Bonjour à tous ! J'espère que vous allez bien en ce magnifique samedi ensoleillé ^_^ Pas de grands discours, juste d'énormes merci à tous les reviewers, vous m'avez encore gâtée ^^
Merci beaucoup aux anonymes : Dona, tina, ninon, LittlePeanut, sora, nina, Sam, X, miloute, mimi, Cassy Guardian (C'est ce qu'on appelle faire une bourde, non ? … quand je pense que pour une fois, je ne passe pas des heures à choisir soigneusement un prénom, ça m'apprendra ^^(et ça coûte cher de se faire pardonner avec toi dis donc ^^) Ta réaction sur Michèle m'a fait rire, en effet ces messieurs ne font pas dans la dentelle… James a ses excuses, hein, il n'est 'pas' avec Lily (ouais, bon, j'avoue, n'étant moi-même pas jalouse pour un sou, je fais ce que je peux pour donner plus d'esprit à mes persos^^) Allez, tant que j'y suis : je lis et j'aime beaucoup ta fic « une autre vision des choses », je la lis avec beaucoup d'intérêt quand j'ai le temps, l'énigme est vraiment très bien menée, bravo ^^)
Et à ceux à qui j'ai/vais répondre :Melo'Potter, Layla Thrace, LaSilvana, Abelforth Dumbledore, AngelNott, Plumiere, Pixie-La-Folle, Valouw, GinLynn, JudyEllena
Bonne Lecture
Résumé du chapitre précédent : Remus commence à sortir avec une fille magnifique nommée Michèle et l'invite à venir à la mer avec lui et les Maraudeurs. Myra apprend que Sirius a mis une fille enceinte et se réfugie chez James qui l'oblige à venir elle aussi à la mer, ainsi que Lily. Le soir, les garçons sortent Sirius pour lui changer les idées et les filles font la fête entre elles. Sandra avoue qu'elle a couché avec Sull juste avant de se mettre avec Peter, sans savoir qu'il était avec Lily à ce moment. Myriam explique qu'elle et James sont sortis ensemble en sixième année, juste avant Sirius, et que James a rompu avec Annabelle après l'avoir trompée. Lorsque les garçons rentrent, Myra se jette sur James et l'embrasse.
Rencontre sous X
Chapitre 7
Où Lily ne sait plus où elle en est
I try to make it through my life I try to make it through these lies (I don't care, Apocaliptica/Adam Gontie)
Lily se retourna dans son lit, deux, trois, quatre fois. Elle avait l'impression de ne plus être en Angleterre mais au beau milieu du pôle nord. Le froid mordant la dévorait de partout et elle sentait malgré elle ses doigts trembler et sa mâchoire se crisper. Dans sa poitrine, sa respiration était accélérée et douloureuse. Elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Quand elle s'était réveillée au beau milieu de la nuit avec un mal de tête carabiné, elle était allée vérifier le thermostat magique de la maison qui indiquait un joli 18°C. Pas de quoi se sentir mal sous une couette, même avec une gueule de bois.
Mais, depuis lors, elle ne faisait qu'avoir de plus en plus froid alors que les heures défilaient et rien ne semblait pouvoir changer ce fait, ni les chaussettes épaisses en laine qu'elle avait enfilé avec l'impression que ses orteils allaient bientôt tomber de ses pieds à cause des engelures, ni le pull qu'elle avait emmené pour la soirée – on était en Angleterre tout de même, pas la côte d'Azur – et la couverture qu'elle avait déniché au fond d'une armoire en fouinant ne lui avait pas permis de se réchauffer non plus.
Elle savait qu'elle ne pourrait pas se rendormir, pas comme ça, en tremblant de froid, et elle savait aussi qu'elle devrait sans doute réveiller quelqu'un pour demander de l'aide – soit elle était sacrément malade, soit son esprit avait carrément été intoxiqué par l'alcool des Margeritas. La solution la plus évidente aurait été d'aller réveiller James ou mieux, de se glisser dans son lit, mais la situation ne s'y prêtait guère.
Résumons : un, elle était venue ici ce week-end pour passer du temps avec ses amis et certainement pas pour passer son temps avec son amant. Deux, la maison était pleine de gens qui ne devaient absolument pas savoir ce qu'il se passait entre elle et James – elle mourrait de honte si Remus, Peter ou même Michèle le découvrait et elle sentait que Sandra n'hésiterait pas longtemps avant d'aller vendre la mèche à Sullivan. Trois, la veille, James était allé se coucher avec Myriam, juste après lui avoir filé le patin du siècle au milieu du salon. Et son imagination de ce qui avait dû se passer dans cette chambre la mettait suffisamment en colère pour qu'elle comprenne, malgré le froid, qu'elle ne devait absolument pas mettre les pieds dans cette pièce.
Alors Lily se résolut à mourir de froid dans son lit – à moins que sa nausée ou sa migraine ne la tue en premier.
Le temps sembla passer au ralenti du fond de son lit, elle voyait les heures défiler sur son réveil et chaque minute était comme une aiguille de glace péniblement retirée de son corps transi. Quand l'aube décida enfin à pointer le bout de son nez, Lily ne prit pas le temps de réfléchir. Elle sauta hors de son lit et descendit dans la cuisine afin de préparer un petit déjeuner royal aux autres – et de profiter du feu ouvert de la cuisine qui fournissait ses flammes au fourneau.
Quand James pénétra dans la cuisine, des heures plus tard, il resta estomaqué devant le monticule de crêpes, gaufres, pancakes, œufs, lards, saucisses et fruits en tout genre qui ne semblait plus attendre que lui.
Et de l'autre côté de cette montagne de nourriture, c'est une Lily emmitouflée dans un gros pull bien trop chaud pour cette journée qu'il découvrit.
« Tu as attrapé froid ? » Susurra-t-il en entourant sa taille de ses bras.
Elle sursauta, se retourna et le regarda avec surprise puis mépris avant de s'en retourner à sa frénésie culinaire sans lui adresser un mot. Il fallut un moment à James pour réaliser pleinement que Lily venait de le snober d'une façon magistrale.
« Lily ? Ca va pas ? »
« Qu'est-ce que tu veux ? » Grommela-t-elle en ajoutant des morceaux de mûres dans sa pâte à pancakes
Puis, l'image de filles très émoussées dansant au milieu du salon la veille au soir lui revint en mémoire. « Oh. C'est la gueule de bois, c'est ça ? »
« Excuse-moi de ne pas te sauter au cou, monsieur je couche avec ma soi-disant meilleure amie qui vient juste de se faire briser le cœur par mon meilleur ami »
James écarquilla les yeux. « Quoi ? »
« Je ne sais pas ce qui me choque le plus » reprit Lily en se tournant pour lui faire face, son fouet en main comme une arme brandie vers lui « Que ça ne te gêne pas d'emmener une autre fille dans ta chambre devant moi ou que cette fille soit ta meilleure amie et l'ex de celui qui est ton meilleur ami » Lily leva les yeux au ciel « je sais que tu ne m'as rien promis mais tu te rends compte à quel point cette situation est malsaine ? Tu aimerais que j'amène Sullivan ici, toi ? Et qu'est-ce que vous allez dire à Sirius ? Et- »
« Je vous jure que si quelqu'un prononce encore le prénom de cet enfoiré devant moi, je lui vomis dessus » grommela une voix pâteuse à l'entrée de la cuisine. James et Lily se tournèrent simultanément vers Myra qui venait d'arriver. « Qu'est-ce qui se passe ici ? » Demanda-t-elle en voyant la table noyée sous la charge astronomique de nourriture.
« Apparemment, Lily fait passer sa frustration à l'idée que toi et moi couchions ensemble en cuisinant » Répondit James avec un sourire amusé. Il croqua dans un beignet « D'ailleurs, sa frustration a un goût presque aussi exquis qu'elle »
Myriam cligna des yeux quelques fois, fronça les sourcils, plissa le nez et regarda Lily avec un air de grue décervelée. « Tu crois que quoi ? »
« Qu'on couche ensemble. Tu sais » Continua James sans se démonter « moi en vilain pervers qui profite de ton état de faiblesse pour abuser de toi »
« Ce n'est pas ce que j'ai dit » grogna Lily
« Cette simple idée est à vomir » Geint Myra en même temps « Jamais je ne poserai la main sur James. C'est comme… un frère ! C'est dégoûtant »
« Et t'embrasse souvent ton frère comme ça, toi ? » Répliqua Lily d'un ton acerbe sans pouvoir s'en empêcher
Myriam écarquilla les yeux et tourna la tête vers James. « QUOI ? » Elle attrapa la première chose qu'elle put sur la table (une miche de pain) et la balança sur son ami « Tu as fait QUOI ? »
« Moi ? C'est toi qui t'es jetée sur moi ! »
Myriam sembla avoir un flash-back, se mordit les lèvres puis son teint devint verdâtre et elle se précipita vers les toilettes.
« C'est à peu près ma réaction à l'idée de coucher avec elle » Renseigna James. Il posa sa main sur l'épaule de Lily « Ecoute-moi bien, toi. Deux choses. Un, je ne coucherai jamais avec Myra. Ne serait-ce que par respect pour Sirius. Et deux, je ne couche pas avec les filles soûles au cœur brisé. C'est pathétique. Et insultant que tu penses ça de moi »
Lily serra les dents et baissa la tête. Elle s'était peut-être laissée un peu emportée mais… « Tu l'as embrassée et ensuite, tu l'as traîné vers ta chambre. Je ne suis pas la seule à en avoir conclu que- »
« Tu aurais voulu quoi ? Que je le repousse quand elle s'est jetée à mon cou ? »
Oui, effectivement, Lily ne voyait pas bien le besoin qu'il avait eu d'embrasser son amie. Ça leur arrivait souvent pour que ça ne semble pas le déranger outre mesure ? Il ne paraissait même pas trouver déplacé de l'embrasser ! Elle ne se jetait pas sur le premier type qui passait, elle...
« Lily, Myriam vient de subir le plus violent des rejets possibles. Sirius – les choses n'ont jamais été aussi finies entre Sirius et elle. Si je l'avais repoussée en plus de ça, hier soir, tu imagines ce qu'elle aurait ressenti ? Je ne suis pas fier de ce que j'ai fait mais elle m'a embrassé parce qu'elle avait besoin de réconfort, de sentir que quelqu'un la désirait encore. Mais ça ne va pas plus loin. Ça n'ira jamais plus loin »
Lily le considéra un instant. Elle pouvait comprendre sa manière de penser – intellectuellement du moins. Elle n'était pas vraiment persuadé que laisser Myriam l'embrasser pour ne pas lui imposer un nouveau rejet était un très bon procédé mais elle pouvait comprendre ce qui l'avait amené à le penser. Mais émotionnellement, c'était une toute autre histoire. Elle ne voulait pas que James voit d'autres filles, elle ne voulait pas qu'il pose ses mains sur les cuisses de Michèle, qu'il dévisage le décolleté de sa secrétaire ou qu'il pose ses lèvres sur Myriam. Il était à elle.
« Oh nom de Dieu »
« James suffira ma belle » Souffla l'idiot à ses côtés.
Lily lui envoya un regard noir et se remit à mélanger sa pâte avec énergie. Elle avait un grave problème. Elle ne pouvait pas ressentir quelque chose pour James, elle ne pouvait pas être jalouse, elle ne pouvait pas se montrer possessive. Elle devait faire attention et se préserver. C'était elle qui avait tout à perdre dans cette histoire.
« Comment était le bar de striptease ? » Demanda-t-elle tout de même – même si elle avait fait bonne figure, elle détestait l'idée qu'il traine dans ce genre d'endroit avec ses potes. Sur ce point, si James avait été son copain, elle aurait rejoint Sandra sans la moindre hésitation. Mais il ne l'était pas et elle n'avait pas à exiger de lui qu'il change de comportement.
« Comment tu- Myra ? » Comprit-il tout seul « Impossible d'avoir des secrets avec cette fille » Lily leva les yeux au ciel. « Tracasse toi pas, Lily. On ne fait rien d'immoral »
« Je ne me tracasse pas » Grogna Lily. « Je n'ai pas à te juger. Tu fais ce que tu veux »
« Hé » James attrapa le bol que Lily tenait en main et le lui retira des bras pour prendre ses mains dans les siennes. Il posa un baiser sur son front, sa joue, son nez et elle se recula pour essayer de l'éviter à chaque fois. « Lily, je ne suis pas un monstre »
« Je n'ai jamais dit ça »
« J'ai pas pour habitude de pas être exclusif alors tu fais ce que tu veux mais ça ne m'intéresse pas d'aller voir ailleurs pour le moment » Dit-il en relevant son menton pour poser ses lèvres sur les siennes.
Après avoir objecté un peu de résistance pour la forme, Lily finit par se laisser faire et accepta le baiser de James qui la détendit de sa nuit horrible et de tous ses doutes. Cependant, quand elle quitta ses bras, ses inquiétudes ne firent que lui retomber dessus plus durement.
« Alors tu n'as jamais trompé une fille ? »
James cligna des yeux, détourna la tête et haussa les épaules. « Non »
Lily sentit la colère l'envahir. Mais pourquoi mentait-il ? Il n'avait aucune raison de le faire ! Au contraire, s'il y avait une personne avec qui il pouvait être honnête, c'était elle. Elle avait un copain et était avec lui ! Pensait-il qu'elle allait le rejeter pour avoir eu les mêmes faiblesses ? « Et tu n'es jamais sorti avec Myriam ? »
« Jamais » Assura James avec aplomb.
Lily lui lança un regard dégouté et, sans se soucier de l'odeur de brûlé qui provenait du four, quitta la cuisine.
Elle ne pensait pas qu'il était possible de se tromper à ce point sur quelqu'un. Elle buvait toutes les paroles de James comme des promesses, incapable de douter qu'il ne disait pas la vérité. Et il venait juste de lui mentir, en la regardant droit dans les yeux, sans le moindre doute, la moindre hésitation – sans même y réfléchir ! C'était sorti naturellement, si naturellement que Lily se sentait ridicule ridicule d'avoir pensé qu'il était quelqu'un d'honnête ou de bien. Qu'est-ce qu'elle croyait ? Elle avait rencontré James dans un bar échangiste ! Et il n'était même pas en couple ! Il était venu là juste pour trouver une bonne poire à baiser... et elle avait été cette poire.
Les yeux remplis de larmes de rage, Lily posa son sac sur son lit et se mit à le remplir avec les quelques vêtements qui trainaient dans la pièce elle n'avait pas vraiment fait attention à l'ordre quand elle mourrait de froid la veille et avait retourné ses affaires à la recherche d'un pull. Ses mains tremblaient et elle avait du mal à replier ses vêtements. Comment avait-elle fait pour être si stupide ? Le croire ! Le croire, lui, cet odieux menteur !
Il lui avait dit exactement de la même façon ses mensonges qu'il lui avait dit être exclusif, ou ne pas coucher avec les filles au cœur brisé, ou les raisons pour lesquelles il avait embrassé Myra. Il mentait comme un arracheur de dents ! Rien de tout cela n'était vrai.
Lily se figea, un sanglot au bord des lèvres, quand elle réalisa. Rien de tout cela n'était vrai. James... n'était rien. Elle était la petite amie, très mauvaise, infidèle et horrible copine, de Sullivan Dawson et James Potter n'était rien pour elle qu'un fantasme, une revanche sur son abruti de petit ami pour avoir osé la trainer au Gravitz. Elle aurait dû mettre un terme à tout cela le matin même de leur première nuit et le revoir avait été sa plus grosse bêtise.
« Lily ? » En reposant rageusement un pull sur son lit, la jeune fille tourna la tête vers la personne qui se tenait à l'entrée de la chambre. James. Il avait l'air étonné, presque un peu coupable. Non, se reprit-elle, c'est une comédie. Tout était une comédie avec lui. Il mentait comme il respirait et elle était sûre qu'il était bon acteur aussi. Une vie entière consacrée à faire croire à des pauvres filles dans son genre qu'il était quelqu'un de formidable. Comment pouvait-il se regarder dans la glace ?
« Je veux pas te voir » Grogna-t-elle en terminant son sac.
Ne l'écoutant pas, il entra dans la pièce et ferma la porte derrière lui. « Dis-moi ce qui se passe » Exigea-t-il « Quelqu'un t'a dit quelque chose sur moi ? »
Non, il l'avait fait lui-même en lui mentant en pleine face, inconscient qu'elle lui posait des questions piégées. Elle le regarda, lui qui semblait si soucieux, et une vague de rage déferla sur elle. Elle avait envie de le faire souffrir, jamais elle ne s'était sentie si idiote. Imbécile qu'elle avait été d'écouter ses grands discours charmeurs. Elle avait même été jalouse pour lui, s'était mise à considérer la possibilité de lui laisser plus de place dans sa vie... Ca l'amusait, de se moquer des gens ?
Il avança dans sa direction et elle prit un pas de recul. Une vague de chaleur, brusque et malvenue, la fit vaciller. Il était peut-être un beau salaud mais qu'était-elle, elle, la petite allumeuse qui trompait son copain et se sentait excitée à la simple vue d'un mec abject qui devrait la répugner ? Lily sentit encore plus de colère grandir en elle quand elle comprit qu'elle avait, malgré tout, encore envie de James, d'un de ces désirs brutaux qu'on ne peut ignorer et qui vous dévore les entrailles jusque ce que vous vous soumettiez à lui.
Son regard était brûlant. Il l'observait, ne pouvant ignorer ni son désarroi, ni sa colère et encore moins son désir. Il devait forcément savoir qu'elle donnerait n'importe quoi à cet instant pour le frapper et le jeter sur le lit, pour le griffer et le chevaucher, pour... Lily sentit tout l'air quitter ses poumons en prenant conscience qu'elle pourrait le faire. Après tout, elle s'était déjà corrompu avec lui à un tel point qu'un peu plus ou un peu moins de perversion n'allait pas changer grand-chose. James n'était censé être qu'un jouet sexuel, ni plus ni moins, et c'est ce qu'elle allait faire de lui à présent. Plus de discussion à cœur ouvert, plus de confession. Du sexe, pur et simple – et toujours fantastique avec lui.
Son âme était pourrie, elle le savait depuis longtemps, et l'illusion était tombée, et ses excuses étaient parties en fumée, alors autant vivre la décadence jusqu'au bout désormais.
« Lily... » Murmura-t-il « Je- »
Elle se rua sur lui et l'embrassa comme elle n'avait jamais sans doute embrassé personne. Férocement. Rageusement. Elle s'écrasa contre ses lèvres, plongea sa langue entre ses dents et ne lui laissa même pas le temps de réagir avant de se mettre à le fourrager nerveusement. Elle planta ses mains dans ses cheveux, les serrant entre ses doigts, forçant sa tête à rester contre la sienne, forçant sa bouche, l'empêchant de se refuser à elle.
Et il ne fit pas une seconde. Il laissa remonter ses mains sur son corps, d'abord tendrement mais de plus en plus avidement alors que Lily l'embrassait avec toute la brutalité et la violence qu'elle contenait. Elle sentit des frissons contre sa peau là où il la touchait, et sa colère monta en réalisant cela et plus elle était en colère, plus elle avait envie de lui, et plus elle l'embrassait sans compromission.
Il sembla qu'il ressentait son état hargneux et qu'il se laissait engloutir par lui. D'un coup, en la prenant par surprise, il glissa ses mains sur ses cuisses, pas loin de sous ses fesses, et la souleva du sol. Elle entoura ses jambes autour de lui et se frotta à lui, toujours avec la même énergie désespérée, leurs bassins s'entrechoquant avec force, presque douloureusement, dans une escalade de sensation qui la menait au bord de la frontière de la raison. Il la plaqua contre le mur et elle recula de son visage pour planter ses lèvres dans son cou alors qu'il s'enfonçait contre elle avec de plus en plus d'énergie.
Pas de morsure d'amour, juste un suçon, avide, pour tirer toute la vie hors de cet être qu'elle exécrait à cet instant précis, pour le contaminer de sa colère et son dégoût Lily entendit le gémissement passer ses lèvres et son sang rugit à ses tempes. Elle le repoussa, reposa ses pieds au sol et lui arracha sa robe, se fichant bien de l'abimer. Elle osa enfin poser ses yeux sur lui ses pupilles brunes étaient dilatées, ses narines frémissaient et sa bouche était gonflée et meurtrie.
Sans prendre le temps de le découvrir comme elle faisait en temps normal, elle le poussa vers le lit, se déshabilla et il finit de se dévêtir. Ils se stoppèrent, un court instant, et leurs yeux se croisèrent. Presque d'un commun accord, ils cessèrent de se poser des questions et se sautèrent dessus, littéralement. Il prit possession d'elle immédiatement, sans douceur ou préparation – elle gémit de surprise, presque de douleur, alors qu'il s'enfonçait en elle, plus fort et plus loin qu'il ne le faisait toujours. La sensation triviale d'être pleine, remplie, la saisit et elle s'agita autour de lui, ne sachant pas très bien si elle le repoussait ou l'enjoignait à continuer, dans une danse désorganisée où chacun voulait absolument dominer l'autre. Il accéléra, comme pris de frénésie, et elle sentit son corps se tendre pour tenter de le suivre, et l'intensité de la friction l'envahir complètement, et la pulsation de son bas-ventre grandir. Il l'embrassa, avec force et détermination, comme elle l'avait fait avant et cette chose qui grossissait en elle explosa, et elle cria et tenta de s'éloigner de lui parce qu'elle avait eu ce qu'elle voulait et ne voulait pas lui faire plaisir mais il la bloqua, sans difficulté, et reprit ses ardeurs avec encore plus d'acharnement alors que Lily se débattait pour s'éloigner de lui mais que la chaleur en elle grimpait, montait et que son corps luttait pour s'échapper et se soumettre simultanément.
Quelque chose explosa en elle, littéralement. Pendant un court instant, elle perdit complètement le contrôle de son corps, tous ses muscles se contractèrent, ses jambes se plièrent, ses doigts agrippèrent le dos de James et ses ongles s'y plantèrent alors qu'elle le serrait contre elle à l'étouffer; son souffle se coupa et il se redressa en s'avançant en elle une dernière fois avant de retomber sur elle, un poids mort, à bout de souffle et collant de transpiration.
Lily était allongée sur le lit, bras et jambes écartées, les muscles presque douloureux, le souffle court et le corps de James l'entravant. Elle sentait le tissu du lit dans son dos, le sexe de son amant en elle, le corps de celui-ci sur elle mais elle ne ressentait rien, ses pensées étaient figées, anesthésiées et pendant un moment, il lui sembla qu'elle voguait dans un étrange cocon en dehors de son corps où les sensations n'étaient plus qu'une caractéristique du monde étrange à elle-même.
« Que je sois pendu par les couilles de l'Enchanteur » grommela James d'une voix atrocement rauque, si chaude, qu'elle fit trembler Lily de part en part. Elle sentait que son cœur reprenait péniblement un rythme normal et qu'elle réintégrait son corps, doucement. Dans un effort qui parut particulièrement difficile, James se recula et se retira d'elle, le bruit de succion qui en résultat finit de ramener Lily à elle et un étrange sentiment de honte mêlé à un plaisir malsain l'envahit.
Elle était toujours en colère – c'était un fait. Mais elle n'était plus fâchée. Personne ne pouvait être fâché dans un corps aussi détendu et relaxé. Quand elle ouvrit la bouche, elle fut surprise de découvrir que sa voix était rauque elle aussi, et que sa gorge la tirait. « C'était- »
« Ouais » Souffla James.
Ils restèrent allongés, l'un à côté de l'autre, une éternité et une seconde à la fois, longtemps et tellement peu. Au bout d'un moment, elle se redressa et décida de se rhabiller mais il passa sa main autour d'elle et tourna son menton vers lui.
« Tu seras ma mort, Lily Evans » Murmura-t-il en l'embrassant doucement, tendrement, presque amoureusement.
Lily sentit ses barrières craquer et elle sortit prestement du lit avant de fondre en larmes. De la douceur, après tant de brutalité, de la tendresse, après tant de colère, c'était au-delà de ce qu'elle pouvait supporter. Elle ne pouvait pas rester à côté de lui, le regarder dans les yeux et prétendre qu'il n'y avait aucun problème. Il n'était qu'un foutu menteur qui se moquait d'elle et elle... elle ne valait pas mieux. Qu'avait-elle fait ? Qu'était-elle ? Un foutu animal en rut incapable de se contrôler ? Elle enfila ses habits, attrapa son sac et décida de tirer sa révérence. Elle dit au revoir aux autres en même temps qu'elle traversait le salon et elle pénétra dans la cheminée avec empressement, le nom de son immeuble sortit difficilement, les escaliers furent une pénitence à monter et quand, enfin, elle ouvrit la porte de son appartement, à bout de force et de nerfs, ne voulant rien d'autre qu'une longue douche bouillante et une sieste bien méritée pour se remettre de ses émotions, elle se figea sur place.
« Surprise ! » S'écria Sullivan en venait l'accueillir. « Je suis rentré ! »
While looking for the answers only questions come to mind and I don't know how I came here What am I supposed to do (Sick of everyone, Sum41)
Protection contres les incendies.
Dans ce chapitre, nous distinguerons trois cas de figure : la protection du ménage sorcier, la protection du laboratoire de potion et la protection d'usines de confection professionnelles (en ce inclus les apothiques). Il est très important de toujours déterminer à quel sort correspond le mieux la situation car ceux-ci sont mutuellement exclusif et ne supporterait pas l'échange (voir chapitre 2 : Sortilèges résistants et malléables).
Dans le premier cas décrit – le ménage sorcier – la source d'incendie par excellence est la cuisine : c'est donc par la protection de celle-ci que nous commencerons notre exposé. Avant toute chose, il est nécessaire de repérer dans la pièce les foyers principaux d'incendies : c'est sur ceux-ci que les piliers magiques devront reposer. (ATTENTION : ne jamais mettre de pilier magique à proximité d'une cheminée, voir chapitre 9 : Incohérences magiques). Il va de soi que
Lily bailla et releva le nez de son manuel d'Enchantements de protection. Elle était fatiguée et courbaturée. La semaine n'avait pas été facile. Elle passait des nuits de plus en plus horribles, ayant toujours froid, malgré la présence de son petit ami dans son lit et ces deux derniers jours avaient été encore pires. Elle avait lancé un sortilège chauffant sur ses couvertures et pourtant, avait encore eu froid. Elle ne comprenait vraiment pas ce qui lui arrivait mais les choses n'allaient pas en s'arrangeant. Elle savait qu'au bout du compte, elle devrait aller voir un médecin mais, comme elle répétait souvent en rigolant (mais en pensant chaque mot) elle préférait attendre d'être sur son lit de mort pour voir un Médicomage. Elle en avait eu assez pour toute sa vie durant son adolescence.
Dans le premier cas décrit – le ménage sorcier – la source d'incendie par excellence est la cuisine : c'est donc par la protection de celle-ci que nous commencerons notre exposé. Avant toute chose, il est nécessaire de repérer dans la pièce les foyers principaux d'incendies : c'est sur ceux-ci que les piliers magiques devront reposer. (ATTENTION
Lily fronça les sourcils et se traita d'idiote. Elle n'était vraiment pas en état d'étudier. Les mots passaient à travers son esprit sans qu'elle en retienne aucun. Il y avait trop dans sa tête. D'abord le froid de la nuit, ensuite Sullivan qui était rentré ce matin de voyage et qu'elle évitait comme la peste en essayant qu'il ne le remarque pas et puis, enfin, James, à qui elle ne cessait de penser. Elle n'était pas entrée en contact avec lui depuis « l'incident » à Brighton, comme elle aimait à appeler cette expérience intense mais troublante (et dérangeante, à bien des points de vue).
Ca allait faire une semaine qu'elle ne l'avait pas vu. Il lui avait envoyé quelques lettres mais elle n'avait pas répondu, et il n'avait pas insisté. Peut-être se lassait-il. Peut-être était-il aussi mal à l'aise qu'elle. Peut-être pensait-il que Sull était là et vérifiait les hiboux. Elle n'en savait rien... mais elle savait qu'elle céderait bientôt, dans peu de temps, parce que la vie sans la distraction qu'était James était bien trop pénible. Elle tombait à court d'excuses pour ne pas coucher avec Sullivan et il se faisait de plus en plus pressant, même s'il était étrangement raisonnable lorsqu'il revenait de ses congrès à l'étranger.
Il avait dit que ceux-ci se calmeraient bientôt et que le rythme diminuerait. Elle l'espérait et en même temps le redoutait. Rien que cette semaine, il était parti le week-end, puis mercredi et jeudi (et n'était rentré que ce matin !), et il devait encore s'en aller de dimanche à mardi. C'était très difficile pour Lily de tenir toute seule dans son grand lit froid alors qu'elle pourrait très bien aller chez James mais elle ne voulait pas – ne devait pas- même si c'était dur. Il y avait bien trop de choses entre eux, des choses qu'ils devaient régler, des décisions à prendre, le genre de décision qu'on ne prend pas dans un lit parce que... le mauvais choix semble toujours bien trop attirant vu de l'horizontal.
Lily jeta un coup d'œil à l'heure et écarquilla les yeux en voyant l'heure. En deux temps trois mouvements, elle fourra son livre dans son sac il était presque dix-sept heures et son cours d'Enchantements avancé allait commencer sans elle. Elle passa dans le salon, posa un rapide baiser sur la bouche de son petit ami qui était concentré sur des papiers à l'allure officielle et passa la porte dans un coup de vent pour se précipiter à la cave et transplaner vers le centre de magie pour adultes. Heureusement, elle arriva juste avant le professeur et ne fut pas reprise pour son retard. Le fait qu'ils soient adultes – et volontaires à suivre les cours – faisaient que les professeurs estimaient encore bien plus normal qu'ils soient tous présents et à l'heure.
Lily écouta d'une oreille distraite ce qu'on leur enseignait. La fatigue était de plus en plus dure à supporter, les cours de plus en plus durs à suivre à mesure que les ABUS approchaient, la situation avec James de plus en plus confuse dans sa tête et, pour ne rien gâcher, elle avait l'impression que sa relation avec son petit ami se dégradait chaque jour un peu plus. Ils ne parlaient presque plus, ne communiquaient pas plus et Lily avait mis fin à toute relation physique entre eux le jour où elle avait été malade, littéralement, après avoir couché avec lui.
Elle savait que ce n'était pas un dégoût de son petit ami le problème, non, le problème était James. Enfin, pas James en tant que personne – un jouet sexuel, se rappelait-elle sans cesse, le goût âcre de ses mensonges encore bien présent dans sa gorge s'ajoutant à l'évidente et consciente hypocrisie à laquelle elle se forçait – mais ce que James lui avait fait découvrir sur la sexualité et sur elle-même. Elle ne laisserait plus Sullivan l'utiliser comme il l'entendait. A partir de maintenant, ils feraient l'amour comme des gens civilisés et non plus comme s'il était en train de coucher avec une poupée inerte. Encore fallait-il qu'elle trouve le courage de lui expliquer ça (et l'explication quand il demanderait quand elle avait réalisé que le sexe entre eux était déficient – ou pire encore : comment).
Après ce qui sembla être une éternité, le cours prit fin et Lily rassembla ses affaires en désespérant de voir qu'elle allait encore être bonne pour deux heures d'étude. Elle soupira et rentra chez elle en trainant les pieds, n'ayant envie de rien d'autre qu'un bon bain chaud et une longue nuit de sommeil. Au chaud. Elle frissonnait à la simple idée de se mettre au lit, sachant d'avance que le froid ne tarderait pas à l'envahir.
« Lily ! » La jeune fille sursauta et porta son regard sur Sullivan qui venait de l'apostropher alors qu'elle passait juste la porte d'entrée.
« Doucement Sull, j'ai mal à la tête » Lui demanda-t-elle en déposant ses affaires sur l'armoire et son sac au porte-manteau.
« J'avais complètement oublié » Continua le jeune homme sans baisser d'une octave « L'assureur doit venir ce soir »
« Le soir ? » Répéta Lily en fronçant les sourcils « depuis quand fait-on des rendez-vous d'affaire en soirée ? »
« Depuis toujours avec cette compagnie » Sullivan l'embrassa furtivement pour lui souhaiter bon retour et l'emmena dans la cuisine « C'est une de leurs spécialités : s'adapter aux horaires des clients qui travaillent. »
Lily se frotta les tempes « Et en quoi est-ce mieux en soirée ? »
Sull leva les yeux au ciel d'un air agacé, ce qui donna l'impression à la jeune fille d'être très idiote pour ne pas comprendre. Elle tiqua légèrement cependant, ce qu'elle ne faisait jamais avant. Elle n'appréciait que modérément qu'il la prenne pour une fille stupide.
« Parce que les gens ne doivent pas prendre congé pour signer leur contrat durant les heures de bureau » Soupira-t-il « Maintenant, est-ce que tu pourrais t'occuper de ça pendant que je vais chercher les papiers de l'an passé ? En plus, c'est nouveau qui doit venir et faut que je rassemble toutes les preuves de payement »
Lily baissa les yeux sur le plan de travail et repéra des amuse-gueules grossièrement déposés sur un plateau en aluminium. Elle secoua la tête – peut-être qu'elle ne comprenait rien en assurances mais lui n'avait réellement aucune capacité culinaire.
D'un geste absent, elle lança un sort pour que les ingrédients se séparent à nouveau et elle fit fondre une aspirine sous sa langue pour soulager son mal de tête. Elle avait pensé en voyant son horaire qu'étudier les enchantements en cours du soir serait plus facile que son année d'Aspic. En effet, elle était passée de cinq à trois soirs de cours par semaine. Mais en réalité, la charge de travail avait doublé. Elle commençait à comprendre de mieux en mieux pourquoi ce foutu diplôme d'utilisation professionnelle de la magie s'appelait un ABUS : Attestation Barbare d'Utilisation de la Sorcellerie. On ne pouvait pas dire qu'elle n'était pas prévenue rien que par le titre...
Avec automatisme, Lily organisa une belle disposition sur le plat et entendit qu'on sonnait à la porte.
« Tu peux ouvrir, s'il te plaît ? » Lui cria Sullivan depuis son bureau. Lily imaginait facilement son incapacité à retrouver ses papiers dans le capharnaüm de la pièce. Elle alla donc ouvrir. Et elle se retrouva face à James.
« Lily ? » « James ? » Dirent-ils en même temps
« Qu'est-ce que tu fais là ? » Murmura furieusement la jeune fille en jetant un coup d'œil vers Sull qui s'approchait « Tu n'aurais jamais dû venir ! »
« Lily, qu'est-ce que tu fais ? » Dit ce dernier en la voyant devant la porte « Laisse donc entrer monsieur Potter »
Lily fronça les sourcils et tourna doucement la tête pour voir Sullivan qui la fixait d'un air surpris face à son impolitesse. Elle se souvint alors brusquement que James travaillait dans les assurances... Peut-être aurait-elle dû prêter un peu plus attention à ça par le passé. Avec une bonne dose d'auto-persuasion, elle se poussa sur le côté et laissa la place à James de rentrer chez elle. Un frisson glacé courut le long de son corps en voyant les deux hommes de sa vie se serrer la main. Elle était dans une belle mouise...
« Je vais chercher les rafraichissements » Dit-elle comme une bonne ménagère qu'elle était. Dès qu'elle eut passé la porte de la cuisine, elle se laissa tomber sur une chaise et son front cogna la table alors qu'elle laissait échapper un long et plaintif gémissement. Que pouvait-elle faire maintenant, à part espérer que James se conduirait en pro et ne laisserait rien voir de leur relation privée ? Lily se demanda soudain si elle avait déjà mentionné son nom à Sull – elle lui avait dit qu'elle avait retrouvé des amis de Poudlard mais avait-elle dit leurs noms ?
Avec résignation, elle servit du thé glacé dans une théière, attrapa le plateau d'amuse-bouche et se dirigea vers le salon où un éclat de rire typiquement masculin lui éclata aux tympans. Elle se sentit défaillir - comment James pouvait-il seulement penser à rire dans une situation pareille ? - mais elle se reprit, sortit les épaules et avança fièrement vers la salle manger.
« Tenez messieurs » Elle posa les verres, le thé et les mets sur la table avant se passer la main dans les cheveux et de regarder l'espace entre les deux seuls hommes qui avaient jamais partagé son lit.
« Excusez la tenue de mon amie » Dit Sullivan « Mais elle rentre à peine de ses cours »
« Oh, elle suit des cours ? » Feint de découvrir James d'un ton poli. Il était venu pour vendre un produit et se devait de caresser le client dans le sens du poil – il ne dirait rien à Sullivan, c'était peut-être la seule chose dont Lily était certaine. Elle sentait le regard brûlant de James et devinait sa chaire de poule à la simple idée qu'il soit dans la pièce mais elle ne faillit pas et releva la tête pour lui répondre en le regardant d'un air de défi.
« En Enchantements, oui. Peut-être votre société m'engagera-t-elle dès que j'aurai mon ABUS ? »
« C'est une idée... » Murmura James en plongeant ses yeux dans les siens. Elle se sentit défaillir, elle déglutit et posa sa main sur l'épaule de Sullivan pour garder l'équilibre. « Vous vous destinez aux sortilèges de protection ? »
« C'est une possibilité non négligeable, oui » Acquiesça Lily. Elle ne lui avait jamais dit ça avant, juste qu'elle hésitait entre différentes possibilités. Mais après avoir un peu touché à tout pendant ses cours, elle devait reconnaître que la protection était de loin le domaine le plus intéressant, stimulant et gratifiant. C'était aussi un des domaines des Enchantements le plus dur et le plus sélectif. Il allait falloir qu'elle frappe un grand coup.
« Dans ce cas vous devriez rester avec nous » Proposa James, manipulant à la perfection la situation pour obtenir ce qu'il désirait. Il lui indiqua la chaise en face de lui. « Vous pourrez voir quel genre de sorts nous proposons et vous faire une idée de ce que vous pourriez être amenée à faire »
« Je ne sais pas... » Murmura Lily qui avait prévu de s'enfermer dans sa chambre et ne pas en sortir jusqu'au départ de James, laissant un tas de plans catastrophe envahir son esprit.
« Puisque monsieur Potter le propose si gentiment, Lily » Elle jeta un regard incertain à Sullivan et alla s'asseoir à côté de lui d'un pas hésitant. Il posa sa main sur la sienne, et aussitôt, un éclat brilla dans les yeux de James.
Lily inspira profondément et essaya d'oublier la situation. Elle n'était pas assise entre l'homme qu'elle aimait et celui avec qui elle couchait. Non. Ce n'était qu'un... un exercice ! Voilà, c'était une démonstration. Elle devait se concentrer sur les Enchantements de protection de domicile proposés par la société de James et rien d'autre. La magie. Ses examens. Son diplôme. Oublier les hommes.
Elle les laissa parler, se laissant volontairement passer pour la grue de service incapable de comprendre le sens même du mot contrat d'affaires. Elle ne pouvait pas détacher ses yeux de James - James, qui parlait avec Sullivan. C'était impossible. Ca n'aurait jamais dû arriver. Elle n'aurait pas dû prétendre à Sull qu'elle ne connaissait pas James, il allait le découvrir, ensuite comprendrait que James n'était nul autre que Jack, le type avec qui elle avait passé la nuit après la boite échangiste et il réaliserait qu'elle avait menti et qu'elle l'avait trompé et il la plaquerait et tout serait fini et...
« Ces petites bouchées sont un vrai délice, mademoiselle... ? »
« Evans » Marmonna Lily, les yeux braqués sur ses mains posées sur la table
James sourit d'un air machiavélique et relécha avec une lenteur exaspérante la crème mousseuse qui était restée sur sa lèvre supérieure. Lily haleta et jeta un regard paniqué à Sullivan qui, heureusement, était plongé dans les différentes offres d'assurance et ne prêtait aucune attention à son invité.
« Je... Euh... Je vais vous laisser maintenant » Déclara Lily en se levant alors que James, tout à son jeu, pourléchait son doigt après avoir volé un peu de pâté sur un des toasts. En passant derrière la chaise de James pour se rendre à la salle de bain, elle sentit qu'il glissait un morceau de papier dans la poche de son jeans et se tendit en jetant un nouveau regard à son petit ami. Est-ce que James était totalement malade ou voulait-il vraiment se faire prendre ? Lily s'aperçut qu'elle ne connaissait pas la réponse à cette question et profita que Sull était déconcentré pour s'éclipser avant que le pire arrive.
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« Je suis désolé » S'exclama Sullivan en regardant Lily rentrer dans la salle de bains « Elle est un peu perturbée ces temps-ci, ne pensez pas qu'elle est toujours si impolie »
James se retint de rire et secoua la tête. Contre toute attente, même s'il avait envie d'arracher la tête de monsieur arrogant ici présent, il s'amusait bien. Faire tourner Lily en bourrique en sous-entendant des choses qu'elle seule pouvait comprendre, jouer à l'idiot avec son petit ami tout en sachant qu'il avait couché avec sa petite amie (et, d'après les échos, d'une manière bien plus satisfaisante), c'était divertissant... voire même une vengeance bien méritée contre ce type qui avait Lily tout à lui. Et puis, il ne s'y attendait pas mais trouver Lily avait été une bonne chose – elle filtrait son courrier depuis la mer et il n'osait pas débarquer chez elle pour ne pas tomber sur son copain, justement. Là, il avait l'opportunité parfaite.
« Elle est parfaitement adorable » Dit James. Sullivan Dawson lui lança un regard étrange « vous n'imaginez pas le genre de femmes que l'on peut rencontrer en faisant ce boulot » S'expliqua-t-il
« Bien, alors, je pensais peut-être à un système de protection standard plus le bonus pour la cage d'escaliers, on n'est jamais trop prudent »
« Bien, alors voici les documents... »
Tout en expliquant à son nouveau client comment remplir le contrat, James jetait de petits regards réguliers à la salle de bain. Il espérait que Lily lisait ce qu'il lui avait écrit (en prétendant calculer une cotisation 'spéciale jeunes couples'). Il n'était toujours pas très sûr de ce qui s'était passé à Brighton: elle était furieuse contre lui et, bon sang, il n'avait jamais rien vu de si sexy de sa vie. Il était simplement incapable de parler parce que chaque fois qu'elle relevait ses yeux brillants de rage sur lui, il sentait son cœur qui battait de plus en plus vite dans sa poitrine et ses mains qui devenaient moites et il perdait tous ses moyens. Et quand elle l'avait embrassé avec toute cette passion, ce flot d'émotions qu'elle semblait retenir en elle depuis des années et qui, enfin, s'exprimait, il s'était totalement laissé emporté par le moment. Il était sûr que, quoi qu'il advienne entre Lily et lui, il se souviendrait de ce moment jusqu'à la fin de ses jours.
Cependant, elle était partie et il ne savait pas ce qu'elle pensait. Mais il savait qu'elle l'évitait et qu'elle n'avait sûrement pas envie d'en parler, aussi avait-il proposé dans sa lettre qu'elle passe chez lui un soir et qu'ils pourraient faire comme si rien n'était arrivé à Brighton – et il valait mieux car les murs de la villa étaient fins et quand il était descendu, il s'était rendu compte que tous ses amis avaient entendu, au moins en partie, les cris provenant de l'étage... et leur signification. Remus, Peter et Sandra étaient tout bonnement outrés – Comment avaient-ils pu ? Lily était en couple ! -, Michèle avait décrété que ce n'était pas ses affaires – gros cerveau pour une blonde, avait pensé James- et Myriam n'avait rien dit. Elle ne semblait pas étonnée, avait levé les yeux au ciel et soupiré « qu'il n'avait pas intérêt à venir pleurer sur son épaule après ».
James avait dû user de tous ses charmes pour leur faire promettre de ne pas dire à Lily qu'ils savaient. Il était sûr et certain que la jeune fille prendrait ça pour une très bonne raison de tout finir entre eux. Elle ne supportait déjà pas d'assumer ce qu'elle faisait toute seule, alors l'assumer devant les autres... jamais. James la comprenait parfaitement. Quand il avait trompé Anna, il ne s'était jamais senti aussi misérable... mais ça ne l'avait jamais dérangé d'être l'amant. La responsabilité n'était pas sienne après-tout.
« Oh, tant que je vous ai sous la main, monsieur Potter. Vous assurez les diamants ? »
James sentit son visage devenir livide et le sol s'ouvrir sous ses pieds. Le souffle se coupa dans sa poitrine. Il ne trouvait plus ça marrant du tout d'être l'assureur du copain de Lily (qu'il venait d'arnaquer de dix gallions par mois), et il sentit une colère sourde naitre dans son ventre. « Non, demandez-ça à votre bijoutier » S'entendit-il dire d'un ton polaire et d'une voix tendue.
Ce connard misogyne ne pouvait pas demander Lily en mariage ! Il refusait !
Cet imbécile ne remarqua même pas le changement de comportement de James et se pencha en avant, comme pour faire une confession « Je compte lui demander demain après-midi, au parc Ferus. J'ai découvert l'entrée rue des inconnus. Lily adorera ça »
« Je... Je vais y aller » Déclara James en se relevant de sa chaise pour découvrir qu'il avait les jambes coupées. Il dut prendre sur lui pour arriver jusque la porte « Je vous enverrai les contrats signés par hibou postal. Bonne soirée monsieur Dawson »
Sullivan ne sut jamais d'où venait le coup de poing dans le mur du couloir de son immeuble.
Keeping up appearances But I'm fooling myself Cause you say you love me But you're fooling yourself Cause you say you love me(Re-Offender, Travis)
« Bon, Lily, t'y es ou quoi ? »
La jeune fille soupira et termina d'appliquer son rouge à lèvres devant le grand miroir de la salle de bains. Elle ne se souvenait pas avoir jamais vu Sullivan si nerveux, mis à part le jour où il l'avait présentée à Lysette, sa mère (et Lily en gardait encore des frissons). Qu'est-ce qu'il allait inventer cette fois ?
Elle inspecta une dernière fois sa tenue dans la glace et sourit à son reflet. Elle se sentait bien. Elle avait encore mal dormi, bien sûr, mais elle avait eu moins froid, blottie dans les bras de son petit ami. Après le départ de James, il était venu se glisser à côté d'elle dans le lit, torse nu, et l'avait serrée contre lui sans rien demandé sur son comportement, ni faire aucun commentaire. Il lui avait glissé un 'je t'aime' et Lily avait presque réussi à oublier l'existence de James Potter. Le matin, il lui avait annoncé qu'il avait une surprise pour elle et lui avait demandé de passer quelque chose de joli et confortable. Elle avait profité du temps clément pour enfiler une robe d'été; Margolie lui avait envoyée un courrier la suppliant d'échanger leurs heures de travail, alors Lily avait même droit à un samedi de congé.
« Lily ! » S'impatienta encore Sull. Elle leva les yeux au ciel, presque rassurée de voir leurs rapports revenir à la normale et s'aspergea de parfum avant d'aller le rejoindre dans le salon. Ils partirent immédiatement, vers un lieu « secret ». Il était excité comme une puce et cela la faisait rire. Elle se sentait bien mieux que ces dernières semaines et avait, enfin, l'impression d'avoir retrouvé sa place depuis l'expérience « échangisme ».
« Où va-t-on ? »
« Où serait la surprise si je te le disais ? » Se moqua-t-il gentiment en la trainant sur le chemin de Traverse. Un jour chaud, ensoleillé et le week-end. Autant dire que tout était bondé. Elle se laissa entrainer dans une allée dissimulée, qui s'appelait le chemin des inconnus. Il n'y avait que peu de boutiques par ici, beaucoup des immeubles étaient des appartements sorciers. Elle n'était jamais arrivée aussi loin de ce côté du monde Sorcier et s'émerveillait encore comme une petite fille des détails insolites qui différenciaient la vie Moldue et Sorcière. Au bout d'une dizaine de minutes de marche, ils arrivèrent devant un grand arceau de métal dans lequel il était gravé : Parc Naturel Ferus.
Ses yeux s'écarquillèrent. « Sullivan ! Comment t'as fait ? C'est génial ! »
Le parc Ferus était une grande attraction sorcière, très difficile à trouver. La légende prétendait que le parc se trouvait en plein milieu du pays de Galle mais que son entrée changeait d'endroit toutes les semaines. C'était généralement un coup de chance de tomber dessus mais tous ceux qui y étaient allés en revenaient toujours avec les yeux brillants. Les animaux sauvages du parc Ferus n'avaient pas peur des humains et se mêlaient volontiers à la foule c'était tant des animaux normaux que des créatures magiques et il existait là des espèces extrêmement rares.
Elle se précipita à l'intérieur, Sullivan sur les talons. L'après-midi passa à une vitesse ahurissante. Partout où elle regardait, Lily voyait des choses incroyables : des fontaines à l'eau aux reflets arc-en-ciel, des arbres de vingt centimètres de haut, des hiboux miniatures, des licornes, des Azbraxans, des phénix et pleins d'autres choses extraordinaires. Elle avait eu une longue conversation avec un Chartier, caresser un Croup, fait un tour à dos d'Hippogriffe, avait assisté à un combat entre un lutin de Cornouaille et un Crabe de feu. Elle avait même aperçu un Sombral, mais avait décidé de l'ignorer. Cette journée était bien trop belle pour être gâchée par les souvenirs.
Quand seize heures sonnèrent, Lily et Sullivan s'installèrent dans l'herbe, à proximité d'un troupeau de biches sauvages, pour pique-niquer. Des petits Elfes de Nature sa baladaient partout dans le parc, pour s'assurer du respect des règles, de la sécurité et pour apporter aux visiteurs des casse-croûtes.
« C'est merveilleux » Chuchota Lily, complètement revigorée, en mordant à pleine dents dans son sandwich. « Je t'aime, tu sais. Comment tu as fais ça ? »
« Un coup de chance » Sourit-il
« Tu te baladais par hasard dans une rue résidentielle du chemin de Traverse ? » Se moqua-t-elle doucement. Un cerf se détacha du troupeau et s'approcha d'eux, tout en restant à une certaine distance. Lily se dit que malgré tout ce qu'elle avait vu aujourd'hui, cet animal était le plus majestueux d'entre tous, peut-être encore plus impressionnant dans ce décors étonnant de part sa normalité. Elle était fascinée de voir la tête de ces animaux supporter ces bois parfois si immenses. Celui qui avait avancé n'était pas le mieux garni côté ramure, celle-ci d'ailleurs semblait encore recouverte de velours, comme si malgré l'approche de la fin de l'été, il n'avait pas encore commencé sa fraye, mais une prestance princière se dégageait de lui... Lily était sûre qu'il était promis à devenir un des cerfs accompagnés de dizaines de biches. Un grand parmi les grands.
Sullivan toussota et caressa ses cheveux. « Tu es magnifique Lily »
« Merci » Sourit-elle en se penchant pour l'embrasser. Sullivan passa sa main dans sa nuque et approfondit le baiser elle se laissa faire, trop heureuse de retrouver son petit ami comme au premier jour, et il la poussa gentiment dans l'herbe pour l'embrasser plus à son aise. Mais brusquement, il se releva, la confusion inscrite au visage.
« Mais qu'est-ce que- »
Lily éclata de rire en voyant ce qui s'était passé : le cerf avait profité de ce que Sull était couché sur elle pour venir mâchouiller les cheveux blonds du jeune homme. Peut-être les avait-il pris pour de la paille ? L'air innocent de l'animal la fit presque encore plus rire. « On dirait que monsieur de roi de la forêt n'aime pas tes manières, mon cher »
« Ah ah » Sullivan envoya un regard noir à l'animal qui s'était désintéressé du couple et reniflait d'un air intéressé la nourriture. Lily observa la scène cocasse – plus Sullivan tentait de chasser l'animal, plus celui-ci se montrait câlin, allant même jusqu'à léchouiller le visage de son petit ami. Elle se dit que ces choses n'avaient pas de prix et eut soudain parfaitement conscience de l'amour qu'elle ressentait pour Sullivan. Elle décida qu'elle devait tout terminer avec James, très rapidement, et reprendre sa vie là où elle l'avait laissée. C'était cette vie qu'elle voulait. Une existence calme et paisible emplie de petits bonheurs fugaces. Ca lui suffisait amplement.
Lily ressentait que l'expérience de Brighton avait tiré un trait sur son histoire avec le Maraudeur. Cette attraction électrique qu'elle ressentait pour lui, presque malgré elle, devenait maitrisable, la passion s'essoufflait et son amour pour Sull revenait. Et puis, qui a besoin de passion pour vivre, exactement ? Ce qu'il y avait entre elle et James était éphémère, pas Sullivan.
« Lily » Reprit son petit ami d'un air très sérieux. Elle se redressa, prête à l'écouter attentivement. « Tu es la femme la plus merveilleuse que je connaisse » Le cerf poussa Sull du bout du museau et il tomba en avant. Lily fit de gros efforts pour rester sérieuse alors qu'il se redressait sur ses genoux. « Bordel » Grimaça-t-il « Où j'en étais ? »
« A quel point je suis merveilleuse »
« Ah oui. Tu es mon idéale, ma moitié. A chaque fois que je pense à nous, je nous imagine vieillissant ensemble, élevant nos enfants et – Ah non mais ça suffit ! » Cria-t-il sur le cerf qui essayait maintenant de se coucher entre Lily et Sullivan. La jeune fille rigola à nouveau et passa sa main sur le front de l'animal. Il était d'un brun chocolat-noisette troublant et ses yeux étaient entourés d'un léger liseré plus foncé. Son regard était étrangement intelligent pour un animal – comme tous les animaux de ce parc – et Lily eut presque l'impression qu'il prenait plaisir à se laisser caresser par elle, ce qui n'était pas une mince à faire avec les bois qu'il portait sur la tête.
« Tu ne veux pas qu'il me parle, hein ? » rigola-t-elle doucement en flattant l'animal « Mais il me fait des compliments, alors on le laisse, d'accord ? »
« Hum » Sullivan se mit à genoux devant elle et fouilla dans sa robe d'un air inquiet. Son regard s'éclaira et il recommença à parler avec la main toujours cachée. « Lily, tu es la femme de ma vie. Je t'aime. Alors, voudrais-tu me faire l'honneur » Sous les yeux exorbités de la jeune fille, il sortit un écrin. « de devenir » Le cerf tourna la tête si brusquement que Lily dut se jeter au sol pour éviter sa ramure et là, sous son regard ahuri, il croqua dans la petite boite noire et s'enfuit au trot avec le diamant en bouche.
Sullivan avait l'air trop choqué pour réagir puis, d'un coup, se releva et se précipita en courant sur le troupeau de biches qui s'enfuyaient en galopant « REVIENS ICI SALOPERIE D'ANIMAL ! » L'entendit-elle crier. Quelque part, elle était plutôt heureuse d'être tombée sur cet animal farceur, ça lui laissait le temps de réfléchir.
Pouvait-elle épouser Sullivan ? Après tout, elle le trompait, régulièrement, et même si sa décision de tout arrêter avec James était prise, ça n'effaçait pas tout, loin de là. Si lui la trompait, elle n'envisagerait même pas de pardonner.
Devait-elle épouser Sullivan ? Ils étaient ensemble depuis des années, et leur couple tenait bon, se relevant de toutes les tempêtes. Elle voulait faire sa vie avec lui, non ?
Voulait-elle épouser Sullivan ?
« Je suis désolé » Elle se releva et le regarda essuyer l'écrin plein de bave dans sa robe. Le cerf, qui ne semblait jamais en avoir assez, vint se placer à côté de Lily, comme pour lui apporter une sorte de soutien étrange. « Foutu animal » L'animal en question souffla bruyamment en dilatant les narines. Lily fronça les sourcils – c'était pas une signe d'attaque, ça ? « Pardon, c'est bon. » Grommela Sullivan « et fier comme un paon avec ça »
Lily posa la main sur l'encolure de l'animal pour l'apaiser et regarda son petit ami. « Sullivan... »
« Lily, » recommença-t-il en lui montrant la bague tout en gardant un œil prudent sur le cervidé voleur de diamants « voudrais-tu devenir ma femme ? »
