Désolée pour l'attente ! :)


Chapitre 8

Le lendemain matin, Gaius tenta difficilement de réveiller Merlin, puis, comprenant que son protégé était épuisé, il décida de le laisser dormir, Arthur ne serait probablement pas trop fâché.

Arthur était lui aussi très fatigué, et ne se réveilla qu'en milieu de matinée, puisque Merlin n'était pas venu. A vrai dire, il aurait dormi encore longtemps si Leon n'avait pas fait irruption dans la pièce.

- Oh pardon Sire ! Je vous pensais réveillé.

- Que… Quelle heure est-il ?

- Un peu plus de onze heures, Sire.

- Quoi ? Mais… Où est encore passé Merlin ?

Désormais bien réveillé et légèrement agacé par l'absence de son serviteur, Arthur quitta son lit, décidé à ramener Merlin par le foulard s'il le fallait. Cependant, avant qu'il n'ait pu bouger davantage, Leon le coupa dans son élan.

- J'ai les informations que vous m'avez demandé, voulez-vous les entendre maintenant ?

Il fallu quelques instants au roi pour se rappeler qu'il avait envoyé Leon se renseigner sur Theo. Il jugea alors qu'écouter son chevalier était la priorité, et qu'il aurait tout le loisir de retrouver Merlin et de lui donner une liste de corvées pour le punir de son retard plus tard.

- Je vous écoute.

- Eh bien, à vrai dire, je n'ai trouvé que peu de choses. Il a vécu à Ealdor quelques temps avec son père, puis ils sont partis une nuit sans rien dire à personne, selon Hunith en tout cas.

- Hunith ? Vous avez demandé à Hunith ?

- Oui, mais ne vous inquiétez pas, elle ne dira rien à Merlin.

- Très bien, continuez.

- Personne n'a pu me dire ce qu'il était arrivé à sa mère, cependant tous étaient d'accord pour dire que son père se comportait étrangement.

- Que voulez-vous dire ?

- Eh bien, il semblerait qu'il lui arrivait parfois de s'énerver sans raison, et plutôt violemment contre Theo, et certains pensent que….

Plongés dans leur discussion, les deux hommes n'entendirent pas la porte s'entrouvrir, ni ne virent Theo passer sa tête dans l'embrasure. Ils continuèrent donc leur discussion sans savoir qu'ils étaient espionnés.


Une fois Leon parti, Arthur s'habilla rapidement, seul puisque Merlin ne daignait toujours pas se montrer, et eut un sursaut en se retrouvant face à Theo dans le couloir.

- Arthur.

- Theo. Vous voulez quelque chose ou bien vous me faites juste l'honneur de vous présenter à moi ?

-Je me demandais comment vous le viviez.

- Comment je vis quoi ? s'agaça Arthur

- Le fait de mentir à votre soi-disant ami.

- Je ne vois pas de quoi vous parlez, déclara Arthur en tournant les talons.

- Vous savez, je ne suis pas sûr qu'il sera ravi d'apprendre que vous sondez sa mère pour enquêter sur ses amis.

Arthur se stoppa, et se mordit la lèvre.

- Comment.. ?

- Vous devriez apprendre à vérifier que personne ne vous entende lorsque vous discutez avec sir Leon.

- Vous feriez mieux de ne rien dire.

- Et pourquoi cela ? Vous n'avez rien, Arthur, rien du tout. Vous pouvez toujours lui dire ce que Leon a appris, mais je parie qu'il sera plus énervé contre vous pour avoir trahi sa confiance que contre moi pour avoir eu un mauvais père. Ce serait encore pire si vous décidiez de m'envoyer en cellule. Vous voyez, vous n'avez rien. Je mène le jeu ici.

Puis, se rapprochant du roi, il lui murmura presque.

- Mais ne vous inquiétez pas, je vous enverrai une carte lorsque Merlin et moi serons loin d'ici, vous pourrez la lire avec vos amis. Oh, mais c'est vrai, vous n'avez jamais eu d'amis si ce n'est Merlin. Quel dommage que cette amitié ne soit pas faite pour durer, vous allez encore vous retrouver seul.

Cette fois, c'en était trop pour Arthur. Ses nerfs lâchèrent et il se vit à peine envoyer son poing dans la figure de Theo. Il s'apprêtait à lui asséner un deuxième coup lorsqu'une voix le stoppa.

- Arthur !

Le roi se mordit la lèvre en soupirant. Merlin. Cette fois, il y avait peu de chances pour que son ami le croie.

Merlin se précipita et releva Theo, qui s'était laissé tomber au sol, tout en lançant un regard interrogateur à Arthur.

- N'osez pas prétendre que vous ne m'avez pas frappé cette fois, geint Theo.

- Oh non, je l'ai frappé, répondit Arthur en s'adressant à Merlin. Mais…. Mais c'était la première fois, je te le jure.

- Pourquoi avez-vous fait ça ?

- Parce que j'ai découvert qu'il avait envoyé sir Leon récolter des informations sur moi, et que je voulais te dire. Il m'a frappé pour me faire taire.

- Quoi ? Non, ce n'est pas…

- Avez-vous…Réellement…Demandé à Leon de faire ça ? demanda Merlin en priant intérieurement pour qu'Arthur lui réponde négativement.

- Oui… Mais je…

- Non, taisez-vous. Je ne vous croyez pas capable d'une telle basserie, Arthur.

Blessé, Merlin s'en alla, au bord des larmes. Il commençait à se dire qu'il aurait mieux valu que Theo ne vienne jamais à Camelot. Lorsque ce dernier tenta de le rejoindre, il lui intima de le laisser seul, ne voulant ni Theo ni Arthur près de lui.


Deux jours entiers passèrent sans que le sorcier n'adresse la parole à Arthur, ou à Theo, passant ses journées avec Gaius ou seul lorsque ce dernier tentait de le réconcilier avec le roi.

Arthur, quant à lui, commençait à déprimer. Il maudissait Theo de tout son être, et aurait fait à peu près n'importe quoi pour que Merlin accepte de lui parler, pour retrouver cette complicité qu'ils avaient au à la taverne.

Voyant leurs amis se déchirer, Gwaine, Perceval, Leon et Elyan décidèrent qu'il était grand temps de s'en mêler. Ils avaient donc élaboré un plan, et Gwaine se proposa d'en parler à Arthur.

Le chevalier se retrouva donc dans la chambre du roi, persuadé de détenir la solution à leurs problèmes.

- Je sais comment vous pouvez regagner la confiance de Merlin, Sire.

- Laissez tomber, Gwaine. Si Merlin voulait encore être mon ami, il serait venu.

- Puisque je vous dis que je sais comment arranger les choses ! Vous n'allez même pas m'écouter ?

- Pour quoi faire ? Espérer et être encore plus déçu après ? Non merci.

- Qu'est-ce que vous êtes têtu ! Ecoutez- moi, au moins. Leon, Elyan, Perceval et moi en sommes venus à la conclusion qu'il n'y avait qu'un seul moyen pour prouver définitivement à Merlin que c'est Theo qui a tout manigancé.

Intrigué malgré lui, Arthur tourna la tête pour regarder son chevalier.

- Il faut que Theo avoue. Devant Merlin bien sûr.

Arthur esquissa un sourire ironique.

- Bien sûr, c'est tellement facile à faire.

- Eh bien, en réalité ça l'est. Vous pouvez assez facilement faire avouer Theo, il faut juste faire en sorte que Merlin arrive au bon moment.

- Je vous rappelle que Merlin ne me parle pas.

- Mais il me parle, à moi. Et tout le monde sait que je suis irrésistible, je peux l'attirer où je veux, affirma Gwaine en lançant un sourire éclatant.

- Ca ne marchera pas.

- Oh, ne soyez pas rabat-joie.

- Ca ne marchera pas, Gwaine. Theo a toujours un coup d'avance sur moi.

- Seulement si il est conscient de ce qu'il fait.

- Alors quoi ? Je l'emmène à la taverne et j'attends qu'il ait suffisamment bu ?

- La rage, Arthur. Personne n'est capable de se contenir lorsque la colère prend le dessus. Vous devez juste énerver Theo comme jamais, quitte à vous prendre un ou deux coups, et je m'occupe de Merlin. Facile, je vous dis.

- Et vous savez aussi comment l'énerver, je suppose ?

- Moi non. Leon oui.

Un regard malicieux passa sur le visage de Gwaine, et Arthur se dit que s'il parvenait à récupérer Merlin, il augmenterait ses quatre chevaliers. Ou plutôt, il augmenterait Leon, Perceval et Elyan, et offrirai la taverne à Gwaine. Cela dit, il n'avait aucune certitude quant au plan proposé.


On arrive à la fin de cette fic, encore un ou deux chapitres max ! J'espère que vous aimez toujours autant et que la fin prévue vous satisfaira :')