Voilà le sixième chapitre. Désolé, du temps que j'ai mis mais entre les cours et le reste, c'est chaud! Donc j'espère qu'il vous plaira. Moi je le trouve sympa =D


6

Robert

Je marchais tranquillement dans un champ de coquelicots. Portant une robe blanche, je ne marchais pas vraiment, je sautillais. Le soleil se couchait tout doucement, et je sentis sa chaleur sur mon visage. Mes longs cheveux noirs volaient autour de mon visage comme s'ils étaient dans de l'eau. On aurait dit qu'ils flottaient. Je souris et un sentiment de bien-être m'envahit soudain. Je me laissai tomber dans le champ, et me roulai dedans. Soudain, une main griffue attrapa mon bras. Un homme avec des ongles démesurés se tenait en face moi. Il esquissa un sourire sadique, et dévoila deux petits crocs comme ceux… comme ceux d'un loup.

- Victor, soufflai-je en m'approchant de l'homme en face de moi

- Pas encore, Ellena, souffla-t-il en m'attirant vers lui, bientôt, tu devras faire un choix. Les flammes ou l'animal ?

- Je… je ne peux pas choisir entre ma tête et mon cœur, Victor. Tu le sais mieux que quiconque. Mais tu es mort, ils t'ont tué à la statue de la liberté. Pourquoi ? Pourquoi ?

- Pourquoi est-ce que je t'apparais en rêve ? C'est encore trop tôt, mon amour –il se pencha vers moi et m'embrassa un moment – trop tôt.

Puis je fermai les yeux, expirant et passant mes mains sur mes lèvres. Je pouvais encore sentir son haleine. Différente de celle de John, celle de John était chaude, brulante. Celle de Victor avait un goût de mure sauvage, beaucoup moins docile, plus acide. Lorsque que je rouvris les yeux, il n'était plus là. Le champ était vide, et les coquelicots étaient morts. Puis, je fus tiré vers l'arrière et tout devint noir.

Quand je rouvris les yeux une seconde fois, une lumière m'aveugla pendant un moment, et je dus cligner plusieurs fois pour m'habituer à la lumière. Quelqu'un caressait mes cheveux, et j'entendis une discussion animée entre plusieurs personnes. Encore sonnée à cause de mon rêve, je me redressai et fit état de ma situation. J'étais dans un moyen de transport puisque je ressentais les vibrations émises par un moteur. Une voiture a en jugé par l'espace de l'habitacle. Deux personnes se tenaient devant moi. Logique, puisque nous étions trois à l'arrière. Une main éteignit le poste radio, et c'était une main féminine. Surement Malicia. Elle tourna son visage vers moi, et me posa une question :

- Ça va Elle ? T'avais l'air d'avoir le sommeil agité.

- Serais-je la seule à avoir dormi Marie, lui-répondis-je en me frottant les yeux.

- Bobby dort encore, claqua l'homme qui me caressait les cheveux.

Je reconnus tout de suite ce timbre de voix. Il n'était pas aussi rauque et viril que celui de Victor. Il était plus juvénile, mais cependant grave. John. Comment est-ce que je pouvais l'avoir oublier pour un homme que je ne voyais qu'en rêve. Je me tournai vers lui, et caressai son doux visage. Il me fit son sourire le plus craquant, et je déposai un doux baiser sur ses lèvres. Soudain, la voiture s'immobilisa et Logan se retourna vers nous, et me somma de réveiller Bobby.

- Bobby ? chuchotai-je en le secouant, Bobby, réveilles-toi !

- Maman encore un peu, supplia-t-il en se recroquevilla sur lui-même

- Putain, mais c'est pas ta mère, claqua John en lui mettant un coup de poing dans l'épaule, réveilles-toi grosse feignasse !

- Merde ! John, tu fais chier ! Je dormais bien.

- Alors tu rêvais de ma copine, s'esclaffa Pyro en m'embrassant sur l'épaule

S'ensuivit une longue dispute entre John et Bobby, qui dura suffisamment longtemps pour énerver Logan. Il se mit à leur gueuler dessus tellement fort que les vitres en tremblèrent. Je sortis de la voiture et partis m'acheter quelque chose à manger. Songeuse, je mis à peu près n'importe quoi dans mon panier. A chaque fois que je rêvais de Victor Creed, je me réveillai en sueur et toute chamboulée. J'avais commencée à rêver de lui après ma fuite du domicile familiale. Il m'était apparu comme un songe et m'avait révéler tout ce que j'avais à savoir sur les mutants et sur Magnéto. Sans son aide, je n'aurai pas pu accumuler autant de pouvoirs. Sans vraiment faire attention où je marchais, je bousculai un homme qui était devant moi. Me confondant en excuses, je passai à côté de lui sans faire attention. Je ne l'entendis pas alors chuchoter entre ses crocs :

- Tout le plaisir est pour moi, dit-il en rigolant

Je sortis de la supérette pour voir que le chahut régnait toujours dans la voiture. Les deux garçons se chamaillaient à l'arrière tandis que Logan et Malicia s'évertuaient à les calmer. Soudain, je décidai de les figer pendant un court instant. John me regarda, les yeux exorbités, incapable de respirer avant que je décide de relâcher.

- Où habitent tes parents, Bobby ? demanda ensuite Logan

Ensuite, je me poussai John vers le milieu, et ferma la portière. Wolverine démarra la voiture, et alors que nous nous éloignions de la supérette, je tournai la tête vers la petite boutique et vis un homme en sortir. Petits yeux sadiques, crocs sortis, long manteau noir, Victor Creed se tenait sur le perron et me souriait, me saluant de la main droite et alors que nous allions tourner, il m'envoya un baiser.

- Logan, stoppes la voiture, criai-je

- Non, dit John

- Je suis désolée. Je dois faire quelque chose. Je vous rejoins chez Robert ensuite.

Logan stoppa la voiture, et je descendis embrassant longuement John. Ensuite, je courus vers la supérette et vis que Victor ne s'y trouvait plus. Le soleil se leva haut dans le ciel, et je me demandai s'il y avait des champs de coquelicots à Boston. Non, bien sûr que non. Mais il devait bien y avoir un jardin public. Sans plus attendre, j'entrai dans la supérette, et chopa le vendeur par le col.

- Le mec avec le manteau noir, il est passé où ? Et tu me le dis sinon, j'te préviens que les gens quand ils te verront, ça sera ta tête posé sur le comptoir.

- Je… je… ne sais pas, mais il a laissé ça pour vous, bégaya-t-il avec difficultés en me tendant une fleur violette

- Le jardin public, il est où ?

- Juste derrière.

- Merci

Et je partis, en emportant la fleur violette avec moi. Je la mis dans mes cheveux et j'entrai dans le jardin public. Un frisson me parcourut alors, et je remarquai que j'avais oublié mon manteau dans la voiture. Soudain las de ce petit jeu, je me laissai tomber à terre et me mis à pleurer toutes les larmes de mon corps. Quelqu'un posa sa main sur mon épaule, et je me tournai pour voir l'homme de mes rêves devant moi. Je me relevai et me mis face à lui. Mais la réaction que j'eus ne fut pas joviale. Je lui mis une énorme droite dans la figure et Victor se mit à rires.

- Tempérament de feu, j'adore ça. Tu n'es pas faite pour ce minable petit Pyro. Tu es faite pour moi.

- Non Victor, je ne suis pas faite pour toi. Je suis juste désolée, dis-je en le regardant dans les yeux.

- Oses me dire que tu ne m'aimes pas.

- …

- C'est bien ce que je pensais. A plus tard Ellena.

Je me levai et je le regardai en pleurs. Il se tournait et me sourit. C'est alors que le paysage changea et que je me retrouvai devant la voiture de Logan en pleine rue. Il descendit de la voiture et me prit par le bras pour me balancer dans la voiture de force. John, Bobby et Malicia me regardèrent alertes et ce fut mon copain qui me posa la question.

- Putain, mais tu foutais quoi ?

- J'ai vu un des sbires de Magnéto, dis-je en tremblant.

- Il est à lui, ce manteau ?

- Pardon Bobby ?

- A qui est ce manteau, demanda John impatient

Je contemplai alors le manteau que j'avais sur le dos, et je remarquai qu'effectivement, c'était celui de Victor. Je fouillai dans une poche et en sortit un mot. C'était une écriture fine, et penché. Celle d'un aristocrate du XVIIème siècle.

« Bientôt, tu seras à moi. Je t'en fais la promesse, Sponge. C'est moi qui t'ai faite, alors je t'en fais la promesse. Tu m'appartiendras. V »

Je me mis à atteler comme ci j'avais couru un cent mètres. Une crise de panique me prit, et je remarquai que nous étions dans une rue remplie de maisons. Logan se stoppa devant une, et descendit. Je fis de même et m'allumai une cigarette. Nerveuse, je fis tomber mon feu et John me le ramassa me prenant dans ses bras.

- Ça va ? Tu n'as pas l'air d'aller bien ? me questionna-t-il en prenant mon visage entre ses doigts

- Tu veux me rendre un service –j'ôtai le manteau – Brûles-le !

Il s'exécuta et je me retournai. A l'autre bout de la rue, se tenait mon bourreau, Victor Creed qui me regardait l'air contrarié. C'est alors que je lui fis un geste grossier, pour ensuite le voir disparaitre en rayant les voitures.

- Ça va, mon amour. Ne t'inquiète pas. Entrons avant de geler sur place.

Nous les suivîmes et avant de passer le perron, je tournai John vers moi, et collai mes lèvres sur les siennes. Je me rendis compte qu'il était le seul homme que j'aimais réellement. Enfin, je pense. Il passa sa main dans mes cheveux et les détachait au passage. Je me mis à sourire et nous rentrâmes dans la maison de Bobby. Plutôt coquette. Bobby était issu d'une bonne famille à ce que je voyais. John jouait encore avec son zippo et me semblait songeur. Je passai ma main dans sa nuque et il soupira un instant.

- Brules rien d'accord, fit Bobby à l'intention de John.

Je le tirai vers moi en riant, avant de l'embrasser à nouveau. Nous nous attardâmes un moment sur les photos de famille et je me demandai quelle était cette manie d'accrocher les photos de son enfant au mur.

- Regardes, Robert sur son premier vélo, dis-je en imitant la voix d'une femme hystérique, et là, c'est notre petit Bobby qui a perdu sa première dent. Chez nous les français, on ne met pas la photo de son fils qui joue au hockey sur le mur.

- T'es française ? me demanda mon amoureux en me prenant par la taille. Tu ne me l'avais jamais dit.

- Je suis née à Paris, mais mes parents ont déménagé. Je t'ai déjà dit que mon père n'était pas mon père biologique.

- Non. Qui est-ce ?

- Aucune idée, finis-je par dire avant de me retourner vers lui, je sais que tu es jaloux car tu n'as pas eu de vie de famille. Je peux ressentir tes émotions. Comme cet ardent désir que tu as en ce qui me concerne.

- Tu crois qu'on a le temps d'emprunter la chambre de ses parents pour une petite séance de travaux pratiques, me susurra-t-il à l'oreille.

- Non… pas vraiment. Les parents sont de retour.

Nous nous retournâmes et je vis une femme qui ressemblait étonnamment à Bobby, ainsi que son frangin et le vieux qui lui servait de père. Ils lui posèrent la question fatidique et Bobby les invita à s'assoir. Il leur annonça qu'il était un mutant et sa mère sembla comme gêné. John n'arrêtait pas de jouer avec son zippo et je m'adossai à une vieille commode. Quand il vint me rejoindre, je plaçai ma main dans la poche arrière de son jean.

- Et depuis quand est-ce que tu sais que tu es…, commença sa mère

- Un mutant, finissait John

- Il faut nous comprendre, on pensait l'avoir inscrit dans une école pour surdouées, clama son père

- Mais il est surdoué, clama Malicia

- Oui, mais le problème mutant…, hésita la vieille

- Parce qu'il y a un problème mutant ?, l'interrompit Logan

- Compliqué.

è Vous êtes professeur de quoi au juste Mr Logan ? demanda son père

Ce dernier était adossé contre la porte et les regardait comme ci il les fusillait. Je n'aurai pas aimé être à leur place.

- D'arts, fini-t-il par lâché

- Faudrait que vous voyiez ce que Bobby est capable de faire, leur expliqua gentiment Malicia

Ce dernier avança sa main vers la tasse de sa mère, et en gela le contenu. Elle le renversa sur une assiette et cela me fit penser à de la glace. Je fouillai dans mon sac, un instant et en sortit dans un immense fracas, une barre chocolatée. Quand je relevai la tête, son frère avait disparu. Je savais alors ce qu'il allait faire. Il allait appeler les flics. Je ne dis rien, et commençai à manger quand la vieille me fusilla du regard.

- Désolé de vous décevoir, mais nous sommes encore humains, dis-je la bouche pleine

- Tout ça, c'est de ma faute, claqua-t-elle en secouant la tête dans tous les sens

- Ben… en fait, on a découvert que c'était les mâles qui portaient les gênes mutants, et qui peuvent les transmettre alors c'est de sa faute à lui.

J'explosai de rires et une soudaine envie de l'embrasser me prit, mais il y avait des gens alors je passai juste ma main dans ses cheveux. Soudain, les pensées de sa mère me frappèrent de plein fouet.

« Qu'as-t-on fait pour mériter une chose pareille ? Nous sommes d'honnêtes citoyens. Heureusement que nous avons Ronnie, lui est normal au moins ! »

« Ça chauffe dans la cafetière de la mère, dis-je mentalement à John, elle regrette d' avoir mis Bobby au monde, et l'autre naze de mini Robert est en train de faire une connerie. »

Soudain, le portable de Logan se mit à sonner, et je dus le rappeler à l'ordre mentalement pour qu'il décroche. Il sortit dehors et je dis à John, que c'était Tornade et Jean, et qu'ils n'allaient pas tarder. Il soupira de lassitude, et je repris la contemplation de la mère de Bobby, quand ce dernier entra en furie et nous dit de sortir. Les flics étaient là. Je pris la main de Pyro et nous fumes surpris de constater que nous étions encercler. Logan sortit ses griffes et un policier le soma de les jeter. Il se tourna pour lui montrer qu'il ne pouvait pas, et se prit une balle en pleine tête. Malicia hurla et je constatai qu'un rien l'effrayait. Bobby et Malicia se mirent à plat ventre et je me rendis invisible. C'est alors que John prit les choses en main.

- Vous voyez tous ses dangereux mutants dans les journaux, et bien… c'est moi le pire, leur dit-il de sa voix la plus sexy

Je me remis en normal et m'allongeai par terre, tandis que John ouvrit le feu à ma gauche puis ramena les flammes à droite. Pris de frénésie, il eut un sourire satisfait, et toucha une voiture encore habitée par des gens. Ceux-ci étaient en train de mourir et Malicia lui chopa le mollet absorbant son pouvoir et sa vie. Je me relevai et fis un vent pas possible qui eteignit les dernières flammes quand le jet se posa enfin. Logan se remit debout, et John fut perplexe. Enfin, je chopai sa main et on monta dans le jet, prendre place. C'est alors que nous décollâmes et comme il n'y avait pas assez de siège, je me mis sur les genoux de Pyro, lui disant :

- T'es sexy quand t'utilises ton pouvoir.

Mais je savais que cette journée aurait de lourdes conséquences sur l'après. Qu'est-ce qui nous attendait après ?


Ahah! Alors Victor ou Pyro ? Je pense que cela n'est pas fini entre Creed et Ellena. Il faut bien la tourmenter un peu la petite ^^