Hello ! Merci à tous ! Encore ! Encore ! Merci lecteurs et reviewers ! Je vais avoir un super beau maillot grâce à vous !

Bon, un peu de sérieux...

Disclaimer : Naruto ne m'appartient pas.

Ndla : Chers lecteurs, petit chapitre à l'horizon. Mea culpa fallait couper là où j'ai coupé...Non, en fait je n'avais pas assez pour payer Kakuzu plus longtemps... :( Itachi ? Euh oui bien sûr... (Anne ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir ? :p)

Bonne lecture !


Chapitre 8

Prostitute

Ils n'étaient pas d'accord. Comme souvent.

—Fuck Kakuzu ! C'est une idée de merde !

Porte violemment ouverte. Trempé. Manteau déchiré. Couvert de sang. Le sien. Celui d'un autre. Faux sur l'épaule. Figée. Un sourire.

—On te manquait ?

Ironie. Sous-entendus. J'ai tenté un sourire. Grimace. Contente de ne plus être seule. Déçue de la compagnie.

J'ai levé les yeux vers Kakuzu-san. Les ai très vite détournés. J'ai bafouillé quelques mots et suis entrée dans la cuisine. La faim m'avait poussée hors de ma chambre et sans doute cela me permettrait-il de passer à autre chose.

Pas vraiment. J'ai appris cette nuit-là qu'acheter du saké évite d'attiser l'irritation d'un criminel. Surtout quand celui-ci arrive déjà de mauvaise humeur.

Je n'en avais jamais vraiment bu. Je n'y avais pas pensé. L'atmosphère était tendue. Pour Hidan-san quelques excuses avaient suffi. Kakuzu-san… On ne sait jamais. Son regard sur moi. Je le sentais sans le voir. Perçant. Oppressant. On dit que le vert est la couleur de l'espoir. Je n'y crois pas. Je n'y crois plus. J'ai à peine mangé. Je ne suis pas restée plus longtemps que nécessaire.

--

Je me suis endormie. Un temps.

A mon dernier réveil il pleuvait toujours. Si fort. Ni nuit. Ni jour. L'eau dans la salle de bain. Je me suis levée.

Dans la cuisine, Hidan-san. Cheveux en bataille. Marque de son chapelet sur la joue. Parmi des traces de sang. Rien qu'en sous-vêtement. Salut timide. Préparation de thé frais. Contrer une mauvaise nuit.

—Fais du riz aussi.

Pas désagréable. Moins que la veille. Coup d'œil dans sa direction. Il s'étirait comme un chat. J'aurais pu tirer de cette scène une impression agréable mais comme l'illusion prenait forme les mots de Zetsu-san, sa réaction, me revinrent. Verre brisé. Je me suis contentée de faire. Pas un mot.

--

Pourquoi être tant affectée ? Trop sentimentale ? Sans doute. D'autres personnes semblaient avoir de la considération pour moi. Je n'avais pas besoin d'être aimée de tous. Oui ? Non ? On ne peut pas. J'aurais voulu.

Ce qu'ils prenaient était intime. N'avais-je pas le droit de demander un peu de reconnaissance ? Recevant ce "titre", perdons-nous le statut d'"être humain" ? N'avons-nous pas le droit ne serait-ce qu'à de la politesse ? Qu'est-ce que la courtoisie pour un meurtrier ? Pour en avoir il faut considérer ses semblables. Non ?

Je ne voyais que les points négatifs. Peut-être parce qu'il s'agissait de la "mauvaise période" du mois. Plus morose. Pas entourée des bonnes personnes. On se laisse facilement sombrer.

Malaise. Gêne. Les éviter au possible. Trois douches. Discrète. Inquiète. Je ne pense pas avoir été l'unique cause de son irritation mais cela avait dû y contribuer. Cela, le reste. On ne pouvait – ne peut – le dire. Que ses yeux. Rien pour trahir son humeur. Pas assez prudente.

--

Quand il a poussé ma porte j'ai sursauté. J'avais pensé qu'il viendrait plus tôt. Ne pas savoir comment il allait réagir... Calmer ma respiration. Je me suis levée. Il s'est assis. Je m'étais attendue à beaucoup de choses. Pas à ça.

—Déshabille-toi.

Choc. Regarder ailleurs. Se contrôler. Obéir. Au possible. Jugée. Jaugée. Marchandise… Si terriblement vrai.

—Complètement.

Humiliant. A disposition. Ne rien dire. C'est idiot peut-être, mais j'étais contente d'avoir une excuse pour ne pas le faire.

—Ce… Ce n'est pas préférable Kakuzu-san.

C'était un peu dire non. Pour une fois. Depuis si longtemps. Seule la peur m'empêchait de sourire. Dans un murmure j'ai expliqué pourquoi.

Froncement de sourcils. Juste un coup d'œil. J'ai ramassé mon yukata. Il s'est levé. Je tremblais.

—Hidan avait raison : prude. C'en est écoeurant.

Prude. Toujours ce mot. Simplement pudique. Oui. Qu'attendaient-ils ? Que je ne demande que ça ?! Ce n'est pas une voie que l'on choisit.

—Zetsu a dit que tu voulais sortir, ce sera l'occasion de te rendre utile. Si tu n'apprends pas ici, tu apprendras là-bas.

Interdite. Je redoutais le sens de cette phrase sans pouvoir l'ignorer. "Te rentabiliser".

—Je… S'il vous plaît Kakuzu-san. Je ne veux pas faire ça.

—Ce que tu veux n'a aucune importance. A part ça tu n'as aucune utilité.

La fatigue ? Peut-être. Menstrues ? Sans doute. Une seconde de folie ? Certainement. C'était juste trop dur à supporter. J'avais déjà été remise à ma place, rappelée que je ne n'étais qu'un fardeau. Objet...

Colère. Frustration. Panique. Considérées comme du bétail. Ce n'était pas que moi. Elles… Sachiko-sama...Avoir vu la femme qui m'avait tout appris réduite à ça ! Et j'étais là… Impuissante. Docile. Eplorée.

—Je ne suis pas un objet !

Brusquement sa main autour de ma gorge. Respiration coupée. Mon dos rencontrant violemment le mur. Vive douleur. Larmes. Grimace.

—Tu n'es qu'une putain. Tu n'as aucune valeur, mets-toi ça dans le crâne.

Sa prise était trop ferme. Ma voix. Un couinement. Etouffée par ses doigts. Etouffée par mes pleurs. Détourner le regard. Serrer les poings. Ravaler sa rancœur. La souffrance.

—S'il…S'il vous plaît… Kakuzu-san.

Pâle. Faible. Il m'a lâchée. La porte a claqué. Grande inspiration. Nœud dans la gorge. Cela serre et fait mal. Plus mal que sa main.

Genoux et paumes rencontrant le sol froid. Pas de tatamis. Trop cher. Je voulais crier. Lui hurler quelque chose. N'importe quoi ! Briser quelque chose comme il venait de me briser ! Je n'avais que des miettes, des ronces entre les mains, entre mes poings serrés. Je ruminais mes griefs et pleurais en silence. Peur d'être entendue. Secouée comme une poupée de chiffon. Une marionnette entre les mains d'un novice. Je le haïssais. Je me haïssais.

Mes poings contre la pierre. J'avais mal mais je ne pouvais pas m'arrêter. Ses mots résonnaient… Si vrais.

Pathétique. Peut-être avait-il raison. Ma vie ne valait rien. Peut-être – d'une façon ou d'une autre – avais-je mérité tout ça. J'ai sincèrement pensé que rien ne valait la peine, que je devais faire que tout s'arrête. En avais-je le courage ? Je n'étais pas aussi forte que toutes ces femmes que l'on pouvait lire.

Tout arrêter…


Pfiou ! Bientôt une page tournée héhé ! Vivement la Japan !

Alala, des fois je me demande si j'ai perdu du monde en route. Tous mes premiers lecteurs sont-ils encore là ? Combien êtes-vous en vrai à lire cette chose ? Je suis une fille très curieuse de nature. O:p

En tous cas j'espère que ça va pour vous! Chapitre 9 en route. Quand la date d'update sera fixée, elle sera sur mon profil. ;)

See you !