Paronnez-moi mon père car j'ai péché...

Ah mes chères lectrices adorées que j'aime plus que tout au monde (ça se voit que j'essaye de me faire pardonner?). Je suis vraiment désolée pour ce (considérable) retard de trois (petites) semaines. J'accepterais la sentence en silence et avec humilité. Quelle est ma punition ?

Que puis-je dire ? Flemme+manque d'inspiration. Mais me voilà en vacances et je vais essayer d'écrire le plus possible et de poster un chapitre avant celui de vendredi prochain pour me rattraper ! Ou peut-être même deux chapitres !

Ne me haïssez pas (trop) et lisez-moi ce merveilleux chapitre plutot (ou pas !) ! Peace and love les amis, faisons l'amour et pas la guerre ! Bon ok, je disjoncte là.

Enjoy les amours !

xoxo !


Chapitre 8 : Histoires de cœur.

Harry pensait que sa journée serait plus calme maintenant qu'il avait eu affaire au duo de fouines aka Ron et Hermione ainsi qu'à l'Ordre des crétins, comme l'avait si gentiment surnommé Scarlett. Mais c'était sans compter sur un petit détail : il était Harry Potter par Morgane !

Après sa course poursuite avec William dans les couloirs, ils avaient finis dans l'entrée, complètement essoufflés. Les élèves, habitués à leurs bizarreries, passaient sans leur jeter plus de regards que nécessaire. C'était Potter et Masen après tout. Mais pendant qu'ils étaient allongés dans l'entrée, reprenant leurs souffles entre deux éclats de rire, ils furent rejoints par trois personnes qu'Harry n'avait pas particulièrement envie de voir.

- Hello Harry, le salua Ginny avec un grand sourire. Qu'est-ce que vous faites au sol ?

- On se repose, répondit William, mais Ginny fit comme si elle ne l'avait pas entendu.

- Tu ne devrais pas t'allonger au sol Harry, ça va abimer tes vêtements.

- J'en ai d'autres, la coupa Harry, le visage fermé. D'ailleurs Ginny, je pourrais te parler deux minutes ?

- Bien sûr ! acquiesça-t-elle avec un sourire aussi grand que le Grand Canyon.

Harry se retint de lever les yeux au ciel. Il fallait qu'il se débarrasse de Ginny. Qu'elle ait un stupide béguin pour lui, il pouvait faire avec. Mais qu'elle se mette à raconter ses rêves qu'elle prenait pour réalité dans toute l'école, c'était plus qu'il ne pouvait supporter. Pendant qu'il la prenait à part, il remarqua le sourire moqueur de William ainsi que les lueurs d'assentiments dans les yeux de Ron et Hermione… Qu'est-ce que c'est que ça ? pensa-t-il.

Arrivé sous une alcôve, à l'abri des oreilles indiscrètes, il inspira profondément avant de commencer.

- Ginny, j'ai entendu des choses à propos de toi et moi…

- Ah les rumeurs… mais tu sais, il n'a qu'à les rendre réelles et tout se tassera !

- Pardon ?

- Eh bien, toi et moi formerions le couple parfait tu sais. Et tout le monde sais que tu me plais beaucoup. Cela ne surprendra pas lorsque l'on se mettra ensemble.

Lorsque ? Même pas « si » ? Elle ne manquait pas d'air cette fille !

- Ginny, j'ai horreur qu'il y ait des rumeurs sur moi. Tu es bien placée pour le savoir. Je te saurais gré de les rectifier.

- Mais Harry… commença-t-elle en s'approchant de lui, un peu trop près au gout d'Harry qui fit deux pas en arrière.

- Ginny, je t'aime bien tu sais. Tu es la petite sœur de Ron et des jumeaux, et je t'estime. Ce serait bien si tu pouvais me rendre la même estime. Tu es comme une…

- Non ! le coupa-t-elle brusquement. Ne dis pas ça, tu n'as pas le droit de dire ça. Ne dis surtout pas que tu me considères comme ta sœur. Un frère et une sœur ne peuvent sortir ensemble et je te veux Harry. Pourquoi tu ne vois pas que je suis celle qu'il te faut ?

Sans crier gare, elle se jeta sur lui et colla ses lèvres sur les siennes. Harry stupéfait, la laissa faire un instant avant de se dégager et de la repousser violemment.

- Mais ça ne va pas chez toi ? s'énerva-t-il. Qu'est-ce qui te prend d'embrasser les gens comme ça !

- Je veux te faire comprendre que tu m'aimes Harry ! s'écria-t-elle, hystérique.

- Mais justement Ginny, .T' ! On ne peut pas forcer les gens à aimer, je suis désolé pour toi. Et pour tout te dire, j'aime quelqu'un mais ce n'est pas toi. Vous êtes même l'exact opposé.

- Tu mens ! Tu n'as personne Harry. Depuis ton truc avec Cho Chang tu n'as eu aucune histoire, je le sais.

- Et alors ? contra Harry. Cela te donnes-t-il le droit de disposer de moi comme tu voudrais ? Je voulais faire les choses en douceur Ginny, mais tu ne me donnes pas le choix. Je vais clairement dire à tout le monde que tu ne m'intéresse pas et que tu as tout inventé. Oh, ne prends pas cet air-là, je sais que c'est toi qui fais courir ces rumeurs. L'amour ne se force pas Ginny, il se ressent. Si tu m'aimais vraiment, tu me voudrais heureux. Et tu n'abuserais pas de ma gentillesse envers toi. Ne t'approche plus de moi Ginny, surtout pas.

Sur ces dernières paroles il s'éloigna d'elle complètement énervé. Sans même réfléchir, il se dirigea vers la foret interdite, dans la clairière. Il avait besoin de décompresser. Sinon il commettrait un meurtre…

Harry était en train de s'acharner contre un sac de sable qu'il avait métamorphosé lorsque la voix posée de Malfoy, qu'il n'avait pas entendu venir, l'arrêta.

- Eh bien Potter, la vie de couple te rend-elle déjà complètement fou ?

- Je croyais qu'on en était aux prénoms ? répondit Harry, ne répondant pas délibérément à la question.

- Très bien Harry. Je venais te féliciter pour ta mise en couple.

Harry qui pendant tout ce temps était dos à Drago, se retourna et lui fit face, totalement agacé.

- Il n'y a pas de félicitations à faire. Il n'y a pas de couple, il n'y en a jamais eu et il n'y en aura jamais, répondit-il catégorique.

- Etonnant que tu dises cela, je vous ai vu sous l'alcôve tout à l'heure.

Harry ouvrit les yeux très grands. Merlin, pourquoi fallait-il que parmi tout le monde, ce soi Drago qui les ait vu ?

- Il ne s'est rien passé.

- Ah mais vos lèvres en contacts, me disaient le contraire.

- La ferme Malfoy.

- Je croyais qu'on en était aux prénoms ? demanda Drago, reprenant ses propos de tantôt.

Harry poussa un long soupir et ferma les yeux un instant. Il les rouvrit et pris soin de bien regarder la personne en face de lui. Drago était juste époustouflant. Ses cheveux extrêmement blonds juraient magnifiquement avec ses vêtements sombres. Ses yeux gris légèrement plus sombres le fixaient sans retenue. Attendez, sombres ? Pourquoi les yeux de Drago seraient plus sombres que d'habitude ? En général, cela annonçait une humeur colérique mais pourquoi ?

- Drago, reprit Harry, il n'y a rien entre Ginevra et moi. Ce que tu as vu était un incident extrêmement fâcheux. Ginny semble croire qu'il y a quelque chose entre nous. Elle m'a embrassé, conclut-il avec une grimace dégout.

- Tu n'as pas besoin de te justifier tu sais, lui dit Drago avec un ton moins incisif qu'avant.

- Je sais mais, je voulais juste que tu le saches. Elle n'est pas mon style de toute façon.

- Ah ? Et quel est le style du grand Harry James Potter ? s'enquit Drago, amusé.

- J'ai un petit coup de cœur pour les cheveux blonds, dit doucement Harry.

Un éclair de surprise brilla dans les yeux de Drago avant qu'il ne reprenne son air habituel.

- Vraiment ? reprit-il. Et une préférence pour la couleur des yeux ? demanda-t-il, l'air de rien.

- Oui mais je ne te le dirais que si tu es sage ! lui répondit Harry avec un grand sourire, avant de se retransformer et de laisser un Drago, empli de questions, dans la clairière.

La mauvaise humeur d'Harry s'était légèrement évaporée lorsqu'il revint à Poudlard. Mais pas suffisamment pour qu'il ait envie d'être en compagnie d'autres personnes. Il entra dans le château et continua son chemin jusqu'à la volière. A pine fut-il entré qu'Edwige le salua avec un joyeux hululement.

- Eh ma jolie, la salua Harry. Ça fait un moment que nous ne nous sommes pas vus hein ? Je suis désolé de t'avoir laissé tomber dernièrement. Mais il m'arrive pas mal de trucs complètement dingues. Tu sais Hedwige, je pense que trop de choses ont changé pour moi depuis cet été, bien plus que ce que je croyais. Je n'arrive plus du tout à supporter Ron et Hermione, mais je fais des efforts tu sais. Ils ont été mes meilleurs amis pendant cinq ans, ça ne s'efface pas comme ça. Mais, j'ai ouvert les yeux sur leurs nombreux défauts, et franchement ils sont tellement énormes que je ne sais pas comment j'ai pu ne pas les remarquer avant… M'enfin les choses s'arrangeront peut-être. Et Dumbledore alors… il était comme mon grand-père, mon mentor, l'homme que je respectais le plus. Mais je ne peux pas oublier qu'il m'a laissé pendant 10 ans dans une maison dans laquelle j'étais abusé quotidiennement, qu'il m'a forcé à y retourner sous prétexte que c'était plus sûr. Mais une maison et un sortilège de Fidelitas aurait eu le même effet. Mais ce que je ne peux pas lui pardonner c'est ce qu'il a fait à Sirius. Ou plutôt ce qu'il n'a pas fait pour lui. Sirius était un auror respecté, issu d'une illustre famille, le meilleur ami de mes parents et un membre de l'ordre. Et pourtant on l'a jeté à Azkaban sans même un procès. Un peu de veritaserum et il n'aurait pas eu à subir tout ça. Et je n'aurais pas fini chez les Dursley. Dumbledore a tendance à traiter des gens comme des pantins, pour atteindre ses buts. Mais je ne veux plus faire partie de son jeu de poupées. Je suis ambassadeur de moi-même désormais.

Une fois qu'il se sentit plus calme, il redescendit vers la salle commune mais arrivé devant le portrait de la grosse dame, il fit demi-tour et alla vers les appartements de Scarlett. Il aimerait bien savoir ce qu'elle avait dit à Dumby.

- Scarlett ! cria-t-il en entrant dans ses appartements, un sourire aux lèvres.

- Qu'est-ce que tu me veux gamin ? demanda-t-elle, ennuyée.

- Comment s'est passé ta petite visite chez le faux grand Manitou ?

- Oh ça ? dit-elle, un rictus naissant sur ses lèvres.


Quelques heures plus tôt…

Une Scarlett extrêmement en colère se dirigeait vers le bureau de Dumbledore. Comment est-ce que ce père-noël à la retraite avait osé violer ainsi l'esprit de son garçon, pour qui est-ce qu'il se prenait ? Dieu ? Sur l'échelle de la divinité il n'atteindrait même pas le rang d'assistant d'ange ! Tous les élèves qu'elle croisait sur son chemin s'en écartaient, sentant le danger. Une aura noire entourait la professeure de DCFM et tout le monde pensa la même chose : qui que soit l'objet de sa colère, ça n'allait pas être joli !

Enfin, elle arriva en face de la gargouille qui pivota sur elle-même sans attendre de mot de passe. Scarlett monta les escaliers en conquérante. Devant la porte, elle n'attendit même pas avant de l'ouvrir en grand. Dumby n'était pas tout seul : un homme roux et un l'homme à l'œil tordu étaient avec lui. Dès qu'il la vit, Dumbledore blêmit et se leva en vitesse, des gouttes de sueurs perlant sur son front. Il était mal barré, et il le savait. Merlin ait son âme !

- Professeur Dumbledore, commença Scarlett la voix basse frôlant le murmure, êtes-vous complètement fou ou alors ces bonbons au citron que vous aimez tellement ont fini par vous lobotomiser le cerveau ?

- Madame…commença le papi.

- Ne m'appelez pas ainsi, claqua la voix de Scarlett. Mais là n'est pas le point. Pourrais-je savoir pourquoi est-ce que vous avez tenté de vous immiscer dans l'esprit d'Harry ?

- Je…

- Est-ce ainsi que vous gérez votre école ? En violant les esprits des élèves qui sont à votre charge ? Dites-moi professeur, est-ce que vous tenez à votre poste ?

- Evidemment !

- Le professeur Dumbledore tient aux élèves à sa charge ! s'insurgea le roux.

- Qui êtes-vous, femme, pour parler ainsi à Dumbledore ? critiqua l'homme à l'œil tordu.

- Excusez-moi mais, vous êtes… ? demanda poliment Scarlett.

- Lady Scarlett, je vous présente Arthur Weasley et Maugrey Fol-Œil, les présenta Dumbledore effrayé par la tournure de la discussion. Messieurs, je vous présente Lady Scarlett.

- Scarlett ? Comme le nom de la supposée nouvelle tutrice de Potter ? demanda Maugrey.

- Je suis en effet la tutrice légale d'Harry. Un problème avec cela ?

- Vous sortez d'où vous ? On n'a jamais entendu parler de vous et tout d'un coup Potter ne jure que par vous. Ecoutez ma petite dame, vous feriez mieux de laisser les personnes compétentes s'occuper de ce genre de choses et retourner à votre cuisine.

Si Scarlett était en colère, ce n'était rien comparé à son état après que Fol-Œil l'ait ainsi dénigrée.

- Si j'étais vous, je ferais attention à ce que dis. Quand vous parlez de personnes compétentes, vous ne parlez pas de vous j'espère ? Un auror, supposé confirmer, qui a passé plusieurs mois dans une male alors qu'un imposteur se baladait dans l'enceinte de l'école ? Et je vous prierais de vous adresser à moi avec plus de respect. Vous ne savez pas à qui vous avez affaire, le menaça-t-elle. Quand à vous, dit-elle en se tournant vers Dumbledore, vous pouvez être sur que je suis extrêmement en colère. Et soyez assurer qu'Elzéchior et Silvio seront mis au courant de vos petites pratiques. Ne soyez pas surpris s'ils décident de vous rendre visite.

- Lady Scarlett, ce ne sera pas nécessaire…commença Dumbledore en bégayant. Je vous assure que ce genre de choses n'arrivera plus.

- Oh mais j'en suis sure. Sachez que je veillerais au grain, au moindre signe de tentative d'intrusion dans l'esprit de n'importe quel élève, et vous pourrez être sur que je le saurais, je ferais de vous un ours de noël. N'oubliez pas grâce à qui est-ce que vous êtes ce que vous êtes, Albus, et surtout n'oubliez pas que vous avez de nombreux squelettes dans un placard dont, malheureusement pour vous, j'ai la clé.

Sur ces dernières paroles, elle sortit de la pièce, laissant derrière elle un Dumbledore au bord de l'apoplexie…


Harry était mort de rire. En fait, il était à ça près de se faire pipi dessus tellement il riait. Des larmes coulaient sur ses joues pendant qu'il imaginait la scène.

- Merlin Scarlett, tu peux être effrayante quand tu t'y mets !

- Il fallait bien que quelqu'un lui rappelle sa place. A force d'être mis sur un piédestal, il semble avoir oublié qu'il n'est pas un Dieu. Il était temps que l'on le lui rappelle.

- En effet ! confirma Harry avec un grand sourire aux lèvres. Mais pourquoi est-ce que Dumby semble avoir autant peur d'Elzéchior et Silvio ?

- Ca querido, c'est à moi de savoir et à toi de deviner. Laisses-moi maintenant, j'ai des choses à faire.

Harry ne se le fit pas dire deux fois, et après un rapide baisé sur sa joue, il sortit, se laissant balader dans les couloirs du château.

Le mois de Septembre s'en était allé, le mois d'Octobre suivait sa course. Le froid s'installait petit à petit dans ce coin perdu d'Ecosse. Les cours étaient toujours aussi ennuyeux, pour Harry du moins. Depuis sa dernière visite dans le bureau de Dumbledore, ce dernier se tenait à distance respectable de sa personne. Et Harry ne pouvait s'empêcher de lui lancer un sourire sarcastique à chaque fois que leurs regards se croisaient. Lui sadique ? Si peu !

Dans un tout autre registre, son amitié avec Ron et Hermione lui était de plus en plus lourde. Ces derniers de toute façon étaient plutôt froids avec lui. Ils restaient toujours ensemble, mais plus par habitude qu'autre chose. En général, Ron et Hermione discutaient entre eux, lui lançant parfois des regards suspicieux. Mais Harry n'en avait cure. Oui, décidément, il n'y avait plus d'amitié entre eux. Ginny de son côté semblait se tenir à carreau et Harry espérait qu'elle avait compris pour de bon. Il n'avait vraiment pas besoin d'une gamine aux hormones en folie dans les pattes. Surtout lorsqu'il avait un certain blond serpentard en tete. D'ailleurs en parlant du loup, Harry ainsi que Ron et Hermione allaient en cours de DCFM lorsqu'ils croisèrent le serpentard et ses deux amis : Zabini et Parkinson.

- Harry, le salua poliment le blond, un léger sourire aux lèvres.

- Drago, lui répondit le brun de la même façon. Zabini, Parkinson, les salua-t-il.

- Potter, répondirent-ils en même temps.

- Qu'est-ce que c'est que ces conneries ? interrompit Ron. Depuis quand est-ce que tu fais ami-ami avec la fouine Harry ?

Ce dernier, ennuyé, se contenta de lancer un regard profondément blasé au jeune roux.

- On a fait une trêve Drago et moi. On est bien trop âgés maintenant pour ces enfantillages, continua-t-il en haussant des épaules.

- Quoi ? Harry, comment peux-tu oublier comment il nous a traité pendant toutes ces dernières années ? Comment il a traité ma famille et comment il a appelé Hermione sang-de-bourbe pendant plusieurs années !

- Parce que on ne répondait pas peut-être ? C'était un truc à deux voies Ron. On l'insultait, il nous insultait. Mais franchement ? J'ai des choses beaucoup plus importantes à faire que de m'attarder sur des rivalités de gamins. Et je te ferais remarquer qu'il ne vous a plus insulté depuis le début de l'année.

- Harry, comment est-ce que tu peux prendre sa défense ! se révolta Hermione.

- Ecoutez, vous voulez continuer à vous crêper le chignon ? Grand bien vous en fasse, moi je suis au-dessus de ça. Ça s'appelle murir. Vous devriez essayer.

Et sur un dernier regard, il alla retrouver William qui venait d'arriver avec Theodore et Daphnée. Ce qui surprit Harry par contre, fut le fait que Theo et William se tenaient par la main. Tiens, tiens… il n'était pas au courant de ce développement ! Quel cachotier ce Masen.

- Il y a-t-il quelque chose que tu aurais oublié de me dire Edward ? questionna-t-il en haussant un sourcil noir et en croisant ses bras.

- Hum… non je ne crois pas… dit-il en souriant. Il s'appuya sur le mur et prit Theo dans ses bras, le dos du jeune homme plaqué contre son torse. Il posa ensuite son menton sur l'épaule de son compagnon et fixa son regard sur Harry.

- Je n'étais pas au courant de cette évolution…continua Harry.

- Vraiment ? Je pensais te l'avoir dit.

- Crétin. Depuis combien de temps ?

- Deux semaines, trois jours, cinq heures et dix-neuf minutes.

- Je suis là aussi vous savez… intervint Theo légèrement ennuyé.

Sa complainte tira un petit rire de la part de Daphnée. Harry sourit à cette dernière et s'approcha d'elle en faisant une légère révérence.

- Chère demoiselle, il semblerait que nos deux amis ici présents aient décidés de nous abandonner à notre triste sort. Me feriez-vous l'immense honneur d'être ma partenaire pendant le cours ?

- Ce serait un plaisir cher monsieur, lui répondit Daphnée avec un petit sourire timide.

- Harry soit gentil, arrête de charmer mon amie veux-tu ? interrompit William.

- De quoi je me mêle ? lui répondit Harry en lui tirant la langue. Tu as Theo, moi j'ai Daphnée. Rien de plus compliqué.

- Ah mais moi je dis ça pour ton bien. On ne voudrait pas que tu te retrouves en pleine confusion d'identité sexuelle, lui répliqua son ami avec un clin d'œil.

- Ah ah. Très drôle Masen. Tu as un humour incroyable. Tu aurais fait des merveilles à la Commedia dell'arte (NA : genre de théâtre italien du 16ème siècle).

- Ah mais j'aurais aimé vivre à cette période.

- Comme si tu n'étais pas assez vieux.

William se contenta d'un nouveau clin d'œil avant de se concentrer à nouveau sur son petit copain. Harry lui entreprit de discuter plus avec Daphnée. C'était une fille vraiment adorable. Au fil de la discussion, Harry sentit plusieurs fois un regard lui vriller le dos. Il n'avait pas besoin de se retourner pour voir que ce regard appartenait à un blond platine aux yeux incroyablement gris. Intérieurement, Harry était plutôt ravi de cet intérêt. Le blond n'était peut-être pas indifférent.

Scarlett arriva enfin et ils entrèrent en cours. Comme annoncé, Harry s'assit avec Daphnée et profita de chaque moment. A la fin du cours, il se sépara de ses amis serpents. Il avait botanique avec les serdaigles. Ron et Hermione le rejoignirent en chemin.

- Vu le temps que tu passes avec les apprentis mangemorts, je ne vois pas pourquoi tu ne déménages pas dans les donjons directement, grommela Ron.

Harry irrité, s'arrêta et se tourna vers lui.

- Tu as un problème ?

- Oui, toi.

- Mais rien ne t'empêche d'aller voir ailleurs si j'y suis. Eh oh, je ne t'appartiens pas. J'ai le droit de trainer avec qui bon me semble, peu m'importe la maison. Si je traine autant avec les verts et argent, c'est peut-être parce que la compagnie laisse à désirer.

- Retires-ça, siffla Ron.

- Sinon ? Tu vas bouder comme un gamin ? Lancer des sorts en désordre ? Franchement Ron, tu agis comme un gamin capricieux.

- Et toi tu as pris la grosse tete. Tu es peut-être le grand Harry Potter mais cela ne te donne pas le droit de nous prendre de haut.

- Ah donc ne pas être d'accord avec toi et ne pas dire amen à toutes tes paroles c'est prendre de haut ? Bon ben je suppose qu'on n'a plus rien à se dire.

Harry repris son chemin vers les serres. Arrivé dans le cours, il repéra Luna et alla s'installer avec elle.

- Hello, Luna, salua-t-il gentiment.

- Bonjour Harry.

- Comment-vas-tu ?

- Bien, même si les Nargoles sont plutôt excités dernièrement. Les pauvres chéris sont désorientés. L'ordre établit depuis des années est en train de changer.

- Ah.

Sur ce dernier commentaire extrêmement constructif, il commença le cours. Au programme, les mandragores. O joie !

A l'heure du diner le soir même, Harry se retrouva à la trainer à la table des serdaigles, entouré de jeunes filles qui limite bavaient sur lui. Mais qu'est-ce qu'il leur prenait tout d'un coup ?

- Harry, commença Cho Chang, tu sais, je pense qu'on devrait se donner une deuxième chance toi et moi. Les choses étaient plutôt difficiles l'an dernier. Je n'étais pas encore prête à me lancer dans une nouvelle relation. Mais je suis toute à toi désormais.

- Euh…

- Harry ! intervint Marietta Edgecombe, tu as vraiment changé pendant ces vacances ! Tu sais que t'es devenu plutôt attrayant. Et c'est génial que tu n'aies plus ces horribles lunettes !

- Marietta, si j'étais toi, je serais emplie de honte. Après la façon dont tu as agi l'an dernier ce n'est même pas la peine d'essayer de me noyer de compliments.

- Ce n'est pas très sympa ça Harry, mais tu n'as pas complètement tort, intervint à son tour Lisa Turpin. Marietta pourquoi ne vas-tu pas là-bas vers Michael Corner ? Il veut te dire quelque chose je crois…

Harry se sentait de plus en plus mal à l'aise. Mais qu'est-ce qu'il fichait là ? Ah oui, il était bien trop poli. Satané coté gentleman. Harry adressa plusieurs prières silencieuses aux fondateurs afin d'être sorti de là. Et la réponse vint en forme d'un homme qui entra dans la grande salle. Il fit le tour des tables avant de le fixer et de se diriger vers lui. La grande salle était devenue silencieuse.

- Monsieur Potter ? demanda l'inconnu.

- Oui ? Je peux vous aider ?

- Je m'appelle Marius Mabel, je suis exécuteur testamentaire. Je travaille pour la firme Marius&Nipples. Il y a peu de temps, nous avons fait un tri dans nos dossiers et nous avons retrouvé le testament de votre mère.