Et voilà mon nouveau chapitre! J'éspère qu'il vous plaira tout autant que le dernier. Je voulais vous remerciez pour vos reviews, qui m'ont fait très plaisir, et qui m'aide à avancer dans ma fiction, merci à tous!
Voilà, sur ce, bonne lecture!
« Il faut beaucoup de bravoure pour faire face à ces ennemis, mais il n'en faut pas moins pour affronter ces amis »
Lorsqu' Hermione se réveilla, le lendemain matin, et que les souvenirs vinrent tourmenter son esprit embrumé, la jeune fille se mit à sourire. Oui, à sourire, comme si ces parents n'était jamais partie, comme si la guerre ne battait pas son plein dehors, comme si elle n'allait jamais mourir.
Elle toucha du bout des doigts ces lèvres, se remémorant ce baiser, avec ce professeur tant haïs. Ce baiser si étrange, si significatif. Peut-être que ce vieux fou de Dumbledore n'avait pas tord, finalement, peut-être qu'il était possible d'aimer, ou du moins d'apprécier, même dans un monde de haine. Oui parce qu'alors qu'elle était à terre, alors que le sang hantait sa bouche, c'était la tendresse, c'était ce baiser qui l'avait calmé. Etait-il possible d'être heureux, même lorsque tout se détruit autour de nous? Etait-il possible de vivre, même lorsqu'il ne nous reste plus rien?
Ces amis s'étaient enfuis, plus lâche encore que des Serpentard, devant elle, devant sa peine, devant sa réalité. Le monde auquel elle croyait, le monde auquel elle appartenait l'avait abandonné à son triste sort. Tout ces gens qu'elle aimait, tout ces gens là l'avaient déçue. Et la seule personne à l'avoir aider, dans sa douleur, dans sa peine, c'était cet homme, si froid, si distant.
Hermione se décida à se lever, et alla se rafraîchir.
Elle n'avait pas vraiment mérité tout ce qui lui arrivait, mais si c'était ce que Merlin voulait, alors soit, elle l'acceptait. Si elle devait réellement mourir, si ces jours étaient réellement compter, alors soit, elle l'acceptait. Si Merlin souhaitait qu'elle soit seule, s'il voulait réellement qu'elle soit abandonné de toute chose, alors soit, elle l'acceptait. Peu importe, parce qu'elle allait retrouver ces parents, peu importe, parce qu'il y avait Severus.
La préfète s'habilla, et se réchauffa près du feu, une tasse de thé à la main, les yeux perdu dans l'âtre. Elle ne s'attendait pas vraiment à de la visite, encore moins à cette si matinal, puisqu'il n'était que 5 heures du matin, c'est pourquoi elle sursauta quelque peu lorsqu'on toqua à sa porte.
Elle se leva lentement et alla calmement ouvrir la vieille porte en chêne. Quelque chose avait changer dans sa démarche, dans son regard, dans son porté. Elle n'avait plus l'air abattue, ni triste, elle semblait juste... Résigné.
Hermione pensait sans doute que Severus était venu lui rendre visite, juste pour s'assurer qu'elle soit toujours en vie, mais quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'elle se retrouva devant Harry Potter, l'élu, le soi-disant sauveur du monde sorcier, le meilleur ami de Ronald Weasley, et le soi-disant meilleur ami d'Hermione Granger, même si elle n'y croyait plus.
-Bonjour Hermione.
Il entra dans la pièce sans sa permission, et se retourna vivement pour la fixer, l'air inquiet.
- Que veux-tu? Lui offrit-elle comme réponse d'une voix sèche qu'il ne lui reconnut pas.
Il soupira fortement, las et triste.
-Hermione, je...je sais que ce n'est pas facile pour toi... Je sais que la mort de tes parents à été un choc terrible, et que tu as du mal à t'en remettre, mais... mais je suis vraiment inquiet pour toi.
La concerné ouvrit de grand yeux, emplie de colère et rétorqua d'une voix froide:
- Pardon?
- Nous avons essayé de t'épauler, nous nous sommes dis qu'il fallait te laisser du temps, que tu devais faire ton deuil mais...
Il n'u jamais le temps de finir sa phrase. Hermione, folle de rage, s'était précipité sur lui, et avait violemment abattu sa main sur la joue de son interlocuteur. Elle hurla:
-Je te deteste! Sale menteur! Sale hypocrite! Je vous déteste tous! Vous et votre pitié! Je n'ai pas besoin de votre compassion!
Harry se tenait la joue, bouche bée.
- Ne te prétend plus être mon meilleur ami, Harry, je te hais, souffla-t-elle en s'essuyant la bouche du sang qui la souillait, ton hypocrisie n'a d'égal que tes mensonges.
-Mais qu'est-ce que tu racontes? Je... protesta-t-il avant d'être brutalement coupé
-La ferme!
-J'ai toujours tout fais pour toi Hermione!
Un autre claquement se fit entendre.
- Vous m'avez abandonnez! Tous! Je pensais pouvoir compter sur vous, je vous aimais comme ma propre famille, et vous m'avez abandonnez! J'avais besoin de vous, tous. Mais vous êtes tellement égoïste, incapable de voir le malheur des autres.
- Ne penses-tu pas que nous avons souffert, nous aussi? De ton absence, de ta parfaite ignorance à notre égard? Ne crois-tu pas que je souffre, moi aussi, d'être poursuivit par un mélomane qui cherche à tout prix à me tuer? Ne crois-tu pas que Ron souffre de devoir m'épauler? Que Remus souffre? Que Tonks souffre? Qui es-tu pour nous traiter d'égoïste Hermione? Qui es-tu pour nous dire que nous t'avons abandonné? N'est-ce pas toi, qui est partie?
- J'étais si malheureuse, mais vous n'avez rien vu...
- Nous pensions qu'il te fallait du temps, je voulais que tu fasses ton deuil, aurais-tu accepté notre aide? Hermione, réfléchis, nous aurais-tu réellement écouter si nous t'avions réconforté avec des mots vides de sens? Tu n'es pas la seule à être malheureuse, tu n'es pas la seule à avoir mal. Cesse de croire que tu es la seule à souffrir.
Elle le regarda pendant une dizaine de seconde, et s'écroula en larme.
La vérité faisait mal à entendre, c'était tellement dur de se rendre compte à quel point elle avait tord. Comment avait-elle pu être aussi egoïste, comment avait-elle pu a ce point être bête?
- Je sais que c'est dur, ce que tu vis, mais tu n'es pas seule, et tu ne l'as jamais été.
Il s'approcha d'elle, et la serra dans ses bras quelques minutes. Lorsqu'il se détacha à nouveau, il ne pu que remarqué le sang qui tâchait sa chemise.
-Hermione?
- Excuse-moi... murmura-t-elle d'une voix faible, Harry je suis désolée.
Elle releva le visage, et essuya lentement sa bouche.
- Hermione! Est-ce que ça va? Je...Je suis désolée, je n'aurais pas dû te dire tout ça d'un coup, je...
-Harry, je vais mourir.
Il l'a fixa de ces yeux émeraude, ne comprenant pas immédiatement ce qu'elle voulait dire.
- Quoi?
- Je suis malade, très malade.
- N..Non, c'est pas vrai, tu... Tu ne peux pas.
Hermione se releva lentement.
- Je suis désolée Harry, j'ai été égoïste, mais j'avais tellement mal, tellement peur de continuer à vivre, puis j'ai appris que j'avais cette maladie, et je me suis dis que plus rien ne valait la peine de vivre, plus rien n'avait de valeur. J'aurais dû voir que vous aviez besoin de moi, j'aurais dû voir que je n'étais pas seule. C'est de ma faute...
Elle murmurait, les yeux baignés de larme, folle de tristesse, folle de honte.
- Hermione, tu ne peux pas... Tu n'as pas le droit... Tu.. Tu...
- Je suis désolée...
Il releva son visage mouillé de perle d'eau, et les essuya avec rage.
- Tu n'as pas le droit de me laisser! Tu n'as pas le droit!
- Je suis tellement désolée... murmura-t-elle en secouant inlassablement la tête
Il se précipita sur elle, et la serra dans ces bras, à lui broyer les os, à l'étouffer. Il secha ses larmes, la regarda dans les yeux et souffla:
- Je te sauverais.
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