« Hey, beau-gosse. Qu'est-ce que tu fais ici ?

- J'ai besoin de conseils.

- Pour la mystérieuse jeune fille qui te plait ?

- Oui.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé avec Elyon ?

- Comment tu sais ?

- Comme JJ l'a dit, dès qu'un homme s'approche trop près d'elle, tu deviens jaloux comme un pou.

- Hum.

- Alors, tu me racontes ?

- J'étais allongé sur mon lit, sur le ventre, et elle est sortie de la douche.

- Elle était habillée ?

- Oui, bien sûr ! s'exclama Reid, devenu rouge pivoine. Je disais donc, elle est sortie de la douche, et elle est venue sur mon lit, et m'a embrassé sur la joue. Derek, aides-moi s'il-te-plait !

- C'est déjà un bon début. Je ne vois pas pourquoi tu veux précipiter les choses.

- Parce que si je ne les précipite pas, ça va mettre trop longtemps ! Je ne veux pas attendre ses quarante ans avant de pouvoir me mettre avec elle !

- Hum, ok, vu sous cet angle, c'est logique. Mais je pense qu'elle se doute de tes sentiments, elle n'est pas aveugle. Depuis son premier jour tu t'occupes d'elle comme si elle était ta sœur.

- Oui, mais elle pourrait croire que c'est juste pour qu'elle s'intègre.

- Spencer, elle n'est pas stupide. Tu n'as qu'à la prendre entre quatre yeux et lui parler de ce que tu éprouves.

- Tu crois ?

- Bien sûr. »

Le jeune homme réfléchit quelques instants, puis il décréta que Derek devait avoir raison, surtout vu son tableau de chasse plus que bien fourni. Il rentra donc dans sa chambre, et réussit enfin à s'endormir. Mais ce n'était que de courte durée, car il se réveilla tôt le lendemain matin, il était environ six heures trente. Il alla prendre une douche, et quand il sortit, le soleil inondait la chambre. Sa coéquipière dormait toujours dans son lit, paisiblement. Spencer prit son courage à deux mains, et s'avança jusqu'au lit. Il ne savait pas s'il devait la réveiller ou la laisser dormir. Alors il choisit la solution la plus simple, à savoir, l'embrasser sur la joue comme elle l'avait fait la veille. Elle avait dû se poser exactement les mêmes questions que lui en ce moment, pensa-t-il. Il posa doucement ses lèvres sur la joue de la jeune femme.

« Hum, qu'est-ce qu'il y a ? demanda-t-elle en gardant les yeux fermés.

- Euh, non, rien.

- Spencer ? Ca va ?

- Tu pensais que c'était qui ? »

Son ton s'était fait très froid, ce qui força la jeune femme à ouvrir les yeux, et à découvrir que Reid faisait une tête très bizarre.

« J'ai rêvé de ma famille cette nuit, dit-elle en détournant les yeux. Je ne savais plus très bien où j'étais.

- Désolé. »

Le docteur s'était redressé, et il était actuellement en train d'observer la jeune blonde, qui se leva à son tour. Elle lui prit la main et il finit par l'attirer à lui. Une fois contre son torse, la jeune femme glissa ses bras fins autour du cou de son vis-à-vis. Spencer finit par écouter Morgan. Il prit le menton de la jeune femme du bout des doigts et l'embrassa doucement, prêt à écumer un rejet. Mais il n'en fut rien. Après quelques secondes comme ça, Elyon posa son front contre le torse du jeune homme. La magie cessa quand on toqua à la porte. La jeune femme sursauta et alla ouvrir la porte. Elle se retrouva nez-à-nez avec son frère.

« Ah, salut.

- Je dérange ?

- Non, du tout. On s'habille et on arrive.

- Ok, je vous attend là. »

Deeks sourit, le rouge aux joues de sa sœur était typique. Il se mit à siffloter dans le couloir. Puis le couple sortit de la chambre. Ils ne se tenaient pas la main, mais leurs doigts s'effleuraient souvent « par hasard ». Les trois agents rejoignirent les cinq autres qui les attendaient dehors.

« Dîtes donc, vous en avez mis du temps, plaisanta Derek.

- Je ne vois pas de quoi tu parles Morgan, essaya Spencer.

- Ouh, vous voilà rouges comme des pivoines. Tu lui as dit ?

- Dire quoi ? demanda Elyon en fronçant les sourcils.

- Oui, murmura Spencer.

- Je l'savais, sourit le métis.

- De quoi il parle ? bougonna Elyon en croisant ses bras sous sa poitrine.

- Il voulait savoir si je t'avais dit que tu me plaisais.

- Oh, rougit-elle.

- Donc plus la peine de vous cacher, dit Deeks avec un clin d'œil. En plus, vous le faîtes mal.

- Dis donc ! Tu peux parler, toi avec ta coéquipière, t'es pas mieux.

- Quoi ? Moi ? Avec Kensi ?

- Affirmatif.

- Je ne vois pas de quoi tu parles, dit-il en rougissant légèrement.

- C'est ça, dit-elle avec un sourire malicieux.

- Votre langage corporel est très clair à ce sujet, continua Spencer.

- C'est pas bientôt fini, rougit la concernée. On n'est pas venus pour se faire disséquer l'esprit mais pour passer un peu de bon temps.

- Laissez-les, ils sont en plein dénis, sourit Callen.

- Pas mal celle-là G, intervint Sam.

- Merci, merci, j'essaye de m'améliorer.

- C'est très réussi. »

JJ, qui voulait découvrir la ville, s'interposa et prit le bras de Kensi pour commencer à avancer. Les autres reçurent le message et tous partirent pour une journée à Los Angeles. Ils se séparèrent en deux groupes, les garçons d'un côté et les filles de l'autre. Les garçons allèrent acheter des maillots de bain, avant de foncer sur la plage, tandis que les filles faisaient les magasins.

« Je peux vous poser une question ? demanda Kensi.

- Oui, répondirent en chœur les deux agents du FBI.

- Votre décryptage du langage corporel, ça marche vraiment ?

- Oui. Pourquoi ?

- Parce que ce qu'a dit votre collègue est très perturbant...

- Spencer ? demanda Elyon.

- Oui.

- C'est presque toujours le cas, rit JJ.

- Non, mais je veux dire, quand il disait que Marty me plaisait et vice versa, et que nos langages corporels étaient clairs.

- Oh. Il n'y a pas besoin d'être profiler pour voir que lorsqu'il fait quelque chose, c'est ta réaction qu'il surveille en premier, et que toi, tu es jalouse dès qu'une fille s'approche un peu trop, sourit Elyon. »

Kensi rougit légèrement. Du côté des garçons, la discussion était aussi tournée sur le sexe opposé.

« Alors Spencer, racontes-moi comment ça s'est passé avec Elyon.