La magie revient.

Ce n'est qu'en fin d'après-midi, alors que le temps dehors était gris et maussade, qu'Harry Potter se réveilla le nez contre le torse doux et chaud du professeur Snape. Il respira à grande goulée le parfum de l'homme et aima l'odeur subtile qui s'en dégageait, un mélange musqué et viril, plus un autre, qui lui rappelait la brise d'un printemps où les premières fleurs s'ouvraient pour exhaler leurs senteurs délicates.

Le Gryffondor passa lentement sa main sur la peau de l'homme endormi dont la chemise était ouverte. Ses doigts délicats et fins découvrirent et dessinèrent avec respect les cicatrices qui la parcouraient. Elles étaient nombreuses et certaines avaient été profondes, Snape aussi avait souffert et même peut-être plus que lui. Il savait qu'être espion n'était pas de tout repos et qu'il avait fallu que Snape ruse et prenne des coups parfois.

Severus garda les yeux clos, mais il sentait la main apprendre son corps et surtout les marques disgracieuses qui jalonnaient sa peau et sa chair. Il n'avait pas honte de ses cicatrices, elles étaient là tout simplement et il ne pouvait les effacer d'un simple coup de baguette, il y avait des choses qu'on ne pouvait supprimer, ça faisait partie de son passé. C'était comme ça point !

En tout cas, Harry n'avait pas l'air d'en être dégoûté, l'homme frissonna, son corps se réveillait sous la main amoureuse.

-Tu me chatouilles, murmura-t-il en ouvrant les yeux, alors que le morveux, comme il aimait l'appeler parfois, caressait ses flancs sensibles et posait ses lèvres purpurines au même endroit.

-Oh pardon ! Murmura Harry en relevant la tête et en retirant vivement ses doigts quand il se rendit compte que Snape le regardait.

-Non continue, j'aime tes caresses, dit d'une voix rauque le maître des potions en le reprenant contre lui.

Alors Harry s'enhardit, il se releva légèrement et posa presque avec appréhension ses lèvres sur celles de l'homme qui ne le lâchait pas du regard. Un regard noir envoûtant, deux onyx profonds, captivants et embrumés par le désir charnel de tenir contre lui cette peau si chaude et si attrayante.

Harry, hésitant, goûta d'abord à la bouche fine puis il ferma les yeux quand Snape décida de prendre le relais quelques secondes plus tard et qu'il inséra sa langue pour venir titiller la sienne. Le baiser fut doux, ils se découvraient petit à petit. Puis de doux il passa à passionné et là les choses sérieuses commencèrent quand Harry se retrouva sous l'homme sans savoir comment il était arrivé là.

Un corps grand et torride contre le sien, des jambes emmêlées sensuellement, un souffle erratique qui déjà haletait par moment. Une virilité ferme et dure contre son ventre pulsait, il en sentait la chaleur. La sienne d'ailleurs n'était pas mieux, il le savait.

L'homme devait le sentir d'ailleurs, mais ça lui était égal, son envie de lui était si forte qu'il le supplierait même de le prendre s'il refusait, il n'était plus à ça près maintenant. Et puis il pouvait choisir lui-même, non? Et là, ce qu'il voulait c'était Severus et personne d'autre.

Harry écarta les jambes pour mieux l'avoir contre lui et l'homme le regarda indécis, arrêtant le baiser suave qui lui avait fait perdre la tête.

-Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée, lui dit-il en replongeant son regard dans le sien. Je ne veux pas avoir l'air de profiter de toi, Harry.

-Mais moi je le veux, protesta le survivant. Est-ce que ça ne compte pas ?

-Si ça compte, mais ne vas-tu pas le regretter ensuite ?

-Non, aucune chance que je regrette ça, Severus.

Le maître des potions soupira, lui aussi en avait tellement envie. Harry était là, sous lui, soumis, ses yeux verts étaient étincelants de désir. Oh oui ! Il le désirait de toute son âme, de toutes les fibres de son corps et il le lui fit savoir en reprenant sa bouche. Snape le fouilla ardemment, sa langue plongeait et suçait, il mordilla sa lèvre et revint prendre sa langue qu'il enroulait autour de la sienne pour une danse encore plus érotique.

Le ténébreux professeur descendit ses lèvres et s'attaqua aux petits boutons de chair qu'il mordilla alors que le Gryffondor se tortillait et posait ses mains sur son dos. Les gémissements d'Harry ne faisaient rien pour calmer les ardeurs de l'homme et son sexe devint encore plus dur.

-Fais-moi l'amour, demanda le survivant à voix basse. Je te veux, Severus.

L'homme aux yeux d'onyx ferma les yeux sous la demande qui lui électrisa les sens. Il capitula bien volontiers, il n'était qu'un homme après tout ! Il finit de retirer sa chemise et son caleçon ainsi que celui d'Harry. Snape passa sa main sur la cuisse dénudée en remontant doucement, ses doigts s'attardèrent sur la toison sans toucher l'objet tentateur puis continuèrent de remonter sur le torse puis de nouveau vinrent frôler le visage tant aimé.

Le jeune sorcier gémit, il brûlait sous sa main, il ne sentait qu'elle sur son corps brûlant. Il releva la tête et mordilla le cou de son amant. Merlin ! C'était si bon cette peau sous sa langue, c'était si bon de sentir le sexe de Severus aller et venir contre sa jambe, laissant un peu de semence, le faisant glisser plus aisément.

Severus Snape n'en pouvait plus d'attendre, il allait venir là sur la cuisse du morveux qui se tortillait sous lui. L'homme fit venir à lui un pot qu'il ouvrit et qui exhala une senteur fleurie. L'homme en déposa sur ses doigts puis il en badigeonna son membre dur et long et reposa le pot d'un geste pressé. Severus regarda son jeune amant qui sourit, un sourire heureux et confiant qui lui fit gonfler le cœur de bonheur.

Snape se positionna et après avoir préparé Harry il entra lentement dans cet endroit dont il avait tant rêvé. Il le fit avec douceur car il était sûr qu'il était le premier homme avec qui son Gryffondor faisait l'amour. Snape apprécia le moment où il fut entièrement à l'intérieur du jeune sorcier, il ferma les yeux sous le plaisir de se savoir là et il attendit sans bouger qu'Harry se détende.

Le jeune homme se crispa quelques secondes, puis quand le plaisir arriva, il se détendit et savoura les premiers coups de reins de son amant, qui se firent long et langoureux. Puis les coups devinrent plus forts, plus vigoureux et ce fut un délice de sensations jamais ressenties jusqu'à maintenant, il n'aurait jamais imaginé ça.

Le jeune sorcier sentit les à-coups se répercuter dans son corps avec délice. Il n'avait jamais vécu ça, comment pouvait-on prendre autant de plaisir avec un homme ? C'était si merveilleux d'être pénétré et de sentir Severus entrer et sortir, Harry devait s'accrocher aux draps sous les heurts puissants, il ferma les yeux quand l'homme prit sa verge douloureuse et imprima les mêmes va-et-vients que ses coups de reins dévastateurs.

Tous deux vinrent dans un orgasme foudroyant qui les fit se tendre au maximum tant le plaisir les avait pris par surprise. Les soubresauts des deux hommes n'en finissaient pas, ils se déversèrent l'un en gémissant et l'autre en criant tellement le plaisir ressenti était immense. Puis les corps s'apaisèrent et retombèrent sur le lit dans un souffle erratique.

Harry se rendit compte qu'il avait griffé Severus dans le dos, il s'en excusa avec maladresse en reprenant son souffle et l'homme sourit tout en se retirant de lui avec lenteur.

-Je t'aime, Harry, murmura le maître des potions. Et ce ne sont pas quelques griffes qui feront changer cet état de fait.

-Vrai ? Je veux dire, vous m'aimez vraiment ?

-Oui, en douterais-tu encore après ce que nous venons de faire ?

-Non, plus maintenant, avoua le Griffondor en souriant. Je suis bien là, Severus.

Severus Snape, l'homme au caractère bien trempé, qui ne se laissait pas marcher sur les pieds, faiblit. Il serra Harry contre lui, il savait d'avance qu'il était perdu et que si un jour le jeune homme le quittait il ne s'en remettrait pas. Sa vie désormais tournerait autour du Gryffondor et il ferait tout pour lui prouver qu'il l'aimait sincèrement et totalement, sans aucune condition.

Pourtant, dans l'insouciance du moment, sans le savoir et sans vraiment y avoir pensé, les deux hommes avaient conçu quelque chose de merveilleux ce jour-là, dans leur besoin de s'aimer.

Les deux sorciers se rendormirent plus tard, après avoir discuté un long moment. Harry, épuisé, ferma les yeux et posa sa joue contre le torse dénudé de son amant.

Quand le Gryffondor se dégagea de ses draps, le matin, il s'aperçut que Severus n'était plus là. La place était déjà froide et son corps lui manquait affreusement, son corps dont il avait largement profité cette nuit, sourit Harry, heureux et béat.

Et Severus était parti à Poudlard certainement, afin d'y retrouver ses chers élèves qu'il affectionnait tant, se retint de pouffer le jeune sorcier.

Sa présence ce matin lui manquait, se redit le survivant, il avait superbement bien dormi entre ses bras. Il s'y était senti protégé, en sécurité, chose qu'il n'avait pas ressenti depuis longtemps et puis ce moment intense qu'ils avaient passé ensemble, inoubliable. Harry se souvint qu'ils avaient fait l'amour trois fois dans la nuit, un sourire idiot s'étira sur ses lèvres, encore gonflées de leurs baisers.

Harry occulta sa visite chez les Weasley et ce qu'il était allé y faire, il fallait que l'idée qu'il n'était pas responsable de ce gâchis fasse son chemin dans sa tête mais pour l'instant il n'en n'était pas capable. Le jeune homme passa du coq à l'âne et fut pris d'une envie subite et furieuse d'essayer son éclair de feu. Il se leva et se lava rapidement, puis descendit avec son balai à la main en appelant Poppy d'une voix urgente.

-Monsieur Harry a appelé ? Demanda la petite créature en apparaissant subitement à côté de lui et les oreilles frémissantes de contentement de revoir le sourire du jeune homme.

-Une course de balais ça te dit ?

Pour le coup là, les oreilles s'affaissèrent et les yeux de l'elfe se firent plus ronds, de surprise et un peu de terreur.

-Dans le manoir ! Monsieur Harry, mais que va dire maître Snape s'il nous surprend !

-Il est parti à Poudlard ce matin n'est-ce pas ? Alors qui le lui dira ! Allez va chercher un balai tu dois bien en avoir un qui traîne quelque part, Poppy.

-Oui, il y a celui de maître Snape mais je ne crois pas que je puisse le prendre, il y tient beaucoup, gémit l'elfe en tordant ses petites mains.

-Va le chercher, nous le rangerons avant qu'il n'arrive, il ne s'en rendra même pas compte.

-Il a dit qu'il serait là vers midi pour voir comment vous alliez, monsieur Harry.

-Alors on n'a pas une minute à perdre, le poussa le jeune homme en enfourchant l'éclair de feu, qui se leva immédiatement malgré ses appréhensions de ne pas y parvenir.

Poppy claqua des doigts et aussitôt, il s'installa lui aussi sur un balai, se sentant tout de même un peu coupable.

-Allons Poppy ! Il ne dira rien parce que tu t'amuses ?

-Non je ne pense pas, monsieur Harry !

-Bon, là on fait juste un tour dans le manoir et en passant j'ouvrirai les portes, ce sera plus marrant si on peut passer partout.

Le premier passage se fit lentement, ils parcoururent toutes les pièces, passant d'une porte à l'autre, puis ils montèrent dans les étages et firent la même chose qu'en bas.

-Tu es prêt Poppy ?

-Oui, monsieur Harry, Poppy est prêt, on peut y aller, répondit l'elfe impatient et qui, pour le coup, oubliait ses frayeurs de savoir le professeur Snape au courant de son incartade.

Les deux balais filèrent à toute allure et redescendirent au rez-de-chaussée puis ils traversèrent le salon et la salle à manger, renversant au passage quelques fauteuils bien mal placés, d'après Harry. Ses cheveux décoiffés par le déplacement de l'air, irradiaient de magie, celle-ci revenait en force sous la joie de vivre du Gryffondor. Ca le rendaient incroyablement beau, c'est en tout cas ce que Poppy constata alors qu'il le suivait de près.

Les yeux verts jade du jeune homme brillaient de plaisir. Les deux mains sur le manche de son balai, il slalomait entre les portes, prenant des virages tellement serrés que Poppy n'arrivait plus à le suivre malgré tous ses efforts. L'elfe rayonnait sous l'effort, voilà longtemps qu'il ne s'était pas amusé autant, il se faisait penser à un gamin désobéissant et finalement il aimait ça.

Harry l'exhorta à aller plus vite, le sorcier éclatait de rire, pourtant sa concentration était extrême, il ne fallait pas qu'il oublie qu'il évoluait dans un manoir où il y avait de nombreux obstacles et non sur un terrain de Quidditch bien plus long et bien plus large.

Le jeune homme vit ses doigts scintiller, ils crépitaient et lançaient des rayons de magie un peu de toutes les couleurs, comme un arc-en-ciel. Il remonta en flèche dans les étages, heureux qu'enfin elle soit revenue, parfois il désespérait mais maintenant il était sur la bonne voie, Harry était soulagé et il poussa un cri de bonheur.

Toujours suivi de Poppy, dont les larges oreilles battaient ses tempes, il arbora un éclatant sourire et accéléra l'allure couché sur son balai. L'elfe ravi l'imita, les deux gamins, car on ne pouvait que les qualifier de gamins, virevoltèrent, tournèrent, descendirent, remontèrent en oubliant complètement l'heure.

Harry était heureux et c'est ce qui était le plus important aux yeux de la petite créature.

Quand Severus Snape transplana dans le hall de son manoir il ne dût qu'à sa dextérité de réussir à se coucher sur le sol, laissant s'éparpiller ses parchemins en maudissant tous les balais de la terre, dans un langage pas très orthodoxe. Quand il vit Harry foncer droit vers le mur, perdant l'équilibre, il fit surgir devant lui un amas de coussin pour amortir la chute qui risquait d'être douloureuse.

Snape frissonna quand un deuxième balai passa près de lui à vive allure, il resta ébahi en voyant son elfe de maison s'arrêter près de Harry et descendre de son balai. SON balai ! Et rire comme jamais il ne l'avait entendu.

-Messieurs ! Vous me devez une explication il me semble ! Gronda une voix qui ne tolérerait pas de faux fuyant.

-On s'amusait Severus, je voulais essayer mon nouvel éclair de feu, et pas la peine de regarder Poppy avec ton regard noir c'est moi qui le lui ai demandé. Et tu as bien dit qu'il devait obéir à tout ce que je voulais non ?

-Harry, si je ne te connaissais pas, je dirais que tu vires Serpentard, se radoucit le maître des potions en faisant venir à lui les parchemins disséminés dans le hall.

Le survivant ramassa son balai, fit un sourire à l'elfe pour le rassurer et se rapprocha du professeur.

-Tu m'as terriblement manqué ce matin, murmura-t-il contre son oreille. J'ai passé une merveilleuse nuit dans tes bras.

L'homme entoura sa taille et plongea son nez dans son cou alors qu'Harry maudissait la robe noire, qui le séparait de ce corps qu'il voulait caresser.

-N'essaye même pas, mon ange, dans une heure je dois repartir à Poudlard.

-Et à quelle heure tu finis ce soir ?

-Le plus tôt possible, aussitôt les ineptes petits crétins sortis de ma classe, le temps de compter jusqu'à trois et je serais là.

-Embrasse-moi Sev, chuchota le Gryffondor.

-Je t'ai manqué tant que ça ? Pourtant tu n'avais pas l'air de t'ennuyer !

-Tu m'as manqué oui ! Et plus que tu ne crois, lui dit-il dans un sourire coquin.

-Harry, gémit l'homme, ce n'est pas avec des mots pareils que je vais pouvoir attendre ce soir.

-C'est vrai, excuse-moi, dit-il en souriant et en regardant les orbes d'onyx. Je t'aime, Severus.

-Moi aussi, mon amour, et je te le reprouverais cette nuit, dit le professeur. Mais allons dîner, il ne me reste pas beaucoup de temps et par pitié arrête de faire ça !

-Faire quoi ?

-Tes yeux doux, ça ne marchera pas, morveux.

-Ah non ! Tu es sûr? Demanda le jeune amant en prenant les lèvres du professeur, qui capitula sans rechigner, heureux d'avoir conquéri le cœur d'Harry Potter.

-Hum, Hum ! Je dérange peut-être ? Oui, je crois que je dérange, ricana Draco qui venait de transplaner à côté de son parrain, bien trop occupé pour l'avoir entendu, accroché qu'il était aux lèvres d'un Gryffondor très consentant.

-Dites ! Il n'y a pas des chambres pour faire ça dans ce manoir ? Continua le voyeur. Parce que là si vous continuez ainsi vous allez me chauffer, et comme je n'ai pas de petit ami en ce moment ce sera la douche froide, et très franchement je préfère éviter ça.

-Draco, rigola le survivant. Tais-toi, ajouta-t-il. Et viens partager notre repas, si tu as le temps bien sûr !

-J'étais venu pour ça figure-toi, je ne pensais pas que mon cher parrain serait là !

-Alors tu restes ?

-Je reste mais seulement si je ne gêne pas.

-Le repas est prêt, maître Snape, fit d'une petite voix l'elfe de maison qui pensait toujours qu'il allait se faire gronder.

-Merci Poppy, ajoute un couvert de plus, nous avons un invité. Poppy ! Autre chose, tu peux prendre le balai quand tu veux à condition de ne rien casser dans la maison, et à l'avenir évitez le hall, n'importe qui peut survenir à tout moment.

-Merci, maître Snape, balbutia le petit elfe. Poppy fera attention la prochaine fois.

Le maître des potions déjeuna rapidement et quitta les deux garçons encore attablés et qui discutaient en rigolant de leurs années à Poudlard. Puis le rire de Harry cessa, il pensa à ses amis et son regard se voila de tristesse.

-Je veux que tu me parles d'eux, Harry, demanda Draco. Ne les laisse pas dans l'ombre comme s'ils n'avaient jamais existés, fais revivre leurs souvenirs pour qu'on ne puisse pas les oublier.

-Draco, c'est si dur !

-Est-ce que tu ne veux pas essayer ? Pour eux ! Insista le blond en se levant et en le tirant vers le canapé du salon.

-Quoi te dire ? Qu'ils ont toujours été là pour moi, que Ron avait l'habitude de me réveiller chaque matin en hurlant dans mes oreilles et que je détestais ça ! Que Hermy nous laissait copier sur ses devoirs le soir car on avait été incapables de nous concentrer assez sur ça parce qu'on pensait plutôt au Quidditch ! Te parler de nos fous rires, de nos blagues envers les Serpentards !

-C'est déjà un bon début, tu ne trouves pas ? Répondit Draco Malfoy.

-Mais ça fait si mal, soupira le survivant en fixant les flammes dans la cheminée. Ils étaient ma famille, le frère et la sœur que je n'aurais jamais, ils sont morts si jeune, Draco, ils ne méritaient pas ça.

-Personne ne méritait de mourir ainsi, Harry.

-Oui tu as raison, il y a eu tellement de morts ce jour-là et j'ai ressenti chacune d'elle comme une punition. J'ai parfois l'impression d'être un monstre, Dray.

-Tu n'es pas un monstre, retire ça de ta tête, rouspéta le blond. D'ailleurs cette après-midi je t'emmène à Londres, ajouta Draco pour changer de sujet. On va se faire une petite virée entre pote, rien que tous les deux.

-Draco, je t'ai déjà dit que je n'ai pas d'argent !

-Aucune importance, allez, viens ! Fais-moi plaisir, je n'ai pas envie d'y aller seul.

-Pourquoi, Qu'est-ce que tu dois y faire ?

-J'avais prévu de me faire tatouer, je sais ce que tu vas dire, le coupa le Serpentard alors que Harry ouvrait la bouche. Je suis parfait et je n'ai pas besoin de ça, bon je suis assez d'accord avec toi mais je trouve qu'un dessin sur ma peau me rendrait irrésistible ! Tu ne crois pas ?

Harry rigola, décidément Draco ne changera jamais et c'était rassurant quelque part.

-Et quel genre de dessin tu veux sur ta peau sublime ? Lui demanda-t-il en se levant du canapé.

-Déjà je le veux sur le bas du dos, quand au dessin j'avais pensé au blason de ma maison, un serpent lové autour d'une rose blanche.

-Tiens ! Je ne me souvenais pas que la maison des Serpentard comportait sur son étendard une rose blanche !

-Non idiot ! Se gaussa le fils de Lucius. Ça c'est ma petite touche personnelle, et toi ? Lui demanda-t-il innocemment. Si tu devais en faire un tu le verrais comment ?

-Moi ! S'étonna Harry. Je ne sais pas.

-T'as bien une petite idée, non !

-Maintenant oui, avoua le Gryffondor après un petit moment.

-Alors c'est quoi ? S'impatienta le blond.

-J'aurais bien aimé un tatouage sur ma poitrine et un piercing à l'oreille.

-Un piercing ! Tu parles de te faire faire un trou là !

-Oui, Draco. Un piercing est un petit trou qu'on te fait avec un petit appareil.

-Mais ça doit faire abominablement mal ! S'horrifia le blond.

-Ben non justement, il paraît que ça fait moins mal qu'un tatouage. Enfin pour ce que j'en sais hein !

-Et qu'est-ce que ce serai ton dessin à toi ? Interrogea Draco, curieux.

-Si je te le dis tu ne vas pas te moquer ?

-Non, chacun a le droit de mettre ce qu'il veut !

-D'accord, alors j'aimerais deux initiales entrelacées, répondit timidement le survivant un peu gêné de se découvrir. Et surtout de ce que cela impliquait.

-Oh ! S'exclama le blond qui avait compris. Genre un S et un H.

-Gagné ! Tu ne me trouves pas trop ridicule ?

-Non au contraire, je trouve ça touchant et je dis que tu ne devrais pas faire qu'y penser, tu devrais le faire. C'est dit, décida le Serpentard résolu. On va se faire tatouer tous les deux.

.

Merci à ma béta Maryell qui fait du bon travail.