Qui suis-je ?
Deux heures qu'ils travaillaient ensemble. Ils ne s'étaient ni engeulés ni frappés. Un véritable miracle. Ils arrivaient même à être courtois par moment l'un envers l'autre. Mais la sensation de malaise qui planait ne s'en allait pas pour autant. Drago n'avait pas remis l'anecdote bisou sur le plateau. Ça n'aurait pas servi à grand-chose… Elle l'aurait massacré. Il avait préféré jouer l'indifférence. De temps en temps il tentait un contact, un petit effleurement de main ou encore un rapprochement soudain. Ça l'avait conforté dans son idée qu'Hermione était loin d'être indifférente à sa présence.
-Donc je récapitule et toi tu notes tout sur le parchemin. Le thème les créatures de la nuit, vampires et tutti quanti… Et bien sûr les costumes doivent être assortis sinon Susan et Anthony nous tuent vu qu'ils ont préparé eux-mêmes tous les couples. Ensuite la grande salle sera revêtue de drapage noir et rouge sombre, sûrement bordeaux. Les bougies des plafonds éclaireront soit en vert soit en orange. Et se seront les seul éclairages... Ah oui et elles formeront des cercles au dessus de la piste de dance… Passons à la nourriture. Donc des fontaines de boisson rouge sang au goût mystère au quatre coins de la salle. Et évidemment d'autres boissons comme jus de citrouille sur les tables pour ceux ne voulant pas tenter l'expérience. On peut aussi bien tomber sur goût pomme que sur goût acier après tout… Donc des mignardises en formes de doigts, yeux et tout ce qui est bien ragoutant sur les plateaux verts. Sur les plateaux orange les mignardises normales. Je pense qu'on est pas mal là.
Drago finit de noter tout ce qu'elle venait d'énumérer, elle avait parlé si vite qu'il avait eu peu de louper des détails.
-Oui il y'en a pour tous les goûts. On va pouvoir le montrer à la vieille, sourit Drago.
-Soit poli… C'est ton professeur et la directrice de ma maison et de Poudlard je te rappelle, tu lui dois le respect, dit Hermione.
-Oui maman, je me lave avec le shampooing vert ou bleu ? railla Drago.
-La ferme Malefoy. Au lieu de jouer à l'enfant bouge donc tes grosses fesses on va montrer tout ça à Mcgonagall, rétorqua Hermione.
-Ton cul est pas mal non plus Granger, répliqua Drago.
Elle se contenta de saisir les papiers et de partir le plus rapidement possible en direction du bureau des directeurs. Espérant que Drago ne la rattraperait pas. Bien sûr il la rattrapa mais fit bien exprès de se placer juste derrière elle pour admirer ses formes quand elle se déplaçait. Mauvaises idées de se dépêcher, ses fesses ne se sculptaient que plus à chacun de ses pas… Sa jupe se soulevait même un peu trop à certains moments « À croquer la Granger ».
Ils arrivèrent trop vite devant le bureau des directeurs au goût de Drago, il aurait bien profité du spectacle encore un peu. Ils n'attendirent pas très longtemps avant que la directrice leur ouvre la porte. Par chance elle n'avait aucune classe à cette heure-ci. Elle fût emballée par leurs idées et leur donna le feu vert. L'annonce officielle de la date du bal serait faite quand les deux autres préfets lui rendraient la liste des couples. Drago se dépêcha de partir, l'entrainement de Quidditch l'attendait.
Hermione de son côté retourna vers la Grande Salle avec un étrange sentiment. Elle ne savait pas ce qu'il lui arrivait. Ses vertiges s'étaient accentués depuis deux jours. Elle avait toujours peur de s'écrouler devant tout le monde. Elle décida de faire un détour par l'infirmerie.
Tout c'était passé très vite. Elle avait encore l'impression d'être en cours de potion. Alors que maintenant elle était dans le bureau de la directrice avec madame Weasley. Par Merlin qu'est-ce qu'elle faisait là ? Et pourquoi les deux femmes la fixaient elle de la sorte ? Elle se rappela de tout ce qui venait de se passer.
…deux feuilles de sauge, 3 pincés de poudre de mandragore,…
Elle n'écoutait pas ce que lui disait Drago, elle n'arrivait pas à se concentrer. Un mal de tête affreux l'assaillait. Elle avait hâte de finir cette foutue potion.
-Granger bordel ! Regarde ce que tu fais ! s'énerva Drago.
Elle venait de jeter des racines d'aubépinier dans la potion. Quelques gouttes avaient giclés sur le parchemin de Drago.
-Désolé et arrête de faire ta chochotte, tu sais que ce n'est pas dangereux, au..
Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase. Mcgonagall avait fait son entrée dans la salle. Elle n'avait pas bonne mine du tout, ses lèvres étaient rougies. Elle avait du se les mordre. Elle cherchait quelqu'un du regard.
-Miss Granger… Suivez-moi je vous prie. Prenez vos affaires avec vous, déclara la vieille femme.
Hermione se leva et ramassa ses affaires avant de se diriger vers la directrice. Ce n'était pas bon, pas bon du tout…
Elle avait eu l'impression qu'elle était arrivée dans son bureau en une fraction de secondes.
-Hermione ma chérie, dit Molly en la serrant dans ses bras.
-Miss Granger, il est arrivé quelque chose de grave. Vos parents sont à l'hôpital… Ils ont eu un accident de voiture, déclara Minerva Mcgonagall la voix grave.
-Est-ce qu'ils vont s'en sortir ? articula Hermione entre deux souffles.
-Madame Weasley va vous conduire à l'hôpital, vous en saurez plus là-bas. Je ne puis malheureusement pas quitter Poudlard, vous le comprenez. Ne vous inquiétez pas pour les cours, prenez votre temps. Je demanderais à Monsieur Potter de vous transmettre vos cours, déclara la directrice.
Hermione hocha la tête encore sous le choc. Elle ne fit même pas attention au fait qu'elle n'était déjà plus dans le bureau de Mcgonagall.
Ce fut l'odeur d'antiseptique et de médicaments qui la réveilla complètement. Cette odeur si particulière qu'on ne peut sentir que dans un hôpital… Elles avaient atterrit dans une cage d'escaliers déserte. Hermione ne se rendit même pas compte qu'elle franchit le battant de la cage d'escalier en courant. Elle tomba par hasard sur la réception à son plus grand soulagement.
-Bonjour, savez-vous où est la chambre des Granger ? demanda Hermione avec empressement.
-Vous êtes ?
-Leur fille, Hermione Granger, répondit-elle encore essoufflée par sa course.
-Chambre 369, seul votre père est dans la chambre. Votre mère est en salle d'opération. Un médecin doit être à son chevet. Votre tante Madeleine Freeman est déjà arrivée, déclara-t-elle en feuilletant ses papiers d'admission.
Hermione ne se fit pas prier pour regagner la cage d'escalier et courut jusqu'au cinquième étage. Molly avait beaucoup de mal à la suivre, elle ne savait plus où donner de la tête. Rien n'avait de logique dans cet hôpital moldu. Pourquoi une chambre dans les trois cent était au cinquième ? Elle courrait derrière Hermione qui ne cessait de tourner à droite ou à gauche. Il y avait tellement de service avec des noms bizarres qu'elle était perdue. Elle faillit renverser une infirmière avec une poubelle de couches sales dans les mains. Elle vit au loin qu'Hermione s'était arrêtée devant une chambre et discutait avec un homme en blanc. Elle s'excusa vivement auprès de l'infirmière avant de rejoindre Hermione.
-… le coma. Nous ne savons pas encore exactement quand mais il se réveillera, son état est stable. Le pronostic vital n'est plus engagé pour lui. Pour votre mère c'est une autre affaire. Elle a de nombreux bout de verre qui se sont fichés dans sa tête, un confrère à moi est entrain de l'opérer pour tous les ôter. Ses chances de survie son faible… Dans le meilleur des cas elle sera, elle aussi dans le coma. Votre tante vous attend à l'intérieur. Si il vous faut quoi que ce soit appelez une infirmière, finit le médecin en serrant la main d'Hermione.
Molly vit Hermione se précipiter à l'intérieur de la chambre. « Pauvre enfant ».
-Etes-vous de la famille ? demanda une femme rondouillette en crocs blanche.
-Non j'accompagne Hermione, c'est la meilleure amie de mon fils et de ma fille, déclara Molly Weasley.
-Je vais vous demander de rester à l'extérieur de la chambre alors, seule la famille proche est autorisée à rendre des visites à ce type de patient.
-Mais elle a besoin de moi, bégaya Molly.
-C'est le règlement, répondit l'infirmière en lui désignant des sièges à sa droite.
Molly se retenu de la transformer en rat sur le champ. Et se résigna à aller s'asseoir pour attendre Hermione.
Hermione s'était d'instinct jetée dans les bras de sa tante. Les deux femmes pleuraient l'une contre l'autre en se serrant mutuellement le plus fort possible. L'une comme l'autre avait besoin de s'assurer que tout ceci n'était pas un rêve.
-Hermione, tout va bien se passer, sanglota sa tante.
-Mais qu'est-ce qu'il s'est passé à la fin ? s'énerva-t-elle à bout de nerf.
-Tes parents devaient se rendre à la banque pour le prêt de votre nouvelle voiture. Ils ont emprunté la nationale et… Alors qu'ils allaient rentrer dans Bucksburry, un chauffard leur à coupé la route dans le sens inverse. Les deux voitures se sont entrechoquées de pleine face… Les deux voitures sont des épaves et l'autre homme est mort avant d'arriver ici… couina sa tante.
-Mon dieu, pleura Hermione.
Elle avait l'impression que tout ça était faux.. Ce n'était pas vrai sa mère n'était pas entre la vie et la mort, son père n'était pas non plus dans le coma. Pas eux, tout sauf eux… C'était une blague une immense blague… Oui ça devait être ça, ses parents adoraient lui faire des blagues de mauvais genre. C'était ça, non ?
Elle se mit à tressauter tellement ses sanglots étaient fort. La vision de son père dans ce lit d'hôpital. Entouré de machines pour l'aider à respirer, à vivre… Sa tête était renversée pour que le tuyau puisse passer dans sa bouche… Les transfusions qui lui apportaient des antidouleurs et des compléments…Etat stable ? Il avait d'énormes bandages autour de ses bras qui les lui recouvraient entièrement les bras. Enfin non il y avait une place pour les tuyaux de transfusions… Elle s'approcha doucement de son père et lui caressa la joue. Il avait encore sa fameuse barbe de trois jours… Ça ne devrait pas être permit de voir son père dans cet état… « Mon papa c'est le plus fort ». Le nombre de fois où elle avait dit ça… Elle s'effondra en pleure sur lui.
-Pa..pa. Papa, gémit-elle.
-Hermione vient là, implora Madeleine en pleure.
Elle sentit deux bras la relever. Elle tressaillit à son contact. Elle ne voulait pas quitter son père…
…a, articula-t-elle entre deux reniflements.
Sa tante resserra sa prise. Hermione se retourna et continua de geindre contre sa tante. De longues minutes passèrent pendant lesquelles les deux femmes se réconfortèrent. Sa tante rompit le silence…
-Hermione, il faut que je te parle de quelque chose de très important, renifla sa tante.
Elle ne répondit pas, impossible pour elle de prononcer le moindre mot pour l'instant.
-Il y'a pas mal d'années, enfin à peu près dix-sept années à vrai dire… J'étais chez tes parents. C'était un soir d'hiver, j'étais enceinte de sept mois de Caroline. Oncle John m'avait quitté deux mois avant ne supportant pas les responsabilités qu'un bébé impliquait.., déclara-t-elle.
-Tata pourquoi est-ce que tu me parles de ça ? questionna Hermione en essuyant ses larmes du revers de la main.
-Ecoute- moi jusqu'à la fin sans m'interrompre s'il te plaît. C'est déjà assez dur pour moi comme ça, gégnit sa tante.
Elle marqua une pause où elle s'efforça de reprendre son souffle avant de reprendre son récit.
-Tes parents m'ont toujours soutenu dans ma grossesse malgré l'abandon de ton oncle.. Ma sœur était heureuse pour moi mais paradoxalement aussi très triste… Pendant cette soirée je pense que nous avons vécu toutes les émotions possibles… La joie, le bonheur et l'incompréhension mais aussi la peur, le doute et la tristesse.. Hermione cette nuit-là une femme brune, enfin une sorcière en sang est venu frapper à la porte de tes parents… Elle n'est pas venu seule.. Elle avait un petit paquet dans ses bras, un bébé avec une lettre et un pendentif. Ce bébé c'était toi. Tes parents étaient stériles, ils ne pouvaient pas avoir d'enfant, sanglota sa tante.
Dire que le monde d'Hermione s'écroulait à ce moment là serait un euphémisme. Tout était détruit. Vraiment tout. Ses parents n'étaient enfaites pas ses parents car ils étaient stériles. Elle n'était donc pas une Granger… Elle n'était sûrement pas une Née-moldu comme elle l'avait toujours cru si une sorcière l'avait apportée. Elle était même peut-être une sang-pur… Est-ce qu'elle s'appelait vraiment Hermione ? Et qui était cette femme ? Sa mère ? Enfin sa mère biologique du moins… Et où étaient la lettre et le pendentif ?
-Pourquoi ? demanda Hermione.
-Je ne sais pas, on l'a questionné et tous ce qu'elle nous a dit c'est que maintenant tu étais en sécurité. Qu'il ne t'aurait pas. Et qu'on devrait te dire la vérité après tes dix-sept ans, la lettre te permettrait de les retrouver. Ne me demande pas qui… Je n'en sais rien. Elle a dit que tu serais complète après, comme ton pendentif, je n'en sais pas plus, expliqua sa tante.
-Où sont la lettre et le pendentif ? questionna Hermione encore sous le choc de tout ce qu'elle venait d'apprendre.
-Dans le renfoncement de la cheminée de ta maison.. Nous ne voulions pas que tu trouves tout cela avant que tu es l'âge… Excuse- nous Hermione. Tu es vraiment de notre famille, pour moi tu es ma nièce, la cousine de Caroline. Tu l'as toujours été. Nous n'avons jamais joué la comédie ! Crois-moi, se lamenta sa tante.
-J'ai besoin de temps, articula Hermione.
-Hermione, s'il te plaît dit moi que tu ne nous en veux pas, couina sa tante en larmes.
-Je ne vous en veux pas, vous êtes ma famille vous m'avez élevée. Ça fait juste beaucoup à encaisser, met toi aussi à ma place.
Hermione s'approcha de sa tante, l'embrassa sur la joue. Elle alla ensuite embrasser son père. Les larmes reprirent le dessus. Oui ils étaient bien de sa famille. C'était sa famille.
Elle partit rejoindre Molly qui l'assomma d'une centaine de question. Elle ne lui révéla rien de ce qu'avait dit sa tante. Elle s'excusa avant de partir jusqu'à sa maison. La maison où elle avait grandit.
Tout ce qu'elle voulait c'était savoir. Qui suis-je ? Pourquoi m'a-t-on abandonnée pour ma sécurité ?
Sa maison n'avait pas changé depuis qu'elle était partie à Poudlard. Elle traversa le couloir à grand pas pour se rendre dans le salon. Elle avait toujours adoré la cheminée, étant petite elle se couchait à côté et lisait des livres en dévorant des marshmallows pendant des après-midi entières. Elle s'approcha doucement et tâta les bords de celle-ci.
Elle trouva vite le fin loquet qui permettait de bouger la pierre et d'ouvrir le renforcement. Cette cheminée avait été conçue pendant la guerre. On y cachait les choses compromettantes… Elle tira de toute ses forces jusqu'à entendre le bruit qui signifiait que la pierre avait bougée. Un raclement. Elle souleva puis posa la grosse pierre dans l'entre de la cheminée. Heureusement que le bois s'était consumé entièrement…
Elle passa les mains à l'intérieur jusqu'à rencontrer du papier et une chaîne. Elle les saisit avant de les observer à la lumière du jour. Le pendentif était magnifique. Les bords en argent étaient recourbés et sculptés de sorte à ce que trois roses aux pétales déployés entourent une fine pierre ronde ambrée et teintée de rouge. La chaîne en argent était fine et discrète. Le fermoir simple et sobre. Elle l'ouvrit avant de le passer autour de son cou. Une étrange émotion l'envahit…Elle saisit son second trésor. La lettre. Elle avait peur de l'ouvrir… Elle ne savait pas ce qui était à l'intérieur c'était bien ça le problème… Mais maintenant elle ne pouvait plus reculer. Elle déchira le haut avant dans sortir un papier jaunit.
Hermione,
Ma chère fille. Nous tenons à nous excuser pour toutes ces années où tu as vécu dans le mensonge. Même si nous ne doutons pas que les personnes t'aillant élevées doivent être formidables. Nous avons toujours agit dans ton intérêt. Ma sœur s'est chargée de te confier à eux, nous ne savons pas qui ils sont. Malheureusement nous ne pouvons pas t'en divulguer davantage dans cette lettre. Tu sauras plus tard pourquoi.
Prends la clé et rends-toi au coffre 682.
Ta mère et ton père.
La femme en sang n'était donc pas sa mère mais sa tante. Elle saisit la petite clé en or. Coffre 682. D'accord elle voulait savoir, elle partit aussi vite qu'elle était venue pour Gringotts. Ça ne pouvait être que là-bas…
Une fois devant Gringotts, elle hésita longuement. Qu'est-ce qu'elle allait trouver dans ce coffre ? Elle se décida enfin à rentrer dans la banque. Et alla se présenter vers un gobelin.
-Nom ? Et pourquoi êtes-vous là ?
-Granger Hermione. Coffre 682, dit-elle en lui tendant la clé.
Maintenant qu'elle le prononçait à voix haute elle se rendit compte que son nom sonnait faux.
-Suivez-moi Miss, dit-il en descendant de son siège un mince sourire aux lèvres.
Ils mirent une dizaine de minutes avant d'arriver devant le coffre 682. Le gobelin l'ouvrit et Hermione rentra quand il lui fit signe qu'elle pouvait y aller. Beaucoup d'argent y était entassé. C'était impressionnant de s'imaginer que ses parents biologiques devaient être très riches. Mais ce qui attira son attention c'est l'immense miroir qui trônait au milieu de ses monticules de pièce d'or. Elle s'approcha doucement pour lui faire face. Son reflet lui fit peur. Ses yeux était cernés et rougis par les diverses émotions de la journée. Elle avait l'impression que trois jours étaient déjà passés alors qu'il ne s'agissait que d'heures… Ses cheveux étaient relevés en un chignon négligé. Son pull était déformé tellement elle avait tiré dessus sous le poids de ses crises d'angoisses et de paniques.
Tout d'un coup le miroir s'illumina et son reflet se figea. Elle avait beau bouger rien ne changeait. Qu'est-ce que c'était que ça encore ? Elle paniqua et sortit en trombe pour rejoindre le gobelin. Pourquoi se sentait-elle épiée ?
Elle ne mit pas longtemps à repartir de Gringotts pour rentrer chez elle. Hermione déambula un moment dans les rues, toujours aussi perturbée par les récents événements. Quand elle franchit le seuil de sa maison elle se rendit compte que Molly lui avait déjà envoyé deux lettres… Elle ne changerait donc jamais… Elle rigola avant de prendre appuie sur le gros canapé prune au milieu du salon. Elle saisit le plaid scooby-doo de sa mère pour se pelotonner dedans. L'odeur imprégnée de sa maman la rassurait. Elle pensa à tout ce qui lui était arrivé en une journée… Un cauchemar… Elle s'endormit le visage en larmes.
