WOW! Tout de même, ça fait quand même un petit moment que je n'avais pas posté hein ? J'espère que vous allez me pardonnez, que vous continuerez à me suivre quand même et ce même si je suis une pauvre fille qui ne poste pas souvent ses nouveaux chapitres !
Par contre, pour celui-ci j'ai une surprise pour vous. Un nouvel élément qui viendra tout chambouler ! Je ne le vous dirai pas maintenant (faut pas vendre ses propres punch quand même XD), mais j'espère que le déroulement va vous plaire ! Ce chapitre est un chapitre transitoire, donc laissez lui une chance de prouver que la suite sera palpitante ! (CAR ELLE LE SERA !) Pour le moment, j'espère ne décevoir personne et avoir vos commentaires sur cette toute nouvelle direction qui, ma foi, me plait bien à moi !
L'écriture me prenait beaucoup de temps parce que mon histoire n'avait, selon moi, pas une intrigue merveilleuse. Mais cette fic me tenant particulièrement à cœur, j'ai décidé, au lieu de l'abandonner, de simplement lui donner un nouveau souffle de vie ! BREF
UN GROS MERCI POUR LES REVIEWS ! J'espère que j'ai répondu à tout le monde, si ce n'est pas le cas, frappez-moi et laissez-moi un message que je remédie à cet oubli !
Bientôt 100 reviews ! W00T W00T ! Qui sait, peut-être que la 100ième review aura... UNE SURPRISE DE SON CHOIX ! :D (Oui. Je suis motivée aujourd'hui !)
BON... maintenant que tout ce que j'avais à mettre au point avec vous est fait, je vous souhaite une excellente lecture et j'espère qu'elle vous satisfaira !
(ps : un merci particulier à mon Ophélia qui me motive plus que jamais à écrire et à ma charmante Laumie qui continue encore et toujours à me corriger! MERCI!)
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Il y a de ces moments dans la vie où nous avons cette mauvaise impression que l'univers tout entier s'acharne contre nous, comme si le destin trouvait beaucoup plus intéressant d'y ajouter son petit grain de sel, comme si ma simple personnalité ne m'apportait pas assez de problème ! Enfin, ne serait-ce qu'une fois dans ma vie, jamais je n'ai eu une journée calme, sans le moindre intérêt où j'aurais enfin pu me poser et réfléchir un instant à ce qu'était ma drôle d'existence. Malheureusement pour moi, ma maladresse me poursuit et semble vouloir me poursuivre jusqu'à la fin de mon existence.
Certain vous diront que je suis mignonne à m'empêtrer les pinceaux ainsi. Ne les croyez surtout pas ! Il n'y a rien de pire que de redouter chacune de vos actions. Simple exemple : Ce soir, vous ne le croirez peut-être pas, mais j'ai ce qui pourrait, extérieurement parlant, être un rendez-vous avec le Lupin qui fait battre mon cœur. Tout le monde comprend déjà mon angoisse, j'en suis certaine. Les mêmes points qui vous viennent en tête avant un rencart me viennent moi aussi à l'esprit : Serais-je assez intéressante, et si nous n'avons rien à nous dire, s'il ne vient pas, si je lui renverse mon verre de jus de citrouille sur le pantalon, qu'est-ce que je fais s'il trouve ça tellement nul qu'il invite ses amis... enfin, vous voyez le genre de questionnements ! Seulement, moi, je dois y ajouter un certain niveau de maladresse en plus du genre : et si je lui donne un coup de coude, si je lui postillonne dans le visage en voulant lui expliquer quelque chose de vraiment passionnant, si j'ai un morceau de brocolis entre les dents, si je le pousse malencontreusement dans le lac alors que je perds pied sur une roche... enfin vous voyez le genre ?
Pour une fois, j'aimerais simplement être moi, sans maladresse, mais fâcheusement, on m'a expliqué lorsque j'étais plus jeune, que si je n'étais pas aussi maladroite, je ne serais pas la personne que je suis aujourd'hui...
Foutaises ! Faites simplement en sorte que je ne le tue pas... par pitié !
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Ce matin-là, Félice bouillonnait d'excitation. En fait, non, c'était un bel euphémisme de dire qu'elle était excitée. En réalité, elle n'avait jamais été aussi stressée depuis la rentrée. Les BUSES, pfft, rien là ! Les ASPICS ? Tsss, les doigts dans le nez ! Mais Remus... c'était une toute autre histoire. Depuis le temps, elle aurait dû y être préparée ! Un jour ou l'autre, la jeune Pouffsoufle se serait inévitablement retrouvée en compagnie du jeune Gryffondor, pourtant cette pensée ne rassurait, pour le moment, aucunement la jeune fille. Elle était simplement réveillée, marchait machinalement vers les lieux où on la guidait et ruminait avec appréhension toutes les bêtises qu'elle ne devrait pas faire ce soir.
Nous étions vendredi, il était présentement douze heures et Félice se cachait désespérément du regard moqueur que lui lançaient ses deux amis. Le menton dans une main, fourchette dans l'autre, la jeune fille faisait furtivement glisser les quelques pâtes restant dans son assiette, espérant peut-être qu'elles se mangent toutes seules La journée avait, jusqu'à présent, passé à une vitesse alarmante toute en étant excessivement lente. Peut-être que commencer son vendredi par un cours de sortilège n'avait pas été la meilleure option de la Pouffsoufle qui, trop perdu dans ses pensées, avait plus d'une fois inter-changé les étapes du mouvement et des phrase des sorts. Le tout fini bien sur dans d'horribles explosions.
Globalement, ce que Félice pouvait en conclure était que, bizarrement, les entre-cours passaient très rapidement, mais les cours eux-mêmes étaient d'une longueur écœurante. Comment les professeurs pouvaient-ils sincèrement croire qu'ils avaient l'attention de tous leurs élèves durant un si long laps de temps ? C'était totalement impossible ! Seul l'un des jumeaux McHugues, Loïc le Serdaigle, semblait réellement suivre tout ce que le professeur Slughorn racontait. D'ailleurs, il n'y avait rien d'étonnant à ça, il était Serdaigle et probablement l'un des élèves les plus intelligents que Félice ait pu rencontrer à Poudlard !
La Pouffsoufle regardait donc avec stupéfaction Loïc s'activer devant ses chaudrons, laissant à peine le temps à son amie Vess de l'aider. Un peu plus loin, Félice sourit en voyant Émilien perdre patience à côté d'une Serdaigle particulièrement vantarde qui, visiblement, tentait d'impressionner le jeune homme.
La jeune fille faisait donc tomber négligemment des feuilles de dictames dans la potion sous les soupires de Graham, son partenaire de potions.
- « Par pitié, Félice ne met pas autant de feuilles de dictames dans la potion... »
Le jeune garçon empoigna délicatement les mains de la Poufsoufle pour retirer les feuilles de ses mains. Puis il aida Félice à croiser ses bras sur elle-même.
- « Je ne voudrais pas t'offenser, mais il semblerait que tu sois beaucoup plus... distraite que normalement... si on ne veut pas mourir dans une explosion, je préfèrerais terminer la potion sans ton aide... »
Le ton du jeune homme avait été doux et calme. Graham ne se fâchait jamais et la jeune fille comprenait très bien son point de vue. D'ailleurs, il était fort probable que la classe entière espérait le mouvement que le jeune garçon venait de faire. Félice prit donc son mal en patience, le cours était presque terminé et, lorsque la cloche sonna enfin, c'est sans hésitations qu'elle quitta rapidement la classe. Elle lança un dernier regard d'excuse à Graham, qui était beaucoup trop concentré pour le voir, et fit signe à ses amis qu'elle les rejoindrait plus tard.
Pour le moment, la jeune fille n'avait qu'une idée en tête, et au grand étonnement de tous ce n'était pas de rejoindre Remus, non, Félice désirait rester seule quelque instant pour faire le point. Voulant être certaine de ne faire aucune erreur qu'elle pourrait regretter, elle se dirigea avec détermination vers le 7ième étage du château. Un peu de calme s'imposait et le 7ième était l'endroit parfait, l'aile sud de cet étage avait anciennement été des salles de classes, mais maintenant, seules les dépouilles de ses salles restaient. Poussiéreuses, sombres, l'endroit idéal pour penser calmement avec les fantômes des lieux.
La Poufsoufle jeta finalement son dévolu sur une des pièces et y entra en soupirant. La salle était bizarrement fraîche, comme si une fenêtre avait été laissé ouverte depuis bien longtemps et l'air hivernal s'y était engouffré, faisant frissonner la jeune femme. Dans un coin sombre de la salle, il semblait y avoir une fissure, laissant s'immiscer quelque flocon de neige aventureux.
Ce petit détail attira immédiatement l'attention de Félice. Laissant derrière elle la raison de sa venue, elle s'approcha de la fissure. Autour de celle-ci, il semblait y avoir une énergie qui attirait inévitablement la Pouffsoufle vers ce coin. Ignorant l'alarme qui raisonnait dans sa tête, la jeune femme s'approcha de plus en plus de cette fissure si intrigante. En tendant la main près de la brèche, quelques petits flocons virent se déposer sur ses doigts pour s'y laisser fondre paresseusement. C'est alors qu'elle comprit ce qui ne fonctionnait pas : à son souvenir, il ne neigeait pas aujourd'hui ! Félice releva si rapidement la tête pour confirmer son hypothèse qu'elle perdit pied, écrasant sa main sur la faille du mur pour y être soudainement... aspirée. Le regard de la jeune fille ne savait plus où se poser. Tout était blanc, puis noir. Elle tournoyait sur elle-même et une nausée la prit soudainement. Elle tentait de se stabiliser, essayant de s'agripper à quelque chose en vain. Alors qu'elle pensait avec ironie qu'elle allait rejeter tout ce qu'elle avait mangé dans la journée, elle tomba enfin sur un sol, froid et dur.
La Poufsouffle resta là, sans bouger quelques instants. Sa respiration était laborieuse, elle était encore étourdie et préférait garder les yeux fermés, incertaine de la réaction de son corps si elle les ouvrait. Son cœur battait toujours la chamade et la jeune femme tentait vainement de s'expliquer ce qui venait de se produire.
Reprenant calmement contenance, Félice commença par vérifier méthodiquement son corps. Elle se mit à bouger ses orteils, puis ses jambes, elle leva les bras, tâta son ventre, son visage et soupira. À première vue, elle avait encore toutes les parties de son corps et, puisqu'elle pouvait penser, elle jugea qu'elle avait encore toute sa tête... enfin, elle espérait !
Malgré le semblant de confort que lui procurait le plancher, le froid commençait lentement à s'insinuer dans son être et rapidement elle dut admettre qu'elle devait se lever pour affronter la bêtise qu'elle avait faite. C'est donc un œil à la fois qu'elle prit conscience de sa situation. À première vue, le plafond lui semblait fort commun. Félice aurait même été prête à parier que c'était le même plafond vieux et poussiéreux de la salle qu'elle avait « supposément » quittée. Tournant doucement la tête, elle se félicita d'avoir gardé son repas, mais aussi son sens de l'orientation et de l'observation !
La jeune Poufsouffle finit par se redresser complètement et se gratta la tête. Toute cette mésaventure pour rien ? Son inquiétude, ses nausées, cette peur qui lui agrippait les tripes, la peur d'avoir encore une fois tout gâché. Tout ça pour rien ! Elle était assise au même endroit, elle était dans la même pièce et rien ne semblait être différent. Jugeant qu'elle avait assez perdu de temps, elle se rappela soudainement qu'elle avait rendez-vous avec Lupin. Son cœur fit un bond, elle jeta un rapide coup d'œil à sa montre... puis la fixa un peu plus pour finalement prendre conscience qu'elle ne fonctionnait plus, figée à jamais à quinze heures quarante-neuf minutes.
Préférant ne pas s'attarder plus longtemps, elle empoigna la bandoulière de son vieux sac en cuir et s'élança dans le couloir. Les pans de sa robe volaient derrière elles et ses cheveux devenaient de plus en plus ébouriffés. Dehors, le soleil commençait lentement à se coucher... il devait être plus de seize heures maintenant. Remus et elle s'étaient donnés rendez-vous pour seize heures ! Elle espérait que le jeune Gryffondor ait la patience et l'idée de l'attendre un peu plus longtemps.
Après dix minutes de course, c'est une Félice épuisér qui arriva dans le Hall de l'école, vide. Elle jeta un coup d'œil à la grande horloge... seize heures dix-neuf...
Le jeune Gryffondor marchait calmement vers le grand hall. Connaissant Félice, Remus se doutait fortement que la jeune fille serait en retard. Il prit donc tout son temps pour arriver à destination, empruntant les plus longs couloirs, les plus grands détours. Bien sûr, il ne serait pas Remus s'il n'était pas arrivé en avance malgré tout. C'est donc dans les environs de quinze heures cinquante-quatre que le Gryffondor se laissa tombé dans les escaliers du hall. Maintenant il n'y avait malheureusement plus grand chose à faire, il lui faudrait attendre l'arrivée de la Poufsouffle. Il vérifia pour la énième fois s'il avait les notes qu'il avait promises à Félice et, ne trouvant rien d'autre à faire, finit simplement par reposer sa tête sur le mur, fermant les yeux et attendant patiemment.
Tandis que les minutes filaient, Remus commençait lentement à douter de l'arrivée de Félice. Il jeta un dernier coup d'œil à la grande horloge qui affichait maintenant seize heures dix-neuf. Les épaules du jeune homme s'affaissèrent et il se leva tristement, prenant le chemin de la tour des Gryffondors. Il était pourtant si sûr qu'elle viendrait...
Remus n'était jamais en retard. C'était un fait, un fait universel ! Félice avait tout gâché finalement, alors qu'elle croyait bien s'en tirer, elle avait complètement loupé son rendez-vous avec l'homme ! Son homme aux beaux yeux, à la douce voix chaude et rauque, et aux mains sublimes ! Elle avait définitivement tout foutu en l'air !
L'air triste, elle se laissa glisser contre le mur et attendit quelque minutes, au fond d'elle, Félice savait pertinemment que Remus ne reviendrait pas, s'il n'était pas resté c'est qu'il avait jugé avoir attendu suffisamment longtemps. Pourtant, elle avait cette drôle d'impression, celle inexplicable, que quelque chose n'était pas tout à fait normal, que tout n'était finalement pas de sa faute et qu'une chose hors de contrôle avait chamboulé ses plans !
Enfin, la Poufsouffle pouvait bien continuer à se consoler ainsi, un jour ou l'autre elle devrait rentrer à son dortoir et, finalement pour abréger sa souffrance, « Enfin, t'exagères pas un peu là ? », elle décida de se lever. Elle prit son sac, le plaça confortablement sur son épaule et entama son chemin vers la salle commune des blaireaux. Étrangement, elle ne croisa pas âme qui vive jusqu'au moment d'arriver face à face avec Rusard. Le concierge semblait encore plus crasseux que d'habitude et Félice eut un mouvement de recul en le voyant. Déjà prête à prendre ses jambes à son coup, Rusard l'en empêcha de justesse en l'agrippant par le bras.
- «Eh ! Mais je n'ai rien fait encore ! »
Elle n'en revenait pas ! Pourquoi l'agrippait-il ainsi sans ménagement ? Pourquoi était-il aussi laid ? « Enfin... Félice, ce n'est pas une question qui se pose ! » … Non, mais il était étrangement plus laid que la normale. Rusard n'avait certes jamais été un modèle de beauté, pourtant lorsqu'elle le regardait, la jeune fille ne pouvait que discerner des rides, de plus en plus marquée. À son souvenir, plutôt récent puisqu'elle l'avait vu la veille, il n'avait pas autant de rides, ni autant de cheveux blancs et il sentait nettement moins fort la litière pour chat !
Marchant d'un pas rapide et aléatoire, la jeune femme suivait tant bien que mal le concierge qui lui tenait toujours le bras, bras qu'il ne semblait prêt à abandonner sous aucun prétexte, vu la force qu'il mettait pour le garder fermement entre ses doigts. C'est finalement après quelques minutes de marche, qui parurent une éternité pour Félice, que Rusard s'arrêta devant la gargouille.
- « Mais enfin, Mr. Rusard ! »
La Poufsouffle était à court de mots. Pourquoi diantre l'envoyer chez le directeur ? Les rares fois qu'elle n'avait rien à se reprocher, qu'elle n'avait rien fait de mal, quelqu'un d'autre jugeait qu'elle méritait de voir le directeur ? C'était complètement insensé ! Et ce stupide Rusard qui se contentait de la regarder avec un sourire édenté sans rien dire, ce qu'il pouvait l'énerver, si elle avait pu, si elle avait été un peu plus courageuse ou si elle avait eu un peu plus de répartie, elle lui aurait dit ses quatre vérités ! Mais elle n'était ni Gryffondor, ni Serdaigle, elle se contenta donc de grommeler dans son coin en fulminant mentalement, imaginant toute les manières possible pour châtier Rusard. « Qui aime bien châtie bien ?... Ou pas. »
Le vieux concierge consentit enfin à relâcher sa poigne du bras de Félice lorsqu'il fut le moment de monter dans les escaliers. La gargouille avait lentement tourné sur elle-même pour laisser apparaître des escaliers étroits, ne permettant pas à deux personnes d'y passer côte à côte. D'une galanterie feinte, Rusard enjoignit sa captive à monter la première.
Lorsqu'ils arrivèrent au niveau du bureau du directeur, Rusard semblait être sur le point de sautiller d'excitation, ses yeux pétillaient et il regardait la pauvre Félice avec un air suffisant, ce qui étonna sur le coup la Poufsoufle. Le concierge tendit le bras vers la porte, mais avant même qu'il n'y touche, celle-ci s'ouvrit, laissant apparaître le vieux Directeur qui hocha simplement la tête :
- « Merci Argus, vous pouvez attendre ici, je dois m'entretenir seul à seul avec Miss Burn. »
Visiblement peu enchanté par la tournure des évènements, Rusard tenta de protester, mais le directeur coupa court en le regardant au dessus de ses lunettes:
- « J'aurai ensuite, bien entendu, à m'entretenir avec vous... »
Dumbledore s'écarta de la porte, laissant un passage à la jeune fille pour finalement fermer la porte derrière elle. Intimidée, Félice fila s'assoir à un siège, face au bureau, mains sur les genoux, joues rosies par la gêne. Dans le pauvre cerveau de la Poufsoufle, c'était l'incompréhension totale... Elle était certaine de n'avoir rien fait de mal... Certes, des bêtises elle en faisait constamment, mais de là à devoir rencontrer le directeur ?
Alors que Félice, bien trop occupée à se morfondre à la recherche de son erreur, s'arrachait pratiquement les lèvres à force de les mordiller, le directeur s'installa calmement en face d'elle, croisa les doigt sur son bureau et sourit de son sourire mystérieux :
- « Alors Miss Burn, cela fait bien longtemps que je ne vous ai pas vue... »
Félice releva la tête, interdite :
- « Pardon Professeur ? C'est simplement que, certes nous ne nous voyons jamais... mais je ne comprends pas la raison de ma présence dans votre bureau ce soir. Non pas que je ne vous apprécie pas ! Mais... »
Félice ne prit pas la peine de terminer sa phrase, osant à peine lever les yeux, elle attendit que Dumbledore enchaîne.
- « En quelle année sommes-nous miss Burn ? Demanda le vieux Directeur toujours calme.
- Euh, 1977 Monsieur, pourquoi cette question ?
- Je crois que nous devons avoir une petite conversation.
- Sur l'année ? »
Félice lança un regard étonné au Directeur, elle n'avait jamais réellement écouté les racontars au sujet de la folie de leur directeur, mais aujourd'hui elle regrettait partiellement de ne pas l'avoir fait. Dumbledore ne semblait définitivement pas avoir toute sa tête... Pourtant le vieil homme se mit à rire calmement et hocha la tête :
- « C'est presque cela miss Burn.
- Je ne suis pas certaine de bien comprendre Professeur...
- C'est fort simple, nous aurons effectivement une conversation sur l'année, puisque malheureusement pour vous, nous ne sommes présentement plus en 1977, mais plutôt le 14 novembre 1993. »
La tête que fit la Poufsouffle à ce moment-là dut valoir beaucoup puisque Dumbledore sourit aimablement à Félice, lui laissant le temps d'analysé l'étendu de sa phrase. Pourtant dans le cerveau de Félice, rien ne concordait ! Il y a à peine une heure, elle sortait de son cours de potion pour aller marcher... A quel diable de moment avait-elle pu soudainement décider de changer d'époque ? C'était tout simplement impossible... Le directeur avait perdu la tête. « Le directeur qui te regarde présentement et qui attend une réaction de ta part... » Certes... elle dut faire un effort surhumain pour afficher un air calme et répondre au directeur :
- « Enfin, Professeur, je me serais sûrement rendu compte si j'avais... traversé une quelconque faille temporel ou je ne sais quoi! Je viens tout juste de sortir de mon cours de potion... Ça n'a aucun sens !
- Et pourtant, je vous assure Mademoiselle que j'ai toujours toute ma tête et que le calendrier derrière mon bureau prouve que nous sommes bel et bien en 1993.
« Pertinent quand même ton manque de réponse ! » … Pfft ! C'était n'importe quoi ! Si elle était en 1993, elle serait beaucoup plus vieille... elle aurait des souvenirs des dernières années ou même du changement d'époque ! « Sauf si effectivement tu es passée par une quelconque faille... »
- « Vous savez ce qui m'a menée ici ? » demanda-t'elle but en blanc
Le directeur secoua la tête et sembla désolé :
- « Non, malheureusement je n'ai que quelques soupçons, mais rien de vraisemblable ! Je ne pourrais vous expliquer la raison de votre présence ici. Certes j'ai quelques hypothèses, mais je ne crois pas qu'il serait sage de vous les partager maintenant.
- Et pourquoi pas ?
- Simplement parce qu'elles sont si abstraites qu'elles ne vous aideraient nullement à dormir. »
Le cerveau de Félice bouillonnait, officiellement elle ne comprenait toujours pas. « Mais pour le moment, écoutons ce que Dumbledore a à nous dire, nous paniquerons plus tard. » Judicieux !
- « Je sais que cela peut vous paraître difficile à concevoir, mais pour le moment il en sera ainsi, vous poursuivrez vos études dans cette époque, jusqu'à ce que nous trouvions un moyen de vous renvoyer en 1977. Pour le moment, ce que vous devez savoir c'est que vous arrivez dans une période trouble et que personne, et j'ai bien dit personne, ne doit être mis au courant de votre année d'origine. Pour cette raison, nous devrons changer quelques traits de votre apparence, ainsi que votre voix... »
Si jusqu'à présent, Félice comprenait plus ou moins les mises en gardes de Dumbledore, son changement d'apparence lui apparaissait comme... absurde :
- « Mais il n'y a plus personne pour me reconnaître monsieur !
- Détrompez-vous, beaucoup de vos professeurs sont toujours ici et certain de vos camarades sont maintenant professeurs à Poudlard. Il serait dangereux pour vous, mais aussi pour leur santé mentale de revoir une jeune fille avec qui ils étudiaient il y a 16 ans ! Maintenant, si vous le permettez nous allons procéder à la transformation... »
Le directeur se leva calmement, enjoignant Félice à le suivre, pour se placer devant un grand miroir. La jeune fille châtaine aux longs cheveux emmêlés se regarda donc une dernière fois avant de lever son regard vers le directeur :
- « Ai-je au moins le choix de mon apparence professeur, demanda t'elle avec un léger sourire en coin.
- Certes ! Auriez-vous des préférences ?
- En fait, s'il vous était possible de me laisser ma grandeur et la couleur de mes yeux... Voyez-vous, je me plais bien finalement à être petite... et imaginez la catastrophe si je devais devenir grande, avec mes deux pied gauches ! »
Dumbledore sourit et acquiesça. « J'espère bien qu'il accepte ! Ce n'est pas comme si c'était une très grande demande ! » Il se mit à marmonner une incantation qui semblait particulièrement complexe. La Poufsouffle l'observait, franchement impressionnée et lorsque Félice décida enfin à se regarder dans le miroir ce qu'elle vit la fit sursauter. Ses cheveux étaient devenus bouclés et plus courts, lui arrivant aux épaules d'un brun chocolat « particulièrement appétissant ! » Son visage se fit un peu plus fin, son nez s'allongea un peu et s'affina lui aussi. Sa bouche s'élargit et ses lèvres devinrent plus pleines. Puis la forme de ses yeux changea, devenant un peu plus grands, comme des yeux de biche. Bref finalement Félice ne se reconnaissait plus du tout! Elle avait perdu ses cheveux indisciplinés et ses petits yeux rieurs.
- « Professeur, j'espère que ses cheveux se peignent par eux-mêmes... sinon je finirai avec un nid de chouette sur la tête ! »
Le professeur Dumbledore sourit et invita Félice à revenir se rassoir:
- « Maintenant, nous devons vous trouver une histoire convaincante ainsi qu'un nom.
- Pourquoi ne pas simplement dire que j'ai fait mes études à Beauxbâtons, que ma mère voulait que je suive la tradition, mais que le travail obligeant, mes parents ont dû déménager soudainement en Écosse et que j'ai dû les suivre ? Pour éviter les questions indiscrètes je n'aurai qu'a dire que mon père est moldu et que son travail est complexe, répondit la jeune Poufsouffle. Et puis je n'ai pas à répondre aux questions de tout le monde Monsieur !
- Hmm, oui, il vous faudra bien peser vos mots, faites attention à toujours dire la même histoire. Pour votre nom, vous serez Eilis Jane Oldford. Je ne vous répartirai pas une nouvelle fois, vous pouvez retourner à votre dortoir... Un elfe apportera vos futurs bagages.
- Mes futurs bagages ?
- Vous ne pensiez tout de même pas arriver ici sans vêtements ni objets personnels ? »
Félice hocha la tête et fit un sourire d'excuse. Avant qu'elle ne le quitte, Dumbledore la retint une dernière fois :
- « Miss Oldford » il sourit. « Il est possible que vous fassiez des découvertes troublantes cette année. Je vous demande de garder votre sang froid et d'être forte. S'il y a un problème, ma porte vous sera ouverte. »
Il regarda la jeune fille au dessus de ses lunettes en demi-lune, ses yeux se voilèrent l'espace d'un instant pour redevenir pétillants d'intelligence et de savoir.
- « Votre mot de passe est Amortencia... Maintenant, bonne soirée Miss Oldford, vous n'aurez qu'à vous présenter au Professeur Chourave demain matin pour aller récupérer votre horaire. J'imagine que vous garderez les mêmes options ?
- Oui bien sûr professeur, hum... Bonne nuit. »
Puis sans autre mot, Félice sortit du bureau directorial. Pour le moment, la jeune fille ne savait pas exactement si elle devait être excitée par cette nouvelle aventure ou simplement totalement pétrifiée de peur à l'idée qu'elle allait se promener dans le futur... Peut-être allait-elle croiser ses enfants ? Ou ceux de Vess... Peut-être allait-elle tomber nez à nez avec un mini James Potter ou mieux... la version miniature de Remus. Pourtant à cette pensée, le cœur de Félice se serra, une version miniature de Remus impliquerait beaucoup... « Allons ! Qu'est-ce que tu nous fais là ? Un mélodrame ! Sans moi ! »
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VOILÀ ! C'était ma surprise ! :D Je vous rassure tout de suite que ce n'est pas qu'une histoire de faille temporelle... C'est disons, beaucoup plus poussé que ça ne l'est expliqué, mais je ne dois tout de même pas tout dévoiler dans ce chapitre, surtout que ça m'enlève mon fameux punch de fin de fic !
Car oui, la fin est déjà toute imaginée ! Bonne nouvelle non ?
BREF ! Vos commentaires sont toujours appréciés et attendus avec impatience !
Un gros bécot à tous !
