Manon : Oui, il y aura des flash back de temps en temps qui expliqueront ce qui s'est passé, et bien sûr comment Alec est devenu immortel, et pourquoi Rafael et Max sont devenu de vrais cauchemars pour leurs parents :) et on reverra Jem tkt :p

Espagne

- Ouvre là, j'ai envie de savoir ! Insista Max auprès de son frère.

- Moi aussi, mais… Hésita Rafael.

- Allez, vas-y ! Tu as peur de quoi ?

- Je n'ai pas peur ! S'offusqua Raf. On n'a qu'à jouer ça à la courte paille ou… Non, attends, j'ai une meilleure idée ! Regarde ces pièces !

Le jeune garçon montra les pièces brunes étalaient devant eux. Cela devait être une monnaie très ancienne. Il en prit une dans sa main.

- Pile on ouvre, face on n'ouvre pas !

- Deal !

Max tapa dans la main de son frère. Ce dernier jeta ensuite la pièce en l'air. Elle retomba au sol, face contre terre.

- Pile… Murmura Rafael.

- On ouvre ! Cria Max, fou de joie.

Rafael lui fit un petit sourire crispé. Était-ce vraiment une bonne idée ?

Brooklyn- Appartement

Alec ouvrit la porte, et pénétra dans l'appartement, appelant désespérément ses enfants.

- Ils ne sont pas là, Alec… Lui fit Magnus.

- Pourquoi ils ont fait ça ?

- Va savoir…

Le sorcier se rendit dans leur chambre.

- Alec, tu devrais venir voir…

Sur le lit, une lettre écrite de la main de Max, était posée. Le néphilim s'en saisit et la lut à voix haute.

« Papa, Dad,

Je sais que vous devez être très en colère contre nous, mais on n'avait pas le choix. Rafael ne veut pas mourir, et je ne veux pas perdre mon frère. On ne vous en veut pas, on sait que vous ne pouvez rien faire contre ça, mais nous si ! On ne veut pas être séparé, on veut rester ensemble, avec vous. On vous promet de faire attention. On veillera l'un sur l'autre comme vous nous l'avez appris. On vous aime, très, très, fort.

Max »

Magnus s'assit au bord du lit, et se passa une main sur le visage, las.

- Il faut les retrouver, ils n'ont aucune idée du danger qu'ils courent là-dehors !

- Je sais, Alec… On aurait dû leur dire… Ils auraient été plus méfiants…

- On ne pouvait pas savoir que…

- Que mon père allait se venger ? Le coupa Magnus. C'était prévisible ! C'était une erreur… Comme le reste…

- Ça veut dire quoi ça ? Que j'aurais dû te laisser mourir là-bas ?! S'exclama Alec avec colère.

- Oui, peut-être !

- S'il te plaît, dis-moi que tu n'es pas sérieux, là!

- Si ! On n'en serait pas là si on lui avait donné ce qu'il voulait : moi…

- Oh ben oui, tiens, pourquoi je n'y ai pas pensé plutôt ?! Tu as raison, on en serait pas là si tu étais mort, parce qu'on ne serait pas là du tout ! Après toutes ces années passées ensemble, ne me dis pas que tu ne sais toujours pas que je ne peux pas vivre sans toi ! Et c'était valable aussi à l'époque !

- Tu aurais appris à vivre sans moi, Alec !

- Dois-je comprendre que si je mourais tu t'en remettrais facilement ?!

- Ce n'est pas ce que j'ai dit !

- Ça y ressemblait fortement pourtant!

- Arrête ! Je te dis juste qu'on a commis une erreur en laissant Simon se sacrifier à ma place !

- Non, c'est faux !

- Bien, alors on a commis une erreur en lui faisant retrouver la mémoire !

- Je n'allais pas me plier aux ordres d'Asmodée ! Je suis un chasseur d'ombres, et je chasse les démons dans son genre, je ne me plie pas à leurs exigences !

Magnus se leva et lui jeta un regard froid.

- Tu ne sais pas de quoi tu parles…

- Ah excuse-moi, j'oubliais que tu savais tout mieux que tout le monde, c'est vrai !

- Je t'avais dit qu'on n'aurait jamais dû adopter…

- Fais gaffe à ce que tu vas dire… Le prévint Alec.

- Tu le sais très bien… On n'a été égoïste, on a pensé qu'à nous… Et maintenant, c'est nos enfants qui en souffrent…

Flash Back- 5 ans plus tôt

Alec ferma la porte de l'appartement, ses yeux rivés sur la lettre qu'il tenait à la main. Elle portait le seau de l'Enclave, ce qui ne présageait rien de bon. La boule au ventre, il rejoignit son amant. Celui-ci était dans la salle de bain, en train de se préparer pour aller travailler au Pandémonium. Les enfants étaient dans leurs chambres. La maison était plongée dans le calme, mais le néphilim avait le pressentiment que ça n'allait pas durer. Il s'appuya contre l'encadrement de la porte. Magnus l'aperçut dans le miroir et se tourna vers lui. Il portait une chemise bordeaux qu'il n'avait pas encore refermée, laissant sa poitrine apparente, et un pantalon beige. Il s'approcha de son amant, qui, comme il rentrait de l'Institut, était habillé en tenue de combat : vêtements noirs et en cuir. Il passa une main sous son tee-shirt, et lui déposa des baisers dans le cou. Le chasseur d'ombres ferma les yeux et pencha la tête sur le côté pour lui laisser un meilleur accès.

- J'ai cru que je serais parti avant que tu ne rentres…

- Désolé, ces vampires étaient plus récalcitrants que prévus…

- Lily sans est sortit ?

- Ça va, elle se débrouille bien…

- Tu n'as pas été blessé j'espère…

- Non, je n'ai rien… Les enfants, ça va ?

- Oui, de vrais petits anges… Mais tu leur as manqué…

Alec sourit.

- Eux aussi ils m'ont manqué…

- Et moi ? Je t'ai manqué ?

- Bien sûr que oui !

- Parfait alors !

Le sorcier le souleva et le posa sur le meuble, tout en continuant ses baisers sur son cou. Il commença à défaire la ceinture de son amant, mais celui-ci l'arrêta.

- Attends…

Magnus s'écarta légèrement pour pouvoir voir le visage du néphilim. Celui-ci ne le repoussait jamais d'habitude…

- Alec, qu'est-ce qui se passe ?

Le jeune homme lui tendit l'enveloppe de l'Enclave.

- Je… J'ai peur de l'ouvrir…

Le sorcier la lui prit des mains, et l'ouvrit d'un coup sec. Dans tous les cas, ça allait être une mauvaise nouvelle, alors autant faire comme avec les pansements et faire ça d'un coup, sans hésitation, comme ça on n'en parlait plus. Il déplia la lettre. Au fur et à mesure de sa lecture, Alec remarqua que ses yeux prenaient une teinte plus jaune, et qu'il se tendait.

- Magnus ? Qu'est-ce qu'ils veulent ?

Le sorcier leva des yeux, emplis de colère, vers lui.

- Rafael, voilà ce qu'ils veulent !

Il jeta la lettre.

- Il est hors de question qu'il aille à Idris, je te préviens !

Devant la colère évidente de son amant, Alec retint le soupir de soulagement qu'il avait failli pousser : il s'attendait à une nouvelle bien pire.

- Tu sais bien que je ne le laisserais pas partir, il fera sa formation à l'Institut…

- Attends, parce que tu comptes faire de lui un chasseur d'ombres ?!

- C'est ce qu'il est, c'est dans son sang !

- Non, c'est un néphilim !

- Et les néphilims doivent suivre leur formation de chasseur d'ombres !

- Ton ancêtre, Tatiana Lightwood, n'était pas une chasseuse ! Elle ne savait même pas se servir d'un poignard séraphique ! Lui fit remarquer Magnus.

- A l'époque le nombre de néphilim était suffisant… Aujourd'hui, nous n'avons plus ce luxe, nous n'avons plus le choix… Rafael doit recevoir sa marque, et suivre la formation de chasseur d'ombres, ne serait-ce que pour sa sécurité !

- Rafael ne deviendra pas un chasseur d'ombres ! Hurla Magnus.

- Papa, qu'est-ce qu'il y a ?

Les deux hommes se retournèrent. Dans l'encadrement de la porte, se tenait Rafael, en pyjama, les cheveux en bataille et l'air endormi. Il se frotta les yeux.

- Pourquoi vous vous disputez ?

Alec le prit dans ses bras.

- On ne se dispute pas mon ange, ce n'est rien. Retourne te coucher… Lui fit Magnus, en lui déposant un baiser sur le front, tout en passant la main dans ses cheveux.

- Mais si ! Vous criez !

- Mais non, on parlait juste un peu trop fort ! Le rassura Alec.

Il le reposa au sol.

- Va te recoucher, j'arrive dans cinq minutes, et ne réveille pas ton frère !

- Il est déjà réveillé ! Si on avait des voisins, tout l'immeuble vous aurez entendu !

- Rafael, va te coucher ! Lui ordonna Magnus.

- Je veux savoir pourquoi vous vous disputiez !

- On ne se disputait pas, on te l'a déjà dit !

- C'est toujours pareil de toute façon, on n'a jamais le droit de savoir !

- Rafael, va te coucher ! Tout de suite !

Le petit garçon obéit à contre cœur. Magnus souffla.

- Il y a vraiment des fois où…

Alec l'entoura de ses bras.

- Chut, calme-toi… Je sais que tu as peur de le perdre, mais je veillerais sur lui, je mourais pour lui et tu le sais !

- Ouais, sauf que toi non plus je ne veux pas te perdre…. Sans toi…

- Je sais… Je suis là, les enfants vont bien, tout va bien… Mais Rafael doit recevoir sa marque de chasseur d'ombres ! Sans ses runes il est une proie facile ! Quant au reste, je vais parler à l'Enclave, Rafael fera sa formation avec moi, à l'Institut…

- Tu me promets que tu feras attention à lui ?

- Je te le jure, je serais toujours derrière lui…

Présent

- Tu te rends compte de ce que tu dis ? A t'écouter on pourrait croire que tu regrettes qu'on ait adopté Max et Raf….

- On n'aurait pas dû, effectivement…

Alec entra alors dans une colère noire, hurlant contre son amant, et balançant des objets à travers la pièce. Magnus lui attrapa les poignets.

- Arrête ! Alec, arrête ! Calme-toi !

Le jeune homme lui donna des coups sur le torse, avant de s'écrouler en pleurs dans ses bras. Le sorcier le serra contre lui.

- Excuse-moi… Tu sais que je les aime plus que tout, mais je ne peux pas m'empêcher de me dire que sans moi il n'en serait pas là…

- C'est n'importe quoi !

- Je sais… Je te demande pardon…

- Et si on n'arrive pas à les retrouver ? S'il les retrouve avant nous ?

Magnus ne répondit pas, se contentant de le serrer plus fort dans ses bras. Il ne voulait pas lui mentir, mais il ne pouvait pas non plus l'inquiéter encore plus. Asmodée les retrouverait avant eux, il en était certain….

Edom

Asmodée faisait les cent pas dans son royaume. Son fils et son cher amant lui mettaient des bâtons dans les roues. Quel idiot d'avoir cru que les fées pouvaient être capables de faire quelque chose ! Il y aurait une vengeance, leur Reine pouvait en être certaine. Mais pas maintenant, il avait des projets plus importants en tête. Il devait à tout prix mettre la main sur les deux garçons, et sur cette pierre… Après, le monde serait à lui…

- Mon fils, on sera bientôt réuni, ne t'inquiète pas… Ou plutôt si, inquiète-toi !

Le prince des Enfers éclata d'un rire cruel. Cachée dans un coin, Lilith, caressa le serpent autour de son cou, tout en observant Asmodée.

- Rit, mais si tu crois que je vais le laisser faire… Le monde m'appartient aussi, c'est à moi de le contrôler !

Espagne

Une main tremblante posée sur le couvercle de la boîte, Rafael hésitait à l'ouvrir. Il avait peur, peur de ce qu'il allait découvrir sur son père. On leur cachait tellement de choses… Le nombre de fois qu'il avait entendu ses pères se disputer, pour il ne savait quelle raison, la haine de son grand-père pour Magnus, et les relations tendues entre ce dernier et sa grand-mère. Il avait posé des questions, mais on ne lui avait jamais répondu. Il avait le droit de savoir… Alors, il ouvrit la boîte. Les deux enfants se penchèrent au-dessus, examinant son contenu. Max en retira un vieux parchemin, jauni par le temps.

- C'est un extrait de naissance… Annonça Max à son frère. Enfin, je crois…

- Il y a écrit quoi dessus ?

- Nom : Bane, Prénom : Magnus, Né le : 17 août 1610, Lieu : Madrid, Espagne…

- C'est faux !

- Ben c'est ce qui est écrit !

- Tu trouves que papa à la tête d'un espagnol ?!

- Ils ont quelle tête les Espagnols ?

- La même que moi, abruti !

- Ouais ben ça veut rien dire, peut-être que ses parents étaient originaires d'ailleurs, ça veut pas dire qu'il n'est pas quand même né en Espagne !

- Il n'est pas né en Espagne ! J'ai surpris une conversation entre lui et dad une fois, papa est né en Indonésie !

- T'as peut-être mal entendu !

- Non, je ne pense pas… Il y a écrit quoi d'autre ?

- Heu… Fils de : Identité inconnu, décédés… Fait par : Frère…

Il y eut un silence.

- Frère qui ? S'impatienta Rafael.

- Je sais pas, c'est effacé !

- Ok… Quoi d'autre ?

- Heu, ben c'est tout… Ah non, il y a un autre truc…. Statut : sorcier, niveau 1, haute surveillance. Ça veut dire quoi ça ?

- Je crois que ça veut dire qu'ils ont jugé que papa était très dangereux…

Max fronça les sourcils.

- Tu crois que je suis à quel niveau moi ?

- Niveau 100, tu fais peur à personne petit frère ! Lui fit Rafael en lui ébouriffant les cheveux.

- Pourtant, quand ils me voient, ils s'écartent tous sur mon passage… Marmonna tristement Max.

- Parce qu'ils sont cons !

Son frère allez répondre, mais il poussa un cri de douleur, se tenant la tête dans les mains.

- Max ! Qu'est-ce qu'il y a ?

- Je… sais…. Pas… ahhhh…. Hurla-t-il.

Rafael entendit alors une voix lui parler dans sa tête.

- « Ton frère n'est pas le bienvenu ici, il doit s'en aller »

Le jeune homme se retourna et se figea. Son cœur battait à cent à l'heure. Grands, un capuchon remonté sur leurs têtes, leurs bouches cousues, une dizaine de Frères Silencieux les entouraient. Son frère, le visage blême, continuait à hurler de douleur, se tenant la tête entre les mains.

- Arrêtez ce que vous êtes en train de lui faire ! Leur ordonna Rafael.

- « Tu n'as aucun ordre à nous donner, chasseur d'ombres. Vous avez pénétré sur un lieu sacré, et vous nous avez dérobé des objets placés sous haute surveillance ! »

- Pas tant que ça, visiblement !

- « Tu ne devrais pas être aussi insolent avec nous, Rafael Lightwood-Bane. »

Un Frère Silencieux s'avança alors vers lui, et, l'attrapant par le bras, le fit se relever. Rafael essaya de se débattre, mais l'homme le tenait d'une poigne ferme, et avait nettement plus de force que lui.

- « Tu vas nous suivre gentiment… »

- Lâchez-moi !

Il vit un autre Frère s'avançait vers Max, et il se débattit avec plus de force.

- « Calme-toi, ou nous serons obligés d'employer la force. »

- Allez vous faire voir !

Ils le tiraient de plus en plus en arrière, l'éloignant de son frère, autour duquel un groupe de Frère Silencieux s'était à présent rapproché. L'un d'eux plaça ses mains sur sa tête.

- Niveau deux… Annonça-t-il à ses pairs.

Max s'évanouit, et le Frère Silencieux, qui maintenait Rafael, dût le soulever du sol pour l'empêcher de se précipiter sur le jeune garçon.

- Maxxx ! Hurla-t-il. Qu'est-ce que vous lui avez fait ?! Maxxxx !

- Là où nous allons, ton frère ne peut venir…

- Maxxx ! Lâchez-moi, Maxxxx !

Le Frère Silencieux passa alors une main sur son front, et il tomba endormi. Lorsqu'il se réveilla, il se trouvait dans une cellule froide et sombre, ses poignets et ses chevilles menottés à des chaînes. Il replia ses jambes contre lui, entourant ses jambes de ses bras. Des larmes coulèrent sur ses joues.

- Max…

A suivre

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