Note de l'auteur : Coucou tous le monde, Merci pour tout vos reviews ça me fait toujours plaisir. Je suis contente que vous avez bien aimez mon lemon (ou lime).

J'espère que ce chapitre vous plaira.

Bonne lecture : )

Disclaimer : Glee et Klaine ne m'appartient pas ni After

Couple : Evidemment c'est Kurt/Blaine et c'est du point de vu de Kurt


Chapitre 8

La main de Blaine est toujours posée sur ma cuisse et j'aimerais qu'il ne la retire jamais. J'en profite pour regarder de plus près certains des tatouages qui couvrent son bras. Une fois de plus, mon regard est attiré par le symbole de l'infini au-dessus de son poignet, et je me demande s'il a une signification particulière pour lui.

L'endroit où il est situé, juste au-dessus de sa main, le rend très personnel. Je cherche s'il y a un symbole correspondant sur l'autre poignet, mais il n'y a rien.

- Alors, qu'est-ce que tu voudrais manger ?

C'est rafraîchissant, une question aussi normale, venant de lui. Je réfléchis à ce qui me ferait envie.

- J'aime à peu près tout si je sais ce que c'est, excepté le ketchup.

Ça le fait rire.

- Tu n'aime pas le ketchup ? Je pensais que tous les Américains adoraient ça.

- C'est possible, mais moi je trouve ça dégoûtant.

Nous rions tous les deux et je le regarde.

- Nous allons donc nous en tenir à un repas normal ?

Je fais oui de la tête et il tend le bras pour mettre de la musique, mais il se ravise et repose sa main sur ma cuisse.

- Alors, qu'est-ce que tu compte faire après la fac ?
C'est une question qu'il m'a déjà posée, dans sa chambre.
- J'ai l'intention de partir directement à Seattle. Je voudrais trouver un boulot dans une maison d'édition, ou bien devenir écrivain. Je sais c'est idiot.

Tout à coup, je suis un peu gêné de dévoiler des projets aussi ambitieux.

- Mais tu me l'as déjà demandé, tu t'en souviens ?

- Ce n'est pas idiot. Je connais quelqu'un aux Éditions Schuester, ce n'est pas à côté, mais tu pourrais peut-être poser ta candidatures pour un stage. Je pourrais lui en glisser un mot.

- Quoi ? Tu ferais ça pour moi ?
Ma voix est montée d'un ton sous l'effet de la surprise. Il a beau s'être montré gentil avec moi de puis une heure, je ne m'attendais pas à ça.

- Ouais. Sans problème.

Il a l'air un peu gêné. Je parierais que ce n'est pas dans ses habitudes de rendre service.

- Waouh, merci. Sérieux, j'ai besoin de trouver un boulot ou un stage rapidement, et ça, ce serait le rêve, vraiment.
Je tape des mains et il rigole en secouant la tête.

- Tout le plaisir est pour moi.

Il se gare sur un petit parking à côté d'un vieux bâtiment en briques.

- On mange super bien ici, dit-il en descendant de voiture.

Il ouvre le coffre et en sort un autre t-shirt noir. Il doit en avoir toute une cargaison. Ça me plaisait tellement de le voir torse nu que j'avais oublié qu'il devrait en remettre un tôt ou tard.

Quand nous entrons, l'endroit est pratiquement vide. Nous nous asseyons à une table et une vieille femme s'approche pour nous apporter la carte, mais il la repousse et commende un hamburger et des frites, me faisant signe d'en faire autant. Je me fie à son avis et je commande la même chose, sans ketchup, bien sûr.
Pendant que nous attendons d'être servis, je parle à Blaine de mon enfance à Lima, dont il n'a jamais entendu parler bien sûr puisqu'il vient d'Italie. Il ne perd pas grand-chose. C'est une petite ville dans l'Ohio. Je ne retournerai jamais là-bas sauf pour voir mon père. Lui ne me raconte pas grand-chose de son passé, mais je ne désespère pas qu'il le fasse. En revanche, il se montre très curieux de ma vie quand j'était petit et il fronce les sourcils quand je lui dis que ma mère buvait. J'y avais déjà fait allusion, au cours de nos disputes, mais cette fois j'entre plus dans les détails.

Pendant une pause dans notre conversation, la serveuse réapparaît avec les hamburgers, qui ont l'air délicieux.

- Ils sont bons, tu ne trouves pas ?

Je lui confirme en m'essuyant la bouche. C'est super bon et nous n'en laissons pas une miette. Je n'ai jamais eu aussi faim de ma vie.
Le trajet du retour au campus est détendu. Du bout des doigts, Blaine dessine des petits cercle sur ma jambe, je suis déçu quand j'aperçois le panneau de NYU et que nous arrivons dans le parking des étudiants.

- Tu as passé une bonne soirée ?

Je me sens beaucoup plus proche de lui que quelques heurs plus tôt. Il peut être vraiment sympa quand il veut.

- Ouais, très bonne en fait.

Il a l'air étonné.

- Écoute, je te raccompagnerais bien jusqu'à ta chambre mais je n'ai pas envie de subir un interrogatoires en règle de la part de Quinn...

Il sourit en se tourne pour me faire face.

- Je comprends. On se verra demain.

Je ne sais pas si je dois me pencher pour l'embrasser, ou pas, et je suis soulagé quand il avance la main pour repousser une mèche de mes cheveux derrière mon oreille. Je pose mon visage sur sa main ouverte et il se penche pour effleurer mes lèvres des siennes. Cela commence comme un simple petit baiser, mais je sens tout mon corps s'embraser et j'en veux plus. Blaine m'attrape par le bras et me fait signe de grimper par-dessus le séparateur entre les sièges. Je ne me fais pas prier et je m'assieds à cheval sur ses genoux, le dos coincé contre le volant. Je sens que le siège s'incline légèrement, ce qui nous donne plus de place, je relève un peu son t-shirt pour glisser les mains dessous. Ses abdos sont durs et sa peau est chaude. Du bout des doigts, je suis le contour de ses tatouages.

Sa langue pétrit la mienne et il me serre dans ses bras. C'est presque douloureux, mais c'est une douleur négligeable comparée au plaisir d'être si près de lui. Il gémit contre ma bouche et je monte les mains plus haut sous son t-shirt. J'adore le faire gémir, j'adore lui faire cet effet. Je suis à deux doigts de me laisser aller totalement à cette sensation, une fois encore, lorsque nous sommes interrompus par la sonnerie de mon portable.

- Encore une de tes alarmes ? Se moque-t-il.

En souriant, je m'apprête à lui répondre sur le même ton, mais le nom de Sam s'affiche sur l'écran. Ça m'arrête net. Je vois que Blaine a compris. Son visage change instantanément et, de crainte de le perdre et de gâcher l'ambiance, j'appuie sur le bouton « ignorer » et je jette mon téléphone sur le siège passager. Je ne veux pas penser à Sam en ce moment. Je le repousse dans un coin de mon esprit dont je ferme la porte.

Je me penche sur Blaine pour reprendre notre baiser, mais il me repousse.

- Je ferais mieux d'y aller.

Sa voix et cassante, et l'inquiétude m'envahit. Je recule pour le regarder, ses yeux ont repris leur expression distante et mon sang se glace.

- Blaine, je n'ai pas répondu. Je lui parlerai de tout ça. C'est juste que je ne sais pas quand ni comment lui dire... mais je le ferai rapidement, je te promets.

Au moment même où j'ai embrassé Blaine pour la première fois, j'ai su confusément que j'allais devoir rompre avec Sam. Je ne peux pas continuer à sortir avec lui alors que je l'ai trompé. Il planerait toujours au-dessus de ma tête comme une ombre de culpabilité, et nous ne voulons de cela ni l'un ni l'autre. Ce que je ressens pour Blaine est une autre raison pour laquelle je ne peux pas rester avec Sam. J'aime Sam, mais si je ne l'aimais vraiment comme il le mérité, je n'éprouverais pas ces sentiments pour Blaine. Je ne veux pas faire souffrir Sam, mais je ne peux pas revenir en arrière.

- Lui parler de quoi ? Dit-il d'un ton cinglant.

- De tout ça... de nous.
- Nous ? Tu n'es pas en train de me dire que tu vas rompre avec lui... pour moi, si ?

Ma tête se met à tourner. Je sais que je devrais descendre de ses genoux, mais je suis paralysé.

- Tu ne veux pas... que je le fasse ?
Ma voix n'est plus qu'un murmure.

- Non. Pourquoi tu ferais ça ? Je veux dire, di tu veux le larguer, vas-y, mais ne le fais pas pour moi.

- C'est juste que... je pensais...

- Je te l'ai déjà dit, je ne sors avec personne, Porcelaine.

Je me sens comme un lapin pris dans les phares d'une voiture, la seule chose qui me permet de descendre de ses genoux, c'est mon refus qu'il me voie pleurer encore une fois.

- Tu es répugnant.

Pleine d'amertume, je ramasse mes affaires sur le plancher de la voiture. Blaine semble vouloir dire quelque chose, mais il se ravise.

- Ne t'approche plus de moi, à partir de maintenant... et je ne plaisante pas.

J'ai hurlé, et il ferme les yeux.

Je marche aussi vite que je peux vers ma chambre. Je ne sais pas comment je fais, mais je retiens mes larmes jusqu'à ce que je sois à l'intérieur et que j'ai refermé ma porte. Soulagé que Quinn soit sortie, je me laisse glisser contre la porte et j'éclate en sanglots. Comment est-ce que j'ai pu être aussi stupide ? Je savais à quoi m'en tenir quand j'ai accepté de sortir seul avec lui, et pourtant, je lui ai pratiquement sauté dans les bras. Juste parce qu'il a été gentil avec moi aujourd'hui, je me suis imaginé quoi ? Qu'il allait devenir mon petit ami ? Je ris de ma naïveté en continuant de sangloter. Je ne peut même pas lui en vouloir. Il m'avait prévenu qu'il ne sortait avec personne, mais aujourd'hui nous avons passé de si bons moments, il était vraiment agréable et drôle, et j'ai cru que nous entamions vraiment une sorte de relation.

Mais ce n'était que du cinéma, tout ça pour arriver à ses fins. Et moi, je l'ai lassé faire.

Quand Quinn rentre du cinéma, j'ai séché mes larmes, pris une douche et à peu près rassemblé mes esprits.

- Alors, c'était comment ta... balade avec Blaine ?

Elle sort son pyjama de sa commode.

- C'était bien, il était... charmant, comme d'hab', si tu vois ce que je veux dire.
Je me force de rire. J'aimerais bien lui raconter ce qui c'est passé, mais j'ai trop honte. Je sais qu'elle ne me jugerait pas et je voudrais tant pouvoir le raconter à quelqu'un, mais en même temps je préfère que personne ne sache.

Quinn me lance un regard soucieux, je détourne les yeux.

- Fais attention, quand même. Tu es trop bien pour quelqu'un comme Blaine.

J'aimerais la serrer dans mes bras et pleurer sur son épaule, mais je détourne la conversation.

- Et toi, c'était bien le film ?

Elle me raconte que Puck n'a pas arrêté de la gaver de pop-corn pendant le film et qu'elle commence à vraiment bien l'aimer. J'ai envie de la chambrer mais uniquement parce que je suis jaloux que Blaine ne m'aime pas comme Puck l'aime. Pourtant, moi aussi, j'ai quelqu'un qui m'aime et je ferais bien de le traiter un peu mieux, et de rester à l'écart de Blaine, pour de bon cette fois.

Le lendemain matin, je suis vidé. Sans aucune énergie. J'ai tout le temps envie de pleurer. Mes yeux sont rouges et gonflés d'avoir pleuré la veille, alors je chope la trousse de maquillage de Quinn sur sa commode et j'essaye de cacher tout ça. Je suis content, j'ai meilleure mine comme ça. Je mets mon jean serré et un débardeur mais, dans cette tenue, j'ai l'impression d'être tous nu, je préfère attraper un cardigan blanc dans mon placard. Je crois bien que c'est la première fois depuis la photo de classe de terminale que je fais autant d'efforts pour soigner mon apparence un jour d'école ordinaire.

Comme Finn m'a envoyé un texto pour me dire qu'on se retrouvait en classe, je passe à la cafétéria prendre des cafés. Je m'oblige à marcher plus lentement que d'habitude, car je suis pas mal en avance.
- Hé, Kurt ?

Je me retourne et vois un mec très BCBG qui s'avance vers moi.

- Oui. Toi, c'est Nick, c'est ça ?

Il acquiesce d'un signe de tête.

- On te revoit ce week-end ?

C'est un membre de la fraternité, c'est sûr, il a le look. Et il est très beau.

- Non, non, pas cette fois.

Il rit avec moi.

- Si jamais tu change d'avis, tu connais l'adresse. Je dois y aller, à plus.

Soulevant un chapeau imaginaire, il s'éloigne.

Finn est déjà installé dans la salle. Il se confond en remerciements pour le café.

Il ne m'interroge pas sur ma soirée avec Blaine, ce dont je lui suis reconnaissant, je ne sais pas ce que je lui aurais raconté.

La journée démarre bien et je commence à peine à me sortir Blaine de la tête que c'est déjà l'heure du cours de littérature.

Blaine est assis à sa place habituelle, au premier rang. Pour une fois il porte un t-shirt blanc, si fin qu'on peut voir ses tatouages au travers. C'est incroyable à quel point ses tatouages et ses piercings me semblent sexy maintenant, alors que je détestait ça avant. Je détourne les yeux et sors mes notes en m'asseyant à côté de lui.

Je ne vais pas renoncer à mes habitudes à cause de ce mufle. Malgré tout, il me tarde que Finn arrive pour ne pas rester trop longtemps seul avec lui.

- Kurt ? Chuchote-t-il tandis que la salle commence à se remplir.

Ne lui répond pas. Fais comme s'il n'était pas là.

- Kurt ?

Il a parlé plus fort cette fois.
- Ne m'adresse pas la parole, Blaine.

J'évite de le regarder. Je refuse de retomber dans ses pièges.

- Oh aller, arrête.

Je vois bien qu'il trouve la situation amusante.

- Je ne rigole pas, Blaine. Fiche-moi la paix.

- Ok, c'est bon, comme tu voudras.

Sa voix est aussi cinglante que la mienne. À mon grand soulagement, Finn arrive à ce moment-là, je respire. Il remarque aussitôt la tension entre Blaine et moi et gentiment me demande :

- Ça va, toi?

- Oui, ça va.

Sur ce mensonge, le cours commence.

Blaine et moi continuons à nous ignorer pendant toute la semaine, et chaque jour qui passe sans lui parler m'aide à ne plus pensé à lui. Quinn et Puck sont sortis ensemble tous les soirs, ce qui m'a permis d'avoir la chambre pour moi tout seul, la plupart du temps. C'est à la fois bien et pas bien. Bien, parce que j'ai beaucoup travaillé, mais pas bien car, tout seul, je rumine en pensant à Blaine. Quand arrive le vendredi matin, j'ai le sentiment que toute cette histoire est vraiment finie. Enfin, jusqu'à ce que tout le monde commence à parler d'aller faire la fête à la fraternité. Sérieux, il y a une fête là-bas tous les vendredis, et souvent le samedi aussi, ça me dépasse qu'ils éprouvent le besoin de s'exciter comme ça toutes les semaines.

Comme on m'a demandé au moins dix fois si je serais de la partie, je décide de faire la seule chose qui m'empêchera à coup sûr d'y aller : j'appelle Sam.

- Salut Kurt !

Nous nous sommes pas parlé depuis plusieurs jours, cette voix insouciante et joyeuse m'a vraiment manqué.

- Salut. Tu penses que tu pourrais venir me voir ?

- Oui, bien sûr. Le week-end prochain, ça te va ?

- Non, je voulais dire, aujourd'hui. Genre tout de suite, tu vois. Tu pourrais partir maintenant ?

Je sais qu'il aime prévoir quelque chose à l'avance, comme moi, mais j'ai vraiment besoin de le voir tout de suite.

- Kurt, j'ai entraînement après les cours. Je suis au lycée et je n'ai pas encore mangé.

- S'il te plaît, Sam, tu me manques vraiment. Tu ne peux pas partir maintenant et passer le week-end avec moi ? S'il te plaît ?

Je me rends bien compte que je suis en train de le supplier, mais je m'en fiche.

- Euh... c'est bon Kurt. Je vais venir. Tu es sûr que tout va bien ?

Le bonheur me submerge, je n'en reviens pas que Sam, lui toujours si carré, accède à ma demande, mais je suis trop content de le voir.

- Oui. Oui. C'est seulement que tu me manques trop. Cela fait presque deux semaines qu'on ne s'est pas vus, je te signale.

Il se met à rire.

- Toi aussi, tu me manques. Je vais m'éclipser et prendre la route dans quelques minutes, comme ça je serai avec toi d'ici trois heures environ. Je t'aime, Kurt.

- Moi aussi, je t'aime.

Eh bien voilà, c'est réglé. Plus de risques que je me retrouve dans cette fête.

C'est l'esprit léger que je me dirige vers le cours de littérature et que je pénètre dans ce magnifique bâtiment de vieilles briques. Ce sentiment s'évanouit à l'instant même où, entrant dans la salle, je vois Blaine penché sur le bureau de Finn.

C'est quoi ça ?

Je me précipite au moment où Blaine tape du poing sur le bureau en grondant.

- Ne redis plus ce genre de conneries, espèce de minable !

Finn fait mine de se lever, mais il faudrait être fou pour essayer de se battre avec Blaine. Finn est musclé, d'accord, mais il est trop gentil, je ne l'imagine pas une seule seconde mettre son poing dans la figure de qui que ce soit. Je saisit le bras de Blaine et le tire en arrière. Il lève son autre main et je recule, mais réalisant que c'est ma main, il laisse retomber la sienne et jure entre ses dents.

- Laisse-le tranquille, Blaine !

J'ai hurlé. Je me tourne vers Finn, qui a l'air furax, mais il se rassied.

- Tu ferais mieux de t'occuper de tes affaires, Porcelaine.

Il reprend son siège, l'air narquois. J'aurais préféré qu'il aille s'asseoir au fond. Assis entre eux deux, je me penche vers Finn et chuchote :

- Ça va ? Qu'est-ce qui s'est passé, au juste ?

Il regarde Blaine en soupirant.

- C'est juste un sale con. Il n'y a rien d'autre à dire.

Il a prononcé ces mots à voix haute, avec un petit sourire. Je rigole et me redresse. J'entends la respiration saccadée de Blaine à côté de moi. Il me vient une idée, un peu puérile je dois l'admettre, mais tant pis. Sur un ton faussement enjoué, je dis à Finn :

- J'ai une bonne nouvelle.

- Ah, oui ? C'est quoi ?

- Sam vient me voir aujourd'hui, et il va rester tout le week-end.

Je tape des mains en souriant. Je suis bien conscient d'en faire trop, mais je perçois le regard de Blaine sur moi et je devine qu'il a entendu.

- C'est vrai ? C'est super !

Il le pense vraiment.

- Pourquoi il vient. ? Dit Blaine

- Parce qu'il me manque.

- C'est pas ce que tu m'a dit il y a une semaine.

- Bah j'ai changé d'avis lui au moins c'est pas un connard.

Blaine ne me dit plus un mot jusqu'à la fin du cours. Ça sera comme ça à partir de maintenant et ça me va très bien. Je souhaite un bon week-end à Finn et retourne dans ma chambre manger un morceau avant l'arrivée de Sam.

Je mets un peu d'ordre dans ma chambre, puis je plie et range les vêtements de Quinn. J'espère qu'elle ne m'en voudra pas. Quand Sam m'envoie un message pour me dire qu'il est arrivé, je saute du lit où j'étais allongé et je me précipite pour aller l'accueillir dehors. Il est plus élégant que jamais avec son pantalon bleu marine, son cardigan crème et sa chemise blanche. C'est vrai qu'il porte souvent des cardigans, mais moi, j'adore. Son sourire chaleureux me va droit au cœur. Il me prend dans ses bras et me dit à quel point il est content de me voir.

Nous nous installons et cherchons un film dans la section comédies romantiques sur Netflix. Quinn m'envoie un texto pour me dire qu'elle est avec Puck et qu'elle ne rentrera pas ce soir. J'éteins la lumière et nous nous asseyons, calés contre la tête du lit. Sam passe son bras autour de mes épaules et je pose la tête sur sa poitrine.

Voilà, ça c'est moi. Pas le dévergondé qui se baigne dans une rivière avec le t-shirt d'un punk.

C'est un film dont nous n'avons jamais entendu parler mais, moins de cinq minutes après le début, la porte s'ouvre violemment. Je suppose que c'est Quinn qui a oublié quelque chose d'important. Comme par hasard, c'est Blaine. Son regard se pose directement sur Sam et moi enlacés sur le lit, éclairés seulement par l'image de la télé. Je rougis. Il est venu tout dire à Sam, j'en suis sûr. La panique me saisit et je m'éloigne subitement de mon petit ami.

- Qu'est-ce que tu viens faire ici ?

Blaine sourit.

- Je cherche Quinn. Salut Sam, content de te voir, dit-il d'un ton narquois.

Sam resta silencieux. Il a l'air mal à l'aise.

- Elle est avec Puck, ils sont probablement déjà chez toi.

S'il te plaît ne raconte rien à Sam et pars.

- Ah bon ?

Je vois bien à son air qu'il est venu dans le but de me tourmenter. Il va probablement rester jusqu'à que ce soit moi qui avoue tout à Sam.

- Vous allez à la teuf tous les deux ?

- Non... on n'y va pas. On essaye de regarder un film.

Sam me tend le bras et me prend la main. Même dans le noir, je vois les yeux de Blaine se concentrer sur la main de Sam qui touche la mienne.

- Tant pis. Bon, ben, je vais y aller. Salut les tourtereaux.

Il se tourne vers la porte, je commence à me détendre. Mais à ce moment-là, il tourne la tête :

- Au fait, Sam...

Il fait une pause, je sens mon cœur défaillir.

-... C'est cool que tu sois venu.

Je laisse échapper un soupir étouffé.

- Ouais, je voulais venir pour être un peu plus avec Kurt.

Sam ne voit pas que Blaine se moque de lui.

- Amusez-vous bien tous les deux.

Et il sort.

- Il n'est pas si méchant, après tout, dit Sam quand la porte se referme.

Je ris nerveusement. Il hausse les sourcils.

- Quoi ?

- Rien, mais ça m'étonne que tu dises ça.

Je reprends ma position contre sa poitrine. La tension qui régnait dans la chambre quelques instants plus tôt commence à se dissiper.

- Je ne dis pas que j'aimerais être amis avec lui, mais il était plutôt sympa, là.

- Blaine est tout sauf sympa.

Sam rigole et me prend dans ses bras. Si seulement il savait ce qui s'est passé entre Blaine et moi, la façon dont nous nous sommes embrassés, la façon dont j'ai gémis en disant son nom pendant qu'il... Seigneur, Kurt, arrête avec ça. Je relève la tête et lui embrasse la joue ce qui le fait sourire. Je voudrais ressentir les mêmes sensations avec Sam qu'avec Blaine. Je m'assieds pour le regarder en face, prends son visage entre mes mains et presse mes lèvres sur les siennes. Il entrouve les lèvres et me rend mon baiser. Ses lèvres sont douces... comme son baiser. Cela ne me suffit pas, je veux du feu, de la passion. Je le prends par le cou et monte sur ses genoux.

- Kurt, qu'est-ce que tu fais ?

Il essaie de me repousser gentiment.

- Quoi, rien, j'ai juste envie... de t'embrasser, c'est tout.

Je l'embrasse encore. Je sens sa chaleur, mais pas le feu.

Ok, je ne fais pas ça pour les bonnes raisons, mais je ne veux pas y penser pour l'instant. J'ai simplement besoin de vérifier que Sam peut me faire ressentir la même chose que Blaine. En réalité ce n'est pas Blaine que je veux, ce sont les sensations.. c'est bien ça,non ?

J'arrête d'embrasser Sam et descends de ses genoux.

Il sourit et moi aussi. Je remets le film en marche et quelques minutes plus tard, mon esprit se remet à battre la campagne.

« Je vais y aller », dit Blaine. Il baisse les yeux sur moi. « Où ? » Je n'ai pas envie qu'il s'en aille. « Je vais prendre une chambre d'hôtel à côté. Je reviendrai demain matin. » Je le regarde fixement et au bout d'un moment son visage s'estompe pour faire place à celui de Sam.

Je sursaute et me frotte les yeux. Sam, c'est Sam. Ça n'a jamais été Blaine.

- Tu as vraiment l'air d'avoir sommeil, et je ne peux pas passer la nuit ici.

Il me caresse la joue, doucement. Je voudrais qu'il reste, mais maintenant j'ai peur de ce que je pourrais faire ou dire dans mon demi-sommeil. En plus, Sam de toute évidence, pense qu'il ne serait pas convenable qu'il reste dans ma chambre. Blaine et Sam sont vraiment l'opposés. À tous points de vue.

- D'accord, c'est gentil d'être venu.

Il m'embrasse doucement sur la joue avant de se lever.

- Je t'aime, dit-il.

Je souris, renfonce mon visage dans l'oreiller et me laisse glisser dans des rêves, dont je me souviens plus.

Le lendemain matin, je suis réveillé par un appel de Sam pour m'annoncer qu'il arrive. Je saute de mon lit et me précipite sous la douche en me demandant ce que nous pourrions bien faire aujourd'hui, lui et moi. Il n'y a pas grand-chose aux alentours à moins d'aller en ville. Je devrais peut-être envoyer un message à Finn pour lui demander ce qu'on peut faire d'autre que des fêtes à la fraternité. C'est la seule personne à qui je peux poser la question.

Je me décide pour une chemise violette avec un pantalon noir sans écouter la voix de Blaine dans ma tête, qui me dit que c'est affreux. Quand je reviens avec une serviette sur la tête, Sam m'attend dans le couloir.

- Tu es très beau.

En souriant, il me prend par l'épaule pendant que j'ouvre la porte.

- J'ai juste besoin de me sécher les cheveux et de bien les placés.

Sam attend patiemment, assis sur mon lit, que j'ai fini de me coiffer les cheveux. Quand c'est fait, je lui plante un baiser sur la joue.

- Qu'est-ce que tu veux faire aujourd'hui ?

- Je ne sais pas, on pourrait peur-être aller se balader dans un parc, puis aller dîner ?

Je regarde le réveil. Ce n'est pas possible ! Il est déjà treize heure ? J'envoie un texto à Quinn pour lui dire que je serai absent pour la journée et il me répond qu'elle ne reviendra que demain. En gros, elle habite à la fraternité de Blaine pendant le week-end.

Sam ouvre la porte passager. Ses parents se sont assurés qu'il ait la voiture la plus dans le modèle le plus récent, même si il y a deux ans sa famille s'était retrouvaient tous SDF. L'intérieur est immaculé, pas de piles de bouquins, pas de vêtement sales. Nous roulons à la recherche d'un parc, ce qui prend peu de temps. C'est un endroit calme et tranquille, avec une pelouse jaunissante par endroits et quelques arbres. Nous nous garons sur une place de parking.

- Au fait, quand vas-tu commencer à chercher une voiture ?

- Dans la semaine, je pense. Je vais aussi déposer des candidatures pour un job.

Je ne mentionne pas le stage aux Éditions Schuester que Blaine m'a fait miroiter. Je ne sais pas si je peux encore compter dessus, ni comment je présenterais les choses à Sam si je l'obtenais.

- C'est une super nouvelle. Appelle-moi si tu as besoin de mon aide pour l'une ou l'autre de tes recherches.

Nous faisons le tour du parc avant de nous asseoir à une table de pique-nique. Sam fait la conversation et je hoche la tête de temps en temps. Je m'aperçois que je perds le fil par moments, mais il ne semble pas s'en rendre compte. Nous marchons encore un peu et finissons par tomber sur un ruisseau. Je pousse un petit grognement devant l'ironie de la situation. Sam me lance un regard perplexe.

- Ça te dirait de te baigner ?

Je ne sais pas très bien ce que je cherche en poursuivant ce petit jeu.

- Là-dedans ? Jamais de la vie !

Il se met à rire et je reviens sur Terre en me donnant des baffes mentalement.

Arrête de comparer Sam à Blaine.

- Je plaisantais.

Nous ressortons du parc un peu avant sept heures et décidons, en revenant à la résidence universitaire, de nous faire livrer un pizza et de regarder un classique. Celui où Meg Ryan tombe amoureuse de Tom Hanks grâce à une émission de radio. Je meurs de faim et, quand la pizza arrive, j'en engloutis près de la moitié à moi tout seul. Je dois dire que pour ma défense que je n'ai rien mangé de la journée.

Au milieu du film, la sonnerie de mon téléphone retentit, Sam l'attrape et me le passe.

- C'est qui Finn ?

Il n'y a pas la moindre trace de soupçon dans sa voix, seulement de la curiosité. Il n'a jamais été du genre jaloux, il n'a jamais eu de raison de l'être. Jusqu'à maintenant.

- C'est un pote de fac.

Qu'est-ce qui lui prend de m'appeler aussi tard ? Il ne m'a jamais appelée pour une autre chose que pour comparer nos notes prises en cours.

- Kurt ?

Il crie presque.

- Oui, tout va bien ?

-... pas vraiment, non. Je sais que Sam est avec toi, mais...

- Qu'est-ce qui se passe, Finn ? Tu vas bien ?

Mon cœur commence à s'affoler.

- Oui, ce n'est pas moi. C'est Blaine.

Je commence à paniquer.

- B...Blaine ?

J'en bégaie.

- Oui, tu pourrais venir ici si je te donne l'adresse, s'il te plaît ?

J'entends un bruit de casse dans le fond. Je bondis hors du lit et enfile mes chaussures sans prendre le temps de réfléchir. Sam se lève aussi, comme pour me seconder.

- Finn, est-ce que Blaine est en train d'essayer de te faire du mal ?

Je n'arrive pas à imaginer ce qui pourrait se passer d'autre.

- Non, non.

- Envoie-moi l'adresse.

À ce moment-là, j'entends encore un bruit de verre brisé. Je me tourne vers Sam.

- Sam, j'ai besoin de ta voiture.

Il tourne la tête.

- Qu'est-ce qui se passe ?

- Je ne sais pas... c'est Blaine. Donne-moi tes clés.

J'ai parlé sur un ton qui n'admet pas de réplique. Il sort les clés de sa poche, mais ajoute avec insistance :

- Je viens avec toi.

Je lui arrache le trousseau des mains et secoue la tête.

- Non, je dois y aller seul.

Mes paroles le blessent, je le vois bien. Et je sais que j'ai tort de le planter là, mais pour le moment je ne pense qu'à une chose, aller retrouver Blaine.


Voilà le chapitre est fini. Je sais que le chapitre est un peu court mais je voulais garder le suspense de ce qui se passe chez Finn. Ne me détester pas pour la dispute de Klaine mais c'était essentiel pour le chapitre.

j'espère que ça vous à plus et...

À bientôt. : )