Bonjour ! LE VOILA ! Je ne veux pas vous gâcher la découverte du chapitre mais bon, de toute façon tout le monde a deviné où il était, ce n'était pas très difficile XD. Vous allez encore me traiter de sadique qui s'arrête où il ne faut pas. Pour ma défense, je dirai que je n'avais pas prévu d'arrêter là mais un peu plus tard mais je me suis laissé emporter dans le chapitre, je voulais absolument le soigner comme il faut donc du coup si j'avais continué il aurait été beaucoup plus long que les autres et je veux qu'ils restent à peu près proportionnés.

Message à joanie xxx (allez lire sa FF elle est géniale) si tu as eu les larmes aux yeux pour le chapitre précédent, sors maintenant ton paquet de mouchoirs lol.

J'attends impatiemment vos impressions sur le chapitre !!!



Chapitre 6. Sun and tears

***

- Il y a un problème papa ?

- Oui. La mère du petit Masen est morte cette nuit et il a disparu, on part à sa recherche.

Il a disparu. S'il lui est arrivé quelque chose jamais je ne pourrai me le pardonner. J'aurais dû l'appeler, savoir pourquoi il n'était pas en cours. J'aurais dû me douter qu'il y avait peut-être un problème avec sa mère. Mais non, à trop vouloir être dans la réalité je me focalise sur elle sans me préoccuper de ce qui est autour de ma petite personne.

- Attends papa ! Je crois savoir où il se trouve, je pars de mon côté, donne moi un talkie-walkie je te contacterai si je le trouve.

Oui, je pense savoir où il se trouve mais avant il fallait que je vérifie quelque chose. Ça allait me faire perdre du temps mais c'était nécessaire si je ne voulais pas en perdre davantage. Et puis il fallait que j'affronte une bonne fois pour toutes la vérité. Celle où on n'explique pas tout, où il s'est passé quelque chose de grave et d'important la veille de mon départ de Phoenix.

Je pris alors le chemin que j'ai pris deux fois cette semaine en rentrant des cours, sauf qu'au lieu de m'arrêter et de faire demi-tour à la bifurcation je pris la route de terre. Ouille ! Ma Chevrolet était plus adaptée ! Mon angoisse était à son comble quand j'arrivai à destination. Une voiture était garée et des gens se trouvaient à l'intérieur, probablement pour guetter le moindre signe de vie d'Edward. Je fis aussitôt demi-tour.

La villa des Cullen. Grande, belle, spacieuse. La seule différence tenait surement à l'entretien et à la décoration, et encore ce n'était certain ni pour l'un ni pour l'autre. Oui, maintenant je sais où il se trouve. Si la villa des Cullen est identique, elle doit exister également. Le plus dur ne sera pas des les trouver, elle comme lui mais ce sera d'y arriver en un seul morceau et il allait me falloir du temps. Seulement, ce temps je ne l'ai pas. Tant pis, je vais risquer ma vie en courant. Après tout j'ai bien réussi à faire un dérapage (presque) contrôlé pas plus tard qu'hier !

J'arrêtai ma voiture au bout du chemin, sortis et pris une très grande inspiration. J'espérais ne pas me perdre car y aller dans un rêve et y aller dans la réalité c'est bien différent. Il fallait que je grimpe. La course a été malheureusement vite exclue car j'avançais encore moins que quand je marchais vite à cause de mes chutes. En plus n'étant pas sportive mon souffle ne suivait pas. Promis, je vais me mettre sérieusement au sport, je vais tout faire pour vaincre cette maladresse.

Finalement, le surnom « d'aimant à ennuis » me convenait toujours même si pour l'instant ce n'était par pour les mêmes raisons que dans mon rêve. J'attirai toujours les ennuis, sauf qu'ils n'étaient pas pour moi. J'étais juste là pour les minimiser. Il faudra absolument le faire comprendre à mon entourage car ils vont finir par me traiter en héros alors que je n'aurai aucun mérite, bien au contraire puisque c'est moi qui les aurai attirés. Je ne suis pas sure malgré tout qu'ils acceptent cette version.

Aïe ! Satanée racine ! Je suis certaine que les oiseaux sont bien en train de rire de moi là. Il ne manquerait plus que je croise un ou deux grizzlis et ce sera parfait. Non, ils ne sont pas dans cette partie de la forêt. Les pumas en revanche c'est plus probable. Bon, il faut vraiment que je me dépêche.

J'espère au moins ne pas avoir fait le chemin pour rien. Je vérifiai que mon talkie était bien branché au cas où. Comment Charlie m'avait dit de l'utiliser déjà ? Ah oui, il faut appuyer sur ce bouton, et surtout ne pas toucher à celui-là qui changerait la fréquence. Il faut au moins que je me rappelle de la bonne au cas où je la changerais malgré tout, on parle d'Isabella Swan là quand même. Aïe ! Et un bleu de plus, il faut que je regarde devant moi, c'est déjà assez difficile d'avancer dans cette forêt plein d'arbre sans pour autant forcer le destin ou ma maladresse.

Tiens, je reconnais cet endroit… J'y suis presque, j'en suis sure ! Je me rappelle que c'était souvent là qu'Edward me déposait quand j'étais encore humaine et qu'il me portait pour venir jusqu'ici. Nous finissions le chemin à pieds main dans la main avec pour seul plaisir d'être ensembles et de partager ce moment.

Oui, elle est là. Notre clairière. J'espère qu'il sera là lui aussi. Il le faut. Mince ! Comment on fait pour respirer ? Bon la meilleure des solutions est de s'avancer le plus vite possible avant de mourir étouffée. J'aperçus la lumière du Soleil. Je n'avais même pas fait attention qu'il faisait beau.

J'avançai vers cette lumière, toujours en apnée et je vis la clairière, aussi belle que dans mon rêve. Mais surtout, je le vis. Là mes poumons s'autorisèrent d'eux-mêmes à se remplir d'air. Je me saisis du talkie.

- Charlie ?

- Charlie ?

- Bella ? Tu l'as trouvé ?

- Oui, je le vois, il a l'air d'être en bonne santé, physiquement parlant, mais on est un peu enfoncés dans les bois. Rentrez chez lui, je vais discuter un peu avec lui et le convaincre de redescendre, inutile d'envoyer toute la troupe je pense. Dans le cas contraire je te préviendrai. Par contre ne t'inquiète pas ça risque quand même de prendre du temps.

- D'accord, bravo à toi. Ne soyez pas trop longs quand même.

- Promis ! A tout à l'heure.

Et je rangeai le talkie. Il ne m'avait pas vu arriver. Il était prostré, les genoux repliés à la hauteur du visage, le front appuyé sur eux. Je ne croyais pas voir des sanglots, ils étaient sans doute passés.

Je m'approchai doucement pour ne pas l'effrayer. Je ne pense pas que quiconque connaissait l'existence de cette clairière ou il ne serait pas venu s'y réfugier. Pas à pas je réduisis la distance qui nous séparait. Il dû m'entendre arriver au bout d'un moment, à moins qu'il soit à moitié inconscient ou déconnecté de la réalité. Je suis bien placée pour savoir ce que ça peut être.

Je m'assis à côté de lui, genoux également repliés mais j'observai la clairière. Dieu qu'elle est magnifique. Même mon rêve ne lui rendait pas honneur. Tout était d'une telle perfection. Un Eden caché des yeux des humains. Chaque chose avait sa place et rien ne manquait. Le soleil et la légère brise lui donnait un air irréel, on aurait pu se croire dans un autre monde. Vous savez, il y a parfois des endroits où l'on se dit que rien ne peut nous arriver et que l'on est enfin entiers, chez soi. La clairière était mon « chez moi ». Je ne m'étais jamais sentie ainsi.

Je choisis de garder le silence. Ce n'était pas à moi de parler la première. Il devait faire ce pas, celui qui le ramènerait à cette réalité qu'il détestait tant. Il se passa de longues minutes de silence, mais aucune gêne n'était là. Il avait vu que je respectais son silence et que j'attendrais qu'il soit prêt. De mon côté je ne voulais pas gâcher ce moment. Même si nous étions là pour des raisons très graves, c'était un peu mon moment de retrouvailles comme je l'avais eu dans mon rêve. Il m'avait dit de l'attendre. Je pensais que c'était une attente physique mais aujourd'hui je sais que c'est plus que ça. Il fallait que j'attende qu'il soit prêt à aller vers moi.

Il releva enfin la tête pour me regarder. Je vis dans ses yeux un très grand étonnement. Peut-être qu'il ne s'attendait pas à moi. Surement même, comment aurais-je pu connaitre cette clairière moi qui est arrivée il y a une semaine ?

Je lui fis un sourire chaleureux, ou au moins je l'espère qu'il l'était. Qu'est-ce qu'il était beau ! Il n'avait pas ses lunettes, et son air si triste, si torturé lui donnait un quelque chose inexplicable. Les yeux rougis par les larmes étaient plein de détresse et hurlaient silencieusement. Mais à côté il y avait… Je ne sais pas. Il avait ce charisme, cette prestance qui me coupait toujours le souffle.

Soudainement ses yeux exprimèrent quelque chose à laquelle je ne m'attendais pas : des excuses. Une seconde après il m'avait empoigné et me serrait dans ses bras. Ses sanglots reprirent et moi tout ce que je pouvais faire c'était le serrer encore plus dans mes bras et pleurer avec lui. Je voulais partager mes larmes, comme pour lui permettre de se libérer davantage de cette douleur. Au fond, c'est comme si j'avais perdu moi aussi une mère. J'aurais tant voulu la connaitre, cette femme qui aimait profondément Edward. J'aurais voulu lui dire que je ne l'abandonnerai pas, j'aurais voulu lui promettre que je ferai tout pour le rendre heureux. Mais une fois encore j'étais arrivée trop tard. Je lui fis cependant silencieusement cette promesse alors que je tenais le corps torturé de son fils dans mes bras. Je compris aussi que je m'étais trompée quelques minutes auparavant. Mon "chez-moi" c'était ses bras.

De longues minutes passèrent encore. Il sembla soudainement prendre conscience de la situation car il se dégagea rapidement de notre étreinte pour baisser à nouveau la tête. Moi je ne savais pas quoi lui dire. Que tout allait bien se passer ? Qui étais-je pour l'affirmer ? Qu'il fallait que nous redescendions ? Je voyais clairement qu'il n'était pas près à ça. Il fallait pourtant que je trouve quelque chose. Alors je choisis de dire la vérité.

- Je suis désolée Edward. J'aimerais faire quelque chose pour te soulager mais je sais que je suis impuissante. Je veux juste que tu saches que je suis là, et que je le suis parce que je le veux, pas par bonne conscience ou pitié.

Il releva à nouveau la tête et je vis toute la surprise que mes paroles avaient provoquée en lui. Ses yeux se fixèrent dans les miens et je tentai de lui faire passer tout ce que je ressentais et qu'il ne m'était pas permis d'exprimer par des mots. J'eus le souffle coupé quand je crus voir le même message passer à travers ses yeux. Il y a certaines choses que les phrases ne peuvent dire. Reste alors le langage du corps. Mais une fois encore il détacha son regard du mien. Cela me brisa le cœur silencieusement mais je ne montrai pas mon trouble.

- Comment m'as-tu trouvé ?

Oups, la question à ne pas poser. Je comprends cette fois-ci ce qu'a ressenti l'Edward de mon rêve quand je l'ai harcelé sur l'accident et sur son dilemme entre me mentir et dire son secret…

- Je savais que tu étais là.

- Tu connaissais la clairière ?

Je poussai un soupir.

- Pour ne pas te mentir, en fait je n'étais jamais venue. Mais oui je la connaissais.

- Comment ? On t'en avait parlé ?

- Non. Il y a certaines choses que l'on n'explique pas toujours Edward. Comme les raisons pour lesquelles tu sais que tu peux avoir confiance en moi.

Là j'avais fait un coup de bluff. Mais je savais qu'il avait confiance en moi, je le voyais et s'il n'avait jamais fait confiance à quelqu'un j'avais une petite chance que ma réponse lui suffise.

- Qu'est-ce qui te dit que j'ai confiance en toi ?

- Tu ne m'as pas envoyé balader. Tu as accepté ma simple présence alors que tu voulais être seul. Et tes yeux me le disent.

J'avais l'impression d'avoir beaucoup plus que 17 ans en disant ça. Je savais pourquoi j'avais fait ce rêve maintenant. Il fallait que je sois préparée à Edward. La Bella que j'étais avant ne l'était pas. Elle aurait été incapable de courir après lui. Elle aurait été incapable de le trouver. Elle n'aurait eu aucun espoir pour le réconforter.

- Tu ne me connais même pas.

- Tu crois ça ? Puis-je essayer de dresser ton portrait ?

Je pris son absence de réponse pour une autorisation implicite.

- Tu es un grand musicien, et surtout un excellent pianiste. Les notes sortant de ton piano te permettent d'exprimer tout ce que les mots ne peuvent, toutes tes peurs, tes joies, tes colères, tes sentiments. Tu es aussi quelqu'un de très protecteur. En fait tu donnerais ta vie pour pouvoir protéger les personnes que tu aimes. Tu te tortures dès que tu comprends que tu ne peux rien et tu te reproches très facilement le malheur des autres. Quand tu te donnes tu le fais inconditionnellement, mais il faut pouvoir t'approcher, faire tomber ce masque avant. Une fois tombé, on peut te voir tel que tu es : bon, avec tes joies et des peines, têtu mais pas buté, et quand tu te lâches tu pourrais étonner tout le monde, et même avoir l'univers à tes pieds.

- Si seulement c'était vrai.

- Je sais que c'est vrai, tout ce que je viens de dire, et tout ce que tu pourrais faire c'est réfuter tout ça par simple modestie. Ah oui, j'avais oublié la modestie dans mon portrait. Mais surtout, je crois que tu es autant fasciné par moi que ce que je le suis par toi. C'est pour ça que tu me laisses t'approcher, c'est pour ça que tu me fais confiance. D'ailleurs, je la mérite cette confiance, j'ai quand même risqué ma vie en venant ici !

- Hein ?

- Tu sais que le plus grand danger pour moi-même est ma propre personne ? J'ai cru que je n'arriverais jamais vivante jusqu'ici, regarde !

Et là je lui montrais mes écorchures sur mes bras et mes mains. Je n'aimais pas me faire plaindre, mais il fallait que je trouve un moyen de le sortir un tout petit peu de sa douleur.

Il me regarda avec des grands yeux.

- Mais tu t'es battu avec qui pour être comme ça ?

- Avec les arbres et leurs racines. Les forêts en sont pleins ! Et comme je ne sais pas faire un pas devant l'autre sans tomber, voilà le résultat.

Je réussis à lui arracher un sourire. Victoire !

- Bon, est-ce que tu te sens prêt à redescendre ? Ils s'inquiètent tous pour toi et je crois que tu as besoin de repos. Si tu veux attendre, on peut attendre, on ira à ton rythme.

Cette dernière affirmation avait un double sens pour ma part, mais il ne pouvait le savoir.

- Non, ça va aller je pense. Mais j'aimerais que tu me fasses une promesse…

- Laquelle ?

- Ne parle de cet endroit à personne. Je ne veux pas que ce soit détruit par qui que ce soit et je ne veux pas que l'on me trouve si j'ai besoin d'être seul, en dehors de toi.

Cette phrase m'arracha malgré moi un sourire.

- Alors à une condition.

Il leva un sourcil méfiant.

- Je veux que tu m'autorises à revenir. J'adore cet endroit et pour rien au monde je voudrais qu'il soit dénaturé. Je voudrais vraiment y revenir mais je ne le ferai si toi tu ne le veux pas. En fait ce n'est pas une condition, mais un service. Libre à toi de refuser, je comprendrai.

- Non, tu pourras revenir comme tu veux, je te comprends. Cet endroit est vraiment l'endroit le plus magique qu'il m'a été donné de voir.

Il prit une grande respiration et me regarda dans les yeux. J'en eus le souffle coupé.

- On y va ?

- C'est parti !

Nous étions à peine enfoncés dans la forêt que je recommençais à trébucher. Edward me rattrapa au vol et me prit la main pour que je ne tombe pas. Je rougis jusqu'à la racine de mes cheveux, surtout quand je m'aperçus qu'il ne la lâchait pas. J'étais complètement heureuse.

- Au fait ils doivent être inquiets de ne pas te voir aussi ! Et comment tu as su pour moi et pour ma mère ?

Ça y est, il recommence. D'abord les autres et lui après.

- Tu as oublié que je suis fille du shérif ! Et puis, si je n'ai pas de téléphone, Charlie m'a prêté un talkie-walkie. Je l'ai prévenu quand je t'ai vu à la clairière en lui disant que j'allais te ramener quand tu serais prêt à redescendre. Mais ne t'inquiète pas, je ne lui ai pas dit où tu te trouvais.

- Merci.

En guise de réponse je lui ai adressé mon plus beau sourire. Décidément, ça devenait une habitude ! Moi qui avais toujours craint de venir à Forks, c'est ici que je souris le plus. Nous arrivâmes finalement à ma voiture. Le trajet se fit dans le silence. Il était encore dans sa douleur immense, le répit n'avait été que de courte durée. Si seulement je pouvais faire quelque chose !

Pour la première fois je le ramenai chez lui, jusqu'à la villa. Charlie ainsi que d'autres personnes que je ne connaissais pas nous attendaient. Le visage de mon père en nous voyant eu une expression de soulagement mais il se transforma en inquiétude à la vue de mes mains et mes bras.

- Vous allez bien les enfants ? Que t'est-il arrivé Bella ?

- Papa, tu devrais savoir qu'il m'est impossible de faire un pas sans me casser la figure, alors marcher en forêt… Ne t'inquiète pas, ce sont juste quelques éraflures sans importance.

- Et toi Edward ça va ?

- Oui monsieur, merci. Je suis désolé de vous avoir causé du souci.

- Appelle-moi Charlie, et ne t'inquiète pas, je le comprends.

- Si vous voulez bien je vais aller me reposer je ne me sens pas très bien, je crois que j'ai besoin de dormir.

- Pas de problème mon garçon. Ça te dérange si on reste là au moins le temps que tu te réveilles ?

- Non, ça fera de la présence.

Et sur ces mots il entra dans la villa suivi de Charlie et moi. Il n'accorda pas de regard aux autres personnes présentes et monta directement à l'étage. J'aurais aimé le suivre mais il avait surement besoin d'être totalement seul.

Je me sentais un peu perdue. Je ne savais pas quoi faire, comment réagir ni ce qui allait se passer. Il était orphelin maintenant… Allait-il partir vivre chez une quelconque famille ? Je choisis de questionner Charlie.

- Et maintenant papa ?

- Comment ça « et maintenant » ?

- Que va-t-il se passer ? Edward est mineur…

- Il n'a pas d'autre famille à ma connaissance. On en a recherché depuis mercredi à cause de l'état de sa mère mais les recherches n'ont rien donné et Edward affirme de son côté qu'il n'y a personne. Il a ses 18 ans dans un mois environ, je pense que l'on va attendre cette date pour toutes les formalités administratives, comme ça il n'y aura pas de problème.

- Mais en attendant ? Et puis vous ne pouvez le laisser livré à lui-même !

Je commençais à m'emporter. Charlie n'y était pour rien, mais je savais qu'il ne fallait pas le laisser seul. Et je crois que de son côté il ne le veut plus.

- Je ne sais pas. C'est arrivé si vite Bella, tu crois que ça arrive souvent ici ? On ne va quand même pas l'envoyer dans un foyer en attendant son anniversaire…

- Un foyer ? Mais tu veux sa mort à lui ?

- Tu proposes quoi Bella ? Je veux bien essayer de l'aider mais comment ?

Oui, il fallait l'aider. J'eus bien une idée mais je n'étais pas sure de vouloir la formuler… Bon allez, je me lance à trois. Un. Deux. Trois.

- Il pourrait venir chez nous temporairement. Ça se justifie puisque tu es le shérif et au moins il ne serait pas tout seul. Lui qui est sauvage et qui était complètement détruit il a accepté de me parler tout à l'heure, il a accepté ma présence et je crois qu'il nous fait confiance à tous les deux. Il pourrait au moins venir le temps qu'il ait ses dix-huit ans et qu'il décide d'une autre solution…

Compte à rebours pour la réponse. Mais il commence à combien déjà avec Charlie ?

- Je ne sais pas… Tu voudrais le faire dormir où ?

- Dans le petit bureau. On devrait réussi à le dégager en mettant des affaires dans ma chambre. Je crois papa que c'est la seule solution acceptable qui s'offre à nous. On peut au moins lui proposer et essayer !