Bonjour tout le monde, après presque 3 mois d'absence outch! Je suis de retour avec un chapitre qui m'a donné du fil à retordre et que j'ai recommencé un nombres incalculables de fois. Et oui après au moins 6 chapitres à vous rendre chèvre, je vous raconte ENFIN la vérité et rien que la vérité messieurs les juges!
Je tiens à remercier toutes les personnes qui m'ont encourager par des reviews inquiètes à ne pas de ne pas me décourager, merci du soutien!
Je remercie également Audrey, pour sa correction, merci chère collègue pour ton travail rapide et ton soutien.
Merci tout le monde pour les reviews, inscrits et anonymes, les alerts, pardon de l'attente.
Maintenant, je n'ai plus qu'à vous dire bonne lecture du plus long chapitre que je n'ai jamais écrit, c'est le dernier, il ne reste après plus que l'épilogue.
Les musiques comme d'habitude sur mon profil pour ceux qui veulent.
Bonne lecture, on se retrouve en bas!
Chap 7
Previously in Remember me
Perdue, une seule question franchit mes lèvres, la seule que je m'étais posée tout le temps sans pouvoir y répondre.
« Qui es-tu? » Edward ne me répondit que d'un sourire triste, mais les yeux pleins d'espoirs.
-You and Me – Lifehouse -
Tout mon être me criait une réponse que je n'arrivai pas à comprendre, la réponse était là, je le savais. Edward continuait de me fixer, son regard me scrutant comme si il savait le combat qui se déroulait en moi.
Je continuai à le fixer, cherchant une quelconque réponse, venue comme une lumière que l'on allume. Mais tout ce que je récoltai c'était une douleur dans mon crâne, brouillant ma vue, me faisant tomber à genoux dans la pelouse, mouillée par la rosée.
« Bella calme-toi, me parvint une voix à côté de moi que j'identifia comme celle d'Edward.
-Je suis si près du but, murmurai-je désespérée.
-Calme-toi, ça ne sert à rien de te forcer, me conseilla-t-il, en posant sa main fraîche sur mon front, calmant légèrement la douleur, la rendant plus supportable.
-Edward, commençai-je, on se connaît n'est-ce pas ? Cette chanson…souvenir…Edward ? Balbutiai-je en le fixant.
-….
-EDWARD, criai-je tellement fort et désespérée que j'avais l'impression que mon crâne allait se fendre en deux d'une minute à l'autre.
-Chut, murmura-t-il en me prenant dans les bras et en me berçant comme l'on berce un enfant. Ferme les yeux Bella, calme-toi, je t'expliquerai après.
L'écoutant je fermai les yeux, encore une fois, des images apparurent.
J'étais dans une bibliothèque, regardant les livres, leurs couvertures de différentes couleurs, l'odeur du papier neuf se mélangeant à l'ancien. Tout cela créant un cocktail fascinant pour moi. Tellement absorbée, dans les livres, je ne sentis pas la présence derrière moi, ou peut-être avais-je pensé que personne n'allait rentrer.
Une petite voix me fit sursauter en me demandant :
« Tu es la fille des nouveaux voisins?
Lorsque je découvris la personne se cachant derrière cette voix, je découvris Edward, je sentis ma fascination pour ce petit garçon, aux yeux particuliers.
-Oui, répondit-je timidement. Euh... je suis désolée d'avoir regardé les livres, mais je...j'ai peur d'aller voir les autres.
-Je m'appelle Edward, je...
-Oh c'est toi qui habite ici, interrompis-je.
-Pardon oui, si tu veux je peux te présenter les autres, ils ne sont pas méchant tu sais. Et puis s'ils t'embêtent, moi je reste avec toi.
-Merci, remerciai-je en sentant mes joues s'échauffer. Je le suivis en sachant parfaitement la destination : le parc. C'était la scène de la bibliothèque où Edward avait rencontré Lucy. J'étais elle, mais spectatrice.
Je les vis tous assis en train d'attendre Edward.
-Hey tout le monde, je vous présente notre nouvelle voisine, me présenta Edward, prenant très à cœur son rôle, il était mignon.
Je savais déjà que la situation allait se dégrader, avec l'intervention de Jessica, faisant intervenir Edward dans son rôle attendrissant de preux chevalier.
-Salut, lança le groupe.
-Et tu viens d'où? Demanda Jessica jalouse de l'attention d'Edward sur la nouvelle fillette.
-De Forks, dans l'état de Washington, récitai-je consciencieusement.
-C'est sûrement moche, comme toi, se moqua Jessica, faisant ricaner ses amies et rougir de honte la fillette qui baissa la tête. Pff ta robe en plus, elle est même pas jolie aussi, et ma maman elle tricote les vestes mieux que ça.
-C'est ma mamie qui me l'a tricoté avant de partir au ciel, t'es méchante, sanglotais-je avant de partir en courant.
-T'es méchante Jessica », entendis-je Edward de loin en train d'accuser Jessica et la faire tomber par terre.
Créant inconsciemment une ennemie, qui fera tout durant ma scolarité pour m'enlever Edward.
Comment savais-je cette information ? Je n'en savais strictement rien, sinon que c'était une certitude.
Je sentis le petit Edward me suivre derrière moi alors que je me dirigeai dans la forêt. Je le sentis me prendre dans ses bras alors que je m'étais écroulée contre un arbre. Je souris attendrie en entendant ces paroles réconfortantes :
« -T'inquiète pas, si Jessica elle t'embête, tu viens me voir et puis...on lui fera la misère aussi, me promit-il.
-Au fait comment tu t'appelles ? me demanda-t-il.
-Isabella…Isabella Swan, mais je l'aime pas trop, alors tu peux m'appeler Bella, ça fait jolie, m'entendis-je dire, alors que moi la spectatrice de ce souvenir j'étais choquée, face à cette révélation.
Peut-être que c'était seulement mon inconscient qui créait ce souvenir, pour me contenter moi pauvre amnésique sans passé, et qui cherche désespérément une famille ?
-Si tu veux on peut te trouver un nom ? me demanda Edward avec un grand sourire, chose qui n'était pas dans ce qu'il m'avait raconté.
-Ouais, m'enthousiasmai-je en sentant un grand sourire naître sur mon visage.
-Alors euh…qu'est-ce que tu penses de Belle, comme dans la Belle et la Bête, me proposa Edward.
-Euh non je veux un nom loin du mien.
-C'est quoi ton personnage préféré ?me demanda Edward en s'asseyant en face de moi sur un tronc.
-Hum, j'adore Alice d'Alice aux Pays des Merveilles.
-AH mais non tu ne peux pas, rétorqua Edward en me regardant penaud. Ma cousine s'appelle Alice.
-Oh dommage, alors j'aime bien Lucy, du Monde de Narnia.
-Ouais, cria Edward. Moi aussi, je l'aime bien, elle est très courageuse !
-Oui, rias-je avec lui.
-Mais je pense qu'elle est moins courageuse que toi, chuchota-t-il timidement en regardant ces chaussures.
-Alors comment tu t'appelles ? répéta-t-il avec un grand sourire.
-Je m'appelle Lucy », lui répondis-je avant de partir dans un fou rire, auquel Edward me suivit quelques secondes plus tard. Puis il s'approcha de moi et me présenta son petit doigt en me demandant : « Amis ?
-D'accord, répondis-je
-Pour la vie, promit-il.
-Pour la vie, répétais-je.
-Why - Secondhand Serenade -
J'ouvris les yeux, pour retomber sur les yeux émeraude d'Edward, mais qui n'avait plus rien d'enfantin. Je vis son regard attentif à chacun de mes gestes, angoissé qu'il m'arrive quelque chose.
-Pourquoi ? Lui demandai-je simplement.
-Les médecins me l'avais interdit, me répondit-il, sachant parfaitement de quoi je parlais.
-Je suis Lucy, clamai-je, en me relevant, pour me poster devant lui.
-Lucy, c'est le nom qu'on avait trouvé…
-Je sais…je…je viens de m'en souvenir, l'interrompis-je.
-C'est vrai ! S'émerveilla Edward en prenant mon visage entre ces mains.
-Pas si vite Edward ! L'interrompis-je une nouvelle fois, en m'éloignant de lui, sinon se serai trop dur.
-Pourquoi m'avoir fait croire tout ça, hein ? M'avoir fait croire que ton cœur était pris, que Lucy existait alors que moi…que MOI ! M'emportais-je, en sentant des larmes de rage, dégringoler mes joues.
J'avais confiance en lui, bon sang ! Tous ces mois où j'avais souffert un amour impossible, me résignant à être quelqu'un d'autre, puisque je n'étais personne… pour quoi ?
-Que voulais-tu que je fasse Bella ? Les médecins m'avaient prévenu qu'une personne amnésique ne retrouve pas sa mémoire si on lui raconte tous ces souvenirs, cela doit être naturel, tu devais retrouver ta vie et ton passé seule. Mais je ne pouvais pas te laisser dans cet établissement, JAMAIS BELLA ! cria Edward à son tour, ses mains dans ses cheveux, les désordonnant, faisant les cent pas devant moi, le regard torturé. Alors je t'ai amené chez moi, prenant le prétexte de cette association bidon, pour t'avoir avec moi. Mais les jours ont défilés sans qu'aucunes améliorations n'arrivent.
Puis, un jour ma mère m'a affirmé qu'une seule personne pouvait t'aider à retrouver la mémoire, et c'était moi. Alors j'ai créé ce « jeu » et Lucy qui nous avait tant aidés petits. Et on y est arrivés, hein ?
-Arrivés à quoi ? Tout ce dont je me souviens, c'est ce souvenir de nous petits où l'on s'est rencontrés, et cette chanson, où…où….
-Où je t'avouai mon amour, finit doucement Edward en me regardant.
-Edward, est-ce que l'on était, tu sais ?demandais-je timidement.
-Mariés ? Fiancés ? Ensemble ? demanda Edward, avec un petit sourire triste, je ne répondis que par un hochement de tête.
-Non, oui…on allait se marier…une semaine avant ton accident, murmura Edward d'une petite voix, me faisant hoqueter d'horreur.
-Mon dieu, sanglotais-je. Edward, je t'en supplie, raconte-moi tout, s'il te plait, le suppliais-je, en m'accrochant à sa chemise.
-Bella…je sais pas si, enfin…hésita-t-il, en évitant mon regard.
-Je t'en supplie, murmurai-je, en enfonçant mon visage contre son torse.
POV Edward
Comment pouvais-je dire non, à cet ange qui avait capturé mon cœur, dans la bibliothèque de mes parents, alors que je ne connaissais même pas la signification du mot amour et de ces conséquences.
Oui conséquences, car qui aurait dit que Bella, mon amour adoré, allait presque me tuer inconsciemment en me torturant. D'abord avec l'accident, puis son amnésie, pendant tous ces mois où je devais faire comme si je ne la connaissais pas. Foutaise ! J'étais celui qui la connaissais le mieux, je partageais sa vie depuis l'âge de cinq ans, allant jusqu'à ne plus manger car je n'étais pas dans le même classe que Bella.
Dès notre première rencontre, Bella était vitale, loin d'elle, j'étouffais, me renfermais…une coquille vide. Ma mère Esmée, disait en rigolant que Bella était mon soleil, et c'était foutrement vrai ! Je n'avais toujours vu que Bella, et personne d'autres, pour le plus grand malheur des filles qui tentaient de retenir mon attention, mais aucune n'étaient…elle. C'était ma perfection.
Je n'avais jamais pu résister à ces yeux chocolat qui me mettais à genoux sur un seul regard. Encore à l'instant même, où je la voyais me suppliant de me dire la vérité, sur cette période que je voulais oublier…je l'avais retrouvé et ce n'avait plus aucune importance.
Deux ans auparavant, si l'on me demandait comme je définissais ma vie, je répondais spontanément « parfait ». Un métier que j'adorais, une femme que je vénérais, une famille incroyable…que pouvais-je demander d'autre ?
Maintenant si l'on me demandait, je dirais en suppliant : « Rendez-moi Bella, je veux rien d'autre, gardez les sous, mon succès, mon talent, mais rendez-la moi ! ».
« Ed…ward…EDWARD ! Me sortit une voix de mes pensées. J'aperçus ma Bella en face de moi, me regardant, semblant attendre quelque chose de ma part. Puis je me souvins, elle voulait que je lui raconte comme notre bulle avait explosé, se transformant en un cauchemar sans fin.
-Très bien, répondis-je vaincu, en me levant, mon regard se perdant au loin, revenant à ce jour terrible.
§§§§Flash-Back§§§§
-California King Bed – Rihanna -
« Tu m'aimes ? Susurrai-je au téléphone.
-Question stupide Edward, gronda-t-elle me faisant glousser, comme un adolescent. Dieu que j'étais stupide !
-Bella, tu ne veux pas me rejoindre à New-York, je t'en prie, je vais devenir chèvre avec ces enregistrements, et puis tu me manques trop, me plaignis-je en pleurant comme un gosse sans sa sucrerie.
-Je viendrais sans problème si je n'étais pas séquestrée par ta sœur, rit mon ange, me remontant le moral.
-Humm, je n'arrive pas à croire que la prochaine fois que l'on va se voir, se sera devant l'autel, où tu deviendras Bella Cullen, humm.
-Edward, arrêtes de ronronner, on dirait un chat, rit-elle me faisant rire à mon tour, c'était automatique, Bella riait, je riais après, entrainé par sa joie de vivre.
-Et tu viendras me faire des caresses, sous-entendis-je sensuellement.
-EDWARD CULLEN, espèce pervers, je ne t'ai pas élevé comme ça ! cria ma mère dans le combiné, me faisant rougir, mort de honte. Maman ?
-Mon dieu, Edward, lorsque j'ai vu que c'était toi qui appelais Bella, vu que tu me donnes pas de nouvelles, gronda ma mère, me faisant me ratatiner sur ma chaise, j'étais pourtant un homme de vingt-six ans bon sang ! Mais malheureusement ma mère avait le pouvoir de me faire retourner en petit garçon en quelques secondes.
-Maman, j'ai le droit de dire des trucs cochons à ma fiancée non ? Me rebellais-je trouvant injuste de me faire remonter les bretelles pour rien.
-EDWARD, s'indigna ma mère. Bon je te repasse Bella, prends soin de toi !
-Ouais marmonnais-je avant de sourire en entendant un rire à l'autre bout. Tu me le paieras Swan, grondais-je pour la forme.
-Quand tu veux Cullen, me nargua-t-elle.
-Pitié, Bella, je ne suis qu'un homme, me plaignis-je frustré.
-Pardon mon cœur, s'excusa Bella. Il faut que je te laisse, on est prêt à partir.
-Très bien, mon cœur moi aussi, faut que je te laisse ma pause est finie. Fait bon voyage avec tes parents.
-Merci mon amour, à samedi.
-A samedi Mrs Cullen, je t'aime, murmurais-je amoureusement.
-Je t'aime mon Edward », répondit-elle sur le même ton.
Si j'avais su que cela allait être notre dernière conversation, je l'aurais fait durer des heures et des heures, lui disant toutes ces choses qu'on ne pense jamais à dire, car on pense que c'est évident.
Mais non ! Et moi je m'en suis rendu compte de la pire manière qui soit. Ce soir-là, mon équipe et moi, avions fini tard, ne me permettant pas de passer un dernier coup de fil à Bella. Je me rappelle que cette nuit j'avais mal dormi, mon sommeil ponctué de cauchemars, dont je n'arrivais pas à me souvenir.
-I was wrong – Sleeperstar-
Et enfin le réveil. Ce matin-là, ce n'était pas mon alarme qui m'avait réveillé, mais des coups à la porte de ma chambre d'hôtel. De mauvais humeur, j'avais trainé mes pieds jusqu'à la porte, me promettant de maudire celui qui osait me réveiller à 5H30 du matin. Mais la vue de ma sœur et de Jasper, avec cette même expression défaite, j'avais compris que cette journée n'allait être qu'un enfer.
« Qu'est-ce qu'il se passe ? Avais-je demandé paniqué. Ma sœur avait été incapable de me répondre, fondant en larmes dans les bras de son époux.
-Qu'est-ce…
-Edward…commença Jasper avec une voix cassée. Il y a eu un accident, on n'en sait pas plus, apparemment ils n'ont rien pu faire…
-Non, niai-je, en reculant dans la pièce.
-On a pas encore retrouvé la voiture, on nous a juste signalé leurs disparitions, ils ne sont pas arrivés à l'hôtel…
-ALORS CA NE VEUT RIEN DIRE, niai-je encore.
-Edward…hésita Jasper, des témoins qui habitent vers le lieu de l'accident, ont entendu un bruit dans la nuit, comme un freinage, mais enfin ils n'ont pas plus prêté attention.
-NON, NON NON NON NON, Bella... elle va m'appeler, pour me dire qu'ils sont sains et saufs.
-Edward, sanglota ma sœur. Arrête c'est fini.
-NON JE T'INTERDIS DE DIRE CA, criai-je en empoignant ma sœur et en la secouant dans tous les sens, pour l'horrible chose qu'elle venait de sortir. Bella ne pouvait pas partir, pas sans moi !
-Arrête Edward ! Me stoppa Jasper, en m'enlevant Alice de ma poigne, pour la prendre contre lui.
-Les autorités ont dit qu'il y avait peu d'espoir, mais c'est possible, me dit Jasper, essayant de me réconforter, de me faire tenir avec un stupide espoir, pour me raccrocher, pour ne pas sombrer.
-Notre avion décolle dans une heure », murmura Alice, en allant dans ma chambre, pour faire ma valise. Pendant que je me précipitais à la réception pour régler ma note. Puis dans le taxi, j'annulai mon travail en cours, le confiant à mon assistant.
Notre retour avait été une angoisse, l'hypothèse de sa mort, comme une épée de Damoclès au-dessus de moi, de nous. Arrivés à l'aéroport, nous trouvions mes parents, avec la même tête défaite que nous.
« Oh Edward ! Pleura ma mère en me tirant à elle, pendant que mon père posa une main sur mon épaule. Ils ont retrouvés la voiture, Charlie et Renée ont été tués sur le coup.
-E..e…e…et Bella, bégueyai-je, blanc comme une cachet d'aspirine, l'estomac noué, une envie de vomir.
-Elle…elle est vivante, m'annonça mon père.
-Merci mon dieu, sanglotai-je, en me laissant tomber sur le carrelage glacé de l'aéroport, les jambes trop lourdes pour me porter, de gros sanglots de soulagement, soulevant mon corps. Alice sanglotant dans les bras de ma mère.
-Edward, ajouta mon père hésitant.
-Papa, je t'en prie, dis-moi, le suppliais-je.
-Bella…elle a été projeté de la voiture en passant par le pare-brise, c'est ce qui la sauvé, mais elle est mal retombée, sa tête a beaucoup reçu, et elle est…enfin elle est dans le coma, m'expliqua mon père, me brisant le cœur encore un peu plus.
-Je veux la voir, ordonnai-je en me levant et en regardant fixement mon père.
-Très bien fils, me calma Carlisle, en prenant ma mère dans ses bras, trop remuée par les évènements et leur rapidité, pour réfléchir correctement.
Comme un automate, je les suivis, jusqu'à la Mercedes noir de mon père, je montais à l'arrière, accompagné de Jasper et Alice. Durant tout le trajet, nous restions tous dans un silence, que nous ne voulions pas briser, je gardais mon visage collé à la fenêtre, la dernière conversation avec Bella, passant en boucle dans ma tête, me réconfortant, son dernier « Je t'aime », m'enveloppant comme une couverture.
Dès que mon père arrêta la voiture, je courus à l'accueil de l'hôpital, pour demander où se trouvait Bella, c'était un besoin vital. Il fallait que moi, de mes propres yeux, je vois que son cœur battait, qu'elle était toujours avec moi. Je voulais assassiner la secrétaire, tellement elle était lente.
Ce n'était pas si dur de taper un nom sur un ordinateur et de regarder le numéro de la chambre. Le trajet jusqu'à 'à sa chambre était interminable, c'est comme si l'on avait rajouté des murs, ou des couloirs.
Et là…le choc ! Ma Bella était bien là allongée sur son lit d'hôpital, mais…sa tête était entourée de bandages, des égratignures sur ces petites mains, ces joues qui rosissaient si facilement, son cou enveloppé dans une minerve, et je n'osai même pas continuer avec les jambes.
On avait blessé ma Bella, elle avait eu mal…et je n'avais pas été là. Cette constatation me remplit d'effroi.
Bourré de remords, je tombais à genoux devant son lit, sanglotant comme un enfant, en la suppliant de me pardonner de l'avoir laissée seule dans cette épreuve, et que je ne le referai plus.
Je ne sais combien de temps, je restai dans cette position, ma famille me laissant de l'intimité avec elle, pendant des heures j'avais tenu sa main, la couvrant de baisers, la suppliant de se réveiller.
Mais rien, elle garda ces yeux fermés, dans ce sommeil.
Pendant deux mois, ma vie se résuma à ce lit d'hôpital, arrivant le matin dès les heures de visite, pour ne partir seulement sous la contrainte des infirmières.
Pendant deux mois je refusai tous contrats, ils allaient m'éloigner d'elle et çà c'était hors de question ! Ma famille avait tenté de me sortir de cet était de catatonie dans lequel je m'étais enfermé, m'arguant que Bella ne voudrait surtout pas me voir comme çà. Et à chaque fois, fou de colère, je leur répondais que j'aimerais que Bella soit là pour me dire çà. Alors ils avaient laissés tombés, gardant leur inquiétude pour eux. Ma mère était surtout inquiète, en ce qui concernait ma perte de poids, mais comment lui expliquer que la vie sans Bella n'avait plus de goût.
Enfin arriva l'apothéose, l'annonce de son amnésie.
Lorsque mon père m'avait appelé, tout excité par la nouvelle du réveil de Bella. J'avais senti une flamme renaître en moi, me réchauffant par ces longs mois sans elle. Oui l'espoir était revenu, un sourire idiot s'étalait sur mon visage.
J'avais attrapé deux, trois affaires qui trainaient, ne voulant pas perdre plus de temps, et je m'étais précipité à l'hôpital. Sauf qu'en chemin, j'avais rencontré le médecin qui s'occupait de mon petit ange.
Bella ne se souvenait de rien….on devait la transférer…loin de moi…encore…grosse amnésie…peut-être impossibilité qu'elle retrouve son passé…c'était mieux pour moi que je ne sache pas où…
Ces mots si cruels, tout doucement me poignardait à petit feu. J'étais brisé. J'avais fait demi-tour, rentrais dans la chambre d'hôtel, complètement brisé, je n'en pouvais plus. C'était assez, j'étais un humain, je pouvais encaisser mais jusqu'à un point, bon sang !
Surtout que ça touchait Bella, ma Bella, qui lorsqu'elle éternuait, me faisait paniquer, à l'idée qu'elle puisse tomber gravement malade. Je sais, j'étais pathétique, mais j'étais faible avec elle.
Alors pour noyer, mon désespoir, je pris une bouteille de whisky et la bus, jusqu'à ne plus savoir mon prénom.
Pendant six mois, l'alcool devint mon amie fidèle, qui me permit d'oublier que Bella m'avait oublié, qu'elle était quelque part sur cette putain de planète, loin de moi. Et moi je me sentais si seul…alors je buvais, n'écoutant pas ma famille encore plus inquiète.
Après six mois ou plus, je ne sais plus, Dieu eu pitié de moi. Carlisle, m'envoya une invitation pour l'inauguration d'un quelconque hôpital, qu'il ne fallait pas que je le rate. N'ayant rien à perdre, je m'y étais rendu et là…je l'avais vu, l'amour de ma vie était là…là ! Les larmes dégringolaient sur mes joues, elle avait croisé mon regard lorsque je m'étais approché pour mieux savourer cette apparition…mais ces yeux ne s'étaient pas éclairés de cette petite lueur qui me faisait sentir unique. Non rien, j'avais pu être un arbre que çà n'aurai rien changé !
Alors j'avais monté ce plan, si tous les docteurs perdaient espoir, moi non ! J'allais la sauver, je gardais cette espoir en moi qu'un jour, peu importe quand, je retrouverai MA Bella !
Mais plus compliqué à dire qu'à faire, Bella même sans mémoire, restait Bella, avec son intelligence et son flair. Au fond d'elle, elle avait compris que l'excuse que je lui avais donné, était un mensonge. Paniqué, je tardais de reculer le plus possible l'échéance, en inventant des excuses. Mais ce soir j'avais craqué, le piano c'était notre moment, Bella's Lullaby, c'était sa chanson, la chanson qui la montrait mienne au monde entier, avant d'être la chanson d'un film. Voir ces même larmes coulées alors qu'elle écoutait la chanson, m'avait rendu faible…comme toujours.
§§§§§Fin Flash-Back§§§§§
- Goodbye – Secondhand Serenade -
POV Bella
« Voilà Bella, murmura Edward, en me regardant peiné.
-….
-Bella je t'en supplie dit quelque chose, me supplia-t-il.
Que pouvais-je lui dire, mon cerveau risquait de faire une surchauffe avec toutes les infos, qu'il venait d'ingurgiter.
Je me sentais trahie, j'avais besoin de m'éloigner.
-Bella ? me demanda Edward en commençant à s'approcher de moi, mais stoppa en me voyant reculer.
-Désolée, murmurais-je, désespérée.
-…
-Désolée, répétais-je, avant de me retourner et partir en courant vers la maison. Là je mis des affaires dans mon sac, puis dévalai en courant les escaliers.
Edward se tenait sur le perron, le regard triste, mais ayant compris à la seconde où il avait fini son récit.
-Ne m'en veux pas Edward, je dois m'éloigner, murmurais-je en me blottissant dans ses bras, lui resserrant son étreinte au point de m'étouffer. Je veux comprendre Edward, je veux revenir vers toi comme avant. Je ne veux plus t'aimer comme ça, tu ne le mérites pas, pas après tout ce que tu as vécu pour moi. La maintenant, je ne sais pas…pas pourquoi je t'aime, toi tu me connais, tu sais pourquoi tu m'aimes, tu as tous ces souvenirs pour te rappeler, mais moi…moi je veux me souvenir loin d'ici. Je veux que tu me manques, pour une tonnes de raisons…
-Très bien va, me répondit-il, mais avec difficultés.
-Merci, le saluais-je en posant un baiser sur sa joue. Une voiture était prête dans l'allée, montrant toute la prévoyance et la délicatesse d'Edward.
-Bella ! M'appela-t-il me faisant retourner vers lui. Ne reste pas loin de moi trop longtemps.
-Je te le promets, je te ferai signe quand je serais prête, rétorquais-je d'une voix douce comprenant sa question.
Alors? Rendez-vous la semaine prochaine avec l'épilogue. Maintenant à vous claviers, je veux tout savoir, si vous avez aimez? Si vous voulez monter un assassinat pour avoir fait partir Bella et vous torturer jusqu'au bout? Faites vous plaisir j'attends vos impressions avec impatience!
