Coucou les gens, je suis toujours surprise de voir du monde ici, vu que c'est une histoire assez décalée (déjà Merlin sans Arthur, heuuu…) Donc merci aux curieux -)


Je le redis à l'époque où j'ai écrit ça, j'ai commis l'erreur de faire de William un « nobliau de campagne », je voulais montrer que Merlin était à l'aise avec « les grands de ce monde dés le départ »… Ça n'avait pas plut au fandom qui l'a lu. Même si dans ma tête en l'écrivant c'était juste « une famille de chef de village », dans l'écrit les villageois lui donne une place de chef en lui donnant du « prince du village »… On m'a incendiée pour ça, mais j'assume de m'être planté en l'écrivant, donc j'ai laissé tel quel. Moi je m'attendais plus à être « incendiée » sur d'autres choses, genre « il va à l'internat pour l'école », parce que c'était remis à niveau pour être raconté à une 'tite puce… Mais non, visiblement ça c'est plus normal mdr


Chapitre 8 : Un autre ami


Will et Merlin se mirent en route de bonne heure, le village n'était plus si loin. Will avait donné une de ses fourrures à Merlin, de temps en temps celui-ci éternuait. Les loups étaient rassurés de voir l'autre humain être si respectueux envers le loup-conseiller… Ils restaient dans les parages, mais Will s'était fait à leur présence. Il les regardait chasser les mulots, ils débusquaient la bête sous la neige, puis sautaient les deux pattes avant jointes sur la neige… Puis il les voyait croquer le mulot attrapé. C'était fascinant…

Will dit à Merlin : « Ils chassent des mulots ; quand les moutons sont attaqués, ce ne sont pas des loups ?
Merlin : Je ne dirais pas que ça n'arrive jamais, tu sais s'ils ont faim, ils ne vont pas se gêner. Mais j'imagine qu'il doit y avoir beaucoup d'attaques de chiens errants aussi… Ils sont moins bons chasseurs que les loups… Un mouton c'est plutôt facile à chasser.

Will : Tu es conscient qu'ils ne doivent pas nous suivre au village ?

Merlin : Loup ne s'est jamais approché du village.
Will : Tu ne m'a pas dit pourquoi tu étais parti du village pour te perdre en forêt en pleine nuit?

Merlin s'assombrit : Félie… Elle a eu un bébé…

Will : Félie ? C'était encore une petite fille quand je suis parti. Elle s'est mariée avec Gérald ?
Merlin : Oui l'année dernière, mais ils n'ont pas eu une bonne récolte… Il est parti travailler à Camelot pour l'hiver.

Will : Que s'est-il passé ?

Merlin renifla : Méléagan lui a dit que j'allais jeter un sort à son bébé… »
Il se tut en baissant le nez.
Will soupira : « Méléagan est une brute Merlin, tu sais qu'il ne supporte pas que ta mère soit plus intelligente que lui ! »

Merlin pleurait.

Will : « Encore cette vieille histoire ? »

Merlin ne répondit pas.
Will : « Ta mère est une femme intelligente Merlin, mon père l'admirait, il disait une femme de tête comme ça, vaut dix hommes… » Et il rit !
Silence.

Will : « Enfin Merlin, une femme qui connaît les herbes comme elle, s'il y avait eu un problème avec ton père, tu ne serais pas là.

Merlin fut choqué de la tournure de la conversation : C'est interdit !

Will rit : Bien sûr que c'est interdit, tu ne voudrais pas que les femmes empêchent des «Méléagan » de venir au monde. »

Merlin fit des yeux ronds.

Will : « Tu vois, je sais qu'Hunith t'a voulu.

Merlin ne fut pas tout à fait rassuré : Et la magie tu en penses quoi ?

Will aussi fut surpris de la tournure de la conversation : Là-bas j'ai eu un vieux professeur qui m'a expliqué qu'avant la Grande purge, certains sorciers choisissaient la magie blanche, et d'autres la magie noire. Il m'a dit qu'Uther ne sait pas faire la différence.

Merlin : Et ton vieux professeur il a le droit de t'apprendre ça ?

Will : Pas plus que de parler de certaines herbes ! » Rire.

Merlin était pensif : « La magie ce n'est pas nécessairement mal alors ?

Will : D'après lui non ! »

Merlin dit tout bas: « Et ma mère a aimé mon père… » Il rit.

Will le regarda bizarrement : « Tu es quand même un bien étrange garçon Merlin. »
Il appuya sur le «Merlin ».

Et ils rirent ensemble !

Merlin : « Will tu m'as manqué, pourquoi es-tu parti ?

Will : Pour avoir de vieux professeurs qui parlent de choses interdites ! »
Ils rirent de plus belle.

Merlin : « Et toi que faisais-tu là ; seul en pleine nuit ?

Will soupira : Ho tu sais, depuis la mort de mon père, les finances ne sont pas aux beau fixe…
Merlin : Que vas-tu faire ?

Will resta pensif : Franchement, je ne sais pas encore ? Pas chevalier, c'est sûr !

Merlin : Mais on t'élève pour ça depuis toujours ?

Will : Il y a plus de noblesse chez tes loups que chez Cendred ! »
Merlin regarda Will d'un regard neuf.

Ils rentrèrent quand les villageois commençaient à partir pour la battue.
Méléagan était vraiment contrarié, non seulement il ne donnerait pas de leçon au sale rejeton ; mais en plus le fils de l'autre bon à rien rentrait. Il ne supportait pas l'idée de devoir obéir à un gamin, fusse-t-il noble !

Hunith courut vers Merlin : « Grand dieu Merlin ne me refais jamais ça ! »

Elle le grondait, mais en le prenant dans ses bras et en l'embrassant, les larmes aux yeux.
Elle regarda le jeune prince en s'inclinant : « Je te remercie d'avoir sauvé mon fils jeune prince. »

Will, peu habitué à ce quelqu'un lui montre son rang, éclata de rire : « Hunith, tu me donnais des fessées quand j'étais enfant, s'il te plaît reste comme ça. Je t'assure que Merlin n'avait pas besoin d'être sauvé, c'est une longue histoire, je t'expliquerai. »

Hunith ne put s'empêcher de prendre aussi Will dans ses bras pour le remercier : « Jeune Will bienvenue au village, je vais t'inviter sous mon toit, la maison de ton père a sûrement besoin d'être remise en ordre avant que tu n'y rentres. »

Will et Merlin se regardèrent en secouant les épaules, mais ils souriaient de rester encore un peu ensemble.

Will : « Hunith je te remercie pour ton offre, j'accepte avec joie ton invitation ; c'est vrai que rentrer dans une maison froide et poussiéreuse ne m'enchante pas, dans l'immédiat. »

Les villageois accueillirent aussi la nouvelle avec joie ; on vint même donner des vivres à Hunith pour qu'elle puisse loger le jeune prince décemment sous son toit.

Merlin, Hunith et Will étaient autour de la table de la petite maison ; elle avait mis les plats dans les grands, et fait chauffer une flambée comme elle en faisait rarement pour que toute la maison soit bien chaude.

Hunith : « Excuse nos pauvres moyens Will, je n'ai même pas de lit ; mais je t'ai laissé une paillasse confortable.

Will : Ne t'excuse pas Hunith c'est parfait ; c'est même un vrai luxe après le pensionnat et la forêt en plein hiver ! »
Il rit.

Merlin : « Il est aussi fauché que nous tu sais Maman. »

Hunith fit de gros yeux à son fils ; et Will rit de plus belle.

Hunith : « Je suis désolée pour ton père tu sais.

Will soupira : C'est comme ça, c'était un chevalier, c'était un risque normal. Moi je n'ai même pas fini mes cours, je n'arriverai même pas à être chevalier ; ce n'est peut-être pas plus mal finalement.

Hunith fut surprise par la franchise du garçon : Et que vas-tu faire alors ?

Will secoua les épaules : Je ne sais pas encore trop ? Rentrer chez moi déjà.
Hunith : Comment as-tu retrouvé Merlin ?

Will rit : J'ai suivi les loups, ton fils est étonnant Hunith ; c'est presque comme de la magie. »

Hunith regarda son fils sévèrement et celui-ci était devenu plus pâle qu'un mort.

Will, devant la réaction de ses hôtes sentit qu'il avait mis les pieds dans le plat ; mais quoi ? Il était subitement gêné d'avoir dit ça : « Je disais ça pour rire Hunith, Merlin comprend les loups ; il m'a expliqué qu'ils avaient un code… Comme les chevaliers.

Hunith regarda Merlin toujours sévère : Tu as continué allé voir le loup solitaire ?

Merlin avait le nez dans son assiette et ne savait plus où se mettre : Je m'excuse de ne pas t'avoir écouté Maman, c'est que Loup est vraiment étonnant… Il me force au respect, c'est mon ami.
Hunith regarda son fils, étonnée : Tu es ami avec un loup ?

Merlin : Lui ne me traite pas de monstre, en plus il m'a aidé quand j'en avais besoin.

Les trois gardèrent un moment le silence.

Will essaya de désamorcer le conflit en restant léger : Visiblement il n'est plus solitaire ce loup.

Hunith le regarda en comprenant : Combien sont-ils ?
Merlin qui détournait la tête : Deux, juste deux, en fait c'est une louve qui m'a trouvé, et Loup est venu me défendre ; et puis, ils ont fait connaissance.

Hunith était sciée : Vous êtes encore bien jeunes et irresponsables ; des loups si près du village. Que croyez-vous que les villageois feront à ces animaux, si jamais ils font du dégât ?»
Là c'est Merlin et Will qui baissèrent le nez tous les deux, Hunith avait la sagesse.

Merlin et Will étaient côte à côte pour dormir ; le feu crépitait dans l'âtre. Hunith aussi s'était retirée pour dormir.

Aucun des deux n'arrivaient à dormir, ils discutèrent jusqu'à plus soif, visiblement ils s'entendaient bien.

Will remit les pieds dans le plat, il cherchait à comprendre : « Merlin pourquoi est-ce qu'une femme cultivée comme ta mère a si peur de la magie ? Qu'est-ce qui s'est passé ?

Merlin, surpris de la tournure de la conversation, se cacha sous les couvertures : C'est… C'est délicat ; c'est une longue histoire en fait, je suis fatigué maintenant.

Will resta pensif un moment : Tu ne me fais pas confiance ? Je croyais qu'on était amis. Tu sais Merlin, je ne suis qu'un prince déchu, je n'ai pas beaucoup d'amis non plus.

Merlin fut vraiment touché par le jeune homme : Tu sais Will, c'est vraiment quelque chose de très compliqué ; j'ai envie qu'on reste amis… Je… Je te fais confiance, un jour je te parlerai, mais donne-moi un peu de temps.

Will : D'accord, je te fais confiance, prend le temps.