NIA : Je commence par la note, oui.. J'ai tout un taaaas de choses à dire, mais ça va attendre la fin du chap' ou on est encore là demain. J'vais me contenter de remercier les revieweuses. Vous n'imaginez pas à quel point vous m'encouragez, avec vous reviews, et vos MP. Franchement, j'vais pas aller dans les détails, mais si ce n'était pas pour vous, j'updaterai pas de sitôt, donc merci. Et, et, et, si vous n'avez pas de compte , laissez-moi un maaaail, histoire que je puisse vous répondre et vous envoyer les previews ! Fichtre, quoi !
Oh, et la relation Bella/Rose/Karen. Karen et Bella sont demi-sœurs car elles ont la même mère, Renée. Rosalie est la sœur adoptive, car Phil, son beau-père est le père de Karen. Je sais que j'ai embrouillé avec le dernier chapitre. Ma seule excuse, c'st qu'écrire du angst quand on est encore hystérique, c'st galère.
Je rappelle sinon que nous sommes arrivées à la préface - oui, après près de deux mois ; enfin ! Vous savez désormais why Edward n'est pas the gentil, et si vous relisiez, vous verrez que vous comprendrez parce que je démêle mes fils, là. Et je donne aussi mes sources. Toutes. Vu comment mes indices étaient dispersés un peu partout, même dans le résumé, quoi, chuis sûre qu'vous allez rire.…
Disclaimer : Rien ne m'appartient, tout est à Stephenie Meyer. Cette fic se base sur le film de Adrian Lyne, avec Robert Redford, Demi Moore, ainsi que Woody Harrelson intitulé Indecent Proposal. Le film lui-même se base sur le livre du même nom de Jack Engelhard. (J'avoue ne pas avoir lu le livre, shame on me.) L'idée de cette fic est entièrement la faute à The Internet Movie DataBase (bon, aussi parce que j'passe des nuits à traîner et lire n'importe quoi, n'importe où). Si vous êtes intéressées, anglophones, ou juste curieuses :
http_www_imdb_com/title/tt0107211/board/thread/74836740?d=97626997&p=297626997
Proposition Indécente (chuis la seule à rire, là ?) sortit le 12 mai 1993 en France. Comme vous le voyez, j'me contente de reprendre le principe, de le tordre un peu plus et d'y ajouter ma sauce perso. Breef, j'vous laisse lire ce chapitre, (qui est le plus long jusqu'à présent histoire de compenser avec mes notes inutiles), et j'vous retrouve à la fin pour mon blabla inutile. En attendant, enjoy. ^_-
7
"Hollywood a place where they'll pay you a thousand dollars for a kiss, and fifty cents for your soul. I know, because I turned down the first offer often enough and held out for the fifty cents."
— Marilyn Monroe
Elle me nargue.
Je continue à faire les cents pas, tentant de mettre un maximum d'espace entre elle et moi. Claire, simple et si facilement atteignable. Posée en évidence sur la table. À me défier.
En deux rapides enjambées j'ai traversé mon salon, l'attrapant avec vengeance, prête à la déchirer. Mais, j'en aurai peut-être besoin… Peut-être… Si ce n'est que pour porter plainte.
Foutue carte.
Je la tourne entre mes mains, sans vraiment regarder le nom, ou encore moins les chiffres griffonnés à la va-vite.
Rien que de penser que j'envisage à accepter son offre me dégoûte. Je ne devrais pas à avoir à entrevoir une chose pareille. C'est injuste. Autant pour Karen, que pour Rose, que pour moi. C'est tellement injuste. Quatre ans seulement pour vivre une vie de famille plus ou moins équilibrée, c'est peu. C'est trop peu. On ne peut pas se perdre l'une l'autre, pas maintenant, pas comme ça. Tout simplement pas.
Et c'est-ce qui est encore plus injuste, c'est qu'on m'offre une façon de pouvoir tout arranger, de sauver ma petite sœur de même pas sept ans. Mais pour cela, il faut que je donne en contrepartie, ce qui m'est le plus cher. Que je délaisse tous mes idéaux, toutes mes croyances, que je vende mon âme à cette espèce de démon. Et c'est juste injuste, car mon corps, c'est vraiment la seule chose que j'ai réellement. La chose à laquelle je tiens le plus chez moi.
Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours été fière de mon visage, de la beauté qu'on me dit avoir. Pour une enfant dont la mère s'est sauvée peu avant ses quatre ans, se savoir être le portrait craché de ladite mère est étrangement réconfortant. Car si j'étais assez belle, assez gentille, assez travailleuse et obéissante, cela signifiait que Renée n'était pas partie à cause de moi.
C'est pourquoi je me suis longtemps dit que si je continuais d'être telle qu'elle, et plus encore, que je me mettais à lui ressembler, elle reviendrait et verrait que j'étais parfaite, que j'étais sa copie. Elle m'aimerait, puis, à défaut de rester, m'emmènerait avec elle en repartant. J'ai ainsi passé des années à m'exercer à être une seconde Renée, à raviver le fantôme de ma mère d'après toutes les choses que je trouvais sur elle. La peinture ou le dessin un jour, les religions un autre, le piano le lendemain, la danse deux semaines plus tard… Renée touchait à tout, j'ai fait de même. L'ennui c'est que contrairement à elle, je fais les choses sur la durée. Une fois que j'ai adhéré, c'est pour toujours, pas juste pour quelques heures. Il n'y a pas assez de Renée en moi pour être assez insouciante, pas comme elle l'était.
Même si finalement, elle n'est jamais revenue, je continue à lui vouer un culte. Puisque le fait est juste que, Renée, malgré toutes ses qualités, n'a pas vraiment eu d'instinct maternel. J'ai toujours pensé qu'elle était juste cette sorte énergie dont les proches me parlaient avec affection. Une peu comme une enfant qui découvre chaque jour la vie, papillonne entre les choses, et ne s'arrête jamais. Elle ne pouvait pas se poser, et le fait que mes parents m'aient eue bien trop jeunes n'a pas arrangé quoi que ce soit. Toute sa vie, Renée ne voulait que quitter la sinistre ville pluvieuse de Forks. Tomber enceinte au lycée, se marier peu après, entretenir un ménage n'étaient pas de ses aspirations. Renée n'était pas faîte pour s'arrêter d'un coup, elle avait tant à faire, tant à découvrir, le monde entier lui appartenait si elle voulait l'explorer, et elle le voulait, ce qui faisait que rester à Forks la bloquait. Il fallait donc qu'elle s'en aille. Je préfère tout autant me dire qu'elle est partie, heureuse d'être de nouveau libre, plutôt qu'elle soit restée, ait souffert et ait fait de ma vie un enfer. Il y a eu assez de gens pour m'aimer et m'entourer à sa place.
Pourtant, elle reste ma mère, belle, inatteignable, inconnue. Qui naviguait entre le courant de ma vie de-ci, de-là, une vie planifiée n'avait aucun attrait à ses yeux. Parfois ça me réconfortait, car je savais alors que si elle oubliait mes anniversaires, ce n'était que parce que, tête-en-l'air comme elle l'était et ne tenant pas d'agenda, elle était incapable de s'en rappeler. Renée était juste spéciale. Et la seule chose que je n'aie jamais eu d'elle, ce sont ses traits. Son visage, ses mains, ses cheveux… Contrairement à Karen qui ressemble à Phil, avec ses cheveux blonds, sa peau plus colorée, son petit nez. Je sais que cette ressemblance rassure et effraie Rose à la fois, tout comme c'est le cas pour moi, de me savoir pareille et identique à Renée sur le plan physique.
C'est donc terriblement injuste qu'on me demande aujourd'hui de donner la seule chose qui est précieusement mienne en échange de la vie de ma petite sœur. J'ai envie de haïr ses mêmes traits que j'ai chéris toute ma vie. Si je ressemblais plus à Charlie, si j'étais moins comme Renée, je paraîtrais moins jolie, et alors, non, Edward Cullen n'aurait jamais cherché à savoir qui j'étais, et il aurait encore moins proposé pareille offre.
Quelle ironie. Je me mets à haïr les mêmes choses qui hier encore me semblaient indissociablement une partie de moi-même.
Et je me rends compte que j'ai échoué. Parce que j'ai beau avoir eu essayé pendant tant d'années, de continuer en allant tous les dimanches voir Charlie, je ne suis pas Renée. Elle aurait sûrement déjà accepté, elle serait capable de faire quelque chose comme ça. Mais pas moi. Je suis incapable de faire un sacrifice pareil, de ma personne. Je veux dire, je crois en l'amour, romantique, passionnel, tout ce qu'on veut. Comment puis-je accepter de coucher avec un homme que je n'aime pas ? Que je ne connais même pas ! Pour de l'argent, surtout, comme une pute. Et ça me tue de penser que je vais peut-être accepter une telle offre.
Je veux dire, c'est tellement stupide. Une assurance ? Une foutue assurance ? La beauté des Etats-Unis, c'est bien ça, que l'on ne peut pas accéder aux soins nécessaires à moins d'avoir de quoi les payer. À quoi bon être la première puissance mondiale si ses habitants sont incapables de se soigner convenablement en cas d'imprévu ? Mais le monde est cruel, je le savais déjà. Je me rends juste compte à quel point. Parce que, jusqu'où irai-je pour la sauver ? Puis-je perdre tout ce en quoi je crois, me vendre corps et âme à un inconnu contre n'importe quel prix ? Pour une liasse de fichus billets ? Vais-je vraiment accepter une offre aussi indécente ?
Ma gorge se serre douloureusement.
Oui. Bien sûr que oui. Car ces foutus bouts de papiers ont plus de pouvoir que moi. Ils peuvent faire tellement plus que moi. Ils sont capables de tout ce que je ne peux pas. De sauver Karen. De ne pas briser un peu plus le cœur de Rosalie, et par la même, Emmet. Sans compter ce que la mort de Karen, la souffrance de Rose, me feraient à moi - ma sœur est le seul connecteur réel qu'il me reste de Renée. Parce que malgré tout, elle reste ma mère, et j'ai besoin de me dire que même si elle est morte, que je ne l'ai jamais connue, j'ai tout de même eu deux sœurs, qui elles l'ont connue. J'ai besoin de ce dernier lien avec Renée. Pour moi, d'une part, et après, je ne peux pas perdre des personnes aussi importantes dans ma vie.
Karen est si jeune… Il me parait impensable de la perdre.
Je m'aperçois qu'avoir la possibilité, le pouvoir de choisir, c'est finalement effrayant. Parce que j'ai le choix, je l'ai. Même si je me doute bien qu'au fond, je ne l'ai pas vraiment.
Car même si Karen mourrait, je m'en remettrai, je ne sais pas dans quel état, mais je m'en remettrai. Mais savoir que j'aurais pu tenter quelque chose, lui sauver la vie en acceptant cette offre, je ne m'en remettrai pas. Je peux refuser, seulement, je ne peux pas vivre avec le poids de la culpabilité. De voir Emmet, mais surtout Rosalie si Karen arrivait à mourir. De me voir dans un miroir et de penser que j'ai de toutes façons quatorze ans de plus que Karen, ce n'est pas si grave s'il doit m'arriver quelque chose à moi. De penser que j'aurais pu la sauver et ne l'ai pas fait.
Et c'est ça, plus qu'autre chose, qui me pousse plus à me dire que je vais faire ça. Parce que je peux, je peux. J'ai le pouvoir, entre mes mains, en la forme d'une carte de visite.
Me tordant les mains avec l'énergie du désespoir, je tourne une nouvelle fois entre mes meubles. Oui, c'est bien beau, tout ça, de me dire que je vais accepter. Mais qu'est-ce que je fais, maintenant ?
Mon regard se pose sur les chiffres annotés sur le papier rectangulaire.
L'appeler. Ce serait plus simple. Surtout si je tombe sur la messagerie. Oui, c'est-ce que je vais faire.
J'empoigne mon téléphone, masque mon numéro, puis compose celui rajouté à la main sur la carte qu'il m'a donnée. Les sonneries se succèdent dans le vide. Je croise les doigts, ne décroche pas. Ne décroche pas. Ne…
« Allo ? »
Ravalant mon cri de frustration, je respire profondément.
« Monsieur Cullen ? »
Le temps se suspend quelques secondes. Ma gorge est tellement enrouée que je me demande s'il a au moins compris son nom.
« Bella ? »
Comment sait-il que c'est moi ? Je me doute qu'il s'attend à mon appel, après tout, il sait aussi bien que moi que je n'ai pas d'autres choix, mais même moi, j'ai du mal à reconnaître ma voix. Je grimace, car en répondant, je certifie que c'est bien moi et par la même que j'accepte.
« Miss Swan, monsieur Cullen. »
Il rit. Sa voix devient suave, comme s'il cherche à se jouer de moi. Ce qu'il fait sûrement. À ses yeux de gamin immature, je suis la nouvelle saveur de la semaine.
« Allons, Bella. Tu peux me tutoyer. Si j'en crois ton appel, nous serons bien plus intimes. »
Je sens un étau enserrer ma poitrine. Je n'aurais pas dû appeler. Je n'aurais pas… Mes doigts agrippent le téléphone, pour stopper leurs tremblements.
« J'ai des conditions. »
Je sonne plus ferme que je ne suis. Ca me rassure. Un peu.
« Je n'en doute pas. Quand es-tu libre, afin de m'en faire part, miss Bella ? »
Mordant ma lèvre inférieure, je ne relève pas la moquerie. Il ne perd rien pour attendre.
« Oh, je ne compte pas… »
Il m'interrompt, brusquement sérieux.
« Si tu es incapable de m'en parler face à face, ce marché ne sert à rien. Ce n'est pas pour ta conversation que je vais payer. »
Je ravale ma salive.
« Très bien. Je suis libre dans euh, une heure…?
- Parfait. J'enverrai ma voiture d'ici une heure et nous irons discuter autour d'un café.
- Mais… »
Sa voix, toujours grave, me coupe.
« Oh, et Bella? Sois sûre de toi, il n'y a plus de retour possible. »
Il raccroche avant que je puisse ajouter quoi que ce soit. Autant pour moi, j'ai déjà du mal à le supporter. Les mains tremblantes, je repose mon téléphone, puis me tourne vers mon armoire, à la recherche d'un bon vieux baggy.
Les dés sont jetés.
Cullen n'a pas menti.
Quarante-cinq minutes plus tard, une voiture noire est garée devant mon immeuble. Un chauffeur, tout sourire, m'ouvre la portière arrière.
« Miss Swan. »
Je rougis en m'asseyant sur le cuir. Ce n'est pas ma place, autour de ce luxe, ses manières.
Surtout que vu les raisons pour lesquelles je vais voir son patron, je suis étonnée du traitement de faveur. Mais ça me rassure. Comme moi, Cullen ne tient pas à ce que l'on sache ce qu'il propose aux jeunes filles dans le besoin.
La pensée que je ne suis pas la première à devoir accepter pareille offre m'effleure l'esprit. Mon estomac se tord. Je respire profondément, afin de me calmer. Ca n'importe pas. Je ne vais accepter que pour sauver Karen. Peu importe si ce connard fait le même coup à trente-six différentes filles, ça ne me regarde pas. Je ne vais faire ça que pour Karen, et rien d'autre.
La voiture s'arrête. Je lance un remerciement, puis ouvre la porte d'un coup de vent. Pas besoin qu'on m'ouvre la portière comme à une stupide diva.
Je rentre dans le café, avec un sourire sarcastique. Moins d'un mois plus tôt, je me retrouvais ici un dimanche matin à relater ma rencontre avec l'homme à Alice. Il semble ironique que Cullen ait choisi le même lieu de rendez-vous, mais qu'y puis-je ? Je n'ai déjà pas mon mot à dire, en acceptant, je l'aurai encore moins.
Apercevant Cullen assis dans un coin reculé, je m'avance vers lui. Il m'observe en souriant railleusement. J'arque un sourcil en voyant deux gobelets posés sur la table.
« Eh bien, miss Swan ? »
Je m'assieds face à lui, lèvres serrées, jaugeant la saveur commandée. Frappuccino moka. Pour un pervers, il a bon goût.
« Je le ferai. »
Il affiche un sourire satisfait. Je ressens l'envie de lui crever les yeux, de hurler à tout le monde que cet homme est le mal. Mais ça ne servirait à rien. De plus, grâce à lui, Karen peut être sauvée, et si elle peut l'être - alors oui, je ferai ce que j'ai à faire et je me tairai.
« Je m'en doute. »
J'avale le liquide tiède sans me poser plus de questions. Pas que ça va me calmer, mais ça va sûrement m'aider à réfléchir.
« Tu disais avoir des conditions, miss Swan ? »
Reposant le gobelet vide, je le foudroie du regard.
« Je veux des tests, des tests réels, attestant votre bonne santé et aucunes maladies transmissibles. Votre réputation vous précède. »
Il sourit.
« Donc, tu as entendu parler de moi.
- Depuis moins d'une semaine. »
Ma réponse sèche le fait hausser les sourcils.
« Étudiante en littérature? Ça ne m'étonne pas que tu sois déconnectée du monde réel. »
Pour empêcher mes poings de se serrer je m'empare de son gobelet, qu'il n'a pas touché, faisant tourner la boisson.
« Je ne vois pas le rapport. Vous n'aimez pas la poésie, soit. Les derniers potins people ne m'intéressent nullement. »
Il se contente de me regarder descendre le second café, un rictus amusé au visage.
« Tu en sais toutefois assez pour me demander des tests. »
Pinçant les lèvres, je choisis soigneusement mes mots.
« Ça me semble normal. Même si vous n'étiez pas qui vous êtes, je ne vous connais pas assez pour vous accorder ma confiance. Je demanderai cette assurance à n'importe qui.
- Donc je peux te demander la même chose ? »
Ma gorge se serre un instant. Bon Dieu, qu'est-ce que je fais ?
« Bien entendu. »
N'osant pas croiser ses yeux moqueurs, j'apporte le gobelet à mes lèvres, le vide également.
« Pilule ? »
J'hoche la tête. Ca l'arrange, j'en suis sûre. Quel connard.
« Parfait.
- Mais… »
Il pose sa main sur mon bras, secouant la tête.
« Je suis allergique au latex. »
Mes yeux s'agrandissent. Il ment, non ? Son regard grave m'empêche de poser la question à voix haute. Je calcule mentalement quand a lieu mon prochain rendez-vous avec ma gynécologue. J'ai intérêt à ne pas oublier mes pastilles. Mais sur ce point, je suis loin d'être Renée.
Inspirant à fond, je pose la question qui m'importune depuis un bout de temps.
« On doit signer un contrat?
- Penses-tu cela nécessaire ? »
Oui, mais non. Poser sur papier ce pacte rend la chose tellement plus réelle. Surtout que n'importe qui peut tomber dessus. Je ne lui fais pas confiance, mais je ne tiens pas particulièrement à apposer ma signature près de la sienne. Pas aujourd'hui, ni jamais.
Un étrange sourire aux lèvres, il secoue à nouveau la tête.
« Ne réponds pas. Je connais personnellement le docteur qui s'occupe de ta sœur. Toutes les démarches ont été commencées dès ton appel. »
Mon estomac se retourne. Dès le début, dès qu'il m'a donnée sa carte - parce que je ne peux pas m'en remettre au hasard - il savait que j'accepterai. Cependant, je ne peux pas lui en vouloir complètement. Un maigre doute subsistait mais il a quand même pris l'initiative de contacter l'hôpital pour démarrer les soins, il n'est peut-être pas un salaud complet.
« Oh, euh, merci.
- Ne me remercie pas. Pas encore, du moins. »
Son regard traînant sur ma silhouette me donne des frissons. Non, finalement, il est un salaud fini. Mais je vais vraiment faire ce truc. Oui. Et lui, il va réellement tenir son engagement, aussi. Je suis sur le point de lui demander comment il connait Carlisle avant de me raviser. Sa vie privée ne me regarde pas.
« Bien, je vais donc y aller ? »
Il se lève également, me propose son bras. Je vais l'ignorer, mais face à ses sourcils haussés, je le prends. Si grâce à lui ces quelques heures en plus font une différence, ce n'est pas le moment de faire ma gamine. Je me dirige dans la direction de mon appartement quand il tire sur mon bras, me conduisant jusqu'à la voiture noire. Cette fois, je vois que c'est une mercedes. Évidemment.
« Mon chauffeur te dépose, Bella. »
Je fronce les sourcils.
« Mais, j'habite… »
Il m'interrompt d'un regard.
« Fais ce qu'on te dis. »
C'est vrai qu'il va payer. Me mordant les lèvres pour ne pas répliquer acerbement, j'ouvre la porte arrière d'un geste brusque. Il pose ses mains sur la portière, me brûlant du regard.
« Une minute, Bella. Montre-moi un peu ce que tu vaux. »
Je me fige. Que, quoi ? Il veut que je fasse quoi au milieu du trottoir ? Il a un petit rire, s'approche de moi. Je peux sentir son haleine contre mon visage, douceâtre. Comme pour m'attirer, m'illusionner en le fait qu'il n'est pas l'acolyte du Diable.
« J'ai besoin de savoir que je ne paye pas pour rien… »
Sourire moqueur aux lèvres, il se penche, appuie fermement celles-ci sur les miennes. Je ne bouge pas tandis qu'il m'embrasse intensément, mouvant sa bouche contre la mienne. Je sens mon ventre se tourner, des frémissements me parcourant le corps. Le dégoût, sûrement. Sa langue vient tracer les contours de mes lèvres, titillant celle supérieure. D'autres frissonnements s'élevant le long de ma peau, je les entr'ouve, inhalant. Sans se faire prier, sa langue pénètre dans ma bouche, cherchant la mienne pour se battre avec elle.
C'est à ce moment-là que je perds pieds, sentant mes genoux qui ploient. Sans réfléchir, je passe mes bras autour de son cou, me serre contre lui. Mes doigts agrippent ses cheveux, tirent, griffent. Je me sens gémir lorsque ses dents mordent légèrement ma lèvre inférieure. Ses mains glissent à ma taille, puis descendent plus bas, trop bas. Je bouge contre lui, pour remonter ses mains, quand je prends alors conscience de quelque chose de dur dressé contre ma cuisse.
Poussant un hoquet de surprise, j'ouvre les yeux, horrifiée. Je m'écarte du torse contre lequel je suis pressée, à bout de souffle. Il se recule également, un sourire goguenard étiré sur le visage.
« Plutôt bien, Bella… Parfaitement convenable pour un premier baiser. »
Je sens mon visage s'empourprer. Et si quelqu'un que je connais a vu ça ? Bella Swan n'embrasse pas au beau milieu de la rue. Je m'empresse de rentrer dans la voiture, à me distancer au maximum de cet homme qui me donne des nœuds dans l'estomac avec un simple regard.
Il se contente de rire, referme la portière sur moi. Inclinant la tête à travers la fenêtre, son souffle frôle mes oreilles, sa voix murmurant.
« Et j'ai hâte de voir ce que tu vaux réellement… »
Il m'adresse un clin d'œil, souriant avec suffisance une dernière fois, avant de disparaître de ma vue.
Mon cœur manque un battement. Evidemment. Ce n'est que ça. Ce n'est pas parce que je suis toute retournée, que mon souffle est court, que mes genoux tremblent, qu'il en est de même pour lui. Il a sûrement l'habitude. À ses yeux, ce n'est qu'un vulgaire test de marchandise, je ne suis qu'une nouvelle babiole. Et je ne lui ferai pas le plaisir d'apprécier la moindre de ses caresses.
Hollywood est un endroit où l'on te payera mille dollars pour un baiser, et cinquante centimes pour ton âme. Je le sais bien, car j'ai rejeté assez souvent la première offre et ai tenu bon pour les cinquante cents.
Ah, Marilyn. Quelqu'un a compris pourquoi elle, d'ailleurs ? Chuis sûre que vous savez, inconsciemment du moins. (Oui, parce qu'il y a plusieurs types de consc… 'Kay, j'me tais. XD)
Donc, certaines ont retrouvé des passages qu'elles connaissaient, et pour les autres, l'histoire débute. Et j'ai des choses à mettre au point. Y a beaucoup de blabla, (moi, bavarde? Que quand j'écris !) mais c'est bien pour ça que cette note est après le chap. N'hésitez pas à passer directement aux points qui seraient susceptibles de vous intéresser.
À propos de Proposition Indécente
J'étais tombée sur cet OS pour the Steamy Movie Contest, qui raconte l'histoire de comment Bella Black rencontre Edward Cullen qui l'achète un week-end car son mari Jake a des problèmes d'argent avec des mafieux. (Le lien est dans mes favoris. L'OS est d'ailleurs devenu une fic à part entière, si vous lisez en anglais. ^^)
Avant, j'avoue n'avoir jamais entendu parler de ce film, il n'est effectivement pas connu en France. Après moult recherches, j'ai réussi à mettre la main dessus. (Euh, j'peux toujours essayer de le mettre sur youtube, si ça intéresse… Un jour…)
Mais, bon, disons, que ce film n'est pas génialissime. Plutôt bien, mais sans plus. Il y a tants de choses qui pourraient être tellement mieux exploitées… Dommage. Mais par contre, j'veux dire, l'idée de base..! Tordue, intéressante, passionnante, et perverse - tout moi. xD Donc une fois que j'ai lu ce qui se disait sur IMDb, bah c'était mort, j'suis partie dans mon délire. J'ai mouliné le tout à ma sauce, et voilà, en gros, comment l'Offre - que mon côté goethéen a failli appeler Pacte avec le Diable xD, est née.
À propos de Indecent Proposal (le livre) de Jack Engelhard
Le film raconte l'histoire de Diana et David, amoureux et mariés depuis le lycée qui se retrouvent un beau jour sans le sous. Ils vont à Vegas miser leurs économies, histoire de tenter la Chance. Ils perdent. Rencontre alors avec John Gage, millionnaire, qui propose de payer un million de dollars contre une nuit avec Diana.
Notre chère Amy Holden Jones (qui a écrit le scénario) a vraiment simplifié l'intrigue de base, car le livre est bien plus compliqué. Car là le millionnaire est arabe, l'époux juif. Les personnages sont donc différents, avec la connotation politique, les tensions israélo-palestiniennes, l'Holocauste, le nazisme… J
N'empêche que c'est-ce bouquin qui a incité la vague de que ferez-vous pour un millions de dollars ? qui est devenu populaire, aujourd'hui. Après, pour parler d'actualités, on peut penser à cette fille qui a vendu sa virginité pour payer ses études et être sûre d'avoir un avenir confortable. Le monde est moche, mes grandes.
À propos de John Barry
Je suis pas sûre que vous vous en souvenez, mais quand je donnais mes indices, outre le mot 'indécent' que je foutais partout, j'ai également cité John Barry. Et vu que la culture c'est comme la confiture (enfin, la culture…), je me permets d'éclairer si curieuses il y a. John Barry est l'un des compositeurs les plus connus. Il a arrêté de composer pour des films, mais vous l'avez forcément entendu, même si vous ne savez pas que c'est lui. James Bond, Danse avec les Loups, vous connaissez ? Il a participé à onze James Bond, en plus de classiques comme King Kong (la vieille version, les enfants), the Scarlet Letter (qui est une des grandes œuvres de la littérature américaine) ou encore pour des comédies musicales - comme l'échec Lolita, My Love, mais je le mentionne parce que le bouquin de Vladimir Nabokov - Lolita, c'est aussi un classique. Rien à voir, mais il fut également le premier mari de Jane Birkin. (Et nous ne parlerons pas de Serge, merci.)
Et, là, super transition xD, j'en viens donc à effleurer le sujet playlist. En général, quand j'écris des fics, je sélectionne une foulée de songs, (j'analyse les paroles histoire de voir si elles pourraient ne pas convenir, à chercher des liens, des connecteurs et tout un tas de conneries). Certaines sont tirées de la BO du film, d'autres sont de Marilyn, (parce que bon, vu comment j'lui ôte les mots de la bouche, autant mettre quelques-unes de ses songs too, hu), et j'ai par la même ressorti quelques classiques, mais la plupart sont de ma playlist personnelle - et étant donné la masse de musique que je consomme... Bref, vu le temps fou que je ''perds'' à faire ce truc plus ou moins inutile, j'me dis, autant partager, donc si ça intéresse, j'vais mettre le lien direct sur mon profil (comment ça le retaper, par la même? Eurf, mais pas du tout, j'vois pas de quoi vous parlez). Bon après, ça laisse deviner quelle sera la suite de cette fic, mais vous vous en doutez déjà, donc booon…
À propos de l'Offre et des previews
Oui, parce que l'on fait le tour pour revenir à la fic. xD
D'abord, je rappelle que cette fic est déjà planifiée et contiendra vingt-six chapitres. Je ne pense pas qu'un épilogue soit nécessaire, ou le dernier chapitre en ferait office. C'est uniquement parce que je sais ce qui s'y passera (même si parfois les personnages en font à leur guise, rajoutant des choses que je n'avais pas prévu) et quelles citations j'utiliserai, que je me permets d'envoyer des previews aux revieweuses. Sauf si vous n'avez pas de compte , ce n'est pas la peine de donner votre mail, les enfants - ça reste peu sûr, le net. Si vous avez un compte , c'est amplement suffisant, et j'envoie les previews en répondant aux reviews. Et euh, oui, pour l'instant je les ai envoyées pas du chapitre suivant mais deux chapitres après. Ca se stabilisera dès que l'on sera vraiment dans l'histoire. ^^
Sinon, la miss, oui, toi, qui ne laisse pas de mail, ni rien pour te recontacter (j't'aurai dit que tu avais raison si je pouvais te répondre, c'st frustrant !). À dire vrai, je pense que tu as trouvé ta réponse du comment Edward en sait autant sur Bella dans ce chapitre. Je vais quand même préciser que ça fait un petit bout de temps que je joue avec l'idée de mes 26 chapitres et 'autres'. C'est-à-dire quelques chapitres du point de vue de ce cher Edward. Ca devrait beaucoup éclairer… Oui, parce qu'à la base, cette fic ne devait pas être du point de vue de Bella, et même pas être une première du singulier. Tout comme TFYL ne devait pas être du point de vue d'Edward… Mais j'y peux rien, j'suis maltraitée par mes persos, j'ai pas le choiiix !! T_T
Bref, ça reste une idée, car j'ai déjà du pain sur la planche, mais cette fic est réellement déjà planifiée, elle s'écrit facilement, et ce serait cool d'enfin finir une fic dans ma vie. xDD Donc à voir, mais euh, je sais pas, si quelqu'un devine pourquoi Monroe, j'lui envoie - non, pas le plan xD - mais le premier chapitre du point de vue d'Edward, dès qu'il sera écrit. Et je sais que vous savez, car si vous entrez en contact avec lui, votre préconscient… xDD
Bref, sur ce, je retourne à mes cours, ô combien intéressants et consoler mes neurones restants avec l'une des meilleures glaces au monde. À bientôt pour certaines. ^_-
