Note

Salut mes poussins,

Vous n'imaginez pas à quel point c'est jouissif pour moi de vous représenter en train de hurler en fin du dernier chapitre à cause de mon cliffhanger. Ouais je suis sadique, et ça va continuer !

Sur-ce je vous souhaite de joyeuses fêtes et un merveilleux non-anniversaire.

Bonne lecture.

P.S : Cela fait quelques temps que j'ai du mal à répondre à vos réviews, pour la simple et bonne raison que je suis notifié au petit bonheur la chance.

Sachez que je les ai tout de même toutes lues, ça me fait vraiment chaud au cœur que vous soyez toujours un peu plus.

N'hésitez pas même si c'est pour simplement dire « j'ai aimé », même si j'aimerais avoir les détails de ce que vous préférez dans cette histoire. Elle est loin d'être finie alors vous pouvez toujours faire de petites suggestions, qui sait ? Peut-être que je ferais référence à l'une d'entre elles !


Chapitre VI

Harry avait à peine prononcé le prénom du mort que ses amis l'entourèrent, baguettes pointées vers les potentiels ennemis. Tous formaient un cocon protecteur pour le brun qui n'en revenait pas. Il ne pouvait détacher son regard de Cédric. Il en était sûr, c'était lui, il le sentait au plus profond de son être.

En voyant leur position offensive, Rosalie leur grogna dessus et Hermione se tourna vers elle. La sorcière leva le bout de bois haut devant elle, défiant la créature de tenter ne serait-ce que de cligner des yeux. Jasper, de son côté, faillit s'écrouler sous le tourbillon d'émotions qui l'assaillit en quelques dixièmes de secondes. Il était habitué à celles de sa famille, mais la palette que lui offrait les sorciers était beaucoup plus variée. Les plus fortes venaient de Harry qui était profondément triste mais chez qui l'espoir était tout aussi fort. Hermione était un concentré d'agressivité à peine retenue qui s'accentua lorsque Rosalie se fit menaçante. Neville était stressé et une immense inquiétude l'étreignait. Draco faisait preuve de sang-froid mais le vampire sentit parfaitement le soupçon de peur qui naissait en lui. Luna qui lui faisait face était désolée, mais une farouche détermination l'emportait, si elle devait se battre ce serait aux côtés du Survivant.

– Edward qu'est ce qui se passe ? demanda l'humaine, visiblement inquiète.

Ce dernier ne lui répondit pas. En fait, il ne l'avait même pas entendue. Le vampire se perdait dans les yeux trop verts qu'il avait eu l'occasion de croiser à de nombreuses reprises il y a quelques années. Il sentait son cœur mort se serrer dans sa poitrine alors qu'il captait quelques pensées du jeune homme brun qui l'avait vu mourir.

Bientôt il ne pût plus supporter l'ambiance de la pièce et s'arracha au regard suppliant de l'autre jeune homme pour s'enfuir, laissant Bella derrière lui sans y penser à deux fois.

A peine son plus vieux fils sorti, Carlisle se plaça devant Harry, les mains levés, signe qu'il n'attaquerait pas. Ce dernier sortit de sa torpeur alors qu'il sentait Draco et Hermione prendre chacun une de ses mains dans les leurs. Une fois que tous furent accrochés les uns au autres le blond les fit transplaner. Un horrible « CRAC » sonore vrilla les oreilles des vampires.

Les créatures semblaient bien stupides en fixant l'endroit où se trouvaient le groupe de sorciers quelques secondes auparavant. Il leur fallut un instant pour se remettre de ce qu'ils venaient de voir et Jasper put enfin souffler lorsqu'il reprit le contrôle de son don.

– Carlisle ! l'apostropha Rosalie. Qu'est ce qu'il vient de se passer au juste ? L'un d'eux vient de reconnaître Edward !

Le patriarche soupira alors que sa femme se logeait dans ses bras. Les autres vampires portèrent toute leur attention sur leur père, totalement oublieux de la présence humaine.

– Je crois bien que ça a avoir avec la petite escapade d'Edward il y a quelques années.

– Tu veux dire...?

– Oui Rose, ils devaient être à Poudlard avec lui.

La magnifique vampire fit le lien immédiatement et ses yeux devinrent laiteux des larmes qu'elle ne pouvait verser. Une main sur la bouche pour retenir un sanglot, elle utilisa sa vitesse pour sortir de la maison et aller retrouver son frère.

La blonde ne mit pas longtemps à le trouver, Edward était toujours à cet endroit lorsqu'il pensait à ces quelques années dans le monde sorcier. C'était une falaise donnant sur l'océan, il aimait s'asseoir sur le rocher le plus au bord pour respirer les embruns marins. Lorsqu'il l'entendit arriver, il se décala un peu et Rosalie prit place à ses côtés, restant silencieuse le temps que Edward veuille bien décrocher un mot.

– Je n'arrive pas à croire qu'il était là Rose..., finit-il par murmurer trop bas pour une oreille humaine.

Sa sœur posa sa tête contre son épaule, se serrant contre lui pour lui montrer qu'elle était là pour l'écouter.

– Je sais. Après tout, c'est presque surréel que cette situation ait eu lieu.

Edward hocha la tête. Elle avait raison, quelles chances y avait-il pour que Harry débarque à Forks et ne le rencontre ?

– Il m'a reconnu. Dès que nos regards se sont croisés, il a su qui j'étais.

Il baissa la tête et ferma les yeux, essayant de laisser enfouis tous les souvenirs qu'il avait pu avoir dans lesquels le-garçon-qui-a-survécu était présent.

– C'est peut-être une bonne chose, dit Rosalie après un moment de réflexion.

Son frère ne répondit pas, ouvrant à nouveau les yeux pour perdre son regard sur l'infinité bleue. Ils restèrent longtemps collés ainsi l'un à l'autre.

[…]

Lorsqu'ils atterrirent dans le salon, Harry tomba à genoux, la respiration courte. Ses ongles griffèrent le parquet, laissant cinq traces bien visibles. Aussitôt Hermione se précipita sur lui, frottant son dos tout en apostrophant l'un d'eux.

– Neville ! Sac en papier ! Il fait une crise de panique.

Aussitôt le porteur de l'épée de Gryffondor prononça un accio et l'objet arriva à une vitesse hallucinante jusqu'à lui. Il le tendit à son amie qui poussa Harry pour que son dos rencontre le bas du canapé. Elle attrapa le sac et le plaqua sur le visage du brun qui se calma progressivement. Le seul son que l'on pouvait entendre était la respiration de moins en moins laborieuse du brun et les craquement du papier kraft. Une fois qu'il eût repris ses esprits, il murmura :

– Dîtes-moi que je n'ai pas rêvé...

– Tu n'as pas rêvé Potter, on l'a tous vu.

Le sus-nommé en soupira de soulagement, rejetant la tête en arrière. Puis il se reprit :

– Mais.. Comment c'est possible ?

Comme pour lui répondre, il vit sous ses yeux ébahis (et ceux des autres) de petites paillettes pétiller devant ses yeux et une enveloppe se matérialiser avant qu'elle n'aille se poser sur ses genoux.

Harry pencha la tête sur le côté et eût un sursaut alors qu'il reconnaissait la seconde lettre que son parrain lui avait promis. Le sorcier prit l'enveloppe entre ses doigts pour la rapprocher de son visage.

– Elle vient de Sirius, il m'avait dit dans sa lettre qu'une autre m'attendrait.

Hermione pinça ses lèvres entre elles en s'installant plus confortablement à côté de son ami, les autres ne tardant pas à faire de même. Au bout d'un moment qui sembla interminable, Harry gratta le cachet de cire et déplia la lettre, fronçant les sourcils quand il en vit la longueur. Visiblement son parrain avait des choses à lui expliquer, il commença à lire à voix haute :

« Prongsy,

Je te l'avais bien dit que nous nous retrouverions une dernière fois, même si il s'agit ici d'un bout de papier !

Puisque cette lettre t'es apparue, tu dois avoir revu Cédric, enfin Edward, peu importe.

Ce que je vais t'apprendre Harry, je le fais dans le dos de Dumbledore. J'aurais voulu te le dire bien avant mais j'étais surveillé et c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour que ce papier ne soit pas détruit.

Cedric/Edward à toujours été un vampire, Prongsy. Même lorsqu'il était à Pouldard. En fait, il a toujours été un sorcier, même avant d'être transformé, mais hormis son don et quelques fois de la magie involontaire il ne s'est jamais passé grand chose.

Alors que leur famille était en Angleterre, Edward a entendu parler de Poudlard. Étant un sorcier, les sorts repousse-moldus ne fonctionnaient pas sur lui. Et comme un heureux hasard, Dumbledore est venu le voir pour lui proposer d'intégrer l'école. A croire que ce vieux timbré veut toujours mettre les élèves en danger, enfin passons...

Il a intégré Poudlard quelques années avant toi, ayant l'apparence d'un enfant de onze ans grâce à de très nombreux sorts de glamour et autres joyeusetés. Cedric a tout de suite été doué avec la magie selon les dires des professeurs : être un vampire a ses avantages. C'est pour cela qu'il avait un peu d'avance sur les autres élèves. Une avance qui s'accentua chaque année. Ce fût l'une des raisons pour lesquelles il décida de concourir lors du TriWizard. Se faire « tuer » par Voldemort ne faisait évidement pas partie de son plan. Il a dû repartir après qu'Amos et sa femme (mis dans la confidence depuis le début) ne lui aient organisé des obsèques.

Pour être franc, Prongsy, je ne sais pas pourquoi Dumbledore ne t'en a pas parlé. Cela t'aurait évité tant de peine, je sais que tu l'aimais beaucoup.

Comment ai-je pu le savoir alors ? Eh bien j'ai peut-être ou peut-être pas aperçu Edward ici et ai tiré les vers du nez au vieux citronné. Ça n'a pas été une partie de plaisir de lui faire avouer, crois-moi ! Il a fallu que je le menace de te le dire sur le champ pour qu'il le fasse.

Il m'a d'ailleurs lié à un sort assez retords pour que je ne te le dise pas de vive voix mais rien ne m'interdit de te l'écrire ! Eh oui mon chiot, je suis plein de ressources vois-tu !

Je vais te laisser maintenant, je suis planqué dans un placard à balais du Square depuis trop longtemps et c'est Snivellus qui monte la garde ce soir. Il ne faudrait pas paraître suspect, n'est ce pas ?

Je t'embrasse,

Padfoot. »

Harry eût un éclat de rire incontrôlé. Que ça faisait du bien de lire Sirius une dernière fois. Il se sentait plus léger, la panique et la tristesse d'avoir perdu Cédric s'étaient envolées. Il ne l'avait pas vraiment perdu au final. Il aurait pu être en colère contre Dumbledore, mais à quoi cela servirait-il ? Le vieil homme était mort depuis quelques années, c'était juste à ajouter sur la liste des choses qu'il aurait été en droit de lui reprocher.

La sorcier soupira, faisant rouler sa tête sur l'épaule de Hermione qui n'en revenait pas.

– Il a fait entrer un vampire dans l'école ! s'indigna-t-elle.

– Et un Troll et un Cerbère. Oh et tu te souviens cette fois où nous avions un professeur qui se révéla être un Loup-Garou ?, ajouta Neville pince-sans-rire et qui n'était plus surpris de rien venant du plus grand sorcier de son temps.

– Alors c'est bien lui que j'ai cru apercevoir l'autre jour au lycée, dit Luna en penchant la tête.

Les autres se tournèrent brusquement vers elle.

– Quoi ? Fit Draco.

– Eh bien, il y a quelques jours j'ai cru l'apercevoir dans un des couloirs. Je ne connais que Jasper et Rosalie, alors quand j'ai vu Edward j'ai pensé que c'était sûrement un fantôme. Forks a l'air d'être un endroit qui attire les créatures magiques.

Hermione hocha la tête aux propos de la blonde. Elle aussi avait noté l'étrangeté qu'était la petite ville, elle devrait faire des recherches là-dessus.

– Décidément, il faut toujours que j'atterrisse dans des endroits bizarres.

Harry sourit, il ne devrait pas en être étonné après toutes ses aventures à Poudlard et le destin qui l'avait attendu dû à la prophétie. Il se releva et s'étira.

– Vous savez quoi ? Je vais aller me promener. J'ai besoin d'aller m'éclaircir les idées.

– Harry, tu as bien entendu lorsqu'on a dit que l'endroit attirait les créatures magiques ? Et si l'une d'entre elle t'attaquait ?

Le brun sortit sa baguette de sa poche et la fit tournoyer entre ses doigts à plusieurs reprises.

– Ça va aller Hermione, au pire je transplanerai ici et personne ne pourra suivre ma trace.

Il se pencha vers elle pour l'embrasser sur la joue et sourit aux autres. Draco et Neville ne firent que hocher la tête tandis que Luna lui accordait un clin d'œil.

– Amuse-toi bien Harry ! lui dit-elle avant qu'il ne referme la porte derrière lui.

[…]

Le jeune homme était dans la forêt depuis maintenant quelques heures et la nuit commençait à tomber et sous les arbres au feuillage épais il faisait déjà noir. Mais il n'en avait cure, les lucioles -ou étaient-ce des fées?- s'étaient éveillées et éclairaient assez le sous-bois pour qu'il puisse voir assez loin devant lui. Harry profitait simplement de sa promenade pour se vider l'esprit et repenser aux derniers événements. Décidément, venir ici le faisait beaucoup réfléchir se dit-il moqueur.

Il profita encore de quelques instants de calme avant de voir une forme floue passer devant ses yeux à toute vitesse. Avait-il rêvé ? Il essaya de se raisonner mais la forme repassa à nouveau devant lui. Non, il ne rêvait pas. Aussitôt qu'il se sentit en danger, le sauveur du monde sorcier eût sa baguette entre les mains et son corps se tendit. Il resta attentif, retenant sa respiration dans l'espoir de mieux capter les bruits environnants. Une branche craqua et il se tourna vers le son. Il entendit un rire et fit volte face. Toujours rien.

– Bonjour.

Il se retourna à nouveau aussi vite qu'il le pût et resta un instant dubitatif. A quelques mètres de lui se tenait une jeune femme rousse. Elle était pieds nus, portait un simple jean kaki et un débardeur blanc. Il remonta jusqu'à son visage qui était magnifique, d'une beauté froide et dure comme la pierre. Sa comparaison le fit sourire lorsqu'il croisa les yeux rouges prédateurs. Elle était définitivement un être de la nuit. Loin de se laisser démonter pour autant et surtout essayant de gagner du temps au cas où elle l'attaquerait, il haussa un sourcil :

– Bonjour ?

– Je m'appelle Victoria.

Elle sourit et son charme factice opéra une nouvelle fois.

– Tu sens terriblement bon.

Ok, maintenant ça commençait à être légèrement flippant.

– Euh... Merci. Enfin, je suppose.

Il lui fit un sourire crispé et alors qu'elle amorçait un mouvement dans sa direction, il recula d'un pas. La vampire flamboyante sourit de plus belle et il ferma les yeux, son mouvement venait de lui coûter la vie. Il savait parfaitement que Victoria était trop près de lui. Le Survivant savait qu'il n'aurait même pas le temps de penser à un informulé avant qu'elle ne s'accroche à sa gorge. Alors c'était comme ça que le grand Harry Potter allait finir ? Tué par une vampire ? Il aurait mieux fait d'écouter Hermione et de rester à la maison. Par Merlin et Morgane, quel idiot il pouvait être !

Le survivant inspira fortement, essayant de garder son sang froid. Il ne pouvait pas se rendre de cette manière, il avait battu Voldemort par Merlin ! Les yeux verts hypnotiques s'ouvrirent de nouveau, se braquant sur le monstre en face de lui. L'attitude du sorcier changea instantanément, devenant plus hostile que tout à l'heure, sa main serrant le bout de bois magique.
Avant que la femme ne puisse esquisser un mouvement, il lui lança un Expeliarmus informulé qui la déstabilisa quelques secondes. Puis, il enchaîna avec des sorts de plus en plus dévastateurs. Mais elle était plus rapide et esquivait bon nombre des malédictions que lui envoyait le brun, gagnant du terrain. Harry se mordit la lèvre lorsqu'il s'en aperçut, il avait bien un sort en réserve mais n'était pas certain de vouloir l'utiliser.

La vampire se rapprocha encore et sa peur se mua en une farouche envie de vivre, c'est sans trembler qu'il hurla en pointant sa baguette sur elle :

Lamia Contritio* !

Mais elle s'esquiva au dernier moment, il l'avait manquée. Ok, maintenant il pouvait paniquer.

La rousse ronronna un instant de plaisir, savourant le moment avant la mise à mort de cet humain qui avait décidément quelque chose en plus. Elle n'aurait su dire quoi, mais son sang l'attirait comme si elle venait de rencontrer son chanteur. A réflexion, peut-être était-ce le cas ? Peu importe, le sang des chanteurs était le meilleur, elle savait d'avance qu'elle allait se régaler. Elle se lécha les lèvres et prit son élan. Alors qu'elle était prête à l'attraper, quelque chose la percuta de plein fouet et elle se fit projeter contre un arbre qui se brisa lorsque son corps le rencontra.

Harry sursauta au bruit que fit le corps de la créature lorsque qu'il rencontra le bois. Il ouvrit les yeux et vit Cédric, enfin Edward, devant lui. Le vampire était dos à lui, le protégeant de la femme qui se relevait déjà, un sourire féroce plaqué sur ses lèvres rouges.

– Alors mon mignon on a laissé tomber son humaine pour un autre humain ? Tu as bien raison il sent meilleur que celui de Freesia**. C'est écœurant au bout d'un moment, tu ne trouves pas ?

Elle gloussa alors que Edward lui sifflait dessus tel un félin en colère. Victoria fit mine de s'approcher mais l'autre gronda et elle ne cacha pas son hilarité avant que son visage prenne les traits d'une haine sans nom.

– Je tuerais tous ceux que tu essayeras de protéger, mon mignon. Ton humaine et celui-là aussi. Tu m'as pris James, je prendrais donc tous ceux que tu aimes.

Elle eût un sourire tordu et s'évanouit dans la forêt. Edward attendit le moment où il ne put plus entendre le son des pas que produisaient la rousse pour se tourner vers Harry. Ses yeux étaient noirs, signe qu'il avait faim. Le Survivant songea un instant à reculer, mais il s'agissait de Cédric, il ne lui ferait pas de mal.

Le vampire eût visiblement du mal à ne pas lui sauter dessus. Après une grande inspiration qu'il regretta -le parfum de Harry était vraiment entêtant- il le fixa un instant en retenant ses crocs qui voulaient sortir.

– Merci, dit le sorcier pour briser le silence qui s'étirait.

– Je suis désolé, murmura Edward.

Harry marqua une pause. Désolé ? Mais de quoi enfin ?

– De quoi parles-tu ? Tu viens probablement de me sauver la vie.

– D'être mort, enfin tu vois.

– Oh.

Celui-qui-a-vaincu avala difficilement sa salive. Il croisa le regard encore plus sombre de l'autre, cherchant la couleur marron qui lui rappelait son ancien camarade, mais il y vit seulement une profonde tristesse.

– Ce n'est pas de ta faute, Cédric-

– Edward.

– Pardon ?

– Mon prénom. Je m'appelle Edward.

– C'est vrai. Edward donc. Ce n'est pas de ta faute si Voldemort t'a lancé cet avada, mais plutôt de la mienne, en fait.

Harry baissa les yeux alors que le souvenir du corps froid et raide de Cédric/Edward remontait son esprit. Il s'en voulait tellement.

– Tu m'as manqué, murmura le sorcier alors que d'autres souvenirs se faisaient plus présents.

La première fois que Edward lui avait parlé. La fois où lui-même l'avait prévenu pour les dragons. Et la fois où le Poufsouffle lui avait dit de se rendre dans la salle de bain des préfets pour en profiter et écouter l'œuf d'or. Un autre souvenir remonta. C'était juste après la fin du bal de Noël. Harry était sorti pour prendre l'air, laissant Ron se débrouiller avec une Hermione en larmes et qui l'affublait de quelques noms d'oiseaux. Cédric l'avait rejoint après avoir raccompagné Cho. Posté à ses côtés ils avaient parlé quelques minutes, se faisant rire mutuellement avant que le noir et jaune ne se penche sur lui pour effleurer ses lèvres des siennes. Harry avait à peine eu le temps de cligner des yeux que l'autre était parti, ils n'en avaient jamais reparlé mais après ça leurs rapports avaient changé et même s'ils ne se parlaient que très peu, leurs regards en disaient long.

Edward ne perdit évidement pas une miette des pensées du sorcier et sourit douloureusement lorsque le dernier souvenir lui parvint.

– Tu m'as manqué toi aussi Harry, chuchota-t-il.


*La Freesia est une plante originaire d'Afrique du Sud, cultivée pour ses fleurs très odorantes, aux couleurs variées. C'est aussi l'odeur qu'aurait le sang de Bella selon les vampires. ← Je ne sais pas comment le sang humain pourrait avoir une autre odeur que le métal, demandez à Stephenie Meyer. En vrai ça pue grave, je comprends pas pourquoi les vampires aiment cette odeur, ça doit fonctionner comme l'herbe à chat surement.

**Lamia Contritio est un sort de mon invention. Littéralement il signifie « Destruction du Vampire » en Latin. Si vous l'avez vu dans d'autres fanfictions, ce n'est que fortuit.


Boom ! Alors, vous attendiez-vous à ça ? Comment vous la trouvez la Victoria ? Assez psychotique ou pas encore assez ? X)