Pardon pour le retard ! J'avais mille tonnes de choses à faire (comme passer le bac par exemple) mais maintenant c'est derrière nous tout ca et je vais enfin pouvoir m'atteler à continuer mes fictions ! Et rien de tel qu'un beau chapitre bien long pour remettre l'eau à la bouche des lecteurs qui je l'espère ont été impatients ! Mais avant les réponses aux reviews :
Sophie : Ravie que ma fiction te plaise ! Merci pour tes deux reviews et ne t'inquiète pas, me revoilà pour continuer l'histoire en espèrant ne pas te décevoir !
WHXY : Merci j'espère que la suite te plaira tout autant !
XxjustineblainxX : Merci pour ta patience ! Et pour tes deux reviews !
Titeliloud79 : Voui c'est vrai que j'ai été trèès longue pour rajouter la suite mais maintenant c'est fait ! Bonne lecture et merci !
Puky : Ah, oui une conversation entre les deux est imminente. Mais Bella est légèrement distraite par le mariage. Je te laisse découvrir. Merci !
Arya15 : Oui, j'étais persuadée que certains râleraient de la présence de Jacob dans ma fic, mais en même temps c'était un peu obligé, c'est l'un des personnages les plus importants ! Tu verras quel rôle il jouera. Merci pour ta review ! Et ne t'inquiète pas je n'ai pas l'intention d'abandonner la fic.
Naikyy : Merci pour tous ces compliments ! J'avais peur que mon histoire ne se démarque pas assez de Fascination mais ravie de voir que tu n'en penses pas un mot ! Et oui, Jacob est malheureusement là...
Amira : Une nouvelle venue qui me complimente ! Merci beaucoup, j'espère ne pas te décevoir.
Rosalie : Oui c'est vrai que je ne parle pas beaucoup des autres personnages mais ne t'inquiète pas, dans ce chapitre, la famille est réunie donc tous joueront un certain rôle ! Je devine que tu es fan de Rosalie, alors je pense que ce chapitre te plaira. Merci !
Theriel : Détrompe-toi, ce n'est pas une traduction ! Demi-lune est une de mes fictions personnelles, comme Fullmoon. En tout cas merci pour ton commentaire (et oui, Scorpions est un excellent groupe, indémodable si tu veux mon avis ;)). Merci de m'être toujours fidèle ! Lol.
Soossoo : Oh, je vois que tu es une lectrice assidue des fictions de Twilight ! Merci de bien aimer les miennes et mes traductions ! Malheureusement, l'auteur de Assassin n'a toujours pas écrit la suite donc tout le monde est en plein suspens, surtout moi ! Je n'ai plus rien à me mettre sous la dent... Je demanderai conseil pour commencer à en traduire une autre. Merci en tout cas !
Simklob : Merci beaucoup ! Et encore plus pour tes encouragements pour le bac !
Alexe : Merci ! J'aime quand on me complimente sur mon style !
Miss aux bonbons : Si c'est pas déjà fait, je te complimente sur ton pseudo qui donne l'eau à la bouche lol ! Si t'as d'autres questions n'hésite pas à me redemander des trucs (PS j'espère ne pas t'avoir ennuyée en te racontant l'histoire de ma vie passionnante...). Merci !
Annabelle : Merci de me donner du courage pour mettre la suite ! La voilà enfin ! Comme quoi, la motivation ça paie !
Katia : Merci de ton soutien pour les examens ! C'est derrière nous maintenant et on est en vacances !!
Lolly-02 : Merci pour ton bonne chance ! Et voilà, un nouveau chapitre !
Justine : Héhé ! Merci pour tes nombreuses reviews ! Ravie de voir que ça te plait !
Noémie : Merci de me laisser une review ! Ca fait toujours plaisir car le nombre de "clics" sur la fic n'est pas significatif. J'ai passé un bac L. Merci encore !
Alessia : Lol ! Finie l'impatience ! Voilà le nouveau chapitre ! Merci pour les encouragements et tes deux reviews !
Charliine-x : Je crois t'avoir répondu déjà en message perso héhé. Merci pour ta review en tout cas et j'espère que tu continueras la lecture de ma fiction !
Et comme d'habitude, j'espère que les lecteurs qui ne postent pas de reviews sont également satisfaits ! Bonne lecture à tous !
Chapitre 8 : Célébration
- Bella ! Dépêche-toi !
- Cette fichue robe est affreusement difficile à mettre ! Je voudrais t'y voir.
- Ne la critique pas ! Je te rappelle que c'est moi qui l'ai choisie.
Je sortis de la salle de bain en hâte, manquant de trébucher sur la magnifique mousseline grenat ( mediaphoto . doctissimo. fr / dossiers / p / r / prettylou / nos-prepas-mariage / IM-461296-The-robe . jpg) (enlevez les espaces). Alice m'attendait devant la porte de sa chambre. Elle m'accueillit à bras ouverts, bouche bée d'admiration.
- Tes joues sont assorties à la robe, me taquina-t-elle alors qu'elle m'entraînait de nouveau dans sa salle de bains aux dimensions renversantes.
Elle m'assit sur une chaise qui faisait face à un large lavabo surmonté d'un immense miroir caché par une serviette. La présence de la serviette servait à m'empêcher d'objecter chaque fois qu'Alice me bâdigeonnait de maquillage.
Pour une raison que j'ignorais, Alice prenait beaucoup de plaisir à jouer les coiffeuse-esthéticienne. Surtout sur moi qu'elle traitait comme une poupée Barbie très mécontente et râleuse.
- Alice, il y a quelque chose qui me chiffonne...
- Dis toujours... Mais tu sais que tu n'y couperas pas.
- C'est toi la mariée du jour. Alors explique-moi pourquoi tu ne t'occupes pas de toi au lieu de me maquiller moi, pauvre demoiselle d'honneur insignifiante ?
Je croisai les bras, histoire d'appuyer mon point de vue par les gestes. Elle ignora mon entêtement et répliqua :
- Je sais m'occuper de moi, qualité que tu ne possèdes malheureusement pas.
- Je te remercie, ironisai-je.
La charmante petite Alice m'adressa un sourire étincelant.
D'ordinaire peu prolixe, j'eus tout le loisir de m'absorber dans mes réflexions tandis qu'Alice hésitait entre le fard à paupières doré ou nacré.
Ma rencontre avec Jacob Black n'était pas passée inapperçue au foyer familial. Charlie avait paru extrêmement mal à l'aise. Après ma longue nuit d'insomnie, j'avais décidé d'oublier pour un moment les poches bleuâtres qui étaient apparues sous mes yeux et de faire comme si cette conversation n'avait jamais eu lieu - en vain. Je tentais de me persuader que les vampires n'existaient pas dans notre monde, à part dans les films fantastiques avec Brad Pitt ou Kate Beckinsale, sortis tout droit des esprits déjantés des scénaristes. Jacob Black devait faire une overdose de cinéma. Pourtant, nul doute qu'Edward n'était pas comme les autres. Il n'était pas ordinaire.
"Bravo Sherlock Holmes, excellente déduction. Personne n'y aurai pensé", maugréai-je intérieurement.
- Bella ?
Je secouai légèrement la tête pour me reconnecter à la réalité.
- Ce ne va pas ? demanda Alice, qui me scrutait de ses yeux ensocelleurs.
Impossible de passer à côté de ces yeux inhabituels sans les remarquer, ces yeux topazes familiers. Des yeux inhumains. Impossible également de lui confier ce que j'avais sur le coeur. Aussi, je mentis. Je mentis à ma façon, c'est-à-dire d'une manière très peu convaincante.
- Tout baigne, Alice.
- Nerveuse ? tenta-t-elle pour déceler la vérité dans mon propos.
- C'est à toi de l'être, c'est ton mariage, pas le mien !
Elle m'adressa un clin d'oeil énigmatique et recommença à s'affairer, en me faisant la conversation cette fois. Comment faisait-elle pour lire en moi de cette façon ? Seule ma mère en était capable.
- Edward serait bien capable de s'évanouir devant ta beauté, dit-elle avec un regard songeur. Non non, ne regarde pas encore.
La serviette, que j'avais tenté d'enlever du miroir, m'empêchait de contrôler les agissements de ma petite maquilleuse, ce qui redoublait ma nervosité.
- J'en doute. Le premier évanoui sera probablement Jasper, répondis-je. Promets-moi que je te verrai en tenue avant ton entrée.
- Non Bella ! Je ne tiens pas à gâcher la surprise. Edward passera te chercher ici dans quelques minutes, et je vous rejoindrai en voiture à la mairie. Personne ne doit me voir avant, pas même toi. Je serai déçue que la surprise soit incomplète. Et quand je suis déçue, je tape encore plus sur le système des gens. Et il se pourrait bien que ce soit le tien, uniquement par vengeance...
- Je ne suis pas d'accord, mais puisque c'est ce que tu veux, concèdai-je face à ces arguments. Oh, vas-y doucement avec ce truc !
Elle interrompit son geste et leva les yeux au ciel, réaction habituelle devant mon comportement.
- Ce truc, c'est du rouge à lèvres. Un rouge très beau, assorti à ta robe ! Il tiendra jusqu'à ce soir je pense. Au fait, ton père sera également présent ?
- Oui, il nous rejoindra juste avant ton entrée. Il a été un peu réticent à l'idée que ce soit Edward qui m'accompagne mais je n'ai pas eu besoin de beaucoup argumenter pour qu'il accepte.
Alice ne semblait pas m'écouter. Elle me débarassa de mon rouge à lèvres sans raison apparente, après une brève concentration.
Cette histoire de Sang-Froid me trottait encore plus dans la tête, maintenant que je me rendais compte de certains détails. Mais je devais faire attention à ne pas virer paranoïaque. Je devais cependant éclaircir certaines choses, juste pour me conforter dans l'idée que Jacob avait une trop grande imagination.
- Alice, je peux te demander quelque chose ?
- Dis-moi ce que tu as sur le coeur.
- Comment c'était votre arrivée ici ?
Elle ne sembla pas surprise par ma question, bien que celle-ci ne soit pas appropriée et quelque peu décalée par rapport au contexte. C'était comme si elle s'était attendue à ce que tôt ou tard je lui pose la question.
- Vaste question, répondit-elle. Par où commencer ?
- Par le début. D'où venez-vous ?
Alice sembla hésiter une fraction de seconde. Comme si elle réfléchissait à ce qu'elle pourait me dire sans trop en dire non plus. Elle affichait une moue on ne peut plus normale, simplement rêveuse, vaguement crispée.
- Nous sommes arrivés il y a deux ans, venus tout droit de Denali, un petit village en Alaska.
- En Alaska ? Qu'est-ce que vous faisiez là-bas ?
Alice se détourna pour chercher le mascara. Elle afficha un visage rayonnant. C'était une très bonne actrice. Ou peut-être disait-elle la vérité finalement. Après tout, je ne l'avais jamais vu mentir. Ou alors je ne m'en étais jamais rendu compte.
- Carlisle avait un très bon job.
- Et qu'est-ce qui vous a convaincu de partir pour Forks, la ville la plus humide des Etats-Unis ?
Elle se redressa sans me répondre, contempla son chef-d'oeuvre et, avec un petit sourire satisfait, ôta la serviette du miroir, me laissant admirer son travail.
Je contemplai ce teint habituellement blafard qu'Alice avait réhaussé d'un ton, ces yeux crayonnés de noir et ces joues rosies par l'excitation - ou par le blush. Elle en avait profité pour me lisser les cheveux et les avait relevés sur ma tête avec des épingles. Les restes de mes boucles naturelles étaient eux aussi empilés sur ma tête, dans une coiffure savamment étudiée, digne des plus grands coiffeurs professionnels de ce monde. Je me trouvais presque belle.
- Ouah, merci Alice.
- Il n'y a pas de quoi. Tiens, enfile ça, ajouta-t-elle en me tendant un collier magnifique en perles et des boucles d'oreilles assorties. Maintenant, si tu veux bien m'excuser, je dois aller me préparer.
- Tu es sûre que tu ne désires pas mon aide ? insistai-je une fois de plus, honteuse de ne pouvoir lui rendre la pareille.
A cet instant précis, un bruit de porte en bas des escaliers nous informa de l'arrivée d'Edward. Alice se tourna vers moi et, affichant un visage rayonnant, me poussa vers la porte de la salle de bains avec un "à tout-à-l'heure" très enjoué.
Surprise, je manquai de trébucher une fois de plus dans les escaliers mais je me rattrapai à la rambarde sans, heureusement, abîmer la robe magnifique que je portais.
Edward m'attendait. En me voyant, son visage angélique se fit admiration et je rougis comme une pivoine.
- Tu es magnifique Bella.
- Merci, bredouillai-je vaguement.
Il m'offrit son bras et m'aida à descendre les dernières marches. Mes escarpins vermillon entaillaient ma peau et j'avais du mal à marcher avec, par manque d'habitude. Mais Alice m'avait assuré qu'on finissait par trouver l'équilibre. Sauf qu'elle avait oublié qu'elle s'adressait à la personne la moins équilibrée de tout l'état de Washington.
J'en profitai pour détailler mon cavalier. Il portait un frac très élégant qui le mettait très en valeur. Sa chemise blanche à col relevé saillait sa poitrine, révélant sa musculature parfaite, sa cravate grise et large lui donnait un air important et même la petite rose accrochée sur sa veste de costume le rendait encore plus beau - si c'était possible. J'eus du mal à ne pas reluquer son corps plus que ne l'autorisait la courtoisie.
- Tu es très beau, dis-je dans un souffle.
Il pouffa mais m'adressa son sourire en coin dont j'étais tombée amoureuse. Il me tendit un bouquet de fleurs, des lilas et des lys, qu'il avait réussi à dissimuler derrière son dos.
- Une demoiselle d'honneur se doit d'avoir un bouquet de fleurs, m'expliqua-t-il alors que je tentais de dissimuler ma gêne. Et j'étais sûr que tu aurais oublié ce détail. On y va ?
- Je te suis.
Il glissa une main derrière mon dos sans vraiment me toucher et me guida à l'extérieur où nous attendait sa superbe Volvo rutilante. Il m'ouvrit galamment la portière et mit le contact.
- Le reste de la famille est déjà là-bas ? m'enquis-je alors qu'il roulait déjà sur la quatre voies.
Alice et Jasper avaient décidé de se marier à Seattle, à la grande ville. Ils avaient prévu une fête en grande pompe. Il fallait une bonne heure pour s'y rendre.
- Carlisle et Esmée y sont depuis quatre heures du matin pour surveiller la préparation. Quant à Emmett et Rosalie, je pense qu'ils sont en route, comme nous. Et connaissant Jasper, il doit faire les cent pas devant la mairie depuis sept heures ce matin.
Je le regardai fixement, incrédule. Il sourit. Je sus qu'il plaisantait.
- Non, je plaisante. J'étais avec lui et il est parti il y a trois heure à peine. Je l'ai aidé à se préparer.
Je jetai un oeil à l'horloge du tableau de bord. Elle indiquait quatorze heures trente.
- Il était nerveux j'imagine ?
Il m'adressa une moue contrite.
- Je me demande dans quel état je serai pour le jour de mon mariage, admis-je par compassion pour Jasper.
Edward ne répondit pas mais me contempla pendant un bon moment. Son visage était indéchiffrable. Comment faisait-il pour conduire sans regarder la route ?
- Bonne question, admit-il. Tout aussi nerveuse j'imagine. Je ne sais pas vraiment comment moi-même je réagirai.
- De toute façon, nous avons encore le temps, dis-je pour alléger l'atmosphère qui s'était plombée.
Edward n'ajouta rien, mais je vis les jointures de ses mains blêmir tandis qu'il se cramponnait au volant. Ses yeux clairs se perdirent à l'horizon. Il était beaucoup plus détendu que d'ordinaire, ou plutôt que certains jours, mais je ne pervins pas à connaître la raison de ce calme en surface.
Pour éviter de le reluquer, je me perdis dans la contemplation du paysage par la fenêtre. Ma distraction fut de courte durée, car je me rendis compte que les arbres défilaient à une vitesse ahurissante, ne formant plus qu'un amas verdâtre.
- Moins vite ! criai-je.
Surpris, Edward tressaillit, mais ne ralentit pas pour autant. Un coup d'oeil au compteur de vitesse m'indiqua que l'aiguille se trouvait largement dans la partie droite du cadran.
- Du calme Bella !
- Tu es pressé ? Bon sang, tu roules à 160 km/h !
- J'aime conduire vite, admit-il avec un sourire.
Voyant ma moue effrayée, il ralentit un peu. L'aiguille retomba dans la partie gauche du cadran.
- Là ! Ca te va comme ça ?
- Tu peux mieux faire.
- Bella... soupira-t-il. Parle-moi plutôt de toi.
Cette requête me surprit tant elle était brusquement amenée dans la conversation. Je plongeai mes yeux dans les siens. Son visage reflètait curiosité et l'habituelle et incompréhensible frustration.
- Que veux-tu savoir ?
Il me questionna sur ma vie à Phoenix. Je ne savais pas par quoi commencer. Aussi, je parlai du sujet le plus douloureux pour moi : ma mère.
- Renée est formidable. Elle... elle n'a jamais vraiment fait son âge. Elle est imprévisible, me connait par coeur et est toujours souriante.
- Elle te manque n'est-ce pas ?
- Beaucoup. Beaucoup trop, admis-je.
- Pourquoi es-tu venue vivre à Forks ? demanda-t-il doucement.
C'était la première fois qu'il me posait la question. Je n'avais jamais vraiment pleinement répondu à la question quand quelqu'un me la posait - Mike avait été le premier à se renseigner. Je décidai de lui avouer la vérité.
- Ma mère s'est remariée.
- Et tu ne l'aimes pas ? tenta-t-il avec cet air de frustration dans les yeux.
- Si, Phil est chouette. Trop jeune mais chouette. Ma mère est folle de lui. Son travail le fait beaucoup se déplacer.
- Et ta mère voulait l'accompagner, donc elle t'a expédiée ici, devina-t-il.
- Non. C'est moi qui ai voulu. Au début, elle restait avec moi. Mais Phil lui manquait, elle n'était pas épanouie. Je me suis dit qu'il était temps que je connaisse Charlie un peu mieux.
- Et c'est toi qui n'es pas heureuse.
C'était une constatation. Au début, lors de mon arrivée, je m'étais rarement sentie aussi mal. Au lycée, j'avais été la nouvelle attraction. La pluie me rendait folle - au sens littéral du mot. Mais depuis j'allais mieux grâce à Edward et à sa famille. Ils constituaient un nouveau mystère à percer. Je décidai d'être sincère une fois de plus.
- Au début ça a été difficile.
- Et maintenant ?
- Je me suis faite à l'ambiance de Forks, éludai-je.
Je savais pertinemment que ce n'était pas le bon moment pour lui faire part de ma conversation avec Jacob. Il n'empêche, j'en mourais d'envie. J'ouvris la bouche, cherchant les mots pour aborder la question. Il ne m'en laissa pas le temps.
- On y est, dit-il d'une voix rauque.
Je sourcillai dans sa direction. Il me sourit et désigna l'extérieur d'un signe de tête. Je me tournai alors qu'il sortait et qu'il coutournait la voiture pour m'ouvrir la portière.
L'endroit était tout à fait charmant. Je m'étais attendue à quelque chose de très sobre - comment faire autrement en plein milieu d'une grande ville comme Seattle ? Je fus toutefois agréablement surprise. A la place des grands immeubles et buildings sales auxquels j'avais songé, je me trouvais devant une petite place circulaire pavée de blanc. Une fontaine murmurait au centre de la place et des tables blanches avaient été installées de part et d'autre avec divers mets et boissons. Des dalles plus sombres dessinaient le chemin qui menait à l'entrée de la petite mairie saluée par d'immenses portes en chêne. La mairie était un mélange savamment étudié de modernité et d'ancienneté et de petites fenêtres perçaient la façade immaculée, quoiqu'un peu vieillie. Un parc s'étendait derrière le monument.
- Très joli, commentais-je platement, abasourdie par le charme du lieu.
- Oui, renchérit Edward. Alice et Jasper ne voulaient rien de conventionnel.
Toute la famille Cullen vint à notre rencontre, sauf Alice qui n'était évidemment pas arrivée, ni Jasper qui devait finir de se préparer. Esmée avait revêtu une robe magnifique blanche, ceintrée avec des dentelles sur les épaules. Elle me salua chaleureusement. Emmett et Carlisle arboraient un superbe smoking. Quant à Rosalie, elle aurait fait pâlir n'importe quelle autre fille dont moi, tant elle portait avec grâce la même robe grenat. Elle ne me sourit pas, ne me salua pas. Elle resta à proximité d'Emmett et refusait tout net d'avoir un quelconque contact avec moi. Surprise, je me promis de demander la raison de son animosité à Edward lorsque nous serions seuls.
Esmée, qui apparemment était en charge des opérations, nous conduisit à l'intérieur de la mairie où quelques personnes nous saluèrent. Des amis de Jasper et d'Alice pour la plupart. Je repérai mon père de loin, au bras d'Elisabeth. Ils m'adressèrent un signe de la main, auquel je répondis.
- Nous sommes les seuls invités ? chuchotai-je à Edward.
- Ils ont voulu célébrer leur union en petit comité.
Nous patientâmes un court instant. Puis j'entendis un bruit de moteur de voiture, et tout le monde fit silence à l'intérieur de la mairie.
- Mesdames et messieurs, je vous prie de vous asseoir et les demoiselles d'honneur et les témoins de m'accompagner à l'extérieur, annonça le maire qui venait d'apparaitre vers les double portes.
Tout le monde s'exécuta et je devinai que la voiture qui venait d'arriver était celle d'Alice. Edward me prit la main et me conduisit vers la fontaine. Les autres invités s'étaient assis avec empressement et impatience - tous voulaient voir l'arrivée de la mariée. Le maire ouvrit en grand les deux portes de chêne et se plaça au centre de leur ouverture. Jasper apparut enfin et se plaça à proximité de la voiture. Rosalie rejoignit Edward et se plaça de l'autre côté, de sorte de ne pas me toucher. Je compris que nous étions les deux seules demoiselles d'honneur.
Le chauffeur sortit de la voiture noire tout enrubanée de blanc et de rose et ouvrit la portière côté passager.
Alice, rayonnante, en sortit et toute l'assistance la contempla bouche bée, moi comprise. Elle était superbe - et encore le mot n'était pas assez fort pour qualifier sa grâce et sa beauté. Ses cheveux noirs pointaient toujours de part et d'autre de son crâne, ses yeux clairs étaient élégamment maquillés en noir et blanc. Elle portait une robe-corset magnifique qui dévoilait une jolie descente de reins. Des monceaux de tule blanche descendaient en cascade jusqu'à terre. ( http : / / www . femmeactuelle . fr / amour / amour - conseils / letop10desrobesdemariee / (page) / 8 ) (enlevez les espaces et mettre les tirets du "8" entre "le", "top", "10", "des", "robes", "de" et "mariee")
Je jetai discrètement un oeil à Jasper. Il avait l'air de s'être calmé - Alice ne lui avait pas fait faux bond. Il la contemplait, ou plutôt la couvait des yeux, l'air plus amoureux que jamais. J'hésitai à regarder mon partenaire, histoire de vérifier son expression, mais je n'osais pas. Devinant probablement ma tension, il me prit la main et la porta à ses lèvres. J'eus une raison de le regarder. Il me sourit et me fit un baise-main. Je me détournai pour cacher ma gène, et me focalisai sur la magnifique Alice.
Le couple s'avança main dans la main en direction de l'édifice. Au passage, Alice m'adressa un clin d'oeil auquel je répondis par un sourire angélique.
- Tu es magnifique, lut-elle sur mes lèvres.
Edward, d'une légère pression de la main, m'incita à les suivre. Rosalie et Emmett nous imitèrent.
A l'intérieur, tout le monde assista à notre entrée. Tous étaient ébahis devant la beauté de la mariée et la grâce de Jasper. Tous deux s'arrêtèrent devant le maire et demoiselles d'honneur et témoins se séparèrent, à contre-coeur à en juger par l'expression d'Edward lorsqu'il me lâcha la main.
Je me plaçai juste derrière Alice, suivie de près par une Rosalie de plus en plus mécontente. Je n'osai la regarder, de peur de me prendre une décharge électrique envoyée par ses yeux assassins. Je jetai un oeil à Edward, de l'autre côté, qui me sourit. Il était vraiment magnifique avec ce frac.
- Mesdames et messieurs, commença le maire après s'être éclairci la gorge. Nous voici réunis en ce jour pour célébrer l'union de cet homme et de cette femme...
Il continua sur un discours habituel en la circonstance tandis que Jasper ne cessait d'admirer discrètement sa future épouse et n'écoutait visiblement pas un mot du maire.
- ... je vous déclare mari et femme. Vous pouvez embrasser la mariée.
Alice et Jasper s'exécutèrent et je me détournai, tant l'aura d'amour qui se dégageait de ce baiser était intense. Ils signèrent le registre demandé par l'homme politique et on demanda à Rosalie et à Emmett, les deux témoins, de faire de même.
Le couple fut félicité par tous les invités et je fus noyée dans la foule. Edward se fraya habilement un chemin pour me rejoindre. Tout le monde se pressa dehors pour sabler le champagne.
La foule se dirigea vers le parc, dans lequel avaient été installées d'immenses tables remplies de victuailles et de champagne. La soirée promettait d'être longue et arrosée.
Je distinguai le couple qui guidait les convives aux tables, main dans la main. Mon père arriva dans mon champ de vision pour me saluer, et je me rendis compte qu'Edward tenait toujours ma main.
- Salut chérie, dit-il. Bonsoir Edward.
- Salut papa.
- Bonsoir Charlie. J'espère que la fête vous plait, s'enquit poliment mon cavalier.
Charlie lança un drôle de sourire à Edward, mais à mon grand soulagement il ne fit aucun commentaire sur nos mains liées.
- Alice tient absolument à ce que ce soit toi qui coupes la pièce montée, dit-il en riant.
- C'est vrai ? Elle a besoin de mon aide ? demandai-je, ravie de pouvoir être utile et ainsi éviter une conversation tendue avec mon père.
- Je t'accompagne, dit Edward.
Alice se jeta presque sur moi avec un immense sourire. Je la complimentai sur sa tenue et sur son engagement pour la vie à Jasper.
- Tu voudrais bien m'aider à couper le gâteau ? Avec tous ces gens dont il faut s'occuper je ne sais pas si je pourrai le faire, tu comprends ?
- Pas de problème, je suis ravie de pouvoir t'aider.
- Et Edward pourra faire le service, ajouta-t-elle, malicieuse, à l'intéressé.
- Me prendrais-tu pour un serveur ? demanda-t-il avec espièglerie.
- Ils sont présents mais malheureusement on ne les paye pas pour couper le gâteau, tu y crois toi ?
Elle m'adressa un clin d'oeil et Edward m'entraîna vers la table où trônait la magnifique pièce montée. Sur le sommet se tenaient deux figurines particulièrement ressemblantes de nos deux jeunes mariés. Pas étonnant, ils ressemblaient déjà assez à des mannequins.
Je m'emparai du couteau et commençai à couper le gâteau, tandis qu'Edward allait chercher les assiettes à deux tables de là. Jasper s'approcha timidement.
- Je suis content que tu sois là, Bella, dit-il avec sincérité.
- Mais je t'en prie, je n'allais pas rater ca !
- Non, mais tu aurais très bien pu considérer ta venue comme une corvée. Il faut avouer que nous ne nous connaissions pas trop. Jusqu'à il y a quelques semaines. Alice t'adore tu sais.
- Et je l'adore aussi, je vous adore tous. Vous êtes une famille formidable.
Jasper sourit. Dans ma hâte et dans ma distraction, le couteau ripa contre la peau de mon doigt alors que je tranchais une part.
- Aïe !
Je portai le doigt à ma bouche. Une grosse estafilade traversait ma peau désormais disloquée.
Soudain, trois choses se passèrent simultanément, tellement vite que je n'eus même pas le temps de fermer les yeux. Je vis d'abord le regard noir de Jasper, qui avait les yeux rivés sur mon doigt. Je me sentis, avec beaucoup moins de lucidité, tomber vers la table qui supportait le gâteau, le couteau et des verres. Enfin, j'entendis une sorte de grognement gutural tandis qu'Edward, qui s'était tenu à une trentaine de mètres de moi, fonçait sur son frère à une vitesse ahurissante.
La table vola en éclat. Verres, couteau et gâteau s'envolèrent dans les airs tandis que j'attérissais mollement sur le sol herbeux du parc. Les verres se cassèrent sous le poids de la table et entaillèrent la peau de mes paumes et de mes bras. Lorsque je relevai les yeux, ni Jasper ni Edward n'étaient en vue. J'eus le temps d'appercevoir le regard chargé de mépris et de haine de Rosalie avant d'être envahie par la nausée.
Voilà un long chapitre à souhait avec rebondissements. J'espère ne pas avoir bâclé le discours du maire, mais je n'ai aucune idée de comment les choses se font en mairie en France, alors si en plus je dois me fier à la procédure américaine que je ne connais pas, j'étais pas sortie de l'auberge. J'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur. Si vous trouvez l'action très rapide, rassurez-vous c'est fait exprès. Les conséquences seront longues. Dites-moi ce que vous pensez de ce chapitre ! A bientôt. J'essayerai de ne pas trop tarder pour écrire la suite.
