention. Je fais semblant de me casser la gueule et ça suffit à attirer leur attention.
-Bon c'est parti !
Il tressaille de mon air trop enjoué pour être honnête. Je l'enlace et lui ébouriffe les cheveux.
- Allez n'aie pas peur, ça vas bien se passer, dis-je assez fort avec un sourire entendu.
Ils me sourient diaboliquement comprenant le message que je voulais leur transmettre. On reprend notre chemin et ils nous laissent un peu d'avance, on aperçois au loin le chemin de rails. Naru ne se doute de rien du piège que je lui tends et son hurlement tonitruant n'en ai que plus savoureux. Le groupe nous double en se marrant et je dois dire que je suis dans le même état qu'eux. Le blond se remet de ses émotions et profite que je me fous de sa gueule allègrement et en lui faisant dos pour me dérober le plan du parc qui résider dans la poche arrière de mon jean. Il me mitraille avec copieusement puis se barre en avant en serrant rageusement le malheureux bout de papier. Je reprends mon souffle et le rattrape rapidement en agrippant son épaule.
- Dis-moi jeune enfant, es-tu sur de vouloir faire le voyage seul ? Les vilains messieurs pourraient revenir.
Il me fusille du regard et me choppe au col.
- La prochaine fois que tu organise ce genre d'entourloupe, je t'émascule avec un cure-dent. Je me suis bien fait comprendre ? explique-t-il d'un ton calme.
Il serait presque flippant et convainquant comme ça*. Il relâche son emprise et on embarque dans les véhicules. Ce sont des sièges deux places, il faut les prendre en marche puis abaisse une barrière. Les wagons prennent une petite montée qui nous amène en haut d'un escalier où on croise le fantôme de la mariée. On passe dans un couloir où des portes renfermer des monstres bien décidés à sortir, je m'approche de son oreille et fait des bruits de fantômes. La sentence ne tarde pas et se traduit par des coups répétés de plan sur mon pauvre crâne. Je le récupère avant qu'on ne puisse plus rien lire, je le déplie entièrement et le défroisse. La remise en état du plan dure jusqu'à ce qu'on rencontre une voyante et sa boule de cristal. Le problème c'est qu'elle dit son texte dans un maximum de langues, c'est donc rare de tomber pile sur le bon. La visite continue vers une scène de mariage, dans une salle de bal on assiste à une valse d'esprits autour d'une table bien garnie. On peut d'ailleurs reconnaître la jeune femme qui a bien vieillit, on la suit et on la voit se lamenter devant son miroir dans lequel se reflète une tête de mort. Les prochaines étapes sont celles du cimetière et des catacombes où des squelettes dansent. Attends, on est toujours dans un manoir hanté là ? Naru se prête même au jeu, on arrive ensuite à Phantom Canyon qui est une bourgade fantôme du Far West puis à la crypte. Ensuite les fauteuils tournent nous mettant face à des miroirs où on peut voir un fantôme accroché à notre dossier. Naru se retourne vivement et je rigole sous cape de son comportement puéril. Il me frappe mais les rougeurs sur ses joues me démontrent qu'il a le même avis.
C'est la fin, on descend des wagons et le fantôme de la jeune fille nous supplie de rester avec elle. Naru commente dans sa barbe que je risque bien d'y rester si je continue à lui faire peur. Je souris à son ruminement et l'entraine vers la sortie. La lumière du soleil nous fait mal aux yeux quelques instants puis nous rebroussons chemin jusqu'au stand de tir où on prend l'autre chemin. On se retrouve devant le train de la mine et nos regards se croisent avant de s'y diriger comme un seul homme. Il y aura sûrement beaucoup plus de monde quand le parc sera complètement ouvert, autant en profiter un maximum. Il y a tout de même un peu d'attente et j'en profite pour visionner le peu de clichés que j'ai pris, je suis sur celle que je viens de prendre où l'on voit la montagne minière*.
- T'est vraiment doué en photo, on dirait presque des images du site !
- C'est ça le talent, qu'est-ce tu crois ? me vantais-je.
Je range mon appareil et nous descendons des escaliers pour rejoindre les wagons, nous prenons place tout à la fin du train. On démarre, passe devant les autres visiteurs puis on plonge dans l'obscurité d'une grotte. La voie est bordé de dynamite, une explosion fait trembler les parois de la caverne mais le train ne ralentit pas pour autant et continue parmi les grondements d'un puits de mine qui s'effondre. Des chauves-souris nous foncent dessus avant de se retrouver à l'air libre et parcourir la montagne. On lève les bras et on se prend un flash, merde y'avais un radar… Mon Dieu, tuez-moi pour cet humour de merde dont VOUS m'avez doté.
On fait plusieurs tours en regardant à chaque fois les trombines que l'attraction a pris en photo. Et bien ce n'est pas très reluisant, on a des sacrés têtes de con. Après avoir profité on reprend notre chemin et nous déambulons sans trop savoir où on va. Il semble y avoir un spectacle un peu plus loin mais il n'y a personne pour le moment. Une gare* est située un peu plus loin et permet de relier différents endroits du parc sans avoir à marcher. C'est un vieux train mais il a était très bien restauré*. On préfère continuer à pied, on retourne sur nos pas et on est maintenant à Adventureland. Un restaurant nous fait face pour ne pas changer, nous prenons à gauche pour remonter jusqu'à Indiana Jones et le temple du péril*, montagnes russes tout comme le train de la mine. Le décor tout le long de la file d'attente est vraiment sympa mais on n'a pas le temps de s'y attarder puisqu'il n'y a personne devant nous. On embarque et on gueule plus que de raison dans l'attraction. On fait également plusieurs tours avant de reprendre notre route, il est déjà neuf heures et quart mine de rien.
On emprunte une passerelle et on fait le tour de l'ile jusqu'à la cabane de Robinson*. Tout en haut on peut y accéder et la visiter, on peut y voir une sorte de cuisine rudimentaire* ainsi qu'un coin avec un piano*. En redescendant on tombe sur la plage des pirates* qui est une aire de jeux pour petits, il y en a déjà plein qui s'amusent. Un peu plus loin on aperçoit un navire* qui est possible de visiter mais on a définitivement pas le pied marin, on abandonne donc l'idée. L'ile est parcouru par des passerelles* et le panorama* est vraiment beau, on la quitte après avoir pris quelques photos. On se retrouve devant une forteresse qui abrite Pirates des Caraïbes. C'est un circuit en bateau qui vogue sur des rails, à priori il n'y a pas de danger. On s'y engouffre et on prend place dans un des grands bateaux qui peut accueillir une dizaine de personnes. Je me cale bien au fond et je sens mon pantalon s'humidifier légèrement au niveau des fesses, ça sent pas bon on va surement se faire asperger. Génial… Le voyage se déroule tranquillement et on ressent bien l'univers du film, l'eau est plutôt calme et aucun tuyau en vue susceptible de nous tremper. On arrive dans une large salle où des pirates animés chantent un air bien connu. Le chemin s'est également élargi. C'était bien sympa mais pas très palpitant, je ne voit rien au loin mais je peux deviner la sortie. On s'y approche, quittant le repaire des bandits et l'obscurité ambiante ne me rassure pas en particulier le bruit sourd d'eau qui se rapproche de plus en plus.
- C'est quoi ce bruit ? On dirait une cascade mais c'est dommage qu'on ne la voit pas, s'intrique Naru.
Une cascade ? Il fait relativement sombre et les sièges sont humides… putain ils ont gardé une surprise pour la fin.
- On l'a voit pas mais on va la sentir.
Naru me regarde avec une expression d'interrogation puis la lumière se fait dans son esprit.
- Ohh putain, on va se la prendre sur la tête ! Je comprends mieux pourquoi les sièges était mouillés.
- Tu te rappelles du tableau du manoir hanté où la jeune fille fait de la barque ?
- … Quoi ? On va se faire rincer la tronche et tu me parle de peinture, dit-il en grimaçant.
- Je crois qu'on va vivre la même chose qu'elle, continuais-je en ignorant son intervention.
Il fronce les sourcils puis les haussent.
- Heeiinnn ?
Je comprends mieux la présence des rails sous les bateaux maintenant. Un feu s'allume au-dessus de nous, nous montrant brièvement notre mort prochaine. Mon cœur fait une embardée à la chute soudaine puis se stabilise. Je récupère ma main qui s'est fait consciencieusement broyé par le blond. J'ai anticipé le mouvement du bateau pour ne pas avoir le postérieur trempé. On ressort à la lumière du jour et Naru est posté sur son sac, il a pris cher mais il n'y rien de fragile dedans. Il essore son sac comme il peut tout en passant sous un porche qui mène à Fantasyland. Une attraction nous propose de voler comme Peter Pan mais vu que c'est essentiellement pour les enfants, ça ne doit pas être fou-fou, on passe donc notre chemin. Dumbo nous le propose également mais en plein air sous la forme d'un carrousel. Des enfants nous dépassent et se pressent d'aller dans la file d'attente, le p'tit blond se faisant littéralement trainé par le p'tit brun. C'est dans la couleur des cheveux que le caractère prend forme… humm c'est une piste à explorer. Naru les regarde avec un sourire tendre avant qu'on continue notre route en repassant devant Peter Pan. Je m'arrête un instant, histoire de refaire mon lacet pendant que Naru poursuit son chemin. Il se rend compte au bout de quelques pas que je ne le suis plus, il se retourne alors dans ma direction. Je noue en serrant bien cette fois ci puis je me relève. Une des célèbres mascottes du parc est derrière nous, à quelques mètres du blond.
- Blondie, ne te retourne surtout pas mais il a la personne que tu veux voir le plus au monde juste derrière, il affiche une mine surprise* avant de se retourner vivement.
- Mickey !
Il se jette presque dessus et le mec à l'intérieur du costume doit flipper. Ils se font un gros câlin et je reste en retrait pour qu'on ne fasse pas le lien entre moi et cet individu. Malheureusement le blond n'est pas de cet avis puisqu'il me fait de grands signes pour que je l'immortalise avec son p'tit copain. Non mais je vous jure, j'aurais tout vu… Je dégaine mon arme, fais la mise au point et au moment où je le déclenche un salopard de morveux me bouscule. Je la regarde, elle n'est pas trop floue mais c'est mal cadré. Naru se précipite pour la regarder et semble déçu. Il tente de rattraper la souris mais il semblerait qu'elle ait pris le large.
- Bon au moins t'a eu ta photo avec lui.
- Mouais.
- Aller chaton, tu ne vas pas bouder ? dis-je en lui ébouriffant les cheveux.
Il se dégage de ma main, le cœur meurtri et sans relever le surnom. Il s'engouffre dans le labyrinthe d'Alice* mais connaissant ses faibles connaissances en orientation, je risque de ne jamais le retrouver. Je le colle aux basques et il a au moins pris l'entrée et non la sortie, c'est déjà un bon point. On passe devant le lapin blanc et je le prends en photo puisque sa tête* n'est pas sans me rappeler un certain énergumène blond. Je me magne pour ne pas le perdre de vue, nous débouchons face à des arbres où des panneaux indicatif ne font pas spécialement bien leur travail*. Je rejoins Naru à travers la foule et nous poursuivons, nullement déboussolé par les indications faussées et le discours sans queue ni tête du chat de Cheshire*. Nous passons en dessous de fontaines* qui balancent des jets d'eau aléatoirement. Les petits passent en dessous aisément mais pour les plus grands, il faut soit se baisser soit bien calculé son coup pour ne pas se prendre l'eau en pleine poire. Il suffit d'avancer tout droit jusqu'à rencontrer la chenille hippie*. Elle déblatère, tout en nous crachant sa fumée et nous dis de poursuivre jusqu'au château de la Reine. On se retrouve devant un parterre de fleurs représentant le chat, il y a trop de monde pour que je puisse bien le prendre en photo. Je regarde l'heure, il est dix heures et demie passées c'est donc pour ça. On poursuit notre chemin à travers les haies et nous arrivons devant des Cardes qui repeignent des fleurs en rouge. Des personnes prennent la pose, j'aperçois du coin de l'œil la sortie mais étrangement je ne vois pas de tête blonde s'y diriger et pour cause ce glandu a pris l'autre chemin qui s'enfonce un peu plus dans le labyrinthe… je vous l'ai déjà dit qu'il était irrécupérable ? Je le suis de loin, avec sa tignasse qui dépasse des haies je ne risque pas de le perdre. Bien sûr c'est sans compter sur le labyrinthe qui décide d'être de son coté en rehaussant ses putains de bordures. Je presse le pas et le retrouve pris au piège dans un des recoins, à l'abri des regards. Parfait. Je me glisse furtivement dans son dos et pose fermement mes mains sur ses épaules.
- Alors chaton, on tente de s'échapper ?
- Oui et apparemment je ne suis pas allé du bon côté.
- Brillante déduction, Sherlock Holmes.
- Que fait-on alors Watson ? demande-t-il en se retournant, un sourcil haussé.
- Mon sens de l'orientation hors pair nous sortira de cette situation.
- Ça va ? Elle n'enfle pas trop ta tête ?
Je prends une pose de profonde réflexion, tout en me grattant le menton.
- L'expression n'est pas censés concerné les chevilles ?
- MERDE !
Et il s'en va en tentant de garder le peu de fierté qui lui reste. Je lui fais remarquer subtilement qu'il ne se dirige pas au bon endroit, il ouvre grand les yeux et ses joues s'empourprent. Un deuxième « merde » tonitruant résonne dans le labyrinthe. Il fait demi-tour d'un pas rageur, je le suis en me moquant copieusement de lui. Je le rattrape bien vite et passe mon bras en-dessous du sien et le guide jusqu'à la sortie. Il grommelle dans sa barbe inexistante et je devine que les choses qu'il énumère à mon encontre doivent être pour le moins flatteuses.
On sort enfin de ce dédale de verdure, on s'arrête quelques instants à un kiosque qui vend des peluches et autres souvenirs. Je ferais mieux de ne pas le laisser trop devant si je ne veux pas me retrouver avec une montagne de conneries sur les bras. Je l'arrache avec difficulté de sa contemplation de ces objets du diable et l'embarque pour les tasses* histoire de lui remettre les idées en place… mouais pas vraiment en fait. On patiente dans la file, quelques garnements se chamaillent et leurs parents les regardent avec un air désespéré. Les tasses virevoltent sur place en plus de tourner sur un plateau. Le tour dure environ deux minutes et une vingtaine de personnes peut s'installer en même temps. Comme il y a surtout des familles, le temps d'attente est d'autant mieux rentabilisé. La musique en fond ne reste pas en tête contrairement à une bien connue de ce parc. Naru semble avoir arrêté de bouder et regarde les tasses tourner avec une dévotion presque alarmante. C'est enfin à nous d'entrer et c'est sans surprise qu'il me pousse vers une tasse aux motifs orange. Je laisse la petite porte ouverte au cas où d'autres personnes souhaiteraient se joindre à nous ce qui est peu probable. Une sonnerie retentit prévenant ainsi de la fermeture des portes. Le plateau démarre avec un à coup avant de se stabiliser. Naru s'empare du volant et le tourne entraînant ainsi la rotation de la tasse. Il tourne comme un parfait malade mental et je dois dire que j'attends avec impatience la fin du manège pour le voir descendre. Les tasses ralentissent et je le laisse, avec joie, se lever en premier. Il se dresse d'un coup avant de se laisser choir sur le petit banc avec une expression indéchiffrable. Je ricane puis sors en tentant de conserver moi-même mon équilibre, il me suit en s'agrippant désespérément à mes vêtements. On dirait deux pochtrons au petit matin, elle est belle la France. On descend enfin du plateau après une ligne droite étrangement courbe.
Une douce mélodie se fait entendre au fur et à mesure qu'on s'en rapproche, vous savez cette chanson qui se répand vicieusement et insidieusement dans votre cerveau et qui vous le court-circuite. On avance tel deux zombies vers le château de pastel et on embarque dans un bateau en tapant en rythme sur la barre du navire comme deux forcenés. Cet hymne a beau symboliser la paix entre les peuples, elle te rentre tellement dans le crâne qu'on ne retient pas les paroles mais seulement le rythme lancinant (It's a Small world pour le bonheur de vos oreilles) Le circuit se termine une fois que nos neurones sont tous intégralement décédés. Naru reçoit un texto de ses parents, nous demandant de les retrouver pour déjeuner. On rejoint Discoveryland, on passe devant l'attraction de Buzz l'éclair mais je ne pense pas qu'on l'a fera. En chemin, j'aperçois du coin de l'œil le groupe qui avait foutu les pétoches à blondie et je souris à ce souvenir. Un d'entre eux, le même il me semble, s'approche sans se faire voir du blond et réitère son méfait. Naru fait un bond et se retourne vivement. Les reconnaissant, il les fusille du regard. Le groupe s'en va en riant à gorge déployée, il pivote lentement vers moi. Trop lentement. Un ange passe et il part retrouver ses parents sans m'attendre. On entre dans le café Hypérion* qui propose toutes sortes d'hamburgers et autres nourritures saines comme ceci. Pendant toute la durée de l'attente et de la commande, blondie ne pipe pas un mot. On s'attable et les adultes, trop content que leur fils ne monopolise pas la parole, discute joyeusement en tête-tête. Je déballe mon premier sandwich alors que l'ogre ne touche pas aux siens. Il se saisit d'un cure-dents et le tripote en me fixant d'un œil sombre. « La prochaine fois que tu organise ce genre d'entourloupe, je t'émascule avec un cure-dent. » Cette phrase tourne en boucle dans ma caboche pendant que je l'observe faire de même avec son arme, je crains pour mes bijoux de familles. Je m'étrangle avec ma bouffe et me recule sur ma chaise. Il entame son repas tout en gardant son bâtonnet de bois entre deux de ses doigts. Je dois bien dire que je n'ai pas spécialement pu apprécier le mien.
Après cet instant de pure sérénité, nous nous séparons à nouveau. On garde Space Mountain pour un peu plus tard, je préfère étrangement que ce que j'ai ingéré reste à l'intérieur. On opte donc pour quelque chose de plus doux pour nos estomacs. Les mystères du Nautilus me semble bien, ça ne bouge pas trop comme attraction. On descend dans le corps métallique du poisson en traversant un long couloir. Une voix nous raconte l'histoire du submersible et une fois encore il faut réussir à tomber sur la bonne langue. Toutefois c'est plus simple que la maison hanté puisqu'il s'agit d'un parcours à pied et le temps n'est pas compté. On prend donc tout notre temps pour regarder les différentes cartes et objets présents. On s'enfonce toujours un peu plus sous l'eau et on débouche sur une pièce contenant une orgue et les murs accueillent différents hublots permettant d'observer l'extérieur. Un tiraillement se fait sentir sur ma manche, Naru m'indique du doigt une fenêtre bien plus grande que les autres qui est pour le moment obturée.
- Je sais pas pourquoi mais je la sens pas celle-là.
- Capitaine, un monstre gigantesque par tribord devant ! grésille la voix du haut-parleur.
- Tiens qu'est-ce que je disais ! s'exclame-t-il en me claquant d'un revers de main mon bras.
On se tourne vers le hublot qui s'ouvre lentement.
- Tu le sais comme ça, tu ne sursauteras pas comme une fillette.
Mon bras se fait à nouveau maltraiter, vous vous en doutez bien. Une masse tentaculaire se déplace devant la vitre dans le plus grand calme.
- Si ça se jette sur la vitre, je te frappe c'est clair ? me pointe-t-il du doigt.
Je chasse sa main de mon champ de vision.
- Mais c'est quoi cette injustice ! Comme si c'est moi qui avait créé cette attraction.
- T'est bien assez fourbe pour ça.
Le poulpe joue le suspens en déplaçant ses ventouses le long du plexi et sa bouche, enfin je crois que c'est ça, s'y colle. C'est charmant. Finalement il y a quelques effets de lumières mais rien de bien méchant.
- C'est bien t'a était un grand garçon, me moquais en farfouillant dans ses cheveux.
Il dégage ma main et part en boudant, je le suis en me collant à lui et l'entraîne dans un coin sombre. Je le colle à un mur et lui attrape son menton.
- T'a pas bientôt fini ?
On se fixe pendant un moment et il me fait un petit sourire. Comment qui fait ? Il suffit qu'il me sourit pour que je ne lui en veuille plus, bien que je ne lui en voulais pas plus que ça.
- Bon on continue ?
Je lui en fous une derrière le crâne et nous sortons du sous-marin, Blondie à un grand sourire aux lèvres. Il n'est pas croyable, je le frappe et il est content ce con ! On embarque pour Autopia, c'est un simple circuit en voiture sur rails. Comme c'est prévu pour les petits à la base, je vous laisse devinez à quel point c'était passionnant. Vu que le temps d'attente était plutôt long ainsi que le tour ça nous a au moins permis de digérer. On s'attaque enfin à Space Mountain, on est en pleine après-midi donc il y a pas mal de monde et on patiente longtemps. Très longtemps. Naru a posé son front sur mon épaule depuis bien longtemps et je suis obligé de le traîner quand les gens devant moi avance. Son visage est vraiment détendu quand il dort et son innocence, à tenter qu'il en ait encore, ressort. Mais le mieux c'est quand il se réveille, il a vraiment une tête de paumé et il met un temps parfois considérable à comprendre où il se trouve.
Merde il y a des escaliers ! Je le secoue avec toute la délicatesse que je possède et ses yeux papillonne avant qu'il ne comprenne la raison de ce réveil intempestif. Il marmonne dans mon pull avant de gravir la première marche puis se cale sur moi avant de repartir dans les bras de Morphée. L'ascension se passe plutôt bien et je le réveille pour de bon quand c'est à notre tour d'embarquer. C'est incroyable cette faculté qu'il a à s'endormir n'importe où. On s'installe côte à côte dans le wagon et on abaisse les barrières de sécurité puis un type vient s'assurer qu'elles sont bien bloquées. Le wagon démarre tranquillement et ce place dans le canon avant de se stopper. La montée est lente mais une fois arrivé au sommet, ça part d'un coup est on se retrouve plongé dans l'obscurité. On sent plus les mouvements qu'on ne les voit, bien que les planètes et autres objets cosmiques soit éclairées. Le trajet dure peu de temps malheureusement et nous revoici au point de départ. Les barrières se soulèvent et nous sortons de notre véhicule. Nous nous arrêtons devant le guichet qui montre les photos qui on était prise. Nous sommes magnifiques, ce cliché ressort notre plus beau profil.
Ayant à présent fait le tour des différentes attractions, on décide de refaire celles qui nous ont particulièrement plu. La journée se termine bien vite et nous faisons le tour des boutiques souvenirs à présent. Je le perds plus d'une fois et sa masse capillaire apparaît, au-dessus des rayons, à des endroits éloignés les uns des autres. Je décide de me poster à la sortie, histoire qu'il ne me loupe pas. Il arrive les bras chargés de bonbons à ne plus savoir quoi en faire.
- Mais qu'est-ce que tu veux qu'on fasse de tout ça ? m'alarmais-je.
- Bah les bouffer !
Il les regarde avec une lueur gourmande et il est bien capable de tous les engloutir, quitte à s'en faire péter le bide. Je secoue la tête défaitiste puis le suit dans une autre boutique. Il fait plusieurs fois le tour des rayons, je regarde également. Les produits ayant pour thème L'étrange noël de monsieur Jack m'attirent tout particulièrement. Je reste raisonnable contrairement à un certain blond et opte juste pour un mug et un pull à l'effigie du squelette. Il revient vers moi avec des oreilles de Mickey sur la tête et trois sacs que je suppose être remplis de conneries, toutes plus inutile les unes que les autres. Désespérant. Nous retrouvons les parents du blond une fois que la nuit est bien tombée. Le parc ne va pas tarder à fermer, on reprend donc le chemin de la sortie et nous remontons jusqu'à l'hôtel.
C'est l'heure du dîner et on va direct au resto après avoir décharger les sacs du blond dans notre chambre. On reste bouche bée devant l'étalage de nourriture qu'il y a*. Naru se jette sur une assiette et commence à se servir sans même nous attendre. On le suit puis on se choisit une table. Le repas se déroule paisiblement et Naru nous quitte fréquemment pour aller se resservir. J'ai le ventre explosé alors que Naru continu à s'empiffrer. Les adultes ont calé bien avant nous et leur fils finit enfin par ralentir le rythme. On sort de table et nous rejoignons nos chambres respectives après un bisou parental. Je me mets en pyjama alors que Naru farfouille dans ses sacs. Je me brosse les dents et râle contre ma maladresse après avoir asperger mon tee-shirt. Je me sèche comme je peux puis réajuste mon caleçon. Je reviens dans la chambre, il est assis sur le lit. Il comprend que la salle de bain est libre quand je me vautre dans le pieu. Je jette un œil au sac à moitié ouvert et en sort un lapin*. Mais qu'est-ce que c'est ça ? Il est doux et d'un beau gris c'est vrai mais pourquoi il lui on foutu un collier rouge ? Certes j'aime bien cette couleur mais là on dirait un peu le lapin de Lindt. Je triture le collier et il finit fatalement par tourner. Il y a une médaille où on peut y inscrire le nom de la peluche et je vois qu'il y en a un déjà écrit. « Kiki » What the f…
- Tu l'aime bien ? Je trouve qu'il a un air de ressemblance avec toi.
Il est complètement étalé sur mon dos et caresse son lapin. Je regarde l'expression de la peluche et c'est vrai que son regard est assez insolite. Je tourne mon visage vers le blond, ne voyant pas du tout la ressemblance.
- Ne bouge pas.
Il rapproche le lapin de mon visage et il ouvre grand les yeux.
- La ressemblance est stupéfiante !
Je lui arrache le lagomorphe des mains et lui balance en pleine poire. Il se lance à la rescousse de l'animal et le sauve d'une douloureuse chute. Il se gaufre donc magistralement et je ne vois qu'une de ses jambes qui tente de s'accroche au lit. Il remonte en serrant son précieux entre ses bras et s'allonge à mes côtés.
- Kyubi va être jaloux, fais gaffe.
- Ce qu'il ignore ne peut pas lui faire de tort.
- Tu me feras le plaisir de changer le nom de cette chose, dis-je en pointant le susnommé du doigt. Pas qu'il soit affublé d'un nom aussi ridicule ne me ravie point mais je n'ai pas envie d'être associé à ce truc dans ton esprit.
Suite à ma déclaration, il s'assit en tailleur et me fixe en caressant le lapin.
- Ne t'inquiète pas Kiki, il ne peut rien contre toi.
Je me jette sur lui et lui kidnappe la peluche. Je lève mon bras assez haut pour qu'il ne puisse l'atteindre tout en me reculant contre la tête de lit. Ça ne l'effraie pas pour autant et se lance à mon assaut, je fais tout pour le repousser mais il est tenace quand il veut. Il est complètement vautré sur moi et étire son bras au maximum pour atteindre ma main et il y arriverait presque le bougre ! J'entoure son abdomen de mes jambes pensant ainsi stopper toute progression mais c'est mal le connaitre. Il laisse tomber ma main pour le moment et s'aide de ses deux bras pour se hisser un peu plus haut. Je pose l'arrière de mon genou contre son épaule gauche et bloque son autre bras avec ma cuisse disponible. Il semble suffisamment immobilisé pour que je me permette de souffler.
- Parce que tu crois m'avoir pris au piège ? Sache que dans l'état actuel des choses, je peux placer un coup de menton particulièrement douloureux pour ton anatomie.
Il affiche un sourire en coin sadique et je constate que son visage est pile au-dessus de mon entrejambe. J'ai un mouvement d'inconfort ce qui fait redoubler son sourire.
- Je peux pourtant me montrer très gentil avec cette zone, illustre-t-il en caressant l'endroit susdit.
Je suis déstabilisé pendant une fraction de seconde avant de reprendre contenance.
- Parce que tu crois m'avoir ? Je vois clair dans ton jeu, l'accusais-je du doigt.
- Je peux toujours essayer.
Il me fait un sourire dangereux avant de se déloger de mes jambes pour se dresser sur ses coudes.
- Je te propose un marché. Si j'arrive à te faire craquer, le lapin garde son prénom et dans le cas contraire j'accepte l'inévitable et je lui en trouverai un autre.
- J'ai l'impression de me faire un peu avoir dans cet accord, je te propose autre chose. Celui qui craque en premier a perdu.
Il semble peser le pour et le contre mais son esprit combatif ira forcément en ma faveur.
- Ok. Prépare-toi à perdre !
Il soulève légèrement mon tee-shirt et commence à embrasser mon bas-ventre, je lui laisse un peu d'avance histoire qu'il ne soit pas trop déçu de ma victoire écrasante. Il tire doucement sur le bas de mon caleçon jusqu'à ce que ma virilité soit mise à nu. Il l'a prend en main et attaque d'emblée. Il me fait lentement durcir mais il se garde bien de s'approcher de moi.
- C'est de la triche, je ne peux même pas t'atteindre, me plaignais-je.
- Parce que tu crois que je vais te faciliter la tâche en plus ?
- Enflure…
- Pas de grossièretés jeune homme !
Je vais devoir lâcher la peluche si je ne veux pas avoir à vie mon surnom associé à cette boule de poils car oui mon bras est toujours en l'air et commence à s'engourdir. Je balance la chose au loin et Naru en est distrait, il préfère s'assurer de la bonne réception de la peluche plutôt que de s'inquiéter de son propre sort. Je retourne la situation au sens propre et m'installe entre ses jambes. Il comprend la gravité de la situation quand je claque son caleçon autour de ses mollets. Je compte bien remonter dans la course. Dans l'affolement, son haut s'est relevé dévoilant son nombril. Je me penche au-dessus et attrape un bout de peau entre mes lèvres. Je suçote quelques instants avant de la mordiller, il gigote un peu. Il ne doit pas trop aimer mais je ne peux pas m'en empêcher. Je le lèche pour m'excuser et je sens sa main se perdre dans mes cheveux. Je parcours son ventre ainsi mais je le sens insister sur mon crâne m'incitant à descendre plus bas. Je relève la tête et lui sourit taquinement.
- N'y pense même pas, tu tiens à perdre où quoi ? me vantais-je.
- Si je dois perdre pour avoir ça, je n'y vois aucun inconvénient, me sourit-il.
- Tsss.
Je décide de faire taire ces conneries en l'empoignant. Il laisse sa tête s'en aller en arrière et profite de ce que je lui fais. J'imprime un rythme lent qui fait petit à petit monter la pression, je veux et je vais gagner mais autant que je m'amuse à le frustrer. Je glisse mon visage vers l'intérieur de sa cuisse et la lèche. Il frissonne. Je remonte vers son visage et frotte mon nez contre son cou.
- Si tu ne riposte pas, ça sera facile.
- Je te laisse un peu de marge, je sais que mon corps de rêve te fait décoller au quart de tour.
Il me sourit lubriquement avant de m'embrasser le cou tout en m'allongeant sur le dos. Il descend sur ma clavicule et reprend où il en était tout à l'heure. Il est allongé sur le côté en plus d'être à moitié sur moi, cette nouvelle position me permet de le caresser aussi. Sa tête repose sur mon pectoral droit et il me le lèche de temps en temps. Le rythme de nos bras montent crescendo et en harmonie. Je lui caresse les cheveux et pendant un bref instant je n'ai plu l'impression d'être en compétition mais qu'on essaie simplement de faire plaisir à l'autre. Je lui embrasse la tempe et accélère mon mouvement de poignet, il se crispe et se cramponne d'autant plus à moi. Il mordille mon téton un peu brutalement, wow c'est pas agréable ! Il se décale et s'allonge encore un peu plus sur moi. Il se dresse sur un de ses coudes et me regarde étrangement, il l'a toujours au moins fait une fois lors de nos séances détente. Il empoigne nos deux virilités ensemble et reprend un va-et-vient soutenu. Le contact est pour le moins inédit mais pas désagréable. Elles s'humidifient mutuellement augmentant ainsi la friction, j'ai à présent mes deux mains de libre puisqu'il fait tout. J'en remets une dans sa tignasse et l'autre part sur une de ses omoplates. Je le masse avant de parcourir son dos jusqu'à ses reins. Il a raison, il est vraiment bien foutu mais une jolie paire de seins est toujours appréciable et ça il ne pourra jamais me l'apporter. Ma main continue de dériver jusqu'à son fessier, charnue comme je les aime. De ce côté, il marque des points par contre. Il enlace une de ses jambes aux miennes et remue inconsciemment son bassin contre moi. Je plonge mon visage dans son cou et l'embrasse. Je malaxe ses fesses et sa deuxième main rejoint la première, nous gainant fermement. Son mouvement se fait plus ample, s'attardant sur le sommet de nos hampes. Mon souffle se fait plus profond tandis que Naru lâche de petits gémissements entrecoupés d'halètements. Il bouge brusquement la tête, se rapprochant de mon oreille. Il me la lèche puis la mordille délicatement.
- Kiba… aah…
Putain mais je fais rien ! Gémis pas mon prénom comme ça ! Je le presse un peu plus contre moi et il s'attarde délicieusement sur mon gland avant de m'astiquer vigoureusement. Je ne sais plus où j'en suis mais seulement que j'aime beaucoup ce qu'il me fait. J'ai un râle un peu plus puissant que les autres avant de me libérer sur mon torse avec pour fond sonore les gémissements de Naru.
Nos respirations font se soulever nos poitrines de manière anarchique mais on s'en fout. Blondie se rehausse sur mon buste et affiche un sourire vainqueur.
- Alors ? T'as craqué le premier on dirait ? me nargue-t-il entre deux respirations haletantes.
Je regarde mon ventre et en effet la défaite est plus que visible… Une minute elle l'est un peu trop, je ne suis pas le seul à avoir perdu, j'en suis sûr.
- Parce que tu vas me faire croire que ça vient de moi tout ça ?
- Je peux tenter ?
- Salopard ! Je le savais ! … Du coup c'est qui qu'a gagné ?
Un ange passe et on se regarde dans le blanc des yeux. Naru se lève et se dirige vers la salle de bain.
- Eh ? Eh… On fait quoi pour le surnom de l'autre con ?
Il s'enfuit en me souriant espièglement.
- Attends, on est à égalité ? Mais c'est un scandale !
Je me lève rapidement en tachant de ne pas en foutre partout. Il est debout dans la baignoire, face au pommeau et a déjà allumé l'eau. Le miroir accroché au-dessus du lavabo renvoie une image peu flatteuse de moi. J'ai les cheveux tout ébouriffés, les joues rouges suite à notre activité ou à la découverte de mon apparence décadente. Les traces blanchâtres commencent à couler suite à mon non-mouvement. Je finis d'enlever mon caleçon qui avait déjà bien commencé sa descente, mine de rien. J'enjambe la baignoire et enlace le blond, il grimace à cause de ma viscosité excessive. Je ne lui laisse pas le temps de faire quoi que ce soit et caresse son torse d'une main pendant que l'autre descend vers sa virilité endormie. Elle ne tarde toutefois pas à se réveiller et à apprécier mon initiative.
- Tu n'en n'auras dons jamais assez ? souffle-t-il.
- Parce que tu vas t'en plaindre, là ? Et puis je ne suis pas satisfait de notre égalité, il ne doit y avoir qu'un vainqueur et ce sera moi.
Cette position me permet de lui faire du bien comme si je le faisais à moi-même ce qui est d'autant plus facile. Il bascule la tête en arrière et ce laisse totalement faire, j'adore avoir une emprise comme ça sur lui. Je parcours son torse humide par le jet de la douche et embrasse son cou. Ma main effectue de amples mouvements et s'attarde sur ses points sensibles. Il tourne légèrement la tête et viens agripper ma nuque.
- Toi non plus tu ne t'en plains pas on dirait ?
Il sourit malicieusement et presse son postérieur contre mon entrejambe qui est plus que ravie de retrouver un ancien camarade de jeu. Je ne m'étais pas rendu compte que je me frottais à lui depuis le début.
- On devrait arrêter on sera encore plus poisseux après, souffle-t-il.
- Ne change pas de sujet, tu ne veux juste pas perdre.
Je lui lèche la jugulaire en imprimant un mouvement un peu plus ferme sur son sexe. Il respire difficilement et tente d'arrêter le mouvement de mon poignet.
- N'essaie pas de contourner l'inévitable, tu ne fais que ralentir l'échéance.
- Kiba… sérieux ! C'est pas toi qui vas mettre trois plombes à te nettoyer.
- Je te frotterai le dos, ne t'inquiète pas.
- T'as intérêt… aahh.
Oups ! Mon changement d'allure l'a pour le moins surpris l'empêchant ainsi de poursuivre, quel dommage. Je suis dans le même état d'excitation que lui et je ne me prive pas de me faire du bien grâce à son postérieur. Son épaule que j'avais précédemment marquée est à présent vierge de toute trace, je me dois de redresser ce tort. J'applique mes lèvres sur sa peau et me fais un malin plaisir à le faire mien à nouveau. Mon cerveau bloque à cette phrase, je n'ai jamais considéré qui que ce soit comme étant à moi. Naru doit être particulier. Il est mon meilleur ami, le frère que je n'ai jamais eu, on a pratiquement vécu ensemble. C'est comme s'il faisait partie de moi. A cette pensée, je me serre un peu plus contre lui et embrasse avec ferveur le suçon que je lui ai fait ainsi que la peau aux alentour. Il gémit tant et plus et tiraille les cheveux sur le haut de ma nuque. Pour la seconde fois je viens sur le bas de son dos et ça m'excite autant que la première fois. Mon mouvement de poignet à l'avant est fébrile et je ne tarde pas à sentir un liquide visqueux recouvrir mes doigts, le tout accompagné de gémissements et de respirations profondes. Il se laisse complètement aller contre moi et on tâche de reprendre nos esprits. L'eau commence à se mélanger avec le fruit de notre délivrance et ça colle encore plus.
- Putain tu m'as fait recto verso ! se plaint Naru.
- Arrête de te plaindre, ça t'a plu.
Il ne me répond pas et détourne la tête, signe que je suis dans le vrai. Je mets l'eau un peu plus chaude et le pousse en dessous. Je frotte son bas du dos et ses fesses avec un plaisir non feint. C'est galère à enlever mais avec un peu d'effort ça part. Je le retourne et lui fait la face avant. Il me regarde faire avec une expression et un sourire presque dominateur. Il me caresse les cheveux comme on félicite un chien qui s'est assis. Je cesse mon nettoyage et le regarde fixement.
- Tu comptes me mettre un collier et une laisse aussi ?
- Humm c'est une idée à explorer, ne me tente pas trop, me sourit-il.
Je ne sais que répondre face à son aplomb et continue donc ce que j'avais commencé.
- Brave toutou, t'auras droit à un nonos.
- Fais gaffe, le toutou pourrait bien mordre la main de son maître, dis-je avec tout le sérieux dont je suis capable à cet instant.
- Oui mais tu ne le feras pas, dit-il en attrapant mon menton. Tu m'aime trop pour ça.
On se fixe quelque instant droit dans les yeux et je me rapproche doucement de lui. Il me sourit chaleureusement et penche légèrement sa tête sur le côté. Je vais te montrer à quel point je t'aime.
OoOoOoOoOoO
Allez-y. Sortez les couteaux, les machettes et les cure-dents je suis prête à subir vos foudres. Désolée mais cette fin est magnifique (sans me jeter de fleurs). Pour les sensibles je précise que c'est la fin du chapitre et non de l'histoire, donc relevez-vous et séchez moi ces larmes. Comme vous le savez pour mes fins sadiques, vous ne verrez pas ce qui est suggéré (à tenter que vous ayez compris où je voulais en venir) donc ne soyez pas surpris pour les autres bah… bienvenue =)
La suite sera la fin du séjour à disney et normalement Halloween.
A plus…
C'est bizarre j'ai une impression de déjà-vu…
A la prochaine… mouais c'est mieux.
