The Screamers FR

Coucou mes chéries,

Merci d'être de plus en plus nombreuses à lire, à reviewer (tant pis pour l'orthographe !) et à mettre en alerte ou en favoris. Vous êtes géniales !!!

Au fait, j'espère que vous aimez les loooonnngggsss chapitres….

Remerciements aux non-inscrites :

Séverine : Désolée ma Belle, j'ai oublié de recopier la réponse à ta review au chapitre précédent, mais vraiment merci du fond du cœur et encore pardon !Moi, j'ai arrêté de fumer trois fois…sans succès alors je comprends Edward, lol. Bisous

Schaeffer : Coucou ma chouchoute, alors tu t'es désinscrite ? Qu'est ce que t'as fait encore ? J'aurais dû parier que tu adorerais ! Encore mille mercis pour tout et gros bizou nours. Jtdr.

Sweety : Ah, je ne fais que traduire, c'est pas de ma faute si ça s'arrête comme ça ! Mais c'est vrai que je suis sadique, lol. Et encore une qui s'impatiente pour les lemons, mdr…bientôt, on y arrive. Merci pour tout. Bises.

Flow : J'ai adoré ta review et je pense pas qu'il existe un centre de désintox pour The Screamers, pas encore en tout cas. Mais je crois que c'est plutôt sympa comme addiction, contente que tu sois atteinte ! Merci encore de me faire rire aussi et à bientôt. Bisous.

Mélusine : Notre Eddy est accro à beaucoup de choses… Moi je ne suis accroc qu'aux reviews, beaucoup pour ta review, c'est toujours un bonheur à lire. Bisous.

Nancy : Merci de reviewer (lol) à tous les chapitres et de me faire rire. A bientô.

Camille: Ah, le contrat ne demande qu'à être enfreint. Merci pour ta review. Bisous.

PrincetonGirl818 : Coucou et merci beaucoup pour toutes tes reviews. Voila la suite. Bises.

Blandine : Remets toi ma Belle !!! Gros bisous.

Mimia : Vraiment merci à toi pour ta review, voilà la suite. Bisous

HelleHaare : Et bien je l'avais remarqué mais tu es la seule lectrice qui ait relevé ! Bizarrement, tout le monde a bloqué sur le « huit fois »lol ! Merci beaucoup de ton soutien et à bientôt. Bisous.

Mimie30 : Coucou et contente de te retrouver ici ! Je me suis fait plaisir en choisissant cette fic, je voulais plus léger et drôle que l'autre ! Un énorme merci pour ton soutien et ta fidélité. Bisous

AVERTISSEMENT : je rappelle que cette fic est classée M pour les lemons, le langage cru et explicite donc à éviter pour les moins de 16 ans !!!

Disclaimer :

Les personnages appartiennent à et l'histoire à KiyaRaven. Je ne fais que traduire.

***

Chapitre 8 :Un pas en avant, deux pas en arrière.

Bella POV

« Très bien vous deux, écoutez bien, » dît Alice sur un ton autoritaire.

Edward et moi étions assis sur le canapé pendant qu'elle marchait frénétiquement en face de nous, comme un minuscule mais terrifiant Sergent Major. Je portai un peignoir en éponge avec de gros bigoudis à scratches dans les cheveux. Edward avait fait un commentaire à la con à propos de ma ressemblance avec Sputnik, pour lequel il avait reçu un très désagréable wet-willy*.

Alice arrêta de piétiner et nous fixa avec intensité. « Comme nous le savons tous, dans à peu près une heure, nous participerons à l'une des plus précieuses opportunités de notre profession pour notre société. C'est une soirée importante pour la Team Cullen, pour plusieurs raisons. Premièrement toutes les huiles et les pointures de l'industrie de la musique à L.A seront là, et avec le nouvel album d'Edward qui sort le mois prochain, il faut impérativement qu'on impressionne ces gens. Deuxièmement, c'est le premier évènement public auquel Edward participe depuis qu'il a renoncé à ses sucettes à cancer, alors attendez vous à ce que la pression soit élevée. »

Depuis qu'il avait arrêté de fumer il y a une semaine, l'Edward maléfique avait progressivement disparu. Il était toujours anxieux et irritable, mais un nombre incalculable de patches et six tubes de lubrifiant avaient aidés à franchir ce cap. Cependant, il avait remplacé les cigarettes avec deux nouvelles compulsions – toucher obsessionnellement ses cheveux, et se ronger les ongles. Même maintenant, alors qu'il écoutait Alice, il cassait la croûte en grignotant l'ongle de son pouce. Alice le remarqua et lui écarta sa main d'une claque. « Ecoute Edward, ces gens doivent croire que tu es cool, quelqu'un de calme, qui ne déconne pas, alors pour l'amour de Dieu, fais preuve d'un minimum de talent d'acteur et gardes tes foutues mains loin de ta bouche. » Edward se figea alors qu'il était sur le point de s'attaquer à son petit doigt. Il soupira profondément et passa ses mains dans ses cheveux à la place.

« Bon, » continua Alicia, « c'est la première fois que Bella va devoir jouer son rôle en tant que petite amie d'Edward, et Bella, il y a plusieurs objectifs que tu devras atteindre. Numéro un- le tenir éloigné du bar. Je ne suis pas inquiète quant au fait qu'il dérape, mais il a tendance à bouder dans ce genre d'évènements et ça le mène inévitablement à se planquer dans un coin et à devenir l'âme-sœur du pilier de bar le plus proche. »

« Je ne boude pas, Alice. » dît il avec mauvaise foi.

Alice l'ignora et poursuivît. « Deux – t'interposer entre les diverses groupies, les ordures, les cougars**, et les folles qui n'hésiteront pas à traîner mon frère jusqu'au placard à balais le plus proche et à le chevaucher comme un poney. »

Edward lui lança un regard furieux. « Alice pourrais tu S'IL TE PLAIT m'accorder un peu de confiance. »

« Mon frère chéri, » dit elle patiemment. « J'ai la plus grande confiance en toi. Cependant, je sais que si ces filles en chaleur sans aucune honte s'approchent suffisamment de toi pour toucher tes bijoux de famille, tu craqueras comme un œuf. Par conséquent, Bella a l'autorisation d'attaquer, de saucissonner, de coller des paires de baffes à qui que ce soit qui oserait ne serait ce que te regarder de manière inappropriée. D'accord ? »

Edward haussa les épaules. « Si tu veux. »

« Pour finir, Bella, tu es tenue de calmer, cajoler, menacer ou battre mon frère pour mettre le feu à cette foutue salle. Dans ton sac, tu as une liste des personnes auxquelles il DOIT parler et je t'ai donné une courte biographie avec photo de chacun d'eux pour que tu puisses empêcher une conversation de courir au fiasco si Edward s'ennuie. C'est clair ? »

« M'dame, OUI M'DAME ! » criai je avec enthousiasme. Edward me lança un regard furieux.

« Edward ? » dît Alice, tournant son regard vers lui. « Est-ce que c'est clair ? »

« Oui, Alice, » soupira-t-il, « très clair. »

« Bien, » dît elle, en frottant ses mains l'une contre l'autre. « Maintenant, Bella, ton maquillage est prêt et tes cheveux n'ont plus qu'à être brossés et laqués. Alors, j'ai besoin de toi dans ma chambre dans vingt minutes pour t'habiller, te recoiffer et accessoiriser. Edward, il faut que tu sois habillé et de retour ici dans quarante cinq minutes. Ton costume est suspendu dans ton placard et s'il te plaît, essaye de faire quelque chose pour tes cheveux. » Il leva la main et les toucha, fronçant légèrement les sourcils. « Bon, je descends pour organiser le trajet en limousine et chauffer comme il faut les chasseurs de clichés pour la grande première de la nouvelle petite amie d'Edward. »

« Ca va être une grande soirée ! » couina-t-elle en montant dans l'ascenseur et en appuyant sur le bouton. « Alors, vous deux – s'il vous plaît, foirez pas ça. » Les portes se refermèrent.

Edward et moi poussâmes un soupir de soulagement. Il porta immédiatement un doigt à sa bouche et commença à mâchouiller. J'attrapai sa main et la retirai.

« Arrête ça, » lui conseillai je. « Tu vas te faire saigner, et on sait tous les deux très bien comment je supporte le sang. » J'apportais sa main près de mon visage et inspectai les dégâts.

Bon Dieu. Quel désastre. « Edward tu dois arrêter de faire ça. Regarde tes pauvres doigts. » Je passai mes doigts avec douceur sur ce qu'il restait de ses cuticules mutilées. Il soupira et reposa sa tête en arrière contre le canapé.

« Ca fait du bien, » souffla-t-il.

« Comment tu te sens ? » demandai je, en continuant de caresser ses mains délabrées.

« Au dessus de la moyenne. Je ne suis juste pas sûr de pouvoir faire ça, tu sais ? »

« Tu le peux, » le rassurai je. « Sois seulement conscient que tes envies pourraient être décuplées pendant la fête parce que c'est une situation sociale que ton cerveau va fortement associer au fait de fumer. Il est habitué à être stimulé par la nicotine dans ce genre d'environnement et par conséquent, ton taux de dopamine va augmenter et s'accompagner d'euphorie. » Edward me regarda, surpris. « Quoi ? » dis je sur la défensive. « Une fille peut pas aller sur Google ? »

Il me sourît. Tellement beau. « Non, je suis juste impressionné, c'est tout. Tu en sais plus à ce sujet que moi. »

« Edward, quel genre de fausse petite amie serais je si je n'essayais pas de t'aider, hein ? » Il me fît un autre sourire à couper le souffle. Bien sûr, j'omettais de leur dire qu'avant de faire une recherche sur l'addiction à la nicotine, j'avais passé plus d'une heure sur Google à chercher sa belle gueule. J'avais été stupéfaite du nombre de sites internet qui lui étaient consacrés. En fait, je savais que c'était une star mais je ne comprenais pas réellement à quel point il était populaire. Avant de le rencontrer dans cette ruelle, cette nuit là, la seule chose que je savais de lui c'était ce sur quoi j'étais tombée par hasard dans les journaux et les magazines jetés – ce qui n'était pas énorme – et ce soir, des cœurs allaient se briser partout dans le monde quand elles verraient les premières photos de sa nouvelle `petite amie'. Je frissonnai légèrement.

Ces filles allaient me mettre en pièces.

Je sentis la main d'Edward serrer la mienne. « Tu as arrêté, » dît il, en regardant ses doigts. Je retournai sa main et recommençai à caresser sa paume et l'intérieur de ses doigts. Ils étaient durs et calleux, probablement à force de jouer à la guitare, ou d'`évacuer' son stress six fois par jour, la semaine dernière. La deuxième option était bien plus excitante.

Il soupira à nouveau et ferma ses yeux.

« Comment te sens tu Swan ? » demanda-t-il avec douceur.

« Bizarre, » répliquai je honnêtement. « Cullen, est ce que tu sais que c'est la nuit des grandes premières pour moi ? » Il se tourna pour me regarder et fronça les sourcils. « C'est la première fois que l'on s'occupe de mes cheveux et de mon maquillage. Je ne suis jamais montée dans une limousine, je n'ai jamais porté une magnifique robe qui coûte plus d'un mois de salaire de beaucoup de gens, et s'il te plaît, pas de commentaire sur à quel point c'est pathétique, mais je n'ai jamais…été à une soirée. »

Il redressa sa tête du canapé et se pencha en avant.

« Tu te moques de moi ? »

« Non, je ne suis jamais allée aux soirées pendant le lycée et après…bien…il y avait plein de fiestas de SDF mais je trouvais toujours les invités très profiteurs et snobs. » Il me sourît tristement. J'arrêtai mes caresses. « Ne me fais pas cette tête, Cullen, » le mis je en garde. « Tu sais que je ne supporte pas ce regard de pitié. » Son visage devint immédiatement inexpressif et ses yeux se détournèrent. Il saliva un peu. « Mieux. »

Je me remis à caresser ses mains.

« Tu sais Swan, si tu veux que je supporte ce cocktail sans flipper, tu vas devoir faire ça à ma main pendant toute la soirée. »

« Mais, Cullen, » dis je, effarée. « Qu'est ce qui se passera quand tu devras aller pisser ? » Le coin de sa bouche se releva et il fronça un sourcil. « Oh, arrête ça , espèce de pervers. »

Nous nous mîmes tous les deux à rire. Nous fûmes interrompus par Alice qui sortait de l'ascenseur.

« Bellaaaaa, » cria-t-elle. « Chambre. Maintenant. »

Je soupirai et relâchai sa main. « La patronne a parlé. A bientôt. » Il me fît un salut militaire.

Alors que j'entrai dans la chambre et me retournai pour fermer la porte, je vis que sa main était de nouveau de retour dans sa bouche.

***

Edward POV

Je pris mon temps pour me doucher et me raser, en ressassant ce que Bella m'avait dit. Mon Dieu, cette fille avait raté tellement de choses. Ca me donnait envie de la faire assoir et de dresser la liste des choses qu'elle n'avait jamais faites et que la plupart des gens prenaient pour acquis. Puis, je m'assurerais qu'elle fasse chaque foutue chose de cette liste.

Je m'habillai rapidement. Alice m'avait préparé un costume gris près du corps, et une chemise blanche.

Je te le revaudrai Alice, tu sais ce qui marche.

Je me regardai dans le miroir et essayer de dompter mes cheveux.

Bordel. Peu importe ce que tu fais, on dirait toujours que tu viens juste de sortir du lit. Accepte le.

Je me dirigeai vers le salon, et me laissai tomber sur une chaise. Je regardai ma montre. Et les filles devraient faire leur apparition dans trois, deux, un…

La porte de la chambre d'Alice s'ouvrît et Bella et elle en sortirent.

Oh…Seigneur…tout-puissant.

Je me remettais lentement sur mes pieds, la bouche ouverte.

Bella portait une robe en soie violet foncé. Elle s'attachait derrière ses épaules, et il y avait un épais ruban violet qui encerclait sa taille. La matière volait autour de son corps comme un liquide. La robe s'arrêtait juste au dessus de ses genoux et elle portait des talons aiguilles argentés. Ses jambes étaient fabuleuses.

« Qu'est ce que tu en penses, Cullen ? » dît elle en souriant. « Pas mal pour une sans abri, hein ? » Elle tournoya devant moi, m'offrant le plus excitant aperçu de ses cuisses. Je déglutissais, difficilement. Le côté de la robe était échancré, révélant les douces courbes de sa poitrine.

Putain c'est impossible de garder ses distances ! Elle porte pas de soutien-gorge !!? Mon Diieeeuu !

« Edward ? » je réalisai soudain que je ne lui avais pas répondu.

Etonnamment j'avais perdu ma capacité à associer les mots. « Tu…bien…tu es…wow. »

Très classe Cullen. Pas du tout embarrassant.

« Ok, Shakespeare, » dît Alice sèchement, « calme toi, putain. Bon, vous connaissez tous les deux l'exercice. Quand on arrive dans le hall, grands sourires, sentimental – jouez gentiment avec les paparazzis pendant quelques minutes, puis, on saute dans la limousine et on y va. D'accord ? »

« Hein-hein, » dis je bêtement, toujours incapable d'arrêter de fixer Bella.

« Edward ! » Je fûs surpris par Alice qui fît claquer ses doigts devant mon visage.

« Quoi ?! » dis je impatiemment, voulant retourner à ma contemplation.

« Attrapes ta fausse petite amie et allons y ! »

J'inspirai profondément et marchai vers Bella. « Mon cœur ? » soufflai je de la voix la plus calme que je pus. « Pouvons nous y aller? » Je lui offris ma main.

« On peut y aller, » dît elle d'une voix qui rendît immédiatement mon pantalon trop petit.

Nous entrâmes dans l'ascenseur. Quand la porte se referma, je fus subitement conscient d'à quel point elle sentait bon. Je m'inclinai discrètement et la respirai. Sainte Mère de Dieu. Je baissai les yeux sur elle. Ses joues étaient rouges et…oh mon Dieu… Je voyais ses mamelons durcis au travers de la matière fluide de sa robe. Je saisissais douloureusement la rampe métallique de l'ascenseur, essayant de résister à cette envie irrépressible de lui arracher cette putain de robe, puis de la prendre sauvagement, ici devant ma sœur.

J'expirai lentement, essayant de reprendre mon calme.

Ca allait être une longue soirée.

***

Bella POV

Mon pouls était palpitant – partout.

Quand je sentis Edward se pencher en avant et me sentir, la plus incroyable montée de désir que j'avais jamais ressentie me traversa. Je sentis mes joues s'empourprer et mes tétons se durcir, et j'avais maudit Alice de m'avoir convaincue de ne pas porter de soutien-gorge. Lutin diabolique !

Je jetai un coup d'œil vers Edward. Qu'est ce que… ? Il était littéralement en train de mater mes seins.

C'est foutrement torride !

Je regardai son visage parfait. Quand j'étais sortie de la chambre d'Alice, et que je l'avais vu planté là, j'avais presque craqué. Je n'avais jamais vu un plus beau spécimen d'homme de toute ma vie. Il s'était rasé, et j'avais réalisé que je ne l'avais jamais vu sans sa barbe de quelques jours si sexy. J'avais désespérément envie de courir vers lui et de lécher sa joue lisse, puis je me rappelai rapidement de la dernière fois ou j'avais fait ça à un homme – ça ne s'était pas bien terminé.

Je fus heureuse de voir que mon apparition l'avait également troublé. Après avoir vécu des années en jeans et tee shirts, je fus surprise de me sentir aussi à l'aise dans cette fantastique robe. Je savais que j'avais l'air jolie dedans, et quand je vis les yeux d'Edward s'assombrir et s'enflammer, je ressentis une étrange impression de pouvoir.

Je ne crois pas m'être sentie sexy auparavant. En fait, j'avais eu des relations sexuelles. C'était assez inévitable dans mon ancien mode de vie. Le sexe était une monnaie d'échange et un pouvoir, et parfois, je n'avais pas d'autre choix que de l'utiliser. Je n'étais pas fière de cette partie de mon passé, mais c'était arrivé, et je croyais avec certitude avoir compris ma sexualité. Mais quand je posai mes yeux sur Edward ce soir, je réalisai que je n'avais jamais été vraiment excité avant. En fait, j'avais ressenti du désir, mais c'était comme comparer le goutte à goutte d'un robinet à un violent déluge. Regarder Edward ce soir faisait vibrer chaque fibre de mon être, et j'avais besoin d'être près de lui.

Maintenant qu'il se tenait à côté de moi, me regardant tel un Dieu sentant le sexe, la seule chose que j'avais en tête était à quel point ce serait formidable si il m'arrachait cette robe et me prenait sauvagement devant sa sœur. Bon Dieu, Swan, t'es vraiment malade.

L'ascenseur s'arrêta et Edward secoua ma main. Je levai les yeux vers lui et m'émerveillai de sa beauté. Je me sentis sourire et il me sourît en retour.

« En piste, les enfants, » entendis je Alice dire.

Quand les portes s'ouvrirent, nous fûmes aveuglés par des flashes. Je mis ma main devant mes yeux et m'agrippai plus fort à la main d'Edward. Il me poussa délicatement en avant, jusqu'à ce que nous nous retrouvâmes face aux photographes qui attendaient.

« Relax, Bella, » me siffla Alice à l'oreille, « et fais semblant d'être amoureuse de mon frère, bon sang. »

Je regardai nerveusement alors qu'Alice s'écartait de nous. Je levai les yeux vers Edward. Il entrecroisa ses doigts aux miens et massa ma peau de son pouce avec tendresse. Mon anxiété augmentait et mous pouls accélérait. Nos regards se vrillèrent et mon souffle se bloqua dans ma gorge. Je le vis se pencher en avant. Mon cœur s'emballa. Je regardai sa merveilleuse bouche s'approcher de la mienne.

Oh, Seigneur, il va m'embrasser.

Je sentis la fraîcheur de son souffle sur mon visage. Ses lèvres continuèrent d'avancer, et il dépassa mes lèvres tremblantes pour déposer un chaste baiser sur ma joue brûlante. Il s'inclina vers mon oreille et murmura, « Mon Dieu, Bella, tu es la plus belle chose que j'aie jamais vue. »

Un frisson me parcourût. Il se recula et me regarda dans les yeux. Je ne pouvais résister plus longtemps, je me redressai et caressai sa joue. Mes doigts brûlèrent alors que le bout de mes doigts dessinaient le contour de ses oreilles puis descendaient jusqu'à sa gorge. Je vis ses yeux cligner imperceptiblement alors que sa respiration devenait saccadée. Il s'inclina et prît mon visage en coupe dans ses mains, frôlant ma joue de son pouce.

« Plus que quelques unes, la compagnie, » entendis je Alice crier, « et il faudra que nous y allions. »

Edward me sourît et passa son bras autour de ma taille. « Je crois qu'on leur a donné ce qu'ils voulaient, non ? »

« Et même plus, » murmurai je difficilement.

***

Edward POV

« Beau boulot tous les deux. » dît Alice fièrement alors que la limousine démarrait. Elle était assise à côté de Bella, se tripotant les cheveux. J'étais sur la banquette en face. « J'ai vraiment cru que ça allait être un fiasco total, mais vous vous êtes montrés très convaincants. »

« Bien, Alice, » dis je en soupirant, « ce n'était pas facile, mais on l'a fait, pour toi. »

Je croisai le regard de Bella et fus heureux de la voir la respiration saccadée. Ses yeux semblaient presque noirs dans la lumière faible, et la façon dont sa bouche s'était entrouverte quand elle m'avait regardé me fît durcir inconfortablement.

Ok Cullen, tu vas complètement, t'embraser tout seul si tu ne te reprends pas en main !

Mais j'ai pas de lubrifiant…

Bon Dieu, calme toi. Tu es en train de devenir un obsédé sexuel. Arrête de la regarder et contrôle toi, ou les gros titres qu'on pourra lire demain ce sera « Edward Cullen arrêté pour attentat à la pudeur devant des fans adolescentes ! »

Je regardai par la fenêtre et respirai lentement, en essayant de penser à tout sauf à la bombe qu'était Bella.

Enfin , nous entrions à la réception et la mâchoire inférieure de Bella tomba quand elle vît cette salle exquise.

« Putain de merde, » dît elle, à voix basse alors que nous entrions. « Tout est si… foutrement beau. »

Je gloussai discrètement. « Swan, tu as vraiment le don pour choisir tes mots. »

Elle leva les yeux vers moi et me fît un sourire d'excuse. « Désolée. »

« Ne t'excuse pas, » dis je en penchant ma tête pour lui murmurer à l'oreille. « Je trouve ça sexy. »

Elle inspira difficilement et expira par la bouche. « Cullen, » dît elle d'une voix grave et sexy, « tu es un très vilain garçon, et tu mérites d'être puni. »

« Je n'attends que ça, Swan, »dis je en l'entraînant délicatement au travers de la foule, « je n'attends que ça. »

« Laissez tomber, tous les deux, » souffla Alice pendant que nous marchions. « C'est plutôt intéressant ce que vous racontez là et personne n'écoute. »

Le reste de la soirée sembla flou. Bella était extraordinaire. Elle me dirigea vers toutes les personnes de sa liste, nous présentant et engageant des conversations sur des banalités. Quand jamais je sentais mon anxiété refaire surface, elle dessinait de petits cercles sur ma main avec son pouce, et je me détendais instantanément. Elle était intelligente et drôle et n'utilisa le mot `putain' qu'une seule fois.

Bordel, j'étais fier d'elle. Elle charmait tous ceux qu'elle rencontrait, et m'impressionnait énormément.

Après quelques heures, je pensais que je devrais aller faire le point avec ma sœur. Je regardai autour de moi et je vis Alice de l'autre côté de la pièce. Elle me fît un signe de la main. Elle avait l'air très contente d'elle.

Je glissai mon bras autour de la taille de Bella et nous dirigeai vers mon adorable, folle de sœur. « Je crois que nous avons été convoqués. »

Bella regarda dans la direction d'Alice et sourît. « Je dois vraiment reconnaître cela à ta sœur, Cullen, » dît elle affectueusement, alors que nous marchions vers elle, « elle peut être vraiment dingue, et légèrement autoritaire… » je grognai bruyamment, « Bon, TRES autoritaire, mais de toute évidence, elle fait tout ça parce qu'elle t'aime et qu'elle veut que tu réussisses. »

« Bon, » dis je doucement, en promenant la pointe de mes doigts le long de son bras et croisai mes doigts aux siens, « Elle savait certainement ce qu'elle faisait quand elle t'a embauchée. » Une touche de rose vint illuminer ses joues et elle me sourît. J'arrêtai de marcher et la retournai pour qu'elle soit face à moi. « Bella, il faut absolument que je te dise que tu as été parfaitement éblouissante ce soir. Je ne pensais pas qu'il y avait la moindre chance pour que je survive à cette soirée sans me transformer en un forcené bavard, mais toi… tu m'as poussé à le faire. Et non seulement j'ai réussi à ne pas me mettre dans l'embarras en étant un abruti fini, en fait, je me suis …amusé. »

Elle releva nos mains entre nous et commença à longer les veines de l'arrière de ma main. « Tu sais, Edward, je me suis amusée aussi. Globalement, tu es un faux petit-ami plutôt grandiose.

Je gloussai, en portant mon autre main à son visage. Mon pouce s'abaissa sur ses douces lèvres et les caressa. Ses yeux clignèrent et se fermèrent et un doux soupir souffla sur ma main. Mon autre main s'enroula autour de sa taille et l'attira contre moi. Quand nos corps furent plaqués l'un à l'autre, ses yeux s'ouvrirent, et mon propre soupir se fît entendre, surpris par la chaleur que notre contact générait. « Swan… » grognai je d'une voix sombre, en résistant au besoin de me jeter sur sa bouche…

« Edward ? »

Non, s'il vous plaît, Seigneur, pas elle. N'importe qui mais pas elle.

Je laissai retomber ma main et nous nous retournions tous les deux pour faire face à la voix.

Ses yeux passèrent de moi à ma fausse petite-amie et elle fronça les sourcils. « Isabella ? » dît elle, incrédule. « Isabella Swan ? »

***

Bella POV

Je n'arrivai pas à croire qui se tenait devant moi. Tanya-fuck-Denali. La fille la plus populaire de mon lycée et grande prêtresse de toutes les poufiasses.

« Salut Tanya, » dis je l'air détaché. « Et appelle moi plutôt Bella, comme tu le sais déjà. »

La main d'Edward se resserra autour de la mienne. « Vous vous connaissez toutes les deux ? » demanda-t-il d'une voix quelque peu étranglée.

« Oh oui, » répondît Tanya dramatiquement. « Isabella et moi étions ensemble au lycée. Nous n'étions pas réellement amies mais je savais qui elle était. »

Tu parles d'un euphémisme, sac à foutre. Non seulement tu savais qui j'étais, mais tu te faisais un honneur de m'emmerder au moins une fois par jour pendant quatre putains d'années.

Elle se déplaça vers Edward et fît descendre sa main le long de son bras. « Alors, Edward, je ne t'ai pas…vu depuis un bout de temps. Pas depuis la soirée de Topher Grace, l'année dernière. » Elle haussa un sourcil vers lui. « Tu te souviens de cette soirée, Edward ? »

Salope, si tu n'arrêtes pas de faire de l'œil à mon homme, je vais te démonter- violemment.

Edward attrapa sa main et la repoussa. « Oui, je me souviens de cette soirée, Tanya, pas grâce à toi. »

« Edwaard, » pleurnicha-t-elle. « Tu n'es pas encore fâché à propos de toute cette histoire, non ? »

Edward se mît à rire avec sarcasme. « Tanya, on sortait ensemble » - Qu'est ce que je viens de dire ?- « et tu savais que j'avais beaucoup de mal avec la sobriété, et alors, dans ton infinie sagesse, tu as choisi d'agrémenter ma boisson avec un Qualude***, parce que tu trouvais que j'étais trop tendu. »

« J'essayai seulement de t'aider. »

Edward passa sa main dans ses cheveux de frustration. Je commençai à tracer des cercles sur sa main. Il se calma légèrement.

« Tanya, » dît il avec une retenue infinie, « voilà un petit conseil pour toi qui pourrait tes servir pour le reste de ta vie – ne donne pas de DROGUE à un toxicomane en sevrage, ok ? Ca N'AIDE PAS ! »

Elle fît la moue et retourna son attention vers moi.

« Alooooors… comment as-tu connu Edward, Isabella ? » demanda-t-elle avec une fausse indifférence .

Je lui souriais gentiment. « Edward est mon petit-ami, Tanya. » Sa bouche s'ouvrît en grand sous l'effet de la surprise, et elle regarda rapidement vers Edward en attente d'une confirmation.

Edward porta ma main à sa bouche et l'embrassa tendrement. « Et bien, petit-ami sonne un peu creux comme mot, chérie, » susurra-t-il en embrassant mon poignet. « J'aime penser à toi en tant que ma maîtresse, mon âme-sœur, ma Déesse. »

Oh…oh…oh. Je crois que je viens d'avoir un petit orgasme. C'est sûrement la chose la plus sexy qu'un homme ait jamais dit à une femme dans toute l'histoire de la terre.

Tanya semblait vouloir me tuer. « Waow… Isabella…qui aurait pu croire que cette intello, squelettique, sujette aux accidents de fille du lycée décrocherait le célèbre Edward Cullen. »

« Oh, elle ne m'a pas décroché, » dît Edward doucement. « Je l'ai pourchassée pendant des mois avant qu'elle n'accepte de sortir avec moi. J'étais comme un chiot en mal d'amour avec Bella – constamment à lui envoyer des fleurs et à la supplier de passer du temps avec moi. En fait, je crois qu'elle a simplement eu pitié de moi, mais je m'en fichai. » Il se tourna vers moi et m'adressa un sourire ravageur. Les muscles de mes jambes se transformèrent en gelée. « Et maintenant, je suis simplement reconnaissant pour chaque jour ou elle me laisse la vénérer. » Un ricanement hystérique s'échappa de mes lèvres quand ses mots percutèrent mon cerveau. Je savais qu'il ne faisait qu'emmerder Tanya, mais cette connerie était tout bonnement trop belle pour être ignorée. Si nous n'avions pas été dans une pièce remplie de monde, je me serais jetée sur lui sur le champ.

Tanya sourît de manière crispée. « Bon, c'est bien pour vous. »

Edward enlaça ma taille de son bras. « Et maintenant, si tu veux bien nous excuser Tanya, ma sœur nous attend. »

Alors que nous nous éloignions, je me penchai vers lui. « Cullen, est ce que je t'ai déjà dit quel être humain exceptionnel tu es ? »

Il sourît. « Pas suffisamment, Swan. Je t'en prie, n'hésite pas à y remédier. »

Alors que nous rejoignions Alice, elle nous enveloppa tous les deux dans une étreinte à vous briser les os. « Vous êtes le sujet de toutes les conversations de cette pièce, » dît elle fièrement. « Edward, je sais de source sûre que tu as tes chances d'être dans la course pour les Grammy cette année. Ca pourrait être fabuleux, non ? » Sa voix était devenue presque suraigüe tellement elle était excitée. « Maintenant, je sais à quel point vous avez travaillé dur tous les deux. Allez vous détendre un peu. J'ai encore à parler à quelques personnes et on peut rentrer à la maison. Une heure, maxi. »

Edward me conduisît jusqu'à la terrasse, et je laissai l'air frais de la nuit me caresser. Je marchai rapidement jusqu'à la rambarde et contemplai la vue à couper le souffle. J'inspirai profondément et me retournai face à Edward. « Alors…toi et Tanya Dénali hein ? »

Il grimaça en faisant un sourire en coin. « Ouais. Ce n'est pas ce dont je suis le plus fier. »

« Pendant combien de temps vous êtes sortis ensemble ? »

Il me regarda intensément, et des frissons parcoururent mon dos. « Trois mois. On peut pas vraiment appeler ça sortir ensemble. Il n'y avait pas vraiment de sorties en public. »

J'eus un pincement de cœur. « Bien sûr que non. Ce que je veux dire c'est que Tanya a toujours été une des plus belles filles des alentours, même si c'était une vraie garce avec moi au lycée. »

Je relevais le regard et vis ses yeux s'embraser. Mon souffle se coinça dans ma gorge. Il respirait difficilement et je pouvais dire qu'il se débattait contre quelque chose.

« Ah, putain, » l'entendis je marmonner alors qu'il faisait un pas vers moi et prenait mon visage dans ses mains.

Il se pencha en avant et posa ses lèvres contre les miennes.

Oh, mon Dieu.

Mon corps tout entier était parcouru de décharges électriques pendant que ses lèvres bougeaient contre les miennes, nos respirations étaient saccadées, nous abreuvant de l'odeur de l'autre. Nos souffles devinrent haletants alors que nos corps se répondaient. Mon cerveau explosa quand il aspira ma lèvre inférieure et un gémissement rauque s'échappa de moi. Il enfouît ses mains dans mes cheveux pendant que sa langue accédait à l'intérieur de bouche, et tout mon corps s'enflamma quand nos langues se touchèrent et se sucèrent. Nos lèvres bougeaient ensemble avidement, et il grogna en attirant mon corps contre le sien.

J'arrachai ma bouche de la sienne et le regardai dans les yeux. « Edward, » haletai je. « On ne peut pas faire ça. Alice va nous tuer. »

Il attrapa l'arrière de ma tête, tout en m'appuyant contre la rambarde et m'écrasa. Mon corps s'embrasait de désir. Sa bouche se baissa de nouveau vers la mienne, léchant et suçotant, je tentai de reprendre mon souffle.

Il recula et baissa les yeux sur moi. « Swan, est ce que tu veux vraiment arrêter à cause de ce qu'Alice pourrait penser ? »

Je promenai ma main sur son visage parfait et dessinai le contour de ses lèvres de mon pouce. Il ouvrît la bouche et aspira mon pouce à l'intérieur. Mes yeux se levèrent jusqu'au ciel. « Alice qui ? » dis je en expirant. Je plongeai mes mains dans ses cheveux et l'attirai brutalement. Il laissa échapper un gémissement et soudain, sa bouche était de nouveau sur la mienne, me faisant perdre la raison. Ses mains descendaient le long de mon dos et quand elles atteignirent mes fesses, il les attrapa fermement, me plaquant avec force contre son érection impressionnante. Je haletai et il plongea sa langue plus profondément dans ma bouche.

« Hum. »

Nous nous figeâmes tous les deux en entendant le son de cette voix familière derrière nous. Nous nous retournâmes lentement pour voir Alice qui se tenait dans l'encadrement de la porte. « Vous vous êtes assez détendus pour le moment, je crois, » dît elle avec un sérieux terrifiant. « Edward, Michael Varner de Sony veut te dire un mot… et Bella, tu ferais mieux de te rafraîchir avant qu'on ne retourne à l'intérieur. Tu ressembles à Krusty le Clown, Bon Dieu. » Elle tourna sur ses talons et retourna à l'intérieur.

Edward et moi respirions difficilement en nous détachant l'un de l'autre. Il glissa ses doigts dans ses cheveux et je réajustai ma robe. Nous nous regardâmes et soupirâmes. Nous repartîmes à l'intérieur.

« A tout à l'heure, » murmura-t-il, en suivant Alice, et je me dirigeai vers les toilettes.

Quand j'entrai, j'observai mon reflet. Oh, non, Seigneur. Mes cheveux me faisaient penser à Amy Winehouse dans un mauvais jour et mes lèvres étaient gonflées et barbouillées de rouge à lèvres. Je rectifiai mon maquillage et mes cheveux en vitesse, voulant retrouver Edward.

Swan, je te conseillerais aussi sérieusement de remettre en place le microscopique string-ficelle que tu portes avant qu'il ne migre jusque dans ton utérus et qu'on ne le revoie jamais.

Vrai. Bonne idée.

Quand je refermai la porte du compartiment des toilettes, j'entendis la porte s'ouvrir, et deux voix féminines entrèrent dans la pièce.

« Mon dieu, à quoi est ce qu'il pensait ? » Tanya-fuck-Denali. « En fait, Isabella Swan était le tas de merde le plus pathétique de notre lycée. Elle passait son temps à se morfondre avec sa tête de lèche-cul, et elle était complètement hypocondriaque. Toujours à se montrer avec des plâtres et des bleus. Je savais que ce n'était qu'une tentative pathétique pour attirer l'attention. »

Une chaleur intense s'empara de mon visage et chaque muscle de mon corps se crispa.

« Et tu veux savoir le pire ? En dernière année, elle a littéralement essayé de tuer son père. » Beau-père, bécasse. « Tu parles d'une putain d'agitée. Le pauvre homme a passé des mois à l'hôpital. » Bien. « Elle l'a attaqué avec sa propre batte de base ball. » Je serrai les poings de toutes mes forces. « Puis, cette foutue petite lâche s'est enfuie. Elle est sûrement partie et s'est installée avec un proxénète, pendant que sa mère était malade d'inquiétude. » Putain, la ferme, Tanya, ou je VAIS t'en coller une.

« Alors comment est ce qu'elle a fini avec Edward Cullen ? » demanda l'autre voix.

« Pas la moindre idée, » cracha Tanya. « Mais je peux t'assurer que Cullen n'est avec elle que pour une raison. En fait, ce mec est un salaud. Il aime l'excitation de la chasse, et plus la cible est dure à atteindre, plus il est satisfait. Crois moi, je le sais. Je suppose que la petite Isabella lui résiste. Il aime ce jeu. Mais ensuite, au moment où il se sera éclaté avec elle, il sera déchaîné comme un train qui déraille. Sérieusement, est ce qu'elle croit vraiment qu'un homme comme lui peut s'intéresser à une naze pathétique comme elle ? Tu parles d'une illusion ? »

Elle se mît à rire bêtement et je ne pus me retenir plus longtemps. Je fis claquer la porte de mon compartiment des toilettes et en sortis.

« Isabella ! » s'exclama Tanya. « Bien…je…euh…ne savais pas que tu étais là. »

« De toute évidence, » lançai je. « Tu sais Tanya, tu étais une grognasse de premier ordre au lycée, mais j'ai toujours pensé qu'en vieillissant, les gens murissaient et perdaient ces tendances mesquines et immatures. Je suis vraiment désolée que ça ne soit pas le cas pour toi. »

Ses yeux sortirent de leurs orbites. « N'aie pas le culot de dire que tu es désolée pour moi, Isabella Swan. Tu n'étais qu'une sous- merde par rapport à moi au lycée, et crois moi quand je te dis que rien n'a changé. Si tu crois que tu peux retenir un homme comme Edward Cullen, tu es plus folle que je ne le pensais. » Elle se retourna pour sortir.

« Oh, Tanya, » dis je d'un ton détaché. « Encore une chose. » Elle se retourna et je lui envoyai un violent coup de poing en pleine face. « Mon nom est Bella – salope. » Je la dépassai alors qu'elle tenait son nez sanguinolent. Lorsque la porte se referma derrière moi je l'entendis hurler un chapelet d'insultes.

Je déambulai jusqu'au bar. « Donnez moi une vodka-citron vert. » dis je sèchement. « Et un peu de glace. » Le barman me servît ma boisson et me tendît quelques glaçons enveloppés dans un torchon. Je marmonnai mes remerciements et le déposai rapidement sur mon poing enflé. Ce n'était pas la première fois que je collai un coup de poing à quelqu'un, mais c'est certainement celui là qui m'avait apporté le plus de satisfaction.

Je descendis ma boisson et en commandai une autre. Je sentis la chaleur de la vodka se propager en descendant et j'essayai de calmer ma colère. Putain, elle se prenait pour qui ? Elle ne savait pas le lien qui nous unissait Edward et moi. J'ingurgitai mon deuxième verre et toussai sous la brûlure. Si elle savait, elle verrait que ça n'a rien à voir avec le sexe.

Vraiment ?

Non ! Nous n'avions pas encore couché ensemble.

Je crois que c'est ce qu'elle voulait dire.

Quoi, qu'Edward me veut parce qu'il ne peut pas m'avoir, mais que dès qu'il m'aura, il ne me voudra plus ?

C'est possible.

Merde, la ferme ! De quel côté tu es ?

Du tien, mais tu dois envisager la possibilité que son désir pour toi ne soit que purement physique. Et ce que tu espères de lui c'est…

Pour toujours…

« Donnez moi un autre verre, » commandai je au barman, « et continuez de me servir jusqu'à ce que je vous dise d'arrêter. »

***

Edward POV

Je m'éloignai du représentant de Sony. Bella n'était pas revenue des toilettes et je commençai à m'inquiéter. Je traversai la foule et la repérai finalement au bar. Je me frayai un chemin jusqu'à elle.

« Hé, tu m'as manqué, » lui soufflai je à l'oreille. Elle se retourna rapidement et chancela légèrement avant de se jeter dans mes bras.

« Eddie ! » je sentis son haleine chargée d'alcool. Oh merde, Swan, qu'est ce que t'as foutu ?

Elle enroula un bras autour de mon cou et fît un geste en direction du barman avec son verre, et le renversa sur le bar. « Eddie, je voudrais que tu rencontres mon ami, Embry. Embry, voici mon PETIT-AMI, Edward Cullen. » Je m'avançai et serrai la main du môme. « Tu sais qui il EST, Embry ? » bredouilla-t-elle. « C'est une GRANDE, GRANDE star. Il est bourré de talent, il ressemble à un putain de mannequin de GQ, et… » elle se pencha tout près d'Embry et murmura. « Il respire le sexe. Et pas seulement, du sexe ordinaire, Embers, je te parle de tirage de cheveux, de dire des trucs torrides, de mettre des fessées et de crier mon nom sensuellement. Tu vois c'que j'veux dire ? »

« Ok, Bella, » dis je doucement, en passant mon bras derrière sa taille. « La fête est terminée. »

« Quoi ? »Pourquoi ? Ca commence juste à être sympa. »

Je cherchai Alice du regard. Elle n'était pas loin et je lui fis un signe. Elle nous rejoignît en vitesse.

« Bordel, qu'est ce qu'il lui est arrivé ? »

« Je ne sais pas, mais je crois que je ferais mieux de la ramener à la maison avant que les choses ne tournent mal. »

Alice acquiesça rapidement et sortît son téléphone portable. « Je vais dire à la limousine de venir . Tu la ramènes à la maison. J'ai encore quelques personnes à qui parler, ensuite, je prendrai un taxi. »

« Merci, Alice, » dîs je , en l'embrassant sur la joue. « Tu es la meilleure. »

Elle m'embrassa à son tour. « Toi aussi, cher frère. Maintenant ramènes la à la maison et mets la au lit. Et essaye de lui faire boire un peu d'eau. »

Je fis oui de la tête et commençai à reconduire Bella vers la sortie. « Eddie ? Tu es magnifique, tu sais ça ? Tu es un homme magnifique. Mais pas dans un sens péjoratif, tu sais ? D'une manière virile. D'une manière sexy. »

Je l'attirai dans l'ascenseur et les portes se refermèrent. « Eddie, est ce que tu trouves que je suis jolie ? »

Je me mis à rire. Oh, si seulement elle savait. « Oui, Bella, je trouve que tu es très jolie. »

« Tu es mignon aussi, » souffla-t-elle. « Tu as un mignon petit nez, et une jolie bouche, et de très jolis cheveux. » Elle plongea ses doigts dans mes cheveux et je poussai un grognement. « Est-ce que tu aimes quand je fais ça ? » demanda-t-elle d'une voix enjôleuse.

Je me sentis frissonner. « Oui, Bella, » dis je brusquement. « J'aime vraiment beaucoup ça. »

« Et quand je fais ça ? » Elle se dressa sur ses orteils et prît le lobe de mon oreille dans sa bouche.

Oh mon Dieu !

Mon souffle se bloqua dans mes poumons.

« Ca aussi c'est agréable, » haletai je. Ses lèvres descendirent le long de ma gorge et elle se mît à lécher mon cou. J'empoignai la rambarde pour me soutenir et gémissais imperceptiblement. « Et ça ce n'est pas trop mal non plus. »

Juste après les portes s'ouvrirent et je l'entraînai dans la rue avant que les choses n'aillent plus loin. Il y avait une poignée de paparazzis qui attendait dehors et ils commencèrent aussitôt à appeler mon nom. Je les ignorai alors que je tentai de diriger Bella vers notre limousine qui attendait.

« Salut les mecs ! » hurla-t-elle allègrement. « Est-ce que vous avez rencontré mon petit ami ? Pas mon faux petit-ami parce que… pfff…ce serait stupide, non ? En fait, qui accepterait de faire ce genre de chose ? » Le chauffeur ouvrît la porte et je la guidai vers lui. « Et vous voulez savoir quelque chose d'autre ? Mon Edward est monté comme un putain d' ETALON ! » Oh mon Dieu Bella, la ferme ! « Pas que je l'ai vu en vrai. Mais je tiens TOUT ça de sa sœur… »

Je la poussai dans la voiture. « Dis bonne nuit Bella. »

Elle s'effondra sur la banquette et ferma les yeux. « Bonne nuit Bella, » marmonna-t-elle doucement.

***

Pendant que nous rentrions à l'hôtel, elle s'était vite endormie. Je la soulevai et la portai jusqu'à l'ascenseur.

Quand nous arrivâmes au penthouse, je l'amenais jusqu'à sa chambre et l'allongeai sur son lit.

Seigneur, elle ressemble à un ange.

Je touchai son visage délicatement avant de lui retirer ses chaussures. Je caressai ses jambes douces avec délicatesse, et déposai un baiser sur son front.

Ses yeux s'ouvrirent. « Hey, toi, » dît elle d'une voix aguicheuse. « Tu ne t'en vas pas, hein ? »

« Bella, la soirée a été longue. Tu as besoin de te reposer. »

« Pas encore, » pleurnicha-t-elle. « Assieds toi avec moi…s'il te plaît. »

Je soupirai. « D'accord, mais seulement si tu me promets de boire un peu d'eau. »

« Bien sûr, pourquoi pas. »

J'allai à la cuisine et pris une bouteille d'eau dans le frigo. Je l'ouvris en retournant m'asseoir sur le lit. Elle me la prît des mains et bût avant de la reposer sur sa table de chevet.

« Bella combien est ce que tu as bu ce soir ? » demandai je prudemment.

« Euh..trop, Cullen, de toute évidence. » Elle s'allongea sur le lit et me fît signe de m'allonger à côté d'elle. Je glissai mon bras sous sa tête et elle reposa sa tête sur mon torse.

Mon Dieu, c'est formidable, de l'avoir blottie dans mes bras.

Elle posa sa main sur ma poitrine et me caressa avec délicatesse par-dessus ma chemise. Je soupirai. Elle se blottît contre mon corps alors que sa main commençait à descendre lentement vers mon estomac. Mon rythme cardiaque s'affola, et ma respiration devint saccadée.

« Bella, » grognai je, « qu'est ce que tu essayes de me faire ? »

Elle tourna la tête. « Et bien, je croyais que c'était plutôt évident, Cullen, » dît elle en se redressant et en se mettant à cheval sur moi. Elle attrapa le devant de ma chemise et m'attira contre elle, dévorant ma bouche au même moment.

Putain de merde.

Elle avait un goût de paradis et d'alcool. Le cinglé en moi gronda en se réveillant.

Excellent.

Je léchai sa bouche avidement, profitant de cette saveur incroyable. Elle retira ma veste et la jeta au sol. Elle déboutonna ma chemise et posa ses mains sur mon torse nu. Je haletai fortement et retombai sur le lit. Sa respiration était irrégulière alors qu'elle dessinait des formes imaginaires du bout des doigts, je frissonnai et haletai. Elle cajolait mon estomac. J'agrippai la couette dans mon poing et étouffai un gémissement. Ses mains finirent par se poser sur le haut de mon pantalon et elle me regarda dans les yeux. Il y avait une étrange lueur dans son regard- du désir, avec certitude, mais aussi de la confusion.

« Est-ce que tu veux me baiser, Cullen ? » dît elle, en inclinant sa tête sur le côté. « Est-ce que c'est ce que tu veux de moi ? »

Mon esprit hésita. C'était une question trompeuse et compliquée.

Non, ça ne l'est pas idiot, dis juste oui.

Mais je ne crois pas que je voulais juste baiser Bella. Ce que je voulais partager avec elle était beaucoup plus fort que de la simple baise.

Oh bon Dieu. Cullen s'il te plaît baisse toi et sens ta bite tendue, simplement pour te rappeler et vérifier que tu n'es pas une femme. Les mecs baisent. Tu le sais. Contente toi de le faire.

« Cullen, » Sa tête descendît et elle lécha mon mamelon avant de le mordiller gentiment. « Tu as entendu ce que j'ai dit ? »

Mon dos se cambra et je gémissais intensément. Le taré commença à murmurer. Réponds à la fille, idiot. Dis « Oui, je t'ai entendu Bella, et oui, j'aimerais beaucoup te baiser. » Simple.

J'essayai d'ignorer la voix. Mais c'était de plus en plus dur de penser de façon cohérente.

Elle se releva de mon corps jusqu'à ce que son visage plane au dessus du mien. J'inspirai son odeur. Elle aspira mes lèvres.

Fuuuuuck !

La douce odeur d'alcool de son haleine déchaina complètement le fou. Je l'empoignai brusquement et la mettais sur le dos. Je coinçai ses poignets contre le lit et la forçai à écarter les jambes pour m'y glisser, frottant mon érection brutalement contre son centre et grognant de satisfaction quand je l'entendis gémir.

« Oui, je veux te baiser, » siffla le cinglé. « Je veux te baiser plus que je n'ai jamais voulu baiser quiconque de toute ma vie. Je veux te baiser sauvagement et encore et encore jusqu'à ce que tu oublies ton propre nom et que tu y voies trouble. » Je l'embrassai sauvagement, aspirant chaque goutte sucrée d'alcool sur sa langue. Elle recula et gémît légèrement. « Dis moi que t'en as envie, Bella, » balançai je. « Dis moi de te baiser et je le ferai. C'est ce que tu veux ? Dis le ! »

Je reculai et baissai les yeux vers elle. Elle suffoquait pour reprendre son souffle, mais ses yeux reflétaient… la déception.

« Si c'est ce que tu veux, Edward, » dît elle doucement. « Alors je ne t'arrêterai pas. »

Oh Seigneur.

Je me relevai d'elle et m'assis. Bordel, qu'est ce que je venais de dire ? Qu'est ce que j'avais fait ? J'avais cette incroyable, intelligente et sublime femme à qui je voulais faire plaisir de tellement de manières, et je venais juste de la traiter comme une pute.

Belle s'assît lentement, mais ne me regarda pas. Je passai mes doigts dans mes cheveux.

« Bella, » dis je à voix basse, « je suis désolé. » Elle se leva du lit et marcha rapidement vers la salle de bains. La porte se ferma et je l'entendis vomir. Je marchai jusqu'à la porte et essayai la poignée. C'était verrouillé.

« Bella ? S'il te plaît laisse moi entrer. »

J'entendis l'eau couler. « Va t'en, Cullen, » dît elle sèchement.

Est-ce qu'elle pleurait ? Putain, je suis un idiot.

« Bella s'il te plaît…s'il te plaît laisse moi essayer de t'expliquer. Ce que j'ai dit, ce n'est pas ce que je ressens. Bon, c'est ce qu'une partie de moi ressent mais c'est une toute petite partie… »Bon Dieu comment allais je réparer ça ?

La porte s'ouvrît violemment et Bella me regarda. Elle était pâle et ses yeux étaient rouges. « Est-ce que tu peux me passer l'eau ? » demanda-t-elle doucement.

« Bien sûr. » J'attrapai la bouteille sur la table de nuit et la lui tendait.

« Merci. »

« Bella… »

« Maintenant, dégage de ma chambre, » la porte me claqua au visage.

***

Bella POV

Le lendemain matin, j'avais l'impression qu'une nichée d'oiseaux m'avaient chié dans la bouche. Je poussai un grognement sonore alors que l'éclatante lumière du soleil m'irradiait le cerveau et me transperçait les paupières. Je me retournai et plaquai un oreiller sur ma tête.

Swan, si JAMAIS tu rebois autant que tu l'as fait la nuit dernière, je jure devant Dieu que je te ferai jouer du biniou.

Je grognai de nouveau à cette pensée.

Je sentis une main me caresser le dos et je repoussai un peu l'oreiller.

« Bonjour, étoile du matin ! » dît Alice avec entrain. Je remis l'oreiller sur ma tête.

« Alice, si tu ne peux pas baisser le volume de ta voix à un doux murmure, alors fous le camp d'ici, parce que ma tête va exploser et je ne voudrais pas mettre de la cervelle partout sur ta belle tunique . »

Elle souleva l'oreiller et me tira la main. Je pleurnichai bruyamment. « Viens chérie, » murmura-t-elle. « Il faut seulement que tu prennes de l'aspirine et ensuite tu peux retourner dormir. »

J'attrapai les comprimés dans sa main et les avalai tous avec une gorgée d'eau. Je pris une autre grande gorgée d'eau pour essayer de rincer la merde d'oiseau. Ca ne marcha pas.

Alice posa l'eau sur la table de chevet et s'allongea sur le lit avec moi, tirant ma tête contre son épaule. Elle caressa mes cheveux affectueusement.

« Alors, » marmonna-t-elle. « Tu as eu une soirée intéressante hier ? » Vraiment ? « D'abord je te surprends en train d'agresser mon frère sur la terrasse, » - oh, c'est vrai, je m'en souviens maintenant- waow- « ensuite tu as bu ton propre poids en Vodka – méchante, stupide Vodka – « Puis quelque chose d'autre s'est passé avant que je ne rentre à la maison parce que mon frère a tourné en rond dans l'appartement toute la matinée comme si il était dans un film de monstres japonais. » Quelque chose d'autre s'est passé ? « Alors, Bells , tu veux cracher le morceau ? »

Je me concentrai de toutes mes forces. Ouch, ça fait vachement mal. Pense lentement, idiote. Je me rappelai avoir cogné Tanya dans les toilettes – je me sentais toujours grandiose à ce sujet d'ailleurs. Ensuite, j'avais rencontré un très gentil garçon nommé Embry dont le gentil regard trahissait qu'il était en fait, un agent pour l'idiote et malfaisante Vodka. Puis Edward était venu et m'avait dit que la soirée était finie. Et après… je n'en ai pas la moindre idée.

« J'ai entendu dire que tu avais frappé Tanya Denali, » dît Alice fièrement. « Bon Dieu, je suis jalouse. Cette petite croqueuse de diamants essaye de mettre le grappin sur mon frère depuis des années. » Elle arrêta de caresser mes cheveux. « Quoi qu'il en soit, qu'est ce qu'il s'est passé entre vous deux ? »

Cette salope a posé ses pattes sur mon homme, voilà ce qui s'est passé.

« On est allées au lycée ensemble, » murmurai je. « C'était une salope avec moi et je voulais me venger. » Alice m'éloigna d'elle pour pouvoir me regarder dans les yeux.

« Et c'est tout ? » dît elle, sceptique.

Je déglutis et acquiesçai. « C'est tout. »

Alice soupira mais n'insista pas. Je détestai lui mentir mais je n'étais pas du tout en état de débattre de mon obsession malsaine pour son demi-Dieu de frère.

« Alors qu'est ce qu'il s'est passé d'autre ? » Pourquoi est ce qu'Edward est le Roi des Abrutis aujourd'hui ? »

Mon cerveau protestait alors que j'essayai de trier dans le brouillard.

« Honnêtement, je ne m'en rappelle pas Alice. Je me rappelle être montée dans la limousine, et après, je me souviens de m'être endormie. Je ne me rappelle rien d'autre après ça. »

Elle soupira et se remît à me caresser les cheveux. « Et bien, quelque chose de grave a dû se passer, » dît elle. « Je n'ai pas vu Edward aussi agité depuis que les Backstreet Boys se sont séparés. » Nous commençâmes toutes les deux à rire. J'attrapai ma tête des deux mains.

« Aïe, aïe, aïe. »

« Désolée, bébé, mais ça fait du bien de te voir rire. »

Je souriais. « Je t'aime Alice. »

« Je t'aime aussi, Bells. Maintenant, rendors toi. Je te réveillerai à l'heure du déjeuner.

***

Quand je me réveillai finalement, je me précipitai sous la douche et laissai l'eau chaude me calmer. Je me sentais légèrement mieux, ma tête résonnait toujours, mon ventre était barbouillé et j'avais une envie prononcée de me raser la langue.

Je terminai ma douche et m'habillai en vitesse. Je sentis comme un frisson à l'arrière de mon crâne, mais cela disparût avant que je ne puisse l'identifier. Une étrange impression de malaise m'accompagnait depuis que j'étais réveillée. Je savais qu'il s'était passé quelque chose hier soir dont je ne parvenais pas à me rappeler, et ça me prenait vraiment la tête.

Seigneur, j'aurais pu faire une quantité de choses humiliantes la nuit dernière vu l'état dans lequel j'étais. J'aurais pu montrer mes seins aux paparazzis. J'aurais pu mettre un coup de pied à un chiot, ou chanter en public – les possibilités étaient infinies.

J'entendis un coup discret à la porte. « C'est bon Alice ! » m'écriai je en me brossant les cheveux. « Je suis debout. »

La porte s'ouvrît et Edward fît un pas à l'intérieur. « Bella ? On peut parler ? »

Mon souffle s'arrêta quand je le vis.

On était sur le lit. J'étais en colère à propos de ce que Tanya avait dit. Je voulais lui prouver qu'elle avait tort. Je l'ai allumé et lui ai demandé ce qu'il voulait. Il s'était jeté sur moi et avait dit exactement les mots que je ne voulais pas entendre.

La bile me remonta dans la gorge et je combattais l'envie de vomir.

« Bella ? » Il se tenait juste en face de moi. Je résistai pour ne pas avancer et le toucher, pour qu'il me prenne dans ses bras et m'aime de la même manière que je l'aimai.

La manière que tu QUOI ?

Bordel de merde.

On y était.

Je l'aimai.

Mes yeux clignèrent faiblement et j'eus soudain besoin de m'asseoir.

Je m'assis lourdement sur le lit et Edward s'assît à côté de moi. « Bella tu vas bien ? »

« Euh ? » Mon cerveau luttait pour réorganiser les souvenirs qui me revenaient maintenant. Sa langue ravageant ma bouche. Son érection s'écrasant contre moi dans un plaisir insoutenable. Ses yeux brillants alors qu'il soufflait brutalement, « Je veux te baiser plus que je n'ai jamais voulu baiser quiconque de toute ma vie. Je veux te baiser sauvagement et encore et encore jusqu'à ce que tu oublies ton propre nom et que tu y voies trouble. Dis moi que t'en as envie, Bella. Dis moi de te baiser et je le ferai. C'est ce que tu veux ? Dis le ! »

J'eus du mal à reprendre mon souffle. Je le sentais me fixer mais je n'arrivai pas à me résoudre à rencontrer son regard.

« Bella, » dît elle avec douceur. « Je sais que tu dois me détester après ce qui s'est passé hier soir, et je ne suis pas ici pour m'excuser. J'ai été un idiot. J' étais fou, et chamboulé au-delà de la raison, mais je n'aurais jamais dû te dire de telles choses. C'était écœurant, et dégradant, et tu mérites tellement mieux que ça. »

Je savais qu'il attendait que je parle, mais je n'avais pas la moindre idée de ce que devais dire. Je n'avais jamais ressenti pour quiconque ce que je ressentais pou r cet homme. Je ne m'étais jamais senti si à l'aise, si en sécurité, si valorisée et…si déçue. Je voulais, tellement, croire que c'était plus que physique pour lui, mais après ce qui s'était passé, je pense qu'il avait expliqué ses sentiments très clairement. Je refusai d'être une de ces femmes qui pensaient que coucher avec quelqu'un était la même chose que faire l'amour. J'avais couché avec des hommes, et ils avaient couché avec moi en retour, mais il était hors de question que je fasse cela avec Edward. Mes sentiments pour lui étaient trop puissants, et si je laissai ça passer au stade supérieur, sachant qu'il ne ressentait pas la même chose, alors j'ouvrirais simplement la porte au cœur brisé et serais condamnée à vivre avec.

Je jouais avec mes ongles, toujours incapable de le regarder. « Edward, je ne te déteste pas. Je ne crois pas que je pourrais jamais te détester. Mais je crois que ce qui s'est passé hier soir… je ne pense pas que ce serait une bonne idée pour nous de refaire ce genre de chose. »

Je le sentis se crisper à côté de moi. « Bella… »

« S'il te plaît, laisse moi dire ce que j'ai besoin de dire avant que je ne perde connaissance ou ne vomisse. »

Il attendît que je continue. Je pris une profonde inspiration et le regardai. Ses sourcils étaient froncés et son visage affichait un regard de souffrance. J'avais tellement envie de caresser ces plis et de l'embrasser pour qu'il ne souffre plus. Au lieu de ça, je pris sa main et commençai à la caresser en l'effleurant du bout des doigts. Il soupira et ferma les yeux.

Pourquoi fallait il qu'il soit si parfait ? Ca allait rendre ce que j'avais à dire beaucoup plus difficile. Il ouvrît ses yeux et vrilla son regard au mien. Allez, Swan, tu peux le faire. Contente toi d'exposer les faits, et bon sang, ne pleure pas.

« Edward, tu es l'homme le plus extraordinaire que j'aie jamais rencontré, et ton…amitié…a été une des choses les plus importantes qui me soient jamais arrivées…mais nous vivons ensemble…nous travaillons ensemble… et je ne vois vraiment pas comment coucher ensemble pourrait nous mener à une happy end. Ta sœur nous tuerait pour commencer, et si les choses devenaient… délicates, alors je devrais partir, et je pense que ça me ferait plus de mal que n'importe quoi d'autre qui ne se soit déjà produit dans ma vie merdique. »

Il baissa les yeux sur nos mains, et je pouvais voir qu'il luttait pour trouver les bons mots à dire.

« Bella, je t'apprécie…beaucoup…et je suis pratiquement sûr que tu m'apprécies …beaucoup. Pourquoi est ce qu'on essaierait pas simplement de voir où ça nous mène ? »

« Parce qu'Edward, ça pourrait très bien se finir avec moi de retour dans ma ruelle, en train de me faire pisser dessus par Charlie ! »

« ca n'arriverait pas ! »

« Ca pourrait ! »

Nous nous dévisagions. « Alors, qu'est ce que tu suggères ? » dît il, la voix emplie de frustration, « qu'on se contente d'ignorer ce qu'on ressent l'un pour l'autre et que les choses restent strictement professionnelles ? Je ne vois pas comment c'est possible. »

Je soupirai. « Je pense qu'on devrait seulement revenir un peu en arrière jusqu'à… ce que tu comprennes ce que tu ressens vraiment pour moi. »

« Bella, je SAIS ce que je ressens. »

« C'est pour ça que tu m'as dit ces choses là, hier soir ? » Sa respiration se bloqua dans sa gorge. « Edward , tu m'as rencontré, il y a une semaine, tu as des démons intérieurs que tu essais encore de dompter, et il y a des femmes qui se jettent constamment à ton cou. Maintenant, regarde moi dans les yeux et dis moi que tu peux me GARANTIR qu'aucune de ces choses n'interviendra pour me briser le cœur, et je te croirai. »

Ses yeux s'assombrirent.

S'il te plaît, dis le. Je me fiche que tu mentes. Contente toi de le dire et de me prendre dans tes bras.

Il baissa les yeux. « Je ne peux pas te promettre cela, Bella. Je sais jusqu'ou je dois aller pour régler mes problèmes, et ce ne serait pas juste de parier sur mon self-control. »

Mon cœur eût mal. Au moins, il était honnête. Je pris une inspiration tremblante. « Ok…donc…nous sommes d'accord pour être amis…pour le moment. »

Il leva les yeux vers moi et mon cœur se brisa complètement. Il se pencha en avant et me caressa la joue et je m'inclinai contre sa main et fermai les yeux. Je l'entendis gémir doucement.

« Swan, comment est ce que je vais faire pour arrêter de te toucher comme ça chaque jour ? »

J'ouvris les yeux. « Est-ce que tu as besoin que je t'achètes plus de lubrifiant ? »

« BELLAAAA !! EDWARRRRD !!»

Mon Dieu, on aurait dit qu'Alice était en train de se faire assassiner dans la pièce d'à côté.

Nous bondîmes sur nos pieds et partîmes en courant. Nous la trouvâmes debout devant la table avec une sélection de magazines à scandales éparpillés devant elle.

« Est-ce que l'un d'entre vous pourrait m'expliquer ceci ? » siffla-t-elle, énervée.

Le magazine qu'elle pointait du doigt avait une photo d'Edward et moi. Il était renfrogné, son bras autour de ma taille. Je souriais comme une désaxée et ma main était en l'air, faisant des signes. Le gros titre disait « « EDWARD CULLEN MONTE COMME UN ETALON ! » proclame sa petite amie haut et fort. Mais révèle que sa sœur est la source de son information. » »

Edward et moi nous regardâmes horrifiés, avant d' éclater de rire.

Oh putain. On était vraiment dans la merde maintenant.

*wet-willy :farce consistant à se lécher le doigt puis à l'enfoncer dans l'oreille de quelqu'un.

**cougars : femmes d'âges mûrs à la recherche d'hommes jeunes.

***Qualude : somnifère

J'espère que ce chapitre vous a plu, dans le prochain, apparition d'un nouveau personnage que vous devriez adorer….

Alors à bientôt.

Gros bisous.

Vanessa