Chapitre 8 : L'auberge.
La nuit commença quand nous trouvâmes une auberge. Thorïn décida qu'on allait y passer la nuit. J'aidais Fili et Kili à s'occuper des poneys dans une ambiance calme et amicale avant de rejoindre les autres à l'intérieur.
Les deux jeunes nains s'installèrent entre Bofur et Bifur tandis que je prenais place près de Bilbon. Après un bon repas je décidais de sortir prendre l'aire. Une fois dehors, je m'installais sur un banc et sortis une feuille d'Athélas.
Je fumais depuis deux minutes et sentis mon esprit se calmer. Gandalf m'avait dit que cette plante calmait l'esprit et il avait raison, j'aimais beaucoup les nains mais une petite pause au calme me faisait du bien.
J'entendis des bruits de pas et me retourna pour voir Kili s'avancer vers moi suivit de son frère. Ils s'asseyaient chacun à côtés de moi et allumèrent leurs pipes avant de s'adresser à moi.
Que fais-tu toute seule dehors ? Me demanda Kili.
Rien, je réfléchissais lui répondis-je.
Et à quoi réfléchissais-tu ? Me demanda Fili.
A la quête, j'ai une question à vous poser, s'avez-vous vous battre ? leurs demandais-je.
Bien sûr qu'on sait se battre répondit Fili. Nous sommes des hommes quand même.
Et tu as à coté de toi les meilleurs combattants de la compagnie se venta Kili.
Oui, les meilleurs renchérit son frère.
Ah oui les meilleurs ? Demandais-je m'empêchant de rire devant leurs vantardises.
Les meilleurs ! Clamèrent les garçons.
Je ne pus m'empêcher d'éclater de rire devant l'air fier des nains. Je vis leurs visages se former en une mine boudeuse avant de mêler leur rires au miens.
Pourquoi nous demandes-tu ça ? Me questionna Kili quand nos rires ce calmèrent.
Par-ce-que j'aimerais que vous m'appreniez à me battre répondis-je.
Tu veux apprendre à te battre ? S'étonna Fili.
Oui, je veux au moins apprendre à me défendre. Je ne veux pas être un fardeau pour vous m'expliquais-je.
Si ça te tient tellement à cœur, c'est d'accord accepta Kili. Je t'apprendrais à te défendre.
Moi aussi ! Tu pourras compter sur nous pour être de bons professeurs fit Fili.
Merci beaucoup leurs répondis-je en les gratifiant d'un sourire sincère.
Je sentis l'air se refroidir et un frisson me parcourut. Je vis Kili enlever sa veste et la poser sur mes épaules.
Rentrons, tu vas attraper froid fit Fili tout en prenant ma main pour m'aider à me relever.
Nous rentrâmes à l'auberge et je vis qu'il ne restait plus que les nains et le magicien dans la salle près de la cheminée. Certains étaient assis sur des fauteuils et le divan et d'autres à même le sol.
Où se trouve Bilbon ? Demandais-je.
Dans sa chambre, il est partit dormir me répondit Gandalf.
Je m'asseyais près de Bofur et Ori après avoir rendu la veste à Kili tout en le remerciant.
Dites-moi mademoiselle Mayline à quoi ressemble votre monde ? Me demanda Balin.
Et bien il est très différent du votre, par ou commence… Ah oui ! Il n'y a pas de magie dans notre monde leurs appris-je.
Il n'y a pas de magie ? S'étonna Bofur. Qu'est qu'il y a dans votre monde alors ?
Euh…. On pourrait dire que la technologie remplace la magie lui répondis-je.
Les nains me regardaient perplexes, ne comprenant rien comme si je leurs avait parlée en chinois.
La technologie… Je cherchais mes mots pour leur expliquer correctement. C'est des objets que l'on crée pour améliorer la vie quotidienne en quelque sorte.
Et qu'y-a-t-il dans votre monde comme technologie ? Me demanda Thorïn qui avait l'air de sincèrement s'intéresser à mon monde.
Euh… Qu'est que je pourrais vous donner comme exemple ? Les portables ! Ce sont des petits objets de la taille de votre main. On s'en sert pour parler à quelqu'un qui n'est pas à coter de nous. On peut aussi envoyer des SMS, c'est comme si vous envoyez une lettre mais qu'elle arrivait directement à votre correspondant, on peut aussi écouter de la musique et pleins d'autres choses encore répondis-je.
Les nains étaient surpris et débattaient sur le sujet de savoir comment était-ce possible de créer un tel objet sans magie. Nous passâmes une bonne heure à parler de mon monde. Je voyais l'émerveillement dans leurs yeux quand je leurs parlais des avions ou encore de la télévision.
Quand j'en étais arrivé à débattre que les chanteurs chez moi ça pouvait être un métier et que des chanteurs étaient connus dans le monde entier pour leurs voix dans mon monde, Dori m'interpella.
Mayline, pouvez-vous nous chanter une chanson de chez vous ? me demanda le jeune nain.
Quoi ? Oh non, non, non refusais-je. Je n'avais pas une voix horrible, bien au contraire je me débrouillais plutôt bien en chant. C'est juste que… Chanter en publique me rendais nerveuse. Les seuls moments où je chantais étaient sous ma douche.
Oh allez ! Faites pas votre timide. Juste une chanson insista Bofur.
La plupart des nains se me demandais de chanter une chanson et je ne pouvait donc plus y échapper.
Très bien, c'est d'accord … Me résignais-je.
Imagine qu'il n'y a aucun Paradis,
C'est facile si tu essaies,
Aucun enfer en-dessous de nous,
Au-dessus de nous, seulement le ciel,
Imagine tous les gens,
Vivant pour aujourd'hui…
Imagine qu'il n'y a aucun pays,
Ce n'est pas dur à faire,
Aucune cause pour laquelle tuer ou mourir,
Aucune religion non plus,
Vivant leurs vies en paix…
Tu peux dire que je suis un rêveur,
Mais je ne suis pas le seul,
J'espère qu'un jour tu nous rejoindras,
Et que le monde vivra uni.
Imagine aucune possession,
Je me demande si tu peux,
Aucun besoins d'avidité ou de faim,
Une fraternité humaine,
Imagine tous les gens,
Partageant le monde…
Tu peux dire que je suis un rêveur,
Mais je ne suis pas le seul,
J'espère qu'un jour tu nous rejoindras,
Et que le monde sera uni.
Nous avions longtemps discuté à la fin de la chanson, les nains ne comprenant pas pourquoi les hommes se faisaient la guerre entre eux.Tout le monde était partit se coucher, je décidais d'aller me laver avant d'aller au lit.
Je sentis tous mes muscles se détendent au contact de l'eau chaude ce qui me fis un bien fou. Enfin propre, je me blottis sous ma couette bien au chaud et m'endormis.
Une femme, un cadavre.
Je nage, je nage.
Des larmes, je me noie.
La surface, de l'air.
Je meurs, je meurs.
J'ouvris les yeux et pris une grande inspiration. Je me trouvais dans mon lit, pleine de sueur. Il me fallût du temps pour me rappeler que j'étais à l'auberge. Un cauchemar, un horrible cauchemar voilà ce que c'était. Je me recouchais, espérant pouvoir me rendormir même si c'était peine perdue.
