Titre : Say Something
Auteur : on rooftops
Disclaimer : Les personnages appartiennent aux créateurs de la série Teen Wolf, l'histoire appartient à on rooftops.
Note de la traductrice : Et voilà, le huitième et dernier chapitre de cette fanfcition ! Je suis heureuse de vous l'avoir fait partager et j'espère que vous avez pris autant de plaisir à la lire que j'en ai pris à la traduire. Je voulais vous remercier pour tous vos commentaires gentils et encourageants ! Je suis en train de traduire une nouvelle histoire sur ce fandom dans un style complètement différent, alors vous aurez peut-être de mes nouvelles dans pas très longtemps !
Je vous souhaite une bonne lecture.
Chapitre 8
Son père chasse tout le monde de son bureau, même s'ils sont clairement au beau milieu d'une réunion pour déterminer ce qui s'est passé chez les Martin : qui étaient les tueurs et les victimes. Ils savent ce qui a servi pour tuer : des cocktails Molotov, fait maison, et des carreaux d'arbalètes.
Les adjoints du shérif protestent un petit peu, mais celui-ci affiche un air meurtrier, alors ils l'abandonnent à son travail paternel et retournent dans leur bureau, où ils sont certainement en train de péter les plombs devant les photos de la scène de crime, à essayer d'imaginer des explications de plus en plus tirées par les cheveux.
Son père jette un coup d'œil à Scott et Stiles. Celui-ci essaye de ne pas se recroqueviller. Scott abandonne complètement et baisse la tête.
« Est-ce que tout le monde va bien ? » finit-il par demander.
« Ouaip, » acquiesce Stiles. « Ouais, tout le monde va bien. Super. La pêche. »
« Sauf pour les quatre 'créatures non identifiées' retrouvées chez ton amie Lydia la nuit dernière ? »
« Oh, ben, il pourrait y en avoir un peu plus. Mais ils étaient méchants. » Stiles enfonce les mains dans ses poches. Elles tremblent et il pense au feu, à la fourrure brûlée et à la manière dont les hurlements se sont transformés en cris quand les alphas étaient coincés entre leurs deux formes.
« Bien. » Son père s'assoit lourdement sur la chaise derrière son bureau. « Ok. » Il respire. « Et pourquoi ne m'as-tu pas fait savoir que tu allais bien ? »
« Mon portable est tombé dans la piscine. »
« Et aucun de tes …amis n'a de portable ? »
« Ouais, c'était un oubli monumental de ma part. Je suis désolé. J'étais un peu ailleurs. »
« Bien, » répète son père. « Ok, Stiles, assieds-toi. Nous allons avoir notre séance de question-réponses en toute honnêteté maintenant. »
Stiles s'assoit.
« Scott, tu peux partir. »
Stiles lance un regard paniqué à Scott, toujours dans l'embrasure de la porte, puis à son père. « Mais… » Dit-il.
« Mais rien du tout. J'en ai vu assez la nuit dernière pour croire tout ce que tu me diras. Je n'ai pas besoin que Scott fasse… quoi que ce soit, et surtout pas au beau milieu du poste de police. Rentre chez toi, mon garçon, » dit-il à Scott.
Scott jette à Stiles un regard plein de sympathie. « Stiles ? » Et c'est nouveau, Scott n'a pas pour habitude d'attendre un ordre de la part de Stiles.
« C'est bon, mec. » Son pied frappe continuellement le sol, sa jambe gauche portant toute la tension de son corps. « Va voir ta mère. Je t'appellerai plus tard. »
« Est-ce que tu veux que je dise quelque chose à Derek ? » lui offre Scott, alors qu'il est prêt à partir, et le père de Stiles ferme les yeux, pendant un instant.
« Juste.. non, je ne sais pas. » Stiles essaye de réfréner la panique dans sa poitrine. « Dis-lui que je le verrai plus tard, ok ? » Et il sait qu'il a l'air vraiment, vraiment vulnérable, et ça fait mal, et Scott traverse la pièce pour poser la main sur son épaule, avant de partir. Son père fixe intensément ses mains parce que Stiles l'a quand même déçu, même s'il sait maintenant pourquoi il a menti.
« Ok, » dit son père en toussant. « Ok. Le début. Qui a mordu Scott ? »
Alors Stiles lui parle de Peter Hale et de Laura, et il lui dit comment Derek n'a pas tué sa sœur. Il laisse de côté les quelques moments les plus menaçants de Derek, parce qu'il est presque certain que son père n'approuve pas leur relation, donc il n'a besoin d'entendre en plus cette histoire constante de je-te-plaque-contre-les-murs. Et ensuite il lui parle des chasseurs, et son père serre le poing sur le bureau lorsqu'il mentionne le fait que Chris Argent a presque tué Scott, donc il doit détourner l'attention en disant à son père que Chris a en fait quelques qualités, que c'est son père qui était vraiment le cinglé. Et ensuite il lui parle de Kate et de Peter, de comment ils sont morts, et comment Stiles a vu la mort, beaucoup de fois, en a causé certaines, son père ferme à nouveau les yeux.
Et ensuite, il en vient au Kanima, et là, son père se prend la tête dans les mains.
« Alors, » dit Stiles, une fois qu'il a fini d'expliquer comment Scott a empoisonné Gérard Argent mais ce n'était pas grave parce que Gérard Argent avait frappé Stiles et tué des gens et des loups, « voilà ce que je ne te disais pas. »
Stiles compte jusqu'à vingt avant que son père ne prenne la parole. « Et Derek ? » demande-t-il, ce que Stiles aurait du voir venir, mais n'a pas vu venir, parce que honnêtement des loup-garous et des lézards et des vieux mourants et complètement dingues qui ont frappé Stiles. Tout ça aurait du distraire son père de la partie 'je suis attiré par un homme plus âgé'.
« Derek ? » répète Stiles.
« Il était dans ton lit, Stiles. »
Stiles pense que la réponse Ouais, il fait ça de temps en temps, est peut-être un peu trop flippante. « Ça s'est plus ou moins… passé ? Du genre, je le détestais et il me détestait, et puis nous avons réalisé que nous ne combattions pas vraiment l'un l'autre, mais que nous étions du même côté et il… je ne sais pas, papa, il rend tout beaucoup plus facile. » La voix de Stiles diminue, elle se fait plus basse et douce, et il sent le rouge lui monter à la nuque. « Et je sais que ça a l'air bizarre et idiot, et je suppose que ça l'est, mais c'est juste qu'entre nous ça… ça marche ? Et je suis désolé que tu l'aies découvert comme ça – pour tout ça – mais je ne m'excuserai pas pour Derek. »
« Stiles, il est… » lance son père.
« Je sais, je sais. Il est plus vieux et c'est un loup-garou, mais Scott aussi, et, je ne sais pas, papa. Je l'aime bien. »
« Et si je te disais que tu ne peux pas le voir ? »
« Ça ne marcherait pas, » dit Stiles. « Parce que j'essaierais, je te jure que j'essaierais. Je t'aime, papa, et je ne pourrais pas te blesser comme ça, ou je ne voudrais pas. Mais nous finirions par nous voir, parce que quelque chose se produirait et je serais de nouveau attiré vers la meute et je ne peux pas juste… les abandonner, abandonner mes amis, parce que tu ne fais pas confiance à Derek. Tu devrais faire confiance à Derek. Il a un passé terrible, mais il est plus digne de confiance que n'importe qui. »
« Et tu l'aimes, » dit son père, les mots sortant dans un soupir triste.
« Et, ouais, j'imagine. »
Son père pose sa tête contre le bureau, et Stiles tend une main hésitante pour la poser au sommet de son crâne. « Ca aurait pu être pire ? » suggère-t-il. « J'aurais pu être mordu. » Et oh, ah oui, c'est vrai, il n'a pas dit à son père que Peter Hale lui a justement offert cette possibilité.
Son père relève la tête. « Tu n'as pas été mordu, n'est-ce pas ? »
« Non, papa, non ! Seigneur. Je ne l'ai pas été. Je ne le suis pas. Encore 100% humain, ici. » Stiles montre son corps d'un signe de la main, ce qui n'est pas la meilleure idée, étant donné qu'il porte toujours ses vêtements sales, froissés et mouillés de la nuit dernière.
« Ok, » dit son père. « Ok. »
Il attrape la main de Stiles par-dessus le bureau et la tient pendant un moment. Il finit par demander « Et la nuit dernière ? Tu étais chez Lydia ? »
« Je ne te parle pas de la nuit dernière, parce que je ne sais pas tout, et parce que si tu en sais plus, tu vas avoir envie d'en parler à quelqu'un, et ça pourrait ruiner ta carrière. Parce que les gens ne te croiront pas, et s'ils te croient, c'est presque pire. Alors la nuit dernière est au-delà des limites, pour l'instant. Tout va bien, nous avons récupéré Danny. »
« Vous êtes des adolescents. » Si Stiles n'était pas habitué à avoir sa main secoué violemment par des loup-garous, la poigne de son père l'aurait surement tué. « Vous êtes juste des adolescents. »
« Et nous avons fait face à beaucoup de merde pour des ados. Et ce n'est pas normal et surement pas naturel, mais nous devons nous en occuper, alors nous le faisons. Je suis désolé. Vraiment. Mais c'est ma vie. » Et il essaye de ne pas paraitre heureux de ça, parce qu'il y a quelque chose en lui, dans le fait d'appartenir à cette meute, qui surpasse ce sentiment horrible d'avoir tué quelqu'un.
Son père se prend à nouveau la tête entre les mains. « Ok. Je vais te ramener à la maison, et ensuite je reviendrai ici pour m'occuper de la nuit dernière, et demain soir, tu invites Derek pour diner. »
« Oh. Hum. »
« Stiles. Tu dis que tu l'aimes. Je ne vais pas le laisser quitter des yeux plus jamais. »
« Oh. Ok. Il n'est pas exactement du genre à aimer être sous surveillance. » Juste à surveiller quelqu'un.
« Il le sera s'il veut être avec toi, » dit son père. « Et il ne passe plus la nuit dans ta chambre. »
« C'est négociable ? » demande Stiles, alors qu'il suit son père vers la voiture de patrouille.
« Non, absolument pas. »
« Ce n'est pas comme si nous avions fait quelque chose, » gémit Stiles.
« Je définis se tenir la main comme faire quelque chose. Et tu as définitivement fait plus que ça, » Son père grogne presque aussi bien que Derek. « Pas jusqu'à tes dix-huit ans. »
« Bien, » murmure Stiles. Il y a toujours la station de métro. Et très bien, les loups sont là-bas, mais ils peuvent très bien supporter quelques marques d'affection en public.
« Et je collerai Scott à tes basques si tu traines avec Derek. »
« Tellement injuste, » murmure Stiles. « Sa mère ne l'empêche pas de voir Allison. »
« J'aurai une petite discussion avec Melissa sur leur un an de différence si tu veux que je le fasse, » dit son père. Stiles lève les yeux au ciel. Il aurait aimé avoir une machine à remonter le temps, juste pour qu'il puisse naître un an plus tôt. Ce serait bien de se blottir contre Derek maintenant.
:::
Derek arrive la nuit suivante avec un gâteau dont Stiles est sur à 100% qu'il a été cuisiné par Isaac. Il est fraichement lavé et il a l'air terrifié.
« C'est juste mon père » Stiles ouvre la porte et laisse Derek entrer, ce qui est, ouais, bizarre. Il a l'air beaucoup plus naturel en escaladant les murs et en passant par la fenêtre. « Tu n'avais même pas l'air aussi nerveux quand il t'a embarqué pour meurtre. »
« Je n'avais pas commis le meurtre, » grogne Derek. « Mais j'étais dans ton lit. »
« Ce n'est pas comme si nous avions fait quelque chose. » Stiles dirige Derek vers la cuisine et son père jette un regard depuis les plaques électriques, où du poulet crépite dans une poêle à frire. Il s'essuie la main contre son jeans et la tend.
« Derek, c'est bien de vous voir à la lumière du jour. Et pas à l'arrière de ma voiture. »
« Pareillement, monsieur. » Derek lui serre la main et, à en juger par la grimace du shérif, parvient à peine à ne pas lui écraser les doigts. Stiles glisse son petit doigt dans les passants de son jean comme s'il pouvait empêcher le loup de faire une crise de nerf.
« Sérieusement, papa ? » intervient Stiles. « Il faut que tu ramènes l'épisode de l'arrestation ? Comme si ce n'était pas suffisamment bizarre. » Comme s'il ne l'avait pas déjà évoqué quelques secondes auparavant.
Son père lève les sourcils. « Si ça doit être un truc à long-terme, nous devrions probablement évacuer tout le malaise maintenant. Vous n'êtes pas d'accord, Derek ? »
« Absolument, monsieur. » La voix de Derek ne ressemble même pas à un grognement. Elle ressemble juste à la voix d'un mec nerveux qui rencontre le père de son petit-ami, un homme qui s'avère avoir de multiples raison pour ne pas lui faire confiance. Stiles est carrément en train de flipper.
« C'est horrible, » murmure-t-il dans son épaule, et Derek lui lance une grimace qui dit qu'il est d'accord, mais son père sourit, satisfait. Satisfait. C'est officiellement le diable.
Ils s'assoient à la table, son père en bout de table, et Derek et Stiles chacun d'un côté. Faux, juste bizarre.
Son père commence la conversation avec la question totalement normale, « Alors, Derek, est-ce que vous faite autre chose en dehors d'agir comme un gros méchant loup-garou avec une bande d'adolescents ? » Et Stiles devrait être énervé, sauf qu'il est juste reconnaissant que son père n'ait pas dit « de pervertir mon fils », alors il coupe son poulet et attend que Derek réponde à son père que c'est à peu près toute sa vie.
Mais Derek ne répond pas ça. « Avant de revenir ici, je travaillais dans la publicité, » dit-il, et ok, c'est nouveau. Stiles hausse les sourcils, et Derek le frappe sous la table.
« Oh ? » s'empresse le père de Stiles.
« Oui, je travaillais encore en tant que stagiaire, à faire le travail en plus, la plupart du temps, les choses que les employés à pleins temps ne voulaient pas faire, mais j'aimais bien ça. Et puis, Laura, » dit-il en haussant les épaules. « Des choses sont arrivés, et le truc loup-garou est redevenu plus important. »
« Ce n'était pas important ? » demande Stiles. « Ce n'est pas, genre, qui tu es ? »
Son père lui jette un regard étrange, et ok, peut-être que lui et Derek auraient pu avoir cette discussion plus tôt, mais ce n'est pas facile de parler du passé de quelqu'un quand ce passé ressemble à un gros trou noir de tristesse.
« C'est ce que je suis. Mais à New-York, je pouvais le cacher. Après l'incendie, » il regarde son assiette, et Stiles donne un coup sur sa jambe, presse son pied contre le genou de Derek, « je n'étais pas vraiment heureux d'être un loup-garou. D'être moi, » murmure-t-il, et le père de Stiles grogne comme s'il comprenait. « Alors j'ai essayé d'oublier. Evidemment, ça ne marchait pas toujours, mais parfois ça marchait. Et puis Laura a eu besoin de moi. »
Stiles veut s'attarder sur le « ça n'a pas toujours marché », mais son père est là, et ils pourront en parler plus tard.
« Avez-vous pensé à retourner dans la publicité ici ? » demande son père.
« Pas vraiment… non. On va dire que le côté loup-garou est à plein temps ici. Si les choses se calment, alors j'aimerais bien. »
« Et c'est possible que les choses ne se calment jamais ? »
Parce que ça voudrait dire que Stiles serait impliqué pour toujours, et son père a l'air paniqué.
« Possible, » admet Derek. Il jette un coup d'œil à Stiles, sa bouche et ses yeux adoucis. « Mais je ne dirais pas que c'est probable. Quand j'ai grandi ici, c'était paisible la plupart du temps. Et Stiles et les autres ont fait beaucoup pour amener les chasseurs de notre côté. Alors peut-être que les choses finiront par aller mieux à partir de maintenant. »
« Mec, ne porte pas malheur. » Stiles tend la main au dessus de la table et attrape celle de Derek, le forçant à taper contre la surface en bois de la table. « Pas la peine de jouer avec le destin. »
Il lâche la main de Derek au moment où il remarque la manière dont son père les regarde.
Son père soupire et s'offre quelques secondes. Stiles secoue la tête, mais Derek prend un second service de poulet et de riz, puis son père se lève pour aller chercher le gâteau dans la cuisine. Derek lève les sourcils vers Stiles, lui lance un regard « Comment je suis ? », et Stiles lui sourit, même s'il ne peut vraiment pas savoir ce que son père pense.
Il revient avec trois assiettes dans les mains, en fait glisser une devant Derek, une autre devant Stiles et s'assoit avec la sienne. Dès que Stiles et Derek ont la bouche pleine de gâteau, le shérif saute sur l'occasion.
« Alors, » dit-il en se tournant pour regarder Derek, « Mon fils dit qu'il vous aime, et je suis plutôt enclin à le croire. Mais Stiles a toujours aimé les choses qui lui font mal, » Stiles arrête de mâcher, un bout de gâteau en chocolat dans la bouche, et se souvient à quel point il aimait les oiseaux, et comment il sautait des rebords des fenêtres et des arbres pour apprendre à voler. « Et parce que Stiles n'a pas exactement le meilleur instinct de préservation, j'ai parlé à Scott. » Stiles a besoin d'un nouveau téléphone pour que Scott le prévienne quand son père lui fait une embuscade. Derek fixe son assiette, la tête baissée. « Et Scott dit que je ne dois jamais lui poser des questions sur vous deux, mais il a aussi dit que vous êtes bons l'un envers l'autre. »
Stiles s'allonge sur la table, évitant de peu d'atterrir dans le gâteau. Il va tuer Scott.
« Alors, d'ordinaire, je ne ferais pas confiance au jugement d'un adolescent sur, vous savez, les relations amoureuses d'un autre adolescent. » Stiles espère que son père se sent aussi mal à l'aise que lui. « Mais Scott dit que vous calmez Stiles, Derek, et que vous êtes plus heureux depuis que ça a commencé, et il a aussi mentionné quelque chose à propos d'odeurs que je ne veux pas comprendre, mais ça avait l'air d'être une bonne chose. Tout ça pour dire, » et là Stiles a grogné à travers la table parce que cette partie était celle qui redoutait le plus, « que j'attends que vous traitiez mon fils avec respect. J'attends que vous vous souveniez qu'il est beaucoup plus jeune que vous, que si j'ai un indice que quelque chose de…fâcheux… se produit, je trainerai votre cul jusqu'à la station si rapidement que vous ne serez même pas capable de songer à vous transformer. Et si vous le blessez… » Il laisse la menace planer dans l'air, ou essaye, parce que Derek parle avant même qu'il ait fini.
« Je comprends, » dit-il. Ses pieds sont appuyés contre ceux de Stiles sous la table, et c'est tout ce qui l'empêche d'attraper sa fourchette et d'essayer de se tuer avec. « Et je ne blesserai jamais Stiles. » Stiles attend qu'il débite des conneries à propos de protection et d'appartenance mais il ne le fait pas. « Je ne le ferai jamais, » répète-t-il.
« Tu peux te redresser, » dit son père. « Nous avons fini. » Stiles attend encore trois minutes avant de l'écouter, pourtant, parce qu'il n'est pas si confiant.
« Bien, c'était super. Merci pour le diner. » Stiles saute de sa chaise et attrape son assiette et celle de Derek, les jette dans la poubelle et jette un regard à son père. « Une chance pour que tu acceptes que Derek et moi montions à l'étage ? »
Son père lui sourit. Ce n'est pas un sourire gentil. « Vous pouvez regarder un film dans le salon. »
« Super, » soupire Stiles. Derek secoue son épaule et l'aide à remplir le lave-vaisselle, puis le suit jusqu'au canapé, où ils s'assoient l'un près de l'autre. Ils ne se touchent pas, cependant, parce que son père leur lance des regards, s'assoit dans le fauteuil, et fixe la télévision. Ok, c'est une nuit ciné père-fils-petit-ami-du-fils, alors.
Stiles penche la tête en arrière et essaye de ne pas grogner trop fort.
:::
Stiles n'a pas dormi depuis la nuit où Derek était dans son lit, la nuit du combat avec les alphas. Leur dépendance était déjà problématique quand ils pouvaient passer leurs nuits ensemble, mais maintenant que son père a restreint Derek au rez-de-chaussée de la maison, Stiles craint de ne plus jamais dormir. Il sait que cette réaction est peut-être un petit peu mélodramatique, mais il est vraiment très fatigué et il pense avec nostalgie aux séances de câlins avec Derek. Pas à embrasser Derek, ou toucher Derek, ou rien d'autre. Juste dormir à côté de lui.
Trois jours après le Diner, son père prend son premier service de nuit depuis qu'il a tout découvert, et Stiles s'assoit à sa fenêtre. Il espère que Derek rodera à nouveau près de la maison, et qu'il saura que le père de Stiles est parti et qu'il peut venir sans risque. Mais après une heure de coups d'œil incessants à travers la fenêtre, Stiles doit s'avouer vaincu. Il est possible que son père ait un peu effrayé Derek. Ce qui est juste, vraiment, inacceptable. Ils allaient tellement bien tous les deux avant la grande révélation. En plus, Stiles veut vraiment dormir, c'est tout.
Il sort le téléphone, qu'il a finalement acheté un jour plus tôt, et envoie un texto à Scott. Parce que peut-être qu'une bonne partie de Call of Duty le fatiguera assez pour l'endormir. Qu'est-ce que tu fais ?
Allison répond. Tu ne peux pas l'avoir ce soir, Stiles.
Bien. Comme si Stiles voulait voir Scott, de toute façon.
Il tape son téléphone contre son menton pendant une minute puis envoie un texto à Derek. Tu es à la station de métro ?
Oui. Tout va bien ?
Pourquoi tout le monde pense que quelque chose ne va pas ? Ou que Stiles essaye de voler les petits-amis des petite-amies jalouses, honnêtement. Bien, répond-il. Je peux venir ?
Derek met un moment pour répondre. Tu le diras à ton père ?
« Putain de shérif, » murmure Stiles, et appelle son père, alors qu'il éteint sa lumière et se dirige vers le rez-de-chaussée.
« Je peux aller chez Derek ? Isaac, Boyd et Erica sont tous là, donc on va surement jouer à beaucoup de jeux vidéos et je te promets que je serai rentré pas trop tard, et c'est d'accord, hein ? » Il parler rapidement dans l'espoir que son père acceptera juste pour pouvoir raccrocher.
« Sois à la maison avant minuit, » dit son père, ce qui, évidemment, ne va pas arriver, mais Stiles a une permission pour quelque chose pour la première fois depuis ce qui lui parait une éternité, alors il acquiesce.
Se souvenant que son père ne peut pas le voir, il dit, « Super, ok, merci. A plus tard. » Il raccroche avant la réponse de son père.
Derek est dehors quand Stiles se gare sur le parking devant la station de service et il lève une main alors que Stiles sorte de la Jeep.
« Hey. » Stiles pose un baiser sur les lèvres de Derek, une rencontre brève de leurs lèvres auquel le loup-garou répond, mais qu'il ne lui ne permet pas d'approfondir, lui indiquant que ses betas sont en fait à l'intérieur.
« Est-ce que tu veux qu'ils partent ? » demande Derek, assez doucement pour que ce soit possible que les autres ne l'entendent pas.
Stiles secoue la tête. « Non. C'est bon. Je veux juste trainer. » En plus, c'est bizarre et bien de ne pas mentir à son père.
Isaac, Boyd et Erica sont assis sur le sol, les manettes de PS3 dans leurs mains. Leurs poignes sont si fortes que le plastique a commencé à craquer autour des coutures. Ils quittent à peine des yeux l'écran de télévision lorsque Derek et Stiles rentrent et s'effondrent sur le canapé derrière eux. Derek sort une quatrième manette de derrière les coussins du canapé, et il la tend à Stiles, mais celui-ci secoue la tête et pose ses tempes contre l'épaule de Derek. Le loup hausse les épaules, presse sur le bouton start et bouscule un peu Stiles en s'installant. C'est insupportablement confortable. Etre assis, comme ça, lui redonne espoir, et semble si ordinaire.
Il regarde Erica leur donner une leçon à Call of Duty. Derek joue très mal aux jeux vidéos en fait, c'est vraiment embarrassant. A tel point qu'il va devoir entrainer son petit-ami de manière convenable en ce qui concerne les violences digitales. Il imagine Derek devenir furieux, blessé et amusé lorsque Stiles lui dira qu'il est embrassé par son manque de capacité quant aux jeux de tir subjectif – sérieusement, Stiles galère moins dans les combats réels que le personnage de Derek sur l'écran. Il pose sa tête contre l'épaule de Derek et ferme les yeux, juste pendant un moment. Lorsqu'il se réveille, la télévision est éteinte, et sa tête est dans les genoux de Derek
Sa tête repose contre le jeans de la cuisse de Derek, et la main de Derek caresse ses cheveux. De temps en temps, un de ses doigts descend dans le creux de l'oreille de Stiles, laissant une vague de chaleur derrière lui. Derek le regarde, une expression douce et étrange sur le visage, et Stiles bouge la tête pour lui sourire.
« Tu as des empreintes de jeans sur ta joue, » dit Derek, pas comme si c'était quelque chose d'étrange, mais plutôt comme si c'était quelque chose de merveilleux.
« J'ai dormi combien de temps ? »
« Un moment. Les autres sont partis chercher une pizza. Est-ce que tu dois rentrer ce soir ? » Il dit ça comme s'il voulait que Stiles reste, ce qui est bon mais aussi surprenant, parce qu'il est tellement attentif à ne pas énerver le père de Stiles. « Evidemment que tu dois rentrer, » continue-t-il quand Stiles ne répond pas tout de suite. « Désolé. Je ne suis pas habitué… »
« A suivre des règles ? » Stiles baille, étire ses bras et laisse l'un d'entre eux tomber sur le côté pendant que sa main gauche serra la nuque de Derek avant de retomber. « Moi non plus. Mais je suppose que tu as raison, on devrait suivre les règles. » Il laisse le 'pour l'instant' non dit. Pas moyen d'attendre à nouveau un an avant de dormir avec Derek. De manière figurée.
Derek lève les yeux au ciel, comprenant clairement l'intention de Stiles, et le pousse de l'épaule pour s'étaler sur le canapé. Stiles s'assoit sur le sol et Derek glisse pour s'assoir à côté de lui, leurs dos contre le canapé. Derek attire Stiles et l'embrasse sur le front. « Essayons de prendre la situation comme elle est, sans regarder trop loin, d'accord ? » Stiles se crispe sous son toucher, parce qu'il sait que c'est stupide mais sa phrase lui donne l'impression que Derek ne les voit pas dans un temps très loin. Derek s'empresse, « Ne fais pas ça, Stiles. Ne panique pas. C'est réel et ça durera et nous n'avons pas besoin de… tu sais ? »
Stiles secoue la tête. Il n'a jamais fait ça avant, ne s'est jamais engagé envers quelqu'un sauf son père et Scott, et il veut que ce soit comme ça avec Derek aussi. Il veut lui donner toute sa gène et la manière dont il ne peut pas se concentrer et son haleine terrible du matin et la manière dont il se mord le bout des doigts lorsqu'il a peur. Il n'a jamais donné à quelqu'un tout ce qui va et tout ce qui ne va pas chez lui, alors il veut que Derek soit clair, parce que ses pensées sont embrouillées.
Derek soupire et resserre son emprise sur l'épaule de Stiles. Il tourne sa tête pour que leur nez se touchent, et il dit, lentement, comme si parler lentement lui permettrait de mieux se faire confiance « Chaque matin, nus nous réveillerons et nous vivrons notre journée, et à travers chacune de ces journées – chacune, de maintenant jusqu'à n'importe quand, mais si tout va comme je le souhaite, n'importe quand sera un temps très long ou toujours – pendant toutes ces heures et toutes ces années, nous serons ensemble. Alors nous ne devons pas penser à ce que demain ou l'année prochaine nous apportera, vraiment pas, pas maintenant, parce que nous savons que demain et l'année prochaine, il y aura encore un nous. »
« Oh, » dit doucement Stiles, et il embrasse Derek, et cette fois le baiser est plus profond et chaud. Ils se noient l'un dans l'autre, jusqu'à ce qu'ils se séparent, les lèvres mouillées et les yeux mi-clos. Derek presse son front contre celui de Stiles.
« Tu devrais y aller, » murmure-t-il, et Stiles acquiesce, mais il met encore quinze minutes pour faire le trajet entre le canapé et sa Jeep, parce qu'il s'arrête de temps en temps pour embrasser Derek sur le chemin.
:::
Trois nuits passent et Stiles ne dort pas. Il commence à se sentir vraiment nauséeux, comme s'il pouvait dériver de lui-même avec une bonne secousse. Il rentre chez lui et s'assoit à la table de la cuisine, fixe le léger tremblement de ses mains – il pense que ça vient du taux incroyable de caféine qu'il a consommé depuis trois heures ce matin, mais ça pourrait très bien être aussi ce sentiment étrange qu'il est en train de disparaitre.
Il ne remarque même pas son père descendre les escaliers et se tenir devant la porte de la cuisine. Il regarde Stiles, en train de fixer ses mains.
« Est-ce que tu vas bien, fiston ? »
Stiles sursaute, son pied s'écrase contre un des pieds de tables. « Aie, merde. »
Le shérif traverse la cuisine et s'installe en face de lui. « Qu'est-ce qui ne va pas ? »
« Rien. » Stiles secoue la tête. « Vraiment, rien. Tout va bien. C'est bon. Mieux qu'avant, en tout cas. »
« Tu as l'air beaucoup trop à l'ouest pour que je crois ça. »
« Je suis juste fatigué, » dit-il, et il le prouve avec un large bâillement.
« Tu as été occupé, » concède son père. « Même si tu es resté à la maison pendant les nuits dernières, n'est-ce pas ? » Il a l'air inquiet, soudain, comme s'il suspectait Stiles de lui mentir à nouveau.
Stiles secoue la tête. « Non, hé, j'étais ici. Je n'ai juste pas bien dormi. »
« Est-ce que quelque chose te préoccupe ? »
« Insomnie, » suggère Stiles, « Mais c'est bon. J'ai juste besoin d'une bonne nuit de sommeil et ça ira. Vraiment. »
« Un des gars au travail a des insomnies. Il ne jure que par une tisane – on se moque tous de lui, évidemment, mais je peux découvrir ce que c'est, si tu penses que ça peut aider ? » lui offre son père, et Stiles adore sa grimace à l'idée de Stiles en train de se préparer une tisane. Il adore le fait qu'il soit prêt à supporter quelques taquineries verbales au travail pour aider Stiles à dormir.
Mais il secoue la tête. Il a déjà essayé cette méthode avant les loup-garous et le sexe, son sujet favori de recherche sur internet tournait toujours autour des moyens pour s'endormir. « C'est bon, » répète-t-il. « Qu'est-ce que tu fais à la maison si tôt ? »
Son père plisse les yeux, mais décide de laisser Stiles changer le sujet de la conversation. « Je suis rentré tôt parce que j'ai invité Derek à diner. »
Stiles encaisse la nouvelle. « Tu as fait ça ? »
« Il sera là à six heures. »
« Magnifique. »
« Je pense, aussi. » Son père lui fait un grand sourire, le bord de ses lèvres retroussées en un sourire sarcastique, et Stiles essaye de lui rendre son regard. Cela ne doit pas vraiment marcher car son père commence à rire et se lève, en donnant une tape dans le dos de Stiles. « Il n'est pas si mal, » dit-il à Stiles. « Je te promets que je ne t'embarrasserai plus. »
La soirée se passe beaucoup mieux que ce qu'il pensait. Son père et Derek commence à discuter de toutes les affaires passées du shérif qui ont une cause surnaturelle, et Stiles peut à peine rester en place et alterne son regard entre sa nourriture et Derek.
Derek ne reste pas longtemps après diner, il dit à Stiles que lui et Peter doivent rencontrer Chris Argent et Allison, ce qui est un désastre à venir, d'après lui. « Fais-moi savoir comment ça se passe, » est tout ce qu'il dit.
Derek acquiesce puis regarde Stiles pendant un long moment. « Est-ce que tu vas bien ? Tu as l'air encore plus fatigué que d'habitude. Tu ne dors pas ? »
Evidemment qu'il ne dort pas, veut-il répliquer, parce que Derek est venu, l'a encore laissé dormir, et ensuite il est parti – pour de bonnes raisons, évidemment, mais quand même - et Stiles finit par se frotter les yeux pendant des heures. Mais il ne le lui dit pas, parce que ce n'est pas juste de penser ça. A la place, il dit « Je vais bien, juste occupé avec l'école, » et il embrasse Derek pour qu'il attribue les battements accélérés de son cœur au désir. Ce qui est vrai en quelque sorte – sauf que son désir est caché sous un mensonge. « Va voir le chasseur de la meute. Je te verrai plus tard. »
« Plus tard, » dit Derek, et il embrasse à nouveau Stiles. Stiles sait que son père attend à l'intérieur, alors il n'approfondit pas le baiser et se recule alors que Derek ouvre la porte sa voiture.
Stiles rentre à l'intérieur et trouve son père dans la cuisine, passant les assiettes sous le robinet avant de les placer dans le lave-vaisselle. Il prend une assiette des mains de son père et dit « Ça doit être bizarre d'apprendre que toutes ses affaires avaient en fait des origines magiques. »
« Bien sur que ça l'est, » dit son père. « Mais la famille de Derek a fait du bon travail en nous menant dans la bonne direction sans nous donner trop d'indications. J'espère que Derek était assez âgé pour apprendre comment ses parents faisaient avant leur mort. »
« Je pense qu'il commence à comprendre. Il est parfois un peu idiot, mais il est meilleur depuis quelques temps. » Stiles essuie un peu de sauce pasta sur le bord d'une assiette.
« Stiles, » hésite son père, avant de continuer, « As-tu déjà envisagé de devenir… devenir l'un d'entre eux ? Comme Derek ? Ou Scott, je présume ? »
« Je t'ai dit que non. »
« Tu as dit que tu ne l'es pas et que tu ne le seras pas, mais tu n'as jamais dit que tu ne l'as pas envisagé. »
Stiles soupire, et lève une main pleine de savon. « Peut-être pendant une minute, » dit-il, après un silence assez long pour devenir gênant. « Je suppose que j'y ai pensé. » Son père acquiesce, mais son regard est loin derrière Stiles, vers le petit pot d'eau sur le comptoir. « Je veux dire, j'ai vu comment ça a changé Scott – les bons et les mauvais côtés, mais au début, je pensais que ça aurait pu assurer ma place parmi eux, comme si, je pensais que Scott me laisserait derrière sans même le réaliser, mais que si j'étais comme lui, ça n'arriverait pas. Et je sais maintenant qu'il ne va pas le faire. Et on m'a offert la morsure, » Le regard de son père revient sur lui, les yeux brillants, « pas par Derek, je te rassure. Je ne pense pas qu'il le ferait, à moins que je sois mourant – mais peu importe, j'ai dit non, parce que malgré tout je m'aime bien. Je ne veux pas changer. Pas comme ça, pas mon essence même. Et quand j'ai dit non, il – le gars qui me l'a offert – il a dit que je mentais, mais je ne pense pas. Parce que pour vouloir ça, il faut que tu te détestes un petit peu, et parfois je m'énerve et souvent je déteste mes choix, mais je ne me suis jamais détesté. Je suis bien, en étant moi. Ne t'inquiète pas, papa. Tu ne rentreras jamais à la maison pour me trouver complètement fou une nuit de pleine lune. »
Son père soupire. C'est un son profond, et Stiles a l'impression que toutes ces années de malaise s'évanouissent. Son père l'attire à lui pour le prendre dans ses bras, et ils restent comme ça, à côté de l'évier rempli d'eau savonneuse, en s'enlaçant d'une manière qu'ils n'ont jamais fait depuis les derniers jours de sa mère. Son père pose une main à l'arrière de sa tête et lui dit, « Je suis extrêmement fier de toi, et je suis si heureux que tu sois mon fils »
Stiles commence à pleurer. Son père ne le lâche pas.
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Le jour suivant, à l'école, Allison lui dit que les négociations se sont bien passées, ce qui semble plutôt concorder avec le message Je pense que c'est bon que Derek lui a envoyé tard dans la nuit. Quand Stiles s'arrête au 7-Eleven pour aller chercher du lait, il passe devant Chris à la caisse, en train d'acheter une bouteille de Pepsi et un petit carton de lait. Il est sur le point de fuir vers les rangées de magasines pour éviter une rencontre avec le chasseur, mais Chris attrape son regard et lui fait un signe de tête pour le saluer. Juste un léger signe de la tête. Stiles le retourne avec enthousiasme. Les hochements de tête sont à des lustres des conversations menaçantes, dans son esprit. Et dans celui de n'importe qui, pense-t-il en attrapant un gallon du rayonnage et en se plaçant dans la file. Chris part sans lui dire un mot. C'est plutôt une victoire.
Son sentiment de joie s'évanouit quand il repart sur son chemin et voit Peter Hale assis sur les marches de devant.
« Tu ne devrais pas roder en plein jour, » dit Stiles en sortant de sa Jeep. « Ça ne marche pas du tout. »
« Je ne rode pas, » l'informe Peter, en se levant pour le rencontrer dans l'allée. « J'attends. »
« Moi, je présume ? »
« Bien sur. » Peter s'adosse à la Jeep de Stiles. Celui-ci résiste au besoin urgent de le pousser. Cela résulterait en rien moins qu'un combat de chat et finirait certainement avec beaucoup de douleur.
« Je sais que nous sommes partis du mauvais pied. »
« Ou dent ? » suggère Stiles. « Je dirais que nous sommes partis de la mauvaise dent. »
« Bien, » Peter secoue la tête, « En fait, nous ne sommes partis d'aucune dent du tout, alors tu aurais tort. » Puis il penche la tête, regarde Stiles avec considération. « Ou peut-être que tu es parti de la mauvaise dent. »
« Personne ne t'a dit que tu es supposé être un adulte ? »
« Personne ne t'a dit que tu es supposé accorder de l'importance à ta vie ? »
Stiles renifle. « Ce n'est pas amusant. En plus, tu ne me tueras pas. »
« Pourquoi pas ? »
« Parce que, premièrement, Derek te tuerait. Et il ferait en sorte que tu restes mort. Et tu m'as déjà dit que tu n'aimais pas ça. Et deuxièmement, je pense que tu es venu ici pour faire le gentil. Me tuer n'est pas vraiment une bonne idée, donc. »
« La fin justifie les moyens, » dit Peter en secouant les mains. Stiles veut le frapper, mais il garde ses mains dans ses poches.
« Ne cite pas des gens qui sont morts, s'il te plait. Pourquoi es-tu là ? »
Peter soupire et croise les bras. « Nous avons solidifié notre alliance avec les Argents. La meute est plutôt forte. Derek fait un bien meilleur job qu'avant. J'en viens à voir ces faits comme des améliorations, et beaucoup d'entre elles sont en lien avec toi. » Sa voix est basse et profonde, comme s'il était amer. « Et, comme je le comprends, tu me détestes. »
« Sans blague, Sherlock. »
Après ce contrôle de soi impressionnant, il finit par grogner à cette phrase, et Stiles fait involontairement un pas en arrière.
« J'ai des raisons, et tu le sais, » ajoute-t-il, alors que Peter reprend le contrôle.
« Oui, oui, et Dieu sait que tu as droit à tes rancunes. Je pensais juste que, pendant que les choses vont mieux, nous devrions au moins tenter d'être civil et poli. »
Stiles est sur le point de lui dire qu'il peut agir aussi civilement qu'il le souhaite, il ne le traitera pas différemment, puis il pense à combien ce serait bien d'aller à une réunion de la meute sans s'inquiéter de Peter. Mais, évidemment, il s'inquiétera toujours de Peter, il sait que même s'il acquiesce, même s'il dit « Ouais, c'est une bonne idée. Essayons ça. », il commence à s'inquiéter de ce que fera Peter alors qu'il serre sa main et le regarde partir. Il s'éloigne de la maison de Stiles, les mains dans les poches. Mais il se soucie aussi de la possibilité que Peter ne fera rien, et qu'ils appartiennent à la même meute maintenant. Il se soucie aussi du fait que cette hypothèse ne paraisse pas si mauvaise.
Il appelle Derek. « Tu es dans les alentours ? »
« Je suis à la station de métro. Tu as besoin de quelque chose ? »
« Je peux venir ? »
Derek ne luit dit pas de le dire à son père cette fois, mais Stiles laisse un mot pour son père, un Suis chez Derek, serai de retour avant 23h gribouillé sur un bout de papier qu'il colle au réfrigérateur avec un magnet en forme de toque de chef qu'il a eu par sa mère étant petit.
Il gare sa Jeep devant la station et rentre. Derek est assis sur le canapé, avec l'ordinateur de Peter sur ses genoux.
« Peter est là, » demande Stiles, faisant glisser ses doigts sur le haut de l'écran et le fermant.
« Non. Personne n'est là. Qu'est-ce qu'il y a ? »
Stiles lui lance le regard es-tu idiot qu'il réserve d'habitude pour Scott, et Derek secoue la tête.
« Nous avons promis à ton père. J'ai promis à ton père. »
Stiles enlève l'ordinateur des genoux de Derek et le pose au sol, et il s'affale à côté de lui. Il laisse ses genoux toucher ceux de Derek, mais ne le touche pas.
« Je sais. » Il soupire. « Mais, genre. Il sait tout le reste. Il n'a pas besoin des détails intimes sur ma vie sexuelle. » Derek se tend. « Ecoute, Hale. Tout le monde ment à ses parents pour le sexe. C'est presque comme un rite de passage. »
« Sauf que tu détestes lui mentir, » fait remarquer Derek. « Je veux juste vraiment que nous ne fassions pas quelque chose que tu regretteras plus tard. »
« Toi, moi, pas de regrets, » promet Stiles. « Et ce ne sera pas mentir tant qu'il ne me le demande pas. Ce qu'il ne devrait pas faire, parce que ce n'est pas comme s'il avait des super capacités de fous de loup-garous ou quoi. Et s'il demande, je lui dirai la vérité, si ça peut te rassurer. »
Derek grogne. « Dieu, non. Je veux juste… je veux juste que ce ne soit pas mauvais. »
« Je ne pense pas que nous pourrions être mauvais, » dit Stiles. « Vraiment pas. Mais si tu ne veux vraiment pas, » hausse-t-il les épaules. « Nous pouvons attendre. Je veux dire, je comprends. Mon père a des armes, je suppose. Ca peut être intimidant. »
Derek grogne et saute sur Stiles, les mains sur ses épaules, son corps pressé contre le sien. Ses mains poussent Stiles en arrière, à l'autre bout du canapé, si bien que sa tête repose sur l'accoudoir, et Derek l'embrasse. Son baiser a le gout de bière, des lasagnes et du bain de bouche, et Stiles pense qu'il doit probablement avoir le gout de bonbon et de café ce qui, dans l'ensemble, ne plaide pas vraiment sa cause couche-avec-moi. Mais la langue de Derek bouge contre la sienne, alors apparemment ça n'a pas vraiment l'air de le gêner non plus.
Les doigts de Stiles tâtonnent pour trouver l'ourlet du t-shirt de Derek, et il le tire finalement par-dessus là tête de Derek. Derek redescend et arrache le t-shirt de Stiles ce qui est à la fois sexy et inquiétant, parce que Stiles ne peut pas se permettre de remplacer sa garde-robe entière. Mais ensuite, Derek repousse les lambeaux de tissus et suit de sa bouche une marque sur l'estomac de Stiles, et vraiment, le t-shirt ne compte plus du tout, parce que putain, la langue de Derek ne devrait pas être autorisé à le mettre dans un tel état.
« Merde, Derek, merde. » marmonne-t-il, le bout de ses doigts se baladant dans les cheveux sombres de Derek. Celui-ci atteint son jeans et il mord le tissu au-dessus du bouton. Stiles attire à nouveau Derek contre lui, l'embrassant, alors que ses mains jouent avec sa boucle de ceinture. Derek mord sa lèvre, juste légèrement, et Stiles défait le cuir, puis glisse le bouton hors de son trou, et Derek se lève assez pour retirer son jeans et son boxer, et ok, Stiles réalise qu'il va coucher avec Derek Hale.
Il se penche un peu en avant et enterre son rire dans l'épaule de Derek. « Quoi ? » grogne Derek, les mains sur le jeans de Stiles. Il caresse son érection à travers le tissu, ce qui pousse Stiles à imprimer de petits mouvements en avant, de manière saccadée, désordonnée et instinctive.
« Merde, je suis désolé. » Stiles parle à travers la peau de Derek, et il n'a jamais été aussi reconnaissant de sa super-ouïe de loup. « C'est juste… je ne peux pas croire que c'est en train de se passer. Genre, toi et moi. Comment est-ce que toi et moi, c'est arrivé ? »
« Stiles, » murmure Derek, en tirant sur son jeans. Stiles lève les hanches pour que Derek puisse lui retirer, attrapant son boxer en même temps, et enfin, ils sont nus l'un contre l'autre, et tout semble sur le point d'exploser en lui. « Est-ce qu'on peut, s'il te plait, avoir cette conversation après ? » La voix de Derek est rauque et basse et ses mains sont brulantes contre les flancs de Stiles.
« Oka, ouais, bien, très bien, est-ce que tu vas juste… » et ensuite la langue de Derek se balade sur son estomac, sa respiration souffle contre son érection et Stiles est silencieux. Il doit être silencieux parce que, quand la bouche de Derek se rapproche de son sexe, il doit se concentrer sur sa respiration. Parler lui semble si loin qu'il est presque stupéfait quand il commence à murmurer le nom de Derek alors qu'il commence à le prendre dans sa bouche. Ses doigts agrippent les cheveux de Derek et « Putain putain putain, Derek. S'il-te-plait. » Stiles ne sait pas ce qu'il demande, mais Derek se recule et pose son nez contre la hanche de Stiles et celui-ci sait que ce n'était définitivement pas ça qu'il lui demandait. Pas du tout. Derek mordille la peau sensible et Stiles est à bout de souffle, « Qu'est-ce que tu fais ? » Derek lui fait un large sourire, ses lèvres gonflées et mouillées de salive, et Stiles passe à nouveau ses mains dans ses cheveux et il ne peut pas jouir juste à la vue de Derek comme ça. Pas moyen.
« S'il-te-plait », murmure Stiles, encore, la gorge sèche. La bouche de Derek est à nouveau sur lui, et ses mains sont sur ses hanches, il les tient fermement, alors qu'il gémit et finit par jouir. Derek avale, accroupi au dessus de lui, et Stiles est vraiment heureux d'être tombé amoureux de ce loup-garou, vraiment.
« Est-ce que tu vas… s'il te plait… ? » grogne Derek, en le relâchant et l'embrassant partout sur le corps jusqu'à sa bouche. Le baiser a un gout étrange, salé, et c'est tellement excitant, tellement chaud, mouillé et bon, que Stiles voudrait ne jamais arrêter de l'embrasser. Mais l'érection de Derek est pressée tout contre lui, et la main de Stiles tâtonne jusqu'à ce qu'il puisse l'atteindre et l'angle est vraiment mauvais et gênant. Derek est encore en train de l'embrasser, alors Stiles essaye de trouver un rythme décent, jusqu'à ce que, finalement, Derek grogne, et les retourne. Stiles est au-dessus de lui. C'est mieux, c'est beaucoup mieux, et Stiles quitte sa bouche pour lécher le sexe de Derek. Après ça, plus rien n'a d'importance.
Stiles aime vraiment la manière dont son nom résonne lorsque Derek le gémit.
Stiles se douche pendant que Derek passe un coup de Febreeze sur le canapé, et Derek se douche pendant que Stiles fouille dans ses vêtements pour pouvoir rentrer chez lui. Il trouve le bas de pyjama et le t-shirt que Derek lui a emprunté, mais il met une chemise de Derek, laissant celui que Derek a emprunté au fond de la commode. C'est bien, de s'échanger des vêtements. Ça lui donne l'impression que cette relation durera.
Stiles attend sur le canapé aspergé de Febreeze lorsque Derek sort de la salle de bain, son torse ruisselant, tout en boutonnant son jeans d'une main. Stiles le regarde par-dessus le canapé alors qu'il approche. Derek s'assoit à côté de Stiles et l'attire à lui. Stiles trace des motifs sur l'estomac de Derek, qui est vraiment déloyale mais aussi extrêmement sexy.
« Alors, tu veux parler, maintenant ? » demande Derek.
« Hmmm ? » questionne Stiles, laissant un doigt trainer autour du nombril de Derek.
« Ce dont tu parlais tout à l'heure, à propos de toi, de toi, de comment nous en sommes là ? »
« Oh, non. C'est bon. Nous deux, ça s'est passé parce que je suis génial et que tu ne peux pas résister à la génialitude. »
Derek grogne et se couvre le visage de la main qui n 'est pas en train de glisser sous la chemise de Stiles. « Nous deux, ça s'est passé parce que je n'ai aucun sens d'instinct de conservation. »
« C'est aussi possible. » Stiles presse ses lèvres contre l'épaule de Derek, et celui-ci bouge pour que Stiles puisse s'allonger à côté de lui.
« Tu as dit à ton père que tu m'aimais, » dit Derek.
« C'était plus, mon père a dit que je t'aimais et j'ai acquiescé, » murmure Stiles, calme de fatigue. « Mais ça revient au même, je suppose. »
« Je t'aime aussi, tu sais ? »
« Ça, je l'avais conclu après toute la discussion possessive 'tu es à moi, je suis à toi', l'autre semaine. »
Derek embrasse Stiles sur le front et presse son épaule. « Tu es vraiment trop, parfois. Je ne sais pas quoi faire de toi. »
« Garde-moi juste pendant un moment. Pas genre littéralement, » clarifie-t-il, quand les doigts de Derek explorent plus en profondeur la peau de son bras, « mais ouais, garde-moi. » Il marmonne dans l'épaule de Derek alors qu'il s'assoupit, « Au figuré. »
« Ok, » dit Derek. « C'est facile. »
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Stiles rentre chez lui après le couvre-feu, cette nuit là. Ça ne fait rien, parce que son père n'est pas encore rentré quand il arrive. Il se glisse dans son lit en espérant grappiller quelques heures de sommeil avant l'école mais n'y parvient pas il reste étendu et réveillé avec le souvenir des mains de Derek partout sur son corps. Il se lève et prend une autre douche, et il traverse le couloir, complètement habillé - Dieu merci - quand son père monte les escaliers.
« Qu'est-ce que tu fais debout ? » demande son père, en ébouriffant ses cheveux pour le saluer.
« Peux pas dormir, » répond Stiles.
Son père plisse les yeux. « Encore ? »
« Plutôt toujours en fait. » Son insomnie n'est pas quelque chose dont il veut parler en particulier, surtout en considérant que ça lui vient un peu de sa mère et que c'est devenu bien pire avec Scott. Mais son père l'accompagne dans sa chambre et s'assoit au bord de son lit pendant que Stiles bouge nerveusement sur sa chaise de bureau, dessinant un cercle, et attend que son père dise quelque chose.
« La dernière fois que tu as dormi, c'était quand ? » demande son père, et il a l'air fatigué aussi. « Etait-ce avant le jour où tu m'as dit que tu avais des insomnies, quand je t'ai offert le truc du thé ? »
Stiles arrête de tourner et se met en face de lui, mord sa lèvre et essaye d'avoir l'air aussi désolé qu'il le peut. « J'ai fait une sieste chez Derek ce soir. Avant ça, c'était quand je suis allé chez lui pour une réunion de la meute et avant ça – je pense – c'était la nuit où je suis allé jouer aux jeux vidéos avec tout le monde. » Il hausse les épaules. « Je n'ai pas vraiment joué, bien sur. »
« Et avant ça ? » Son père a l'air triste, comme s'il comprenait où il veut en venir.
« Presque à chaque fois que Derek était là. Il.. je ne sais pas ce que c'est. J'ai dit à Scott qu'il me calme, et je pense que c'est du à ça. »
« Alors, en vous disant de ne plus dormir ensemble… » commence son père, et Stiles le coupe.
« Ben, c'est compréhensible que tu ne veuilles pas. Tu sais, les hormones, etc.. » Stiles secoue une main, repense à l'endroit où elle était il y a quelques heures. « Mais, en fait, je dors quand il est ici. Ce qui était bien et inattendu. C'est pour ça qu'il a commencé à dormir ici, parce que ça va dans les deux sens. »
« S'il dormait sur le sol, ça t'aiderait ? »
« Ouah, pas très correct pour le pauvre dos de notre alpha préféré, » dit Stiles, avant de réaliser ce que son père offre. « Sérieusement ? »
Son père passe une main dans ses cheveux et soupire. « Ecoute, Stiles, ça ne va pas être facile. Digérer tout ça, les loup-garous, ton implication là-dedans, le fait que Derek Hale soit d'une manière ou une autre ton copain – c'est un petit peu trop pour moi. Mais je veux que tu sois heureux et bien, et tu l'étais quand il était là, et je sais que tu déteste me mentir, mais tu le feras. Alors, ok. Derek peut passer quelques nuits ici. Tant que tu me dis qu'il sera ici et que tu laisses la porte ouverte. Ok ? »
Et ouais, ce sera bizarre. Mais ce sera aussi très très bien et très très juste et Stiles acquiesce. « Ouais, ouais, c'est parfait. Merci, papa. »
Son père se lève et secoue les épaules en se dirigeant vers la porte. « Une chose est sure. Garde-la dans ton pantalon. »
Stiles se frappe la tête contre son bureau. C'est vraiment injuste, d'avoir un père qui retire tant de jubilation de son traumatisme émotionnel. D'un autre côté… Stiles tire son portable de sa poche et envoie à Derek Tu peux venir quand tu veux, du moment que tu utilises la porte de devant.
Bien négocié, répond le loup-garou. Nous verrons si je peux garder mes mains dans mes poches.
La nuit suivante, on frappe à la porte avant dîner. Un peu plus tard, lui et Derek vont au lit avec la porte ouverte. Derek est dans un sac de couchage au sol. Ils fixent tous les deux le plafond en silence, leur respiration bruyante dans le silence de la chambre. Quand le père de Stiles passe devant la chambre, il doit voir la lumière se refléter dans les yeux de Derek, parce qu'il soupire devant la porte.
« Vous êtes pathétiques, tous les deux, » mais il n'y a pas de dérision dans sa voix. « Très bien, Derek, vous pouvez dormir dans le lit. Mais la porte reste ouverte, » il a l'air résigné et bizarrement content, comme si maintenant il avait deux personnes à sermonner et que c'est toujours mieux qu'une, « Et si j'entends un bruit suspicieux, je ne serai pas responsable pour ce que je vous ferai, Derek. Je suis conscient que vous guérissez des blessures par balle, mais je pense que ça fait quand même mal. »
« Oui, monsieur, » dit Derek. Sa voix semble amusée, il accepte, avant tout heureux, et Stiles bouge pour qu'il puisse venir dans le lit.
Derek garde un espace entre eux parce que son père est encore à la porte, mais après un moment durant lequel lui et Stiles redressent les draps et tapent leurs oreillers, le shérif dit, « Bonne nuit, les garçons, » et il éteint la lumière du couloir.
Derek roule et passe un bras autour de Stiles, et après quelques minutes à respirer ensemble, Stiles s'endort et il rêve de monstres et de sa mère. Derek est toujours là quand il se réveille, pourtant, respirant à moitié dans son oreiller, à moitié dans sa nuque. Stiles tapote doucement le poignet de Derek avant de s'assoupir à nouveau, au chaud, et sombrant dans un doux sommeil, sans cauchemars.
Merci d'avoir lu cette histoire ! Ce fut un plaisir de la partager avec vous.
A bientôt.
