Cadeau Saanak ! :D Merci à toi et à tous ceux qui ont suivi et commenté. N'hésitez pas à le faire encore, hein ? Ça fait toujours plaisir, même s'il n'y a plus de chapitres à ajouter ^^ Normalement, vous aurez de mes nouvelles –enfin, des leurs, plutôt… Normalement. Je verrais. Si vous êtes sages et que la Mère Noël est de bonne humeur…

Épilogue

Aaron se réveilla en sursaut. Il tremblait, des larmes avaient coulés sur ses joues, et sa couette était toute emmêlée autour de lui. Son marsupilami en peluche était tombé du lit dans la bagarre.

- Maman… Papa…

Le petit garçon se débattit pour échapper à la couette qui le tenait prisonnier, tomba presque par terre, sur les genoux, prit sa peluche par une oreille et se dépêcha de sortir de sa chambre.

Il faisait un peu noir dans le couloir et il avait un petit peu peur. Il serra Marsu contre lui et enroula sa longue queue autour de son bras pour ne pas se prendre les pieds dedans. Il voulait Papa et Maman, mais dans le noir il n'était pas sûr de la direction à suivre… En fermant les yeux, il entendit quelque chose. Des voix, et peut-être même de la musique.

- Écoute, Marsu…

Marsu tendit docilement l'oreille, mais ne fit pas le moindre signe indiquant qu'il avait entendu quoique ce soit. Aaron y était habitué et ne lui tenait plus rigueur de son mutisme depuis longtemps. Tout le monde sait que les peluches ne parlent que lorsqu'elles sont dans les mains de Papa ou de Grand-père. Scrutant l'obscurité du couloir, l'enfant finit par reconnaître les contours de l'escalier. Il lui semblait même distinguer un peu de lumière dans cette direction. Marsu, plein d'amabilité, lui tapota le dos avec sa patte pour lui signaler que les ombres du couloir rampaient dans sa direction. Le petit garçon n'osa pas regarder derrière lui et se dépêcha d'aller descendre l'escalier. Il fit bien attention de descendre une marche après l'autre. À six ans, il s'était déjà débrouillé pour tomber quatre fois, et ça faisait mal, il n'avait pas envie de recommencer. En plus, s'il tombait maintenant, Marsu aussi se ferait mal.

Il n'y avait pas de lumière en bas des escaliers, mais la porte fenêtre qui donnait sur le jardin était ouverte, et là par contre il y avait définitivement de la lumière. Papa ou Maman avaient dû allumer la lanterne, et mettre un CD parce que y avait de la musique aussi. Papa et Maman étaient sûrement dans le hamac, ils faisaient ça souvent, le soir, avant d'aller se coucher. Aaron caressa le dos de Marsu pour le rassurer et lui dire qu'ils étaient bientôt arrivés en sécurité, et il trottina vers la porte fenêtre. Il ne sortit pas tout de suite sur la terrasse, mais resta un moment à regarder Papa et Maman. Il aimait bien faire ça. Maman était couchée dans les bras de Papa. Ils regardaient les étoiles. Papa chuchotait des mots à l'oreille de Maman et ça la faisait rire. Papa fredonna tout doucement les paroles de la chanson qui passait. En baissant les yeux, il vit Aaron et sourit.

- T'es pas au lit, terreur ?

Aaron cacha son nez dans les poils de Marsu pour que Papa ne le gronde pas et secoua négativement la tête. Maman, qui l'avait vu aussi, demanda :

- Tu as fait un cauchemar ?

- Oui. Je veux rester avec Papa et Maman.

Papa et Maman se sourirent, puis Papa tendit le bras et Aaron, loin de se faire prier, se dépêcha d'aller grimper avec eux dans le hamac. Maman le prit dans ses bras et il serra Marsu contre lui tout en suçant son pouce. En temps normal, Papa lui disait de ne pas faire ça pour ne pas se déformer les dents, mais cette fois il ne dit rien, il lui caressa juste les cheveux et se remit à fredonner. Aaron trouvait que Papa chantait mieux que le monsieur du CD, mais c'était peut-être juste parce que c'était son Papa. Il commençait déjà à se rendormir. Il sentait les mains enlacées de Papa et de Maman, dans son dos. Maman sentait bon, et la main de Papa était chaude, il aimait bien sa voix. Maman lui avait dit que Papa lui racontait déjà des histoires et lui chantait déjà des chansons quand il était encore dans son ventre. Aaron trouvait ça bizarre, mais il croyait volontiers son père capable de ça. Papa était capable de tout, de toute façon. Il soupira tandis que Maman jouait avec ses cheveux.

- De quoi on parlait ?

- J'ai oublié…

Maman rit.

- Il t'en faut peu…

- J'ai déjà du mal à me concentrer sur ce que je dis quand tu es dans mes bras, alors quand Aaron y est aussi, tu penses…

Il y eut un silence que l'enfant mit à profit pour se rendormir complètement.

- Pourquoi on l'a appelé Aaron, déjà ?

- Je sais plus…

- Bizarre.

- Ceci dit, c'est un beau prénom.

- C'est le plus beau prénom du monde puisque c'est le sien.

- T'as conscience que tu viens de proférer une énorme niaiserie, Peter ?

- Pardon. Je me sens romantique.

- Reprends toi.

- Oui, M'dame.

- C'est mieux.

Peter regarda leur petit garçon dormir en écoutant le rire de sa mère, et il pensa que ce n'était vraiment pas de sa faute si la situation se prêtait à la niaiserie.

- Il est beau…

- C'est le plus beau petit garçon du monde.

- Qui profère des niaiseries, maintenant ?

- Toi, t'as envie de dormir sur le canapé…

- Non ! Pitié ! Pardon…

Olivia tourna la tête vers lui avec un sourire diabolique.

- C'est fou le pouvoir que j'ai, sur toi…

- Parfois je me demande vraiment pourquoi on nous appelle le sexe fort quand je vois à quel point on est à la merci des femmes.

Il passa la main dans les cheveux de leur petit garçon qui soupira dans son sommeil, sans se réveiller.

- Tu sais pourquoi c'est le plus beau petit garçon du monde ?

- J'ai bien une petite idée, mais vas-y, jette toi des fleurs…

- Parce qu'il te ressemble et que tu es la plus belle femme du monde, et là je crois que je mérite la médaille d'or de la niais…

Il adorait que sa femme le fasse taire en l'embrassant. Il adorait embrasser sa femme tout court, d'ailleurs. Il n'avait pas besoin de plus pour planer, juste de sa femme dans ses bras, sa bouche sur la sienne et leur bébé endormi contre eux. Ça lui suffisait.

- T'es belle, Livia, souffla-t-il contre sa bouche.

Ça lui donnait le frisson quand il l'appelait Livia, et elle glissa une main dans ses cheveux pour l'embrasser encore. Il l'enroula dans ses bras et la serra fort contre lui. Il ne voulait plus jamais la lâcher, en fait il voulait arrêter le temps pour rester là, comme ça, pour toujours. Il écarta une mèche de cheveux sur son visage, laissa sa main contre sa joue et chuchota :

- Je t'aime, Olivia.

- Je t'aime aussi.

Son cœur s'emballa.

Zi end ! (pour de vrai, c'te fois… Du moins, pour le moment…)