Bonsoir à toutes!
Voilà le chapitre 8 et j'espère qu'il vous plaira!
Pour commencer, voici mes réponses aux guests:
A LalaWho: Je sais je suis un peu sadique. J'aime les cliffangher lol. Sinon merci pour ta fidélité et j'espère que ce chapitre te plaira et répondre à tes attentes lol. Bisous
A mogo: Whouah quelle review j'adore! Et oui mon Oliver ( ben oui dans cette histoire c'est le mien lol) est très tourmenté et n'arrive pas à gérer ses sentiments comme la jalousie lol. J'espère que ce chapitre te plaira tout autant. Bisous
A Sarah: Merci et j'espère te revoir sur cette suite. Bisous
Voilà et merci encore à vous toutes!
Bonne lecture et laissez-moi un petit message en bas.
Bisous
Titi
Tommy et Laurel avaient une nouvelle à annoncer et devant le sourire brillant de la jeune femme, Oliver sut instantanément de quoi il s'agissait.
Tommy lui en avait parlé pendant des semaines et apparemment, il avait enfin sauté le pas. Il avait organisé ce dîner à quatre à L'Imperior le lendemain de sa demande, trop heureux de l'annoncer au monde entier.
Il fallait des mois pour obtenir une table dans ce restaurant mais Tommy Merlyn et Oliver Queen étaient des privilégiés. Ils étaient actionnaires majoritaires et Tommy gérait L'Imperior, en plus du Verdant.
Le restaurant était ouvert depuis seulement six mois mais il jouissait déjà d'un succès époustouflant.
- On va se marier ! annonça Laurel en souriant brillamment et Sarah poussa un cri aigu, s'extasiant devant le diamant qui ornait désormais l'annulaire de sa sœur.
Oliver sourit en buvant une gorgée de vin. Pourtant, son esprit n'était pas aux célébrations. Il était heureux pour ses amis mais son cœur était en souffrance. Il ne cessait de penser à Felicity et à son visage strié de larmes lors de leur dispute.
Ces larmes dont il en était la cause et il se haïssait pour ça. Il s'était acharné sur elle, lui aboyant dessus sans relâche. Il n'avait pas supporté qu'elle prenne sa soirée et lui réponde qu'elle n'avait aucun compte à lui rendre. Elle n'avait pas besoin de sa permission et la colère avait embrasé ses veines, endiguant toute raison.
Et il avait explosé. Il avait dépassé les bornes et Felicity était partie en pleurs. Il avait bien tenté de la suivre, de l'appeler mais en vain.
Il avait passé une dizaine d'appels sur son portable mais à chaque fois, la messagerie s'était enclenchée. Felicity n'avait pas répondu, ni ne l'avait rappelé et Oliver avait failli plus d'une fois aller chez elle pour s'excuser de son comportement odieux.
Il était jaloux ! Jaloux de sa récente relation avec ce Barry Allen.
Jusqu'à ce jour où il les avait surpris main dans la main, Oliver ignorait que Felicity fréquentait quelqu'un et encore moins ce gamin. Il s'était alors renseigné sur lui et avait appris qu'il faisait partie de ses propres employés. Il occupait même le bureau voisin à celui de Felicity.
Toutes les nuits, Oliver se demandait alors si elle était avec lui en ce moment. Si Barry avait le droit de toucher sa peau, de la caresser, de l'embrasser...Et il devenait fou. Il n'en avait pas le droit mais toutes ces émotions que lui inspirait Felicity le mettaient au supplice.
Oliver n'arrivait pas à les gérer alors il reportait cette frustration sur elle, en lui criant dessus, lui assénant des reproches plus mensongers les uns que les autres.
Et ce soir, il l'avait perdu. Felicity était partie. A cause de lui. Et les paroles de John refirent surface, l'anéantissant davantage.
Il avait tout foiré et elle était partie. C'était ce qu'il avait voulu. Qu'elle parte avant que les ténèbres qui l'entouraient ne l'atteignent et l'engloutissent. Il devait la protéger de lui, du danger auquel il l'exposerait si elle restait à ses côtés.
Pourtant son cœur souffrait le martyr et le visage de Shado apparut brusquement dans son esprit, le tourmentant encore plus. Des bribes de son passé refaisaient surface depuis quelques jours, le hantant plus que jamais.
Et son poing se serra convulsivement autour de son verre de vin alors qu'il entendait sa voix résonner dans sa tête.
« Tu sais ce que tu dois faire. »
Encore aujourd'hui, après toutes ces années, il n'avait pas appris de ses erreurs et avait perdu plus qu'il n'aurait cru.
Il avait perdu son cœur et ce dernier revint soudainement à la vie quand Oliver aperçut Felicity. Elle se tenait à une table du fond, accompagnée de Barry Allen. Ce dernier avait posé une main sur la sienne et le corps d'Oliver se tendit, prêt à bondir.
Ce fut à cet instant que leurs regards se happèrent.
Tant de douleur transparaissait dans ses yeux bleus qu'Oliver faillit la rejoindre sur le champ et se jeter à ses pieds pour qu'elle lui pardonne. Elle devait lui pardonner. Il n'y avait pas d'autres options. Il ne le supporterait pas dans le cas contraire.
- Tu sembles ailleurs, constata Tommy à ses côtés et Oliver tourna vivement la tête vers son ami, pris sur le fait.
- Je dois être un peu fatigué c'est tout, coupa court le jeune homme en finissant son verre de vin et Tommy plissa des yeux, sceptique.
Son ami ne lui disait pas tout, il le sentait. La jolie blonde qui était attablée au fond du restaurant ressemblait étrangement à cette fille qu'Oliver avait dévoré du regard au Verdant.
Et ce dernier parut tendu le reste du repas. Il souriait, parlait quand il fallait mais tout cela n'était qu'une façade. Oliver paraissait distant et surtout avec Sarah. Tommy réalisa alors que son ami n'était pas totalement honnête avec elle. Et avec lui-même.
Subitement, Oliver se leva. Trois paires d'yeux le dévisagèrent et il sourit, impassible.
- Excusez-moi deux minutes.
Et il disparut au fond de la salle. Il suivait la jolie blonde et Tommy se crispa.
A quoi jouait Oliver ? Et qui était cette fille?
Elle tremblait. Tous ses membres tremblaient.
Que faisait-il là ?
Felicity pouvait encore sentir ses yeux bleu gris posés sur elle et son cœur avait tressauté quand elle avait aperçu cette lueur au fond de ses prunelles. De la douleur pure, qui l'avait saisi au plus profond de ses entrailles.
Pour la première fois, Oliver avait laissé transparaître ses émotions mais n'était-ce pas trop tard ?
Dans un soupir tremblant, Felicity posa ses mains sur les rebords de la vasque, affrontant son reflet dans le miroir. Elle ne savait plus où elle en était. Elle avait laissé Barry en plan, prétextant une envie pressante et voilà qu'elle était dans les toilettes des dames, se cachant d'Oliver et de ses yeux troublants.
Felicity était effrayée. Effrayée par tous ces sentiments que lui inspirait Oliver. Elle avait tout fait pour les enfouir au plus profond de son être, mais en vain. Malgré toutes les horreurs qu'il lui avait jeté à la figure, ces sentiments étaient encore là, bien présents dans son cœur.
La porte grinça avant de se refermer brutalement et Felicity sut de suite qui venait d'entrer. Les toilettes étaient désertes et leurs respirations semblèrent anarchiques dans ce silence.
Ses yeux restèrent fixés sur son reflet. Pourtant, elle pouvait sentir sa présence tout autour d'elle, son odeur si masculine l'envelopper.
Felicity se haït de ressentir tout ça. Barry l'attendait mais son cœur, lui, ne semblait reconnaître que lui. Oliver.
- Ce sont les toilettes des dames, cracha-t-elle d'une voix chevrotante, le regard fuyant, car si elle plongeait dans ses yeux, elle avait peur de fondre et de se perdre. Tu n'as rien à faire ici !
- Felicity, pria-t-il comme une supplique et la jeune femme ferma les yeux, son cœur tambourinant dans sa poitrine.
« Ne le regarde pas, ne le regarde pas ! »
Sa petite voix intérieure ne cessait de lui répéter ce mantra en boucle. Si elle le regardait, elle était perdue. Elle le sentait.
Et Felicity s'éloigna vivement quand Oliver fit un pas dans sa direction. Dans le mouvement, elle releva la tête et leurs yeux se happèrent.
Felicity haleta devant la profondeur de son regard, devant la souffrance qu'elle lisait sur son visage et son cœur menaça de sortir de sa poitrine. Oliver semblait si vulnérable, si désemparé.
- Tu ne devrais pas être là, souffla Felicity. Sarah...Tes amis doivent t'attendre.
- Je sais, répondit Oliver d'une voix faible. Mais il fallait que je te vois. Quand je t'ai vu là, il fallait...
- Tu n'as pas à t'expliquer, le coupa Felicity alors qu'il faisait un autre pas vers elle. Ce qui est fait est fait.
- Non s'il te plaît, supplia Oliver. Ecoute-moi...
- Ne t'inquiète pas, l'interrompit froidement Felicity. Je ne dirais rien sur ta double identité si c'est de cela dont tu as peur.
- Tu ne comprends rien ! gronda Oliver en levant les yeux au ciel et Felicity se figea subitement quand il combla en deux enjambées l'espace qui les séparait.
Prise de court, elle haleta au moment où Oliver prit son visage en coupe, l'obligeant à plonger ses yeux dans les siens. Ils étaient si proches. Trop proches et Felicity sentit son cœur battre la chamade.
Que se passait-il ?
Felicity nageait en eaux troubles et le comportement changeant d'Oliver ne faisait que renforcer son sentiment.
- Je suis désolé, avoua-t-il dans un soupir. J'aimerai tellement dire plus...
Oliver ferma les yeux un instant, son souffle caressant son visage et Felicity frissonna sous la chaleur de sa peau.
Elle était comme hypnotisée alors que ses pouces dessinaient l'arrondi de ses pommettes, ses doigts s'entortillant dans le même temps dans ses boucles dans le creux de sa nuque.
Son toucher l'électrisait, la rendant folle mais elle ne pouvait pas. Ils ne pouvaient pas.
- Oliver, soupira Felicity la gorge soudain sèche et les yeux du jeune homme s'assombrirent dangereusement alors qu'elle s'humectait les lèvres. Oliver...
Sa voix était aussi faible qu'un murmure et leurs souffles se mélangèrent, leurs peaux s'effleurant. La main d'Oliver se crispa dans sa nuque et Felicity réalisa alors la folie qu'ils étaient sur le point de commettre.
Pourtant, elle était totalement sous son emprise comme hypnotisée. Elle était dans l'incapacité physique de s'éloigner de lui et ses jambes chancelèrent dangereusement quand son bras s'enroula autour de sa taille, la rapprochant de lui. Leurs corps se frôlèrent et Felicity agrippa sa chemise, la froissant.
Les muscles d'Oliver se raidirent sous ses doigts et leurs souffles s'accélérèrent comme pris de frénésie.
- Que faisons-nous ? soupira Felicity, sa joue frôlant la sienne et les lèvres d'Oliver se mouvèrent sur sa peau alors qu'il murmurait:
- Je ne sais pas.
- Je suis avec Barry.
- Je sais ça.
- Tu es avec Sarah.
- Je sais, répéta Oliver en trouvant le coin de sa bouche. Mais c'est plus fort que moi. J'ai bien tenté de te repousser mais je ne peux pas...
Leurs yeux se croisèrent une fraction de seconde et leurs lèvres s'effleurèrent pour la première fois. Felicity haleta, ses doigts se resserrant sur ses avant-bras et Oliver la plaqua contre lui, fourrageant dans ses cheveux, approfondissant leur baiser.
Leurs bouches s'épousèrent, se titillèrent et un grondement sourd vrombit dans la poitrine d'Oliver. Il voulait plus. Tellement plus. Plus d'elle, de son parfum de jasmin, de sa peau. Il avait lutté si longtemps qu'à la seconde où il avait goûté à ses lèvres framboise, il avait laissé tomber les armes.
Felicity gémit alors que sa langue se faufilait dans sa bouche et elle réalisa subitement l'erreur qu'elle commettait.
Alors sans ménagement, elle le repoussa, brisant leur baiser et plaqua une main sur ses lèvres gonflées, les yeux écarquillés d'effroi.
- Oh mon Dieu...Non...
- Felicity, tenta Oliver d'une voix encore rauque de désir.
Mais dès qu'il fit un pas dans sa direction, elle s'enfuit, claquant la porte des toilettes derrière elle.
Et le cœur d'Oliver se serra douloureusement dans le silence.
Jasper était furieux alors qu'il s'engouffrait à grandes enjambées dans la tour de Queen Consolidated.
Il passa les portiques de sécurité et demanda le bureau d'Oliver Queen. Il tenta du mieux qu'il put d'étouffer sa colère alors qu'il l'apercevait à travers la vitre.
Le visage en pleurs de Felicity apparut alors devant ses yeux et ses poings se serrèrent, prêts à en découdre. Oliver Queen tourmentait son amie depuis bien trop longtemps maintenant et il allait y mettre fin.
A l'instant où elle avait franchi le seuil de leur appartement, Felicity était tombée dans ses bras, pleurant à chaudes larmes et un tas de questions l'avait assailli. En partant pour son rendez-vous, tout avait semblé si idyllique et voilà qu'elle sanglotait dans ses bras, imbibant sa chemise.
« - Il a tout gâché...Tout gâché, avait-elle murmuré d'une petite voix.
- Qui ? avait-il demandé en séchant ses larmes. Barry...Si il a osé te forcer ou pire encore, je lui tomberai dessus.
- Non. Barry a été parfait, avait-elle dit en reniflant. C'est moi...Je...On s'est embrassé mais il a tout gâché. Oliver a tout gâché... »
A l'entente de ce nom, Jasper s'était crispé mais n'en avait rien laissé paraître, berçant son amie jusqu'à ce qu'elle s'endorme d'épuisement. Jasper ignorait à quel jeu jouait Oliver Queen mais il était hors de question que Felicity en fasse partie et devienne son nouveau trophée.
Alors ce matin à la première heure, sa décision avait été prise. Oliver Queen ne s'approcherait plus de son amie.
- Vous ne pouvez pas rentrer, l'avertit une jolie rouquine et Jasper revint au présent. Mr Queen n'est pas disposé à vous recevoir.
- Il le sera, bien ou malgré lui, répondit-il en la contournant et il ouvrit la porte du bureau à la volée, la jeune femme sur les talons.
Oliver Queen releva vivement la tête des dossiers qu'il étudiait et son regard se posa sur un Jasper furibond.
- Je suis désolée Mr Queen mais..., se confondit Erin en excuses mais il la coupa en levant une main.
- Ça ira Erin. Vous pouvez disposer.
- Bien Mr Queen, fit-elle en fermant la porte vitrée derrière elle et l'atmosphère se chargea d'électricité.
Oliver soupira et se leva devant le regard haineux de Jasper Tate. Il savait pour quelle raison il était là.
Felicity.
Encore maintenant, il pouvait ressentir la douceur de ses lèvres, le doux gémissement qu'elle avait lâché quand il l'avait enlacé dans ses bras. Pourtant son cœur portait encore la cicatrice de sa fuite.
Oliver savait qu'il n'aurait pas dû laisser ses sentiments prendre le dessus mais il n'avait pas pu résister. Elle était là, devant lui, les yeux hésitant entre l'espoir et la méfiance. Et il avait baissé la garde. Il avait voulu quémander son pardon mais être si proche d'elle, respirer son parfum envoûtant avait réveillé la bête qui sommeillait en lui.
Pendant quelques minutes, ils avaient fait abstraction du temps et des personnes qui les attendaient derrière cette porte. Mais la réalité les avait rattrapé et Felicity s'était enfuie, sans lui laisser le temps de placer deux mots.
Quand il était enfin sorti des toilettes, elle n'était déjà plus là et tout le reste de la soirée, Tommy l'avait dévisagé, insistant. Son meilleur ami se doutait de quelque chose et il lui avait glissé ces quelques mots alors que Laurel et Sarah récupéraient leurs manteaux.
« Je ne suis pas idiot, Oliver. Je ne sais pas qui était cette fille mais tu devrais être honnête avec Sarah et surtout avec toi-même ».
Et Oliver avait médité sur ces mots toute la nuit durant. Il fallait qu'il mette un terme à sa relation avec Sarah. Il ne pouvait plus nier ses sentiments pour Felicity et encore moins maintenant qu'il avait goûté à la saveur de ses lèvres.
- Ne vous approchez plus d'elle, gronda Jasper sur un ton menaçant et Oliver s'arracha à ses pensées. Je ne sais pas à quel jeu pervers vous jouez en ce moment Mr Queen mais laissez Felicity en dehors de ça. Vous pouvez avoir toutes les femmes que vous voulez mais ne touchez pas à Felicity ! Est-ce clair ?
- Vous osez me menacer, rétorqua Oliver d'une voix basse, dangereuse et les deux jeunes hommes s'affrontèrent du regard avant que Jasper ne réplique :
- Laissez Felicity tranquille, c'est tout ce que je vous demande.
Et Jasper tourna les talons, sortant du bureau. Oliver se laissa tomber dans son fauteuil et ferma les yeux un moment. Encore une fois, il avait blessé Felicity mais il fallait qu'il la voie, qu'il s'explique. Et ensuite si elle jugeait de ne plus le voir, il la laisserait tranquille.
Se levant d'un bond, Oliver s'apprêtait à retrouver Felicity quand Erin entra dans son bureau, un paquet dans les mains.
- C'est arrivé ce matin Mr Queen, l'informa-t-elle en lui tendant le colis et Oliver fronça les sourcils en l'ouvrant.
Et il eut l'impression de prendre un uppercut en plein visage, lui coupant le souffle.
Au fond du paquet se trouvaient des plaques militaires et une note où étaient écris ces quelques mots.
« Tu te souviens gamin ? »
