Dans les bois
Le lendemain, la journée fut consacrée pour partie au sport mais en majorité à la réhabilitation de l'appartement. Deux jours plus tard, Ianto réveilla un Jack grincheux puis après près d'une demi-heure de grognement en tout genre, ils prirent la route à cheval.
Ils prirent le chemin de la campagne galloise, Jack s'interrogeant sur la direction prise. A la mi-journée, ils sortirent du Pays de Galle, entrant sur les terres anglaises. Jack était de plus en plus perplexe, bien que curieux, il n'avait pas desserré les dents se contentant de répliquer par monosyllabes aux tentatives d'Ianto de faire un semblant de conversation. Il était déjà tard dans l'après midi quand ils atteignirent un village où Ianto s'arrêta descendant de cheval.
Ianto : Suis-moi.
Jack : C'est ici que tu comptes m'emmener. Si c'est là on aurait mieux fait de rester à Cardiff.
Ianto : Non, on vient juste récupérer des provisions. Il y a encore une heure de route.
Jack : Ne me dis pas que nous allons dormir dans la forêt et d'abord où sommes nous ?
Ianto : Nous nous trouvons dans la belle ville de Nottingham.
Jack : Bon sang, tu as l'intention de nous rejouer Robin des bois dans la forêt de Sherwood. Il ne manquerait plus que Marianne.
Ianto : Je savais bien que vous vous moquiez de moi quand vous disiez que vous ne connaissiez pas Frère Tuck.
Jack : Vous essayez encore de noyer le poisson.
Ianto : Je ne vois pas pourquoi je me montrerai gentil vu votre comportement d'aujourd'hui. Maintenant, taisez-vous et suivez moi.
L'épicerie du village était propre et bien que moins fournie que dans une grande ville comptait des produits de première nécessité, tel que du savon, des fruits et légumes des œufs et du lard. De quoi tenir plusieurs jours, auxquels viendraient s'ajouter les produits de la chasse et de la pêche qu'ils réaliseraient.
Ils reprirent la route rapidement notant au passage sans pour autant y faire trop attention les regards méfiants et les portes qui se fermaient sur leur passage. Aucun d'eux ne dit quoi que ce soit mais le regard qu'ils se lancèrent, prouvant à chacun d'eux qu'ils se faisaient la même réflexion. D'un commun accord, ils choisirent d'en discuter plus tars.
Ianto et Jack s'enfoncèrent dans la forêt. Arrivés dans une clairière, ils laissèrent leurs montures, où il y avait de quoi les nourrir et un cours d'eau. Ils poursuivirent enfin le reste de leur chemin à pieds. Jack sortant d'un sous bois, resta un instant ébahi par le spectacle. Niché au cœur de la forêt, une petite maison tout en bois, semblant parfaitement entretenue, il y avait même un puits.
Ianto, lui était resté en retrait laissant Jack s'imprégner de l'atmosphère. Cet endroit n'avait pas changé où plus tôt ne changerait pas en cent quinze ans. Il se souviendrait toujours de la première fois où Jack l'y avait emmené pour la première fois.
Flash back
Voilà un mois que Jack et Ianto étaient ensemble après plusieurs sorties et des tests de la part d'Ianto, tout semblait se déroulait au mieux. Ianto avait décidé de laisser sa relation suivre son cours et advienne que pourra Jack le rendait heureux. Il venait de lui demander de le rejoindre dans son bureau quand il y pénétra, Jack était installé tranquillement.
Ianto : Je croyais que tu avais de l'administratif à faire.
Jack : Et bien, je faisais une petite pause.
Ianto : Tu voulais me voir.
Jack : Je voulais te proposer quelque chose pour ce weekend end.
Ianto : Jack, on est vendredi, tu pourrais t'y prendre un peu plus à l'avance. Et si j'ai déjà prévu un truc.
Jack : C'est le cas.
Ianto : Non, mais…
Il ne voulait pas que Jack croit qu'il pouvait d'un claquement de doigts lui faire faire ce qu'il voulait.
Jack : Dans ce cas, fonce préparer tes affaires, je serai chez toi dans une heure.
Ianto : Et si je n'en ai pas envie.
Jack : Allez mon chou, tu en meures d'envie. Je m'occupe des autres.
Ianto partit la mine renfrognée vers son appartement. Il était dix sept heures quand Jack frappa à la porte, après un moment d'hésitation, Ianto ouvrit son sac de voyage à la main ne proposant même pas à Jack de rentrer.
Ianto bien décidé à ne pas laisser Jack s'en tirer si facilement, n'adressa pas un mot durant le trajet malgré son étonnement lorsqu'ils quittèrent le Pays de Galle pour pénétrer en Angleterre. Lorsque ce dernier se gara sur un parking aux abords de la forêt de Sherwood, son étonnement ne connut aucune limite.
La petite clairière illuminée par le soleil couchant était magnifique la cabane en bois scintillait de mille feux.
Ianto : Jack, c'est superbe.
Cette nuit là, pour la première fois, ils firent l'amour.
Fin du flash back
Cette réminiscence amena un sourire un rêveur aux lèvres d'Ianto.
Ianto : Allez, entrons.
Jack : Comment connaissez vous cet endroit.
Ianto : J'y ai passé de nombreux séjours.
Jack : Elle existe encore à votre époque.
Ianto : Oui et elle n'a pas changé d'un pouce.
Après une rapide visite, ils dînèrent tous deux, puis sortirent admirer les étoiles.
Ianto : Qu'en pensez vous Jack est ce que vous regrettez de m'avoir accompagné ?
Jack : Je dois avouer que vous auriez pu trouver un endroit plus déplaisant.
Ianto : Je rentre me coucher et vous devriez en faire autant. Je vous veux en pleine forme demain. Je commence votre remise en forme.
Jack : Bonne nuit, Marty.
Ianto : Bonne nuit Jack.
Au petit jour, Jack fut réveillé par la douce lumière du soleil. Voilà longtemps, qu'il n'avait pas eu une nuit de sommeil réparateur. Il lui fallait habituellement une grande quantité d'alcool pour trouver le sommeil et là encore cela ne durait que quelques heures agrémentées de cauchemars.
N'entendant aucun bruit dans la chambre de Marty, il se dit que celui-ci devait encore dormir. Après ses ablutions matinales, il se rendit sur le porche, Jack découvrit Ianto assis en tailleur les yeux fermés.
Jack : Que faites vous là de la méditation ?
Ianto : Installez-vous à mes côtés et laissez vous bercer par le silence.
Ils s'installèrent tous deux durant une heure.
Jack : Vous êtes bouddhiste.
Ianto : Non, je pratique simplement la méditation. Allons courir.
Ils passèrent ainsi plusieurs heures à s'entraîner. Pratiquant, divers exercices physiques. En nage, tous deux, ils se dirigèrent vers un petit cours d'eau. Voyant, Ianto se dévêtir intégralement, Jack s'éloigna prudemment et se déshabilla.
Ianto : J'ignorais que vous connaissiez le sens du mot pudeur.
Jack : Pour une fois, j'ai pensé que vous pouviez être choqué par mon corps de rêve.
Ianto : Il n'y a rien que je n'ai déjà vu. Et ma foi, il n'y a rien de spectaculaire.
Jack : Vous avez vraiment un don pour tourner les compliments.
Deux jours passèrent ainsi, Ianto décida d'aller refaire des provisions. Jack, d'humeur de dogue, avait refusé de l'accompagner. Trois heures passèrent ne voyant pas revenir Ianto, Jack finit par s'inquiéter et partit en direction du village.
A suivre
