Titre : Une vie dans le temps.
Auteur : Suzan
Avertissement : Ce texte mets en évidence de relations homosexuelles, il serait donc préférable au jeune public et aux homophobes de s'abstenir.
Résumé : Défi de Zaika : Harry est envoyé dans le passé pour sauvé l'avenir en tuant Tom Jedusor alors âgé de cinq ans. Seulement tout ne se passe pas comme prévu. Et il va découverte en découverte.
NDA : Bonjour à tous !
Désolée pour le retard de publication, je ne vous servirais pas les habituelles excuses des auteurs étudiants et devant travailler, vous les connaissez par cœur. Je n'abandonne pas cette fiction, et elle devrait être terminée d'ici deux chapitres. Au final elle aura fait l'été et l'hiver.
Pour ceux lisant Improbable n'est pas sorcier, l'histoire continue également. Je n'ai pas eu de nouvelles de ma correctrice, j'ai donc décidé de publier les derniers chapitres et de corriger la fiction par la suite.
Ce chapitre est long et fragmenté par petits bouts. Il s'y passe plusieurs choses importantes. Le défi consistait en une idée de départ et j'ai décidé d'en faire une biographie d'Andreas Winston au court des chapitres. Severus réapparait dans deux chapitres mais peut être pas de la manière dont vous vous y attendez.
Bref bonne année à tous, merci pour vos nombreuses et chaleureuses reviews, ainsi que pour vos mises en alertes et en favoris ! Cela m'aide à finir cette histoire.
Enormes bisous !
Suzan.
CHAPITRE VIII : OWEN WINSTON
- Bonjour à tous.
- Bonjour Professeur.
- Placez-vous à gauche d'un balai, je vous prie. Bien, tendez la main au dessus et dites debout.
Quelques balais tressautèrent et quelques uns atteignirent la main ou la tête des élèves. Andreas sourit. Les premières années Poufsouffle, c'était quelque chose. Il formait pour eux seulement une protection anti chute et anti choc. Les cours de vol avec eux étaient toujours très calmes, s'il n'y avait pas d'accident. Il n'avait pas besoin de les menacer pour qu'ils ne s'envolent pas.
Et intimement Andreas pensait que s'ils pouvaient se dispenser de ce cours, ils le feraient certainement. Le professeur sourit et reprit son explication face aux visages perdus de ses élèves.
- Alors Papa tu en dis quoi ?
- C'est très bon ma chérie, répondit Andreas en se prêtant au jeu de sa benjamine.
Depuis que Mary était partie pour Poudlard il avait dû se prêter plus souvent au jeu de la dînette sorcière.
- Tu sais Papa, Tom il avait peur, lui dit-elle avec un air de conspirateur. Il ne sait pas trop comment se faire des amis. Il joue bien avec Alistair et Ignatus.
- Et toi ma chérie avec qui tu joues ?
- Avec Apolline et Orion, parfois Lucretia, mais elle n'est pas très gentille. Elle dit qu'Owen est son fiancé mais Owen dit que non. C'est son fiancé Papa ?
- Pas que je sache ma chérie.
- Et moi j'aurais un fiancé ?
- Tu ne crois pas que tu es un peu jeune pour te marier ? Répliqua en souriant Andreas.
- Et bien non. Miss Jones disait que l'amour peut arriver à n'importe quel âge et que chaque amour est important. Tu crois c'est vrai ?
- Oh oui ma chérie, c'est vrai. Et personne ne peut décider à ta place qui tu dois aimer.
Adeline réfléchit quelques instants.
- Alors tu me confies mon cœur ? Questionna-t-elle.
Devant l'air surpris de son père elle lui dit :
- Bah oui comme dans la chanson. Tu ne connais pas, Papa ?
- Non, mais c'est très bien que tu connaisses toi. Le but final c'est que tu sois plus intelligente que moi et plus avertie.
Elle fit une mine catastrophée.
- Ma tarte noix de pécans ! dit elle en se précipitant vers son four miniature.
Andreas éclata de rire devant le cinéma de sa fille.
Andreas demanda à Mary de venir le voir après ses cours, elle accepta en hochant la tête. Lorsqu'il entendit quelqu'un frapper à sa porte, il sut que c'était elle et lui demanda d'entrer.
- Bonjour professeur.
- Bonjour Miss Stone.
Ils rirent de conserve.
- Comment cela se passe à Serdaigle ?
- Bien je pense, j'ai fait gagner trente points à ma maison en cours d'enchantements et de sortilèges. Je suis la première de la classe. Ils me respectent pour cela.
- Tu t'es fait des amis ?
- Oui plein, ils sont tous intéressés par l'apprentie du professeur Winston, répondit-elle pleine d'humour. Je me suis fait une amie je pense en la personne de Cedrella Black.
- Elle n'est pas à Serpentard ?
- Non c'est la seule avec sa cousine Dorea à ne pas y être entrée.
- J'ai l'impression que les Black pullulent.
- Oui, ils ont tout un tas de cousins et de cousines, de neveux et de nièces.
- Donc Cedrella est ton amie ?
- Oui je pense. Elle m'a confié qu'elle était amoureuse de Septimus, lui chuchota-t-elle.
- Septimus Weasley ?
- Oui, vous comprenez pourquoi cela doit rester secret. Elle serait répudiée.
- Et tes amours ? Questionna doucement Andreas pour changer de sujet.
Il avait depuis quelques mois prit le parti de se tenir informé des élans de cœur de son apprentie. Il n'empêcherait rien cependant il pouvait la conseiller et l'aider. Mary devint rouge.
- Liam m'a écrit plusieurs fois depuis la rentrée et si vous n'y voyait pas d'inconvénients je répondrais à son invitation, pendant les vacances de Pâques.
- Juste avant tes Buses ? Est-ce bien raisonnable ?
Mary se tortilla les mains nerveusement.
- Pourquoi ne pas l'inviter quelques semaines au Manoir pendant les vacances d'été plutôt ?
Mary secoua la tête vigoureusement en signe d'acquiescement. Andreas lui sourit et lui demanda d'envoyer son invitation à Mr. Morel. Elle sortit en lui souriant et en le remerciant. Une fois la porte fermée, Andreas sourit franchement. Son Manoir ressemblait de plus en plus à un chenil : il ramassait tout le monde. Son sourire s'étala. Un chenil.
Ce récit a pu être établi à partir du journal d'Andreas Winston, alias Harry Potter et des récits de ses enfants et de son entourage. Albus Dumbledore a notamment contribué à fournir une quantité de documents permettant de situer dans le temps les pensées de ces personnes.
Or, nous n'avons plus trace de la vie d'Andreas Winston après cet épisode jusqu'en 1935. Il n'avait pas pris le temps de le raconter, de l'écrire ou de le relater d'une quelconque façon. Les seuls éléments que nous possédons sont sa correspondance qui révèle un sens aigu des affaires et un quotidien entre ses enfants, le Manoir, Poudlard, son rôle social, et la création réaliste de ce qu'il appelait son « grand projet ».
Il n'y avait rien de remarquable dans sa vie : il vivait comme un professeur de vol du collège de sorcellerie Poudlard. Il élevait ses trois enfants en essayant de respecter le caractère et la magie de chacun.
Les vacances se déroulaient à la mer, à la montagne ou au Manoir, une constante simple : son apprentie Mary Stone et ses trois enfants. A partir de l'année 1931, Liam Morel se joignit à eux.
Andreas appréciait cette vie normale, cette vie familiale et rassurante. La vie à laquelle il avait tant aspiré. Une seule chose manquait pour parfaire ce tableau de félicité. Mais Andreas l'oubliait assez souvent pour être tout à son bonheur. Il devint modeste au fil des ans, ne reprenant le feu des Gryffondors que pour défendre son projet.
Il avait une philosophie bien à lui : une pointe d'humour, beaucoup d'amour et quelques embrassades suffisaient à rendre une journée heureuse.
Nous reprenons donc le récit de la vie d'Andreas Winston en août 1935.
- Adeline, rends moi mon livre, s'écria Tom alors âgé de neuf ans.
Il était plus grand que sa sœur et essayait de faire valoir cet argument afin de récupérer son ouvrage.
- Vous n'avez pas vu mon rapeltout ? Questionna Owen en passant la tête par la porte de la salle de jeux qui s'était bien transformée avec le temps.
- Ne t'en fais pas, le raisonna Adeline en tenant le livre hors de portée de son autre frère, au pire Papa te l'enverra à Poudlard.
Elle entendit à peine son grand frère grogner et fermer la porte sur la bagarre des cadets.
Andreas était un peu inquiet. D'accord, franchement inquiet. Son fils aîné rentrait à Poudlard à la fin de l'été. Il aurait fait n'importe quoi pour éviter de se séparer de ses enfants. Ils avaient grandi si vite. Il comprenait à présent le déchirement de Mrs. Weasley lorsqu'elle avait vu Ginny aller vers sa première année à Poudlard. C'était le début de la fin, pour les parents, leurs enfants rentreraient pendant les vacances, puis rentreraient moins, pour finalement avoir un diplôme au bout de cinq ou sept ans qui leur permettait d'avoir un métier et de partir de la maison.
Harry se rendait compte de la chance de ses jeunes sorciers, on leur permettait d'exprimer leur potentialité juste après l'école. Ils pouvaient s'installer en couple (généralement avec quelqu'un qui venait de la même école). Ce renouvellement était important pour la société et assurait le développement de celle-ci.
Andreas réfléchissait de plus en plus aux us et coutumes de la société sorcière. Dans les grandes familles, le départ pour Poudlard était fêté en grande pompe, ritualisé par cette fête. On reconnaissait que l'enfant devenait un jeune homme ou une jeune fille.
Pour sa famille se serait veillée au coin du feu, cela rassurerait tout le monde, ils avaient fait de même avec Mary et ils le feraient pour les suivants. Pourquoi fêter cela avec des gens qui ne comptaient pas pour Owen ?
Les grandes familles sorcières le faisaient pour assurer la rencontre entre leurs héritiers et les membres influents du cercle familial et financier. En gros, ils préparaient déjà l'avenir de leur enfant.
Pour Andreas, hors de question de leur planifier quoique se soit, et qu'ils restent jusqu'à vingt cinq ans au Manoir ne l'attristait pas le moins du monde au contraire !
Il aurait du se méfier. Albus venait lui rendre une visite surprise et il n'aurait pas dû le faire entrer pour tous les joyaux de la couronne !
Mais qu'y pouvait-il s'il se laissait avoir à chaque fois ? Il connaissait l'air qu'Albus arborait, cet air malicieux. Il préparait quelque chose et Andreas savait qu'il ne tarderait pas à apprendre son projet.
- Cher ami comment allez-vous ?
- Un peu stressé par cette rentrée. Owen est devenu un jeune homme. Heureusement il me reste Tom et Adeline.
- Tout va bien se passer. Et puis vous aurez l'occasion de le voir à Poudlard.
- Oui, la première année.
- C'est là que vous faites une lourde erreur mon cher ami.
-Que voulez-vous dire Albus ?
-Mr. Dippet m'a demandé de vous offrir le poste de professeur de défense contre les forces du mal.
Andreas faillit recracher le thé bouillant qu'il venait d'avaler.
- Vous aurez un plus gros salaire, proportionnel aux classes et aux nombres d'étudiants. Et vous pourrez veiller sur Owen jusqu'à sa dernière année. Acceptez-vous ?
Andreas garda le silence quelques instants. Plus d'argent pouvait signifier la réalisation de son projet plus vite. Avoir Owen près de lui, puis Tom et Adeline. Donner des cours plus intéressants dans une matière où il excellait... Il reposa lentement sa tasse sur la table, croisa ses doigts et regarda le vieux manipulateur dans les yeux.
- C'est d'accord Albus.
- Formidable ! Et j'ai gardé le meilleur pour la fin, nos classes seront voisines !
Andreas se prit la tête dans les mains. Il n'aurait jamais dû accepter. Tout cela sous le rire d'Albus Dumbledore.
La rentrée était un facteur d'angoisse pour tous les Winston cette année-là. Andreas avait du passer la dernière quinzaine à préparer ses cours pour la rentrée.
Owen était plus rassuré de savoir son père proche de lui, même s'il savait qu'à terme cela pourrait s'avérer gênant. Il appréciait que sa première année se fasse accompagné de sa famille.
Adeline et Tom attendaient avec impatience d'avoir l'âge d'intégrer Poudlard. Ils voulaient visiter l'édifice qui leur restait encore et toujours inconnu malgré les chantages d'Adeline à Andreas. Ils souhaitaient savoir dans quelle maison ils seraient répartis. Ils voulaient aussi connaître d'autres personnes.
Leurs cours avec Mr. Pokeby avaient permis de faire la connaissance de quelques enfants, mais le cercle restait restreint. Ils ne verraient plus Lucretia et Owen à la rentrée. Deux nouveaux élèves allaient prendre leurs places, d'après les rumeurs, deux Black. Pourtant ils avaient chacun des amis fidèles. Adeline s'était rapidement liée avec Apolline et Orion. Les grands amis de Tom étaient Alistair et Ignatus. Ils formaient une sacrée bande pendant les récréations et les sorties dans Londres.
- Owen dépêche-toi ! Nous devons arriver à la gare dans dix minutes. Mary tu es prête ?
- Oui, Andreas.
- Allez les enfants, on est parti.
S'en suivit une cavalcade rarement connue dans les escaliers du Manoir Winston. Owen arriva en tête avec sa malle sur les épaules, oubliant dans un moment d'excitation sa baguette. Adeline ne dut son équilibre qu'à son frère qui l'avait retenu par son jupon tandis qu'il se crispait sur la rambarde de l'escalier afin de les empêcher de tomber. Andreas soupira et sourit. Ses enfants le surprendraient toujours. Cinq ans de cours d'étiquette pour ce résultat là. Il fit léviter ses enfants et leurs malles, jusqu'à ce qu'ils soient réunis autour de lui, il leur fit un sourire rayonnant en leur tendant le portoloin. Quelques secondes après ils avaient disparu.
Ils arrivèrent sur le quai de la gare. Mary embrassa tout le monde et se dirigea vers le wagon où se trouvaient ses amis de Serdaigle dont Cedrella qui allait revoir Septimus après une longue absence. Elle sourit au fils de son ancien maître. Leur lien était semblable à ceux qu'elles avaient pu observer chez les cousins Black, en mieux. Elle veillerait sur lui. Elle lui proposa de venir dans son wagon mais il refusa poliment. Elle leva les yeux au ciel. La fierté des Winston.
Owen embrassa sa sœur et son frère de toutes ses forces. Ils allaient être séparés pour la première fois depuis qu'Andreas était devenu leur père. Il glissa mille et une recommandations à l'oreille de Tom et enlaça Adeline. Il se trouva face à son père qui le serra contre lui quelques instants en le priant de ne pas trop faire de bêtises à Poudlard, pour qu'il n'ait pas à le punir.
Le train s'ébranla tandis que les derniers passagers rejoignaient leurs wagons. Owen s'installa à la fenêtre pour les saluer. Adeline courut après le wagon, en agitant son mouchoir.
Andreas avait prévu la séparation difficile. Mais il n'avait pas prévu la détermination de ses enfants.
- Maintenant il ne reste plus qu'à intégrer Poudlard pour être avec Owen, annonça Tom, approuvé d'un hochement de tête par Adeline.
On ne séparait pas la fratrie Winston comme ça.
Le cœur d'Owen battait à tout rompe dans sa cage thoracique. Il se demandait s'il arriverait au bout de l'allée de la Grande Salle. Le voyage en train s'était très bien déroulé. Il avait rencontré Lucretia dans un wagon ainsi que quelques uns de ses amis et cousins. Ils avaient rigolé, avaient mangé des sucreries et suivi le garde chasse jusqu'aux barques de Poudlard. Owen avait perdu son souffle devant la majesté du bâtiment reflété par le Lac. Comme beaucoup avant lui, il s'était senti accueilli par ses épais murs de pierre et ses lumières dansantes.
Le sentiment d'apaisement qu'il avait ressenti était bien loin maintenant. Il aurait aimé avoir son père à ses côtés, mais c'est Albus qui les conduisit aux portes de la Grande Salle non sans lui avoir adressé un clin d'œil. Et tandis qu'Albus, pardon, le professeur Dumbledore présentait les différentes maisons dans un discours ancestral, il sentit l'angoisse lui étreindre le ventre.
Enfin les portes s'ouvrirent et Lucretia serra sa main dans la sienne en regardant les différentes bougies volantes. Il entendit des chuchotis dans les rangs. Ils s'avancèrent à la suite du professeur de métamorphose.
Owen se tint droit en voyant son père à la table des professeurs. Il ne voulait pas le décevoir. Lucretia partit rapidement, son nom faisant parti des premières lettres de l'alphabet. Elle fut répartie à Serpentard comme la totalité des Blacks présents.
Owen avait conscience qu'avec son nom il devrait attendre un moment pour être appelé. Il contempla l'air de rien les majestés de la salle, puis détailla la table des professeurs. Son père lui sourit discrètement.
-Winston, Owen.
Des chuchotements se firent entendre dans la salle. La famille était reconnue mais on ne savait pas de quelle maison elle était. Andreas ne venait pas de Poudlard, du moins pas officiellement. Ses enfants savaient que Gryffondor avait été sa maison. Ils ne s'étaient d'ailleurs jamais étonnés des cachotteries de leur père face au monde entier. Néanmoins, cette répartition était cruciale. On voulait savoir de quel bord serait cette famille. Les préjugés allaient bon train. Andreas s'en fichait, son fils irait là où il le souhaiterait.
Il était très fier de lui. Owen s'avança vers le chapeau, s'assit sur le tabouret tandis qu'Albus posa le chapeau sur sa tête.
Il y resta quelques minutes, indécis. Les caractères les plus complexes étaient souvent les plus difficiles à répartir. Il finit par s'écrier :
- SERPENTARD !
Owen se leva, remercia le professeur et se dirigea vers la table qui l'applaudissait, ne ratant rien du rayonnement de fierté de son père.
Adeline et Tom se serraient l'un contre l'autre, attendant le retour de leur père avec impatience. Ils voulaient avoir des nouvelles de leur frère. Ils avaient attendus toute la journée regardant à peine les cousins d'Orion rejoindre leur classe. Matty les avaient forcé à manger, se laver, se mettre en pyjama, et ils attendaient leur père devant la cheminée du petit salon, le seul sas avec l'extérieur. Lorsque celui-ci arriva il fronça les sourcils.
- Alors, alors, alors ? Questionna Adeline, n'y tenant plus.
- Il a été réparti à Serpentard, leur annonça leur père avec un sourire heureux.
Adeline tapa dans la paume de son frère en criant : JE LE SAVAIS !
- Comment va Mary ? demanda poliment Tom.
- Bien, elle est toujours à Serdaigle en septième année. Elle vous embrasse. Bien maintenant que vous êtes rassurés vous allez vous coucher.
- Bien papa.
Il les escorta dans leurs chambres. Depuis les huit ans d'Owen, ils avaient émis le vœu de ne plus partager leur chambre, qu'ils étaient trop grands pour cela. Andreas avait fait installer trois chambres au même étage en plus de la salle de jeux qui avait quelque peu évolué ses dernières années. Il accompagna ses enfants qui pour la première fois depuis trois ans entraient dans le même chambre, celle d'Owen. Ils s'installèrent dans son lit. Andreas les embrassa et les laissa dormir ensemble.
Leur frère leur manquait.
Andreas était nerveux. Son premier cours allait avoir lieu avec les sixièmes années Serpentards et Gryffondors. Autant mélanger deux barils de dynamites et de lancer une allumette. Il allait devoir s'imposer pour en pas être dépassé. Il soupira en constatant que le prochain cours était les septièmes années et que Mary serait dans ce cours.
L'heure dite arriva et les élèves se scindèrent en deux se jetant des regards mauvais. Cela commençait bien. Il prit la parole empêchant les élèves de s'asseoir.
- Bonjour à tous. Ne vous asseyez pas, aujourd'hui sera un cours pratique, annonça-t-il en faisant léviter les bureaux dans le fond de la salle. Je suis le professeur Winston et je vous enseignerai la défense contre les forces du mal cette année. Je connais également la rivalité qui anime vos maisons et sachez que si j'entends ne serait-ce qu'une rumeur sur le fait que vous vous êtes servis de ce que vous apprenez ici contre vos camarades, vous pourrez dire adieu à vos diplômes. Ne gâchez pas vos chances pour des broutilles.
Bien, ceci étant dit, la première partie de votre programme est les informulés. Qui peut me dire ce que c'est ?
Quelques mains se levèrent et j'interrogeais un élève au hasard.
- Mr. ?
- Mr. Black, professeur.
Andreas se retint de lever les yeux. Les Black étaient chaque année plus nombreux.
- Puis-je vous demander le nom de votre mère, votre famille contient de nombreux membres ?
- Yaxley.
- Bien Mr. Black-Yaxley, pouvez-vous me répondre ?
- Les informulés ont un principe simple en apparence : lancer des sortilèges sans les prononcer. Seulement la parole est un conducteur de magie et se priver de celle-ci nécessite un important capital magique.
- Le procédé est donc plus complexe que ce qu'il n'y apparait. Excellent Mr. Black-Yaxley. 5 points pour Serpentard. Je ne me lancerai pas aujourd'hui dans l'explication détaillée de ce concept en revanche vous le ferez sur cinquante centimètres de parchemin, à rendre pour le prochain cours.
Il entendit des soupirs alors que la craie écrivait ses consignes au tableau.
- Aujourd'hui je vais déterminer votre niveau afin de vous faire progresser plus rapidement. Je vais donner le nom des duos et vous combattrez seulement quand je le dirai. Vous avez le droit d'utiliser les sortilèges que vous avez appris tout au long de votre cycle en défense contre les forces du mal.
Il énuméra une suite de noms, mêlant allègrement les Gryffondors aux Serpentards. Les élèves formaient les duos et il se servit d'un sortilège de vérification afin de savoir s'ils étaient tous à la bonne place. Quelques élèves avaient essayé de ruser et Andreas les remis à leur place.
-Vous pouvez commencer.
Il se servit d'un trombinoscope et d'une liste de noms pour noter ses élèves. Il tourna dans la salle se créant un bouclier de façon informulée pour se protéger des sorts qui auraient pu ricocher sur lui. Il écoutait attentivement la gamme de sorts que la classe avait appris, lorsqu'il entendit : Doloris !
Sa baguette jaillit plus vite que lui, créant un dôme de protection autour de l'élève devant recevoir le sort. Il fit léviter l'élève responsable du sort. Les duels s'arrêtèrent regardant leur professeur. Andreas était dans une rage intense. Il se retrouva face à l'élève responsable du sort, un Gryffondor.
- Votre nom, Mr.
- Hamish Macmillan.
- Mr. Macmillan vous serez ravi d'apprendre que vous êtes convoqué chez votre directeur de maison, repris-je en lançant un sort pour prévenir Albus. Vous passerez en conseil disciplinaire dans le bureau du directeur en présence du professeur Dumbledore, du directeur de la maison des Serpentards et de moi-même. Votre sanction sera décidée là-bas. Vous pouvez rejoindre dès maintenant le bureau de votre directeur de maison.
Il laissa l'élève partir pour revenir vers l'élève qui lui avait répondu au début du cours.
- Votre nom, Mr., demanda-t-il d'une voix impérieuse.
- Charis Black-Yaxley, professeur.
- Vous êtes également attendu dans le bureau du directeur de maison. Vous y serez entendu. Vous pouvez y aller.
- Merci, professeur.
- Bien, repris-je en m'adressant à toute la classe, sachez que je serai impartial, que vous soyez Gryffondor ou Serpentard m'importe peu. Mais si vous dérogeait à mes consignes, la sanction adéquate s'appliquera. Reprenons.
Le reste du cours se passa calmement. Se fut un bonheur de voir l'arrivée des septièmes années toutes maisons confondues. Il reçut la convocation du Directeur pendant ce cours. La soirée ne serait pas de tout repos et il devait prévenir Matty qu'il rentrerait tard.
Tom et Adeline attendait leur père chez le précepteur. Il venait les chercher deux fois dans la semaine quand son emploi du temps le permettait et il n'était jamais en retard. Les enfants commencèrent à s'inquiéter lorsqu'ils furent les derniers chez M. Pokoby. Il attendait avec eux essayant de les rassurer. Le précepteur appela finalement le Manoir.
Matty répondit en indiquant qu'elle arrivait immédiatement, le maitre venant de la prévenir qu'une sanction disciplinaire l'empêchait d'aller chercher ses enfants. Adeline et Tom étaient rassurés et le précepteur leur permis de jouer dans la cour en attendant Matty.
Ils construisaient une cabane avec des brindilles quand Tom se mit à pivoter et à léviter. Adeline le supplia d'arrêter cela, ils n'avaient pas le droit de faire de la magie en dehors de Poudlard.
- Adeline, je n'y peux rien, je ne suis pas responsable de ce sort.
- Active le médaillon, hurla Adeline.
Tom n'en eut pas le temps et il disparut dans un épais nuage noir. Adeline courut chercher le précepteur, Matty, quelqu'un... Quand Matty revint avec elle dans la cour, ils s'aperçurent tous que Tom avait disparu.
- Mr. Macmillan, je suis très désappointé par votre conduite, déclara Armando Dippet. Votre conduite est inqualifiable et après entente des divers témoignages, je vous reconnais coupable. Vos parents sont prévenus et arriveront ce soir. Votre chance est que Mr. Black-Yaxley soit majeur et refuse toutes poursuites judiciaires contre vous. Vous êtes exclu de Poudlard. Vos parents ont demandé une affectation à l'école française, Beaux-Bâtons. Votre dossier sera entre leurs mains, mais sachez que vous devrez attendre la prochaine rentrée. Vous perdez un an d'enseignement, si ce n'est plus. Je vous souhaite bon courage Mr. Macmillan.
Cinq heures pour arriver à cette conclusion, Amen. Andreas n'en pouvait plus. L'exclusion d'un élève était une chose difficile à décider mais les torts de Macmillan étaient trop grands. Après l'entente des deux parties, des professeurs et des témoins, il s'avérerait que Macmillan ne supportait pas l'homosexualité de son camarade de classe. Il l'avait menacé à plusieurs reprises les années précédentes et s'en était presque toujours tiré car Charis ne voulait surtout pas ébruiter cette affaire.
L'homosexualité n'était pas bannie mais rare et marginale. Peu nombreux étaient les couples mariés homosexuels, féminins et masculins. La loi avait énormément de difficultés sur ce sujet. C'est pourquoi la plupart de la population homosexuelle sorcière se mariait dans la norme, pour ne pas avoir à subir les diverses conciliations des familles qui pouvaient prendre des années. Les mariages hétérosexuels avaient lieu, un mariage libre où chacun pouvait aller voir ailleurs. Les familles étaient heureuses d'avoir fait une alliance et parfois les couples se découvraient une amitié franche. Dans le meilleur des cas.
Andreas comprenait fort bien la décision de Charis de garder secrète son orientation sexuelle jusqu'à sa majorité. Aucun mariage arrangé ne pouvait être organisé si ses parents ne se doutaient de rien. Il nous avait dit vouloir se marier par amour, Albus et moi lui souhaitons bien du courage. Connaissant Lord Black, il faudrait un très bon parti pour qu'il accepte.
C'est la tête pleine de préoccupations pour son élève qu'il se dirigea doucement vers la porte du bureau du Directeur. Il voulait rentrer chez lui. Il entendit un « plop » caractéristique et se retourna vivement pour voir Matty et Adeline en pleurs.
La suite est déjà écrite et arrive sous peu... Dites moi ce que vous en avez pensé !
Je rappelle que tuer l'auteure ne permet pas d'avoir la suite plus vite (au contraire) et que lui jeter des tomates la rend incapable d'écrire sur son clavier...
