Disclaimer : Toujours pas à moi.

&-&-&-&-&

Chapitre 8 (Lavande Brown)

Bon, a priori, elle ne pouvait rien faire de plus pour Parvati. Lavande la borda une dernière fois et sortit de la pièce sur la pointe des pieds. Elle rejoignit Hermione dans la salle commune. Son amie avait une expression particulièrement fatiguée, ce soir. Les événements de la soirée avaient dû fortement la secouer pour qu'elle eût la mine aussi chiffonnée. La pauvre avait dû écouter les explications confuses d'un Harry paniqué, rapatrier de la Salle Sur Demande une Parvati sous l'influence d'un sortilège de Sommeil et l'installer dans sa chambre de Préfète-en-Chef pour éviter les questions embarrassantes en attendant que la jeune fille quitte les bras de Morphée.

- Alors ? demanda-t-elle en levant des yeux anxieux vers Lavande. Elle dort toujours ?

- Toujours, confirma Lavande en tirant un fauteuil près du feu. Il y a été un peu fort. Ça devrait être interdit de traficoter le corps des autres !

- A mon avis, c'est Parvati qui a, euh…traficoté le corps de Harry. Il n'a fait que s'enfuir courageusement. C'est ça qui est un peu bête de sa part, continua Hermione en étouffant un bâillement, mais que veux-tu, il n'a jamais très bien su ce qu'il fallait faire avec une fille et à quel moment, alors…

- Les garçons ne comprendront jamais les filles et vice-versa, énonça sentencieusement Lavande. Au fait, tu sais si ça lui a plu, ce qu'ils ont fait ?

- Tu penses bien que je ne vais pas te le dire si c'était le cas, tu t'empresserais de tout raconter à Parvati et elle ne le lâchera plus d'une semelle après ça ! s'agaça Hermione.

Le tact n'était pas le point fort de Lavande. Comment faire cracher le morceau à son amie ? Généralement, une petite dose de flatterie suffisait, mais là c'était sa loyauté envers Harry qui était en jeu. Elle pouvait aussi directement aller voir le jeune homme, mais ce serait trop évident, sachant sa profonde amitié avec Parvati. Restait Ron. Lui, il parlait à tort et à travers, ce ne serait pas difficile de lui arracher des aveux. En plus, il était le confident de Harry. Le seul problème, c'était qu'il était toujours avec Hermione ou Harry. Il faudrait l'aborder quand il serait seul.

Son plan en tête, Lavande organisa sa nuit avec Hermione. Elles veilleraient chacune leur tour sur Parvati en attendant qu'elle se réveillât. Lavande prendrait la première partie de la nuit, et Hermione la seconde. Elle pourrait ainsi extorquer quelques paroles intéressantes à Ron pendant qu'Hermione dormirait encore. Car il ne faisait aucun doute que les deux garçons parlaient de la situation dans le dortoir en ce moment-même.

Hermione lui souhaita une bonne nuit et monta dans le dortoir des filles, son lit étant occupé par Parvati. Lavande s'installa dans un fauteuil en soupirant. Déjà qu'elle ne dormait pas beaucoup à cause de ses révisions (car il ne restait plus que quatre mois, et elle voulait à tout prix décrocher son diplôme avec mention), il fallait en plus qu'elle sacrifiât de précieuses heures de sommeil à Parvati. Cette petite folle n'aurait pas pu attendre d'avoir passé ses examens ?

Lavande était furieuse. Quand Parvati serait remise, elle lui ferait passer un mauvais quart d'heure, foi de Lavande Brown ! Et elle ne pouvait même pas se dire que ce serait juste pour cette nuit, car si Parvati était enceinte – et elle l'était, car elle avait tout calculé – elle devrait la soutenir dans sa maternité. Ce qui impliquait les neuf mois à venir et probablement toute sa vie !

Car elle ne laisserait pas tomber Parvati. Elle en était incapable.

Lavande avait besoin de se donner aux autres, comme les autres avaient besoin d'elle. Elle était souvent choisie pour confidente, et elle ne répétait jamais un secret qu'on lui avait demandé de garder. Oh, bien sûr, elle commettait bien quelques petites indiscrétions de temps en temps, mais ce n'était jamais quelque chose qu'elle avait promis de garder pour elle, et généralement elle parlait pour aider ceux que ça concernait. Pour former des couples, par exemple, sourit-elle en songeant à Ron et Hermione.

C'était bien grâce à elle que ces deux-là s'étaient trouvés ! Ron était bien trop timide pour faire le premier pas, et Hermione n'était pas sûre que ses sentiments étaient payés de retour. Ça aurait pu durer des années si elle ne s'en était pas mêlée ! Elle avait fait parvenir un billet à Hermione en imitant (par magie, évidemment) l'écriture de Ron, et avait fait de même pour Ron en imitant l'écriture d'Hermione. Elle les avaient fait se rencontrer dans un endroit discret du parc et y avait laissé un petit mot leur disant de foncer. Ils ne s'en étaient pas privés, et le lendemain, Hermione était venu la remercier d'avoir débloqué la situation. Tous les trois étaient les seuls à savoir ce qui s'était vraiment passé, les autres élèves – dont Harry – pensaient juste que c'était dans l'ordre des choses. Ils ne pourraient jamais imaginer que si elle n'avait rien fait, Ron et Hermione auraient été encore célibataires dans cent ans !

Lavande remua nerveusement sur son fauteuil. Elle n'aimait pas le tour que prenait cette histoire. Ce qui commençait dans la violence finissait toujours mal, l'expérience le lui avait appris. Enfin, il n'y avait pas eu réellement violence, mais les actions avaient été un peu forcées… Si seulement Parvati l'avait laissée faire ! Elle aurait pu tout arranger sans que Harry ait été forcé à quoi que ce soit, et tout le monde serait content en ce moment.

Lavande enrageait. Parvati était toujours trop pressée. Pourquoi choisir le mois de Février ? Mai aurait été très bien ! Mais mademoiselle voulait un bébé tout de suite, et ce que dit mademoiselle a valeur de loi.

Un gémissement attira son attention. Lavande se leva d'un bond et courut se pencher sur Parvati, inquiète. La pauvre avait de la fièvre, constata-t-elle en tâtant son front, mais cela n'avait probablement rien à voir avec le sort que Harry lui avait lancé. Si ?

Non, non, elle avait dû prendre froid, avec cette manie de s'asseoir près de la fenêtre pour avoir une meilleure vue sur son amoureux. Cette fille n'avait vraiment aucune jugeotte ! Mettre sa santé en péril pour une affaire de cœur ! Même Lavande ne ferait jamais ça. Surtout quand l'affaire en question n'avait pas encore commencé. Et à force de réfléchir, elle laissait passer le temps ; il fallait appeler Hermione. Et ensuite, elle irait réveiller Seamus pour lui demander d'isoler Ron de Harry quelques instants.

Elle monta quatre à quatre les escaliers menant au dortoir des filles, expédia Hermione près de Parvati et se prépara à aller voir Seamus : l'Irlandais aimait loucher dans son décolleté, aussi mit-elle sa chemise de nuit la plus échancrée. Si Hermione la surprenait dans le dortoir des garçons, elle pourrait toujours dire qu'elle était venue voir son petit ami. Mensonge ? Nooon… Déformation de la vérité, tout au plus. Mais Hermione ne la croirait sûrement pas. Car si Lavande s'y entendait pour former des couples, elle avait une vie amoureuse désespérément plate, et aucun de ses petits amis n'avait duré très longtemps.

Lavande jeta un coup d'œil à la salle commune. Apparemment, Hermione était toujours auprès de Parvati. Tant mieux, elle n'aurait pas à lui mentir. Elle traversa le palier en courant sur la pointe des pieds (si, si, c'est possible !) et poussa la porte du dortoir des garçons. Elle avança dans le couloir, sa baguette allumée brandie devant elle pour éviter les fissures du plancher de bois.

Alors… Normalement, c'est la quatrième porte à droite…

Elle entra doucement dans la chambre et fronça le nez. Ils n'aéraient donc jamais ? En tous cas, grâce au concert de ronflements qui l'accueillit, elle était sûre que tous dormaient ! Elle éteignit quand même sa baguette pour plus de sécurité.

Maintenant, le lit de Seamus.

Par pitié, faites que les autres ne se réveillent pas ! supplia-t-elle.

Elle écarta les rideaux du premier lit. Raté. Dean Thomas.

Le second. Re-raté. Neville Londubat.

Avec la chance que j'ai, il sera dans le dernier !

Le troisième. Aïe ! Harry en personne ! On pouvait donc logiquement penser que Ron Weasley serait dans le suivant. Seamus était donc…elle écarta les rideaux du dernier lit…dans le cinquième. Evidemment…

Lavande referma les rideaux derrière elle et lança un sort d'Insonorisation autour du lit. Elle se pencha sur Seamus et le secoua sans ménagement. Il ouvrit un œil, l'aperçut, sourit béatement et l'attira vers lui.

- Seamus ! Arrête !

Lavande se débattit, mais Seamus semblait encore trop endormi pour se rendre compte de ce qu'il faisait. Et elle avait laissé tomber sa baguette !

Lavande se tortilla pour échapper à l'étreinte de Seamus. Il semblait déterminé à ne pas la lâcher. Il la plaquait sur le lit, sous lui, et essayait de l'embrasser.

- Seamus !

Mais c'est pas vrai ! Il est devenu fou, ou quoi ?

Il… Il lui retroussait sa chemise, s'effara-t-elle.

- Enlève tes sales pattes de là !

Pour toute réponse, Seamus plaqua sa bouche contre la sienne. Surprise, Lavande cessa un instant de se débattre. Seamus en profita aussitôt pour lui enlever complètement sa chemise de nuit, et sa bouche la quitta pour se poser sur un de ses mamelons, devenus aussi durs que des perles.

Un éclair de plaisir la traversa, et elle se cambra contre cette bouche si talentueuse. Seamus mordillait, léchait, suçait ses mamelons, et sa main se faufilait vers son entrejambe…

Lavande eut un sursaut.

&-&-&-&-&

Et vous avez droit à deux chapitres pour le prix d'un, pour me faire pardonner de l'attente.