Quelle triste nouvelle... Quoique, ça dépend pour qui... Mais c'est l'avant dernier chapitre de cette petite fic... Alala, que de souvenirs...
Chapitre 8 : Une belle journée ensoleillée
Un jeune professeur de sport marchait d'un pas joyeux dans le lycée, sifflotant un air de musique qu'il connaissait très bien et s'approcha étrangement du bureau du professeur de math. Il ne prit pas la peine de toquer à la porte, l'ouvrit directement et annonça ce qu'il tenait tant à dire d'un air relativement joyeux, le sourire aux lèvres, bref, une bonne humeur extrêmement apparente. Sano, qui n'avait pas sortit sa tête de ses copies de maths, demanda la même question habituel de la journée :
« Qu'est ce que tu fais là, Shinpachi, encore ?
-Sano ! Alors que je prends le soin d'être de super bonne humeur, que j'ai une chose super importante à te dire, c'est tout ce que tu trouve à faire ? Me poser cette même question, sans sortir ton nez de toute cette paperasse ?
-Shinpachi, comme tu ne le verrais pas, je suis occupé.
-Sano, c'est vraiment méchant ! Je te boude puisque c'est comme ça ! »
Shinpachi, comme pour donner raison à ses paroles, suivit ses paroles parle geste et prit donc un air boudeur. Cette attitude extrêmement puérile fit sourire Sano, qui se leva enfin de ses contrôles de math pour aller voir Shinpachi. Ce dernier jeta des petits coups d'œil pour voir si sa comédie marchait, mais il fut surpris que ses lèvres fussent happées par une autre bouche qu'il connaissait très bien.
« Shinpachi, penses-tu que je corrige mes cours maintenant juste pour t'embêter ?
-Benh... oui ?
-Mais non, je t'ai prévu une petite surprise ce soir, alors attend ce moment pour m'annoncer ce que tu tiens tant à dire, non ?
-C'est vrai Sano ?
-Oui.
-C'est vrai de vrai ?
-Oui.
-Vrai de vrai de vrai ?
-Mais oui je te dis.
-Yesss ! Merci Sano ! Je t'aime vraiment ! » Fit Shinpachi, repartissant aussi heureux qu'il était venu.
Sano, quant à lui, rigola toujours sur l'attitude exaspérante de Shinpachi, ne venait-il pas de lui dire ce qu'il attendait depuis autant de temps ? Sano pensa alors que son cher amant était vraiment irrécupérable. Mais après tout, depuis combien de temps le savait-il ? Combien de temps savait-il que leur jeu n'était plus resté dans le stade d'un simple jeu, mais qui avait tourné bien plus loin ? Sano sourit une derrière fois, vraiment, qui aurait pu deviner que l'enseignant de sport et de math vivrait plus qu'un simple jeu de coucher ensemble ?
Osen était en colère. Enormément en colère. Car l'homme qu'elle aimait, et elle devait bien se l'avouer, avait fait une très vilaine chose à sa meilleure amie, qu'était d'ailleurs la sœur de l'homme qu'elle aimait. Et cette vilaine chose ne plaisait pas du tout à la charmante jeune fille, qu'avait imposé un rendez-vous ici à son petit compagnon de la veille. Ce dernier était en retard car il avait hésité à aller au rendez-vous de guerre avec Kazama et celui de cette jeune fille qui l'aimait comme il était. Mais il avait finit par faire son choix, qui l'intrigua lui-même : la jeune fille. Et c'était en courant comme un demeuré qu'il arriva essoufflé devant sa princesse visiblement en colère.
« Dé-désolé, Sen-chan, mais j'ai eu quelques petits soucis dans les couloirs... »
Kaoru n'eu pas le temps de terminer sa phrase qu'il venait de se prendre une bonne gifle dans la figure. Ce dernier était surpris de la réaction de la jeune fille et la regardait avec de gros yeux ronds, ne comprenant plus rien, les larmes lui montant aux yeux.
« Va de suite t'excuser à ta sœur ! Je ne peux pas accepter que le premier homme pour lequel mon cœur bat aussi vite ait pu dire de tels propos horribles !
-Mais...
-Il n'y a pas de « mais » qui tienne ! Va t'excuser ! »
Le jeune Kaoru, effrayé par l'aura furieuse de Sen s'enfuit aussi vite à la recherche de Chizuru. Cette dernière était encore avec Heisuke, ce qui rendit la mission beaucoup plus difficile. Mais n'était-il pas un homme ? Même s'il avait toujours détesté cette nature de lui, pour Sen, il serait prêt à tout et vint en face de la jeune fille, qui sentit ses larmes remontaient, quant à Heisuke, il s'interposa entre les deux.
« Ne t'inquiète pas. Je ne suis pas venu en guerre, mais pour m'excuser.
-Pourquoi ce changement soudain !
-Des rencontres hasardeuses peuvent nous provoquer des changements en soi. J'ai rencontré quelqu'un qui m'a sauvé et qui m'accepte comme je suis. Je ne tiens pas à la décevoir, alors pardonne-moi Chizuru, fit le jeune Kaoru, s'inclinant, espérant que cela suffise.
-Kaoru nii-san... J'accepte tes excuses... Mais s'il te plaît, arrête de nous embêter, Heisuke et moi, avec Kazama. Nous voulons être ensemble et nous le resterons.
-Ne t'inquiète pas Chizuru, je ne t'embêterais plus, quant à Kazama, je ne sais pas. »
Après ça, Kaoru repartit, se dépêchant en courant dans les couloirs voulant le plus vite possible retrouver sa chère Osen. Heisuke remarque cette infraction et le fit remarquer, trouvant vraiment la vie injuste. Cette remarque eu l'effet de faire sourire Chizuru qui se sentit mieux, maintenant que tout ceci n'était que du passé. Heisuke lui promit alors de faire en sorte que Kazama ne leur chercherait plus des noises et ils pourront enfin vivre leur amour tranquille. Chizuru fut vraiment aux anges à ce moment là, plus personne n'allait s'interposé entre eux deux et ils pourront vivre leur vie comme bon leur semblait.
Kaoru venait d'arriver devant Sen, et cette fois à genou, lui dit qu'il s'était excusé et que Chizuru l'avait pardonné. Et la jeune fille fut à son tour ravi que l'homme dont son cœur s'était emballé ne soit plus ce mauvais petit garçon grincheux qu'elle aimait beaucoup. Toutefois, elle fut surprise qu'il se soit directement agenouillé devant elle, mais quand elle vu la surprise que lui avait offert le jeune garçon, elle sauta presque de joie.
« Sen-chan, est-ce que tu voudrais sortir avec moi ? », fit le jeune garçon, lui offrant par la même occasion une magnifique bague qu'il avait acheté le matin même.
« Kaoru-kun ! Bien sûr que oui !
-Je te promets que pour nos fiançailles, je t'offrirais une bague digne de ce nom. »
La jeune fille était vraiment admirative devant ce garçon qu'apparaissait toujours grognon. Cela faisait un certain temps que les deux jeunes tourtereaux se tournaient au tour, mais ce ne fut qu'hier qu'ils s'étaient véritablement aimés.
Soji venait enfin de retrouver Saito, qui, comme d'habitude mangeait tout seul. L'adolescent aux yeux verts, en cherchant Saito, avait appris que l'affaire de la veille avait été vite réglée, comme quoi Ito était vraiment mauvais. Il alla alors le dire au gaucher, qui laissa apparaître un simple sourire.
« C'est tout ce que cela te fait ? N'es-tu pas heureux de pouvoir discuter comme avant avec Hijikata-san ?
-En fait... je... Et bien... Heu... Je ne pense pas ressentir cette même sensation qu'avant... Je ne comprends pas pourquoi. »
Soji crut monter au paradis en entendant ces paroles. Il était désolé pour Hijikata, mais c'était lui qu'avait tenu jusqu'au bout.
« Hajime-kun...
-Oui ?
-Et-est-ce que tu... voudrais... Je t'aime. »
Saito s'arrêta soudain de fonctionner, mais remarquant qu'il bloqua comme la dernière fois, il se donna une bonne tape intérieur, il devait arrêter avec ça. Il n'était plus avec ses parents, il n'avait plus à avoir peur d'aimer. Il était libre de ressentir ce qu'il voulait et prit cette fois son courage à deux mains et répondit à sa façon à la demande de Soji. Le gaucher s'empara à son tour, comme en signe de revanche, les lèvres de Soji qui fut surpris, ils se séparèrent pour reprendre du souffle, et Saito fut cette fois rouge comme une pivoine, repenchant sa tête dans son bento à moitié vide.
« C'est... c'est ma réponse. Je... j'ai du mal avec les mots pour ce genre de chose après tout.
-Tu... tu m'aimes vraiment, Hajime-kun ? C'est vraiment vrai ?
-Puisque je viens de te le dire Soji...
-Viens avec moi ! »
Soji traina ce pauvre gaucher qui ne savait plus où se mettre et l'emmena en dehors du lycée, où personne ne s'y trouvait. Une fois posée, il profita pour piquer quelques aliments dans le bento du jeune gaucher et il les trouva vraiment délicieux. Hajime, voyant la mine satisfaite et admirative de Soji, rougit de plus belle, et lui offrit tout son bento. Soji, après avoir demandé s'il ne voulait plus rien, le finissait en se régalant, où pour une fois, il mangeait comme il se le devait. Saito souriait au fond de lui, il était certes soulagé que la fausse accusation pesant sur Hijikata ne soit plus, mais voir Soji, lui qui a toujours été son contraire, l'aimer et apprécier énormément son bento était pour lui la plus belle chose qu'il ne pouvait imaginer. Il était vrai qu'il y a quelques jours encore, il ressentait ce même sentiment envers Hijikata. Mais ce rapprochement avec Soji avait fait dévié son petit cœur, qui à ce moment là, ne savait plus où se mettre. Mais ce qu'il était certain, c'était que peu à peu, il redécouvrait ce qu'était l'amour, et il en était ravis.
Soji venait de terminer le délicieux bento qu'il venait de dévorer et aperçut un sourire et un visage rayonnant de Saito. Surpris au début, il amena le corps de Saito contre lui pour lui faire un immense calin.
« Hajime-kun, est-ce que tu ressens cette chaleur qu'émane de mon corps ?
-O-oui.
-C'est toi qui me la provoque, et ce depuis un moment déjà, et je te l'offre en guise de cadeau, pour ton petit cœur. »
Et le gaucher aimait vraiment ce cadeau, il se sentait tellement bien contre le torse de l'être aimé. Ecoutant les doux battements de son cœur résonner avec le sien. Il aurait pu rester là le restant de sa vie, partageant aussi la chaleur que lui-même dégagée, provoquée par sa paire. Mais cela ne put perdurer. L'adolescent aux yeux saphir vit apparaître deux personnes qu'il reconnaissait très bien, à l'entrée du lycée. Comme par reflexe, il se sépara de suite de Soji, ce qui surprit ce dernier, et baissa la tête. Quant à Soji, il ne comprit pas ce soudain comportement et demanda à Saito ce qu'il pouvait bien se passer, malheureusement pour lui, il ne comprit que lorsque l'un des deux inconnus s'était rapproché et avait éjecté ce pauvre Soji.
« C'est ici que tu te cachais, fils indigne ! »
Soji crut manquer un battement. Alors cet homme, au visage sévère et à l'attitude violente, était le père de son Hajime, celui là même qui l'avait blessé et provoquer un profond traumatisme. Et cela se voyait à l'attitude du gaucher, crispé et tremblant, ne pouvant regarder en face. Mais en tout cas, ce qui énerva l'adolescent aux yeux émeraude, fut les larmes qui tombèrent de ses joues que son amant tenté bien de cacher.
