Bonjour à tous ! voici le chapitre 8 de cette histoire.

Je suis désolée mais il est plus court que d'habitude car... vous comprendrez vous même ^^ la suite sera normalement plus longue...

Merci à tous pour vos reviews ! Elles sont toujours autant appréciée et motivante :)

Mention spéciale à Lectricite qui as su me séduire avec son jeux de mot pour Plagg !

Je vous souhaite une bonne lecture !


Chapitre 8 : C'était toi.

Les boucles d'oreilles de Marinette aspirèrent la petite kwami et elle se transforma en Ladybug. A la différence de son accoutumé costume, sa longue chevelure fut nattée et les petits pois de la coccinelle se transformèrent en de petites vaguelettes rappelant le vent. Sa ceinture se changea en une jupe transparente ornée de paillettes qui mit en évidence les magnifiques ailes qui lui avaient poussé dans le dos. L'héroïne se retrouva rapidement en flottaison au dessus des toits parisiens et mit peu de temps avant de maitriser ce nouveau pouvoir. Voler. Le rêve de chaque humain sur terre, elle le vivait réellement. Tournoyant, virevoltant à travers la capitale telle une fée.

Une fée, c'était bel et bien ce à quoi Chat Noir avait pensé en apercevant sa partenaire se joindre au combat munit de ses ailes angéliques. Il s'éclipsa un moment et se dé-transforma. Cherchant dans sa poche les fameux morceaux de camembert magiques qui lui offriront à son tour le pouvoir de flotter dans les cieux. Jetant le bout de fromage jaune en l'air, il cria à son kwami de se transformer. De la même façon que la petite Tikki, Plagg mangea l'objet en question et de belles ailes noires apparurent sur son dos.

- Plagg-neur, fit le kwami de la destruction.

- Plagg-neur transforme moi, cria Adrien.

Des ailes noires poussèrent sur le costume de Chat Noir et le jeune héros se retrouva vite au coté de Ladybug à voler au dessus des parisiens.

- Chat-alors ma lady, ria le héros, je ne m'attendais pas à être un jour un chat-volant !

- Cesse tes blagues et vient plutôt m'aider, gronda Ladybug, Peter Pan n'a pas l'air de vouloir repartir au pays imaginaire.

- C'est l'hôpital qui se fout de la chat-rité !

- Concentrons-nous Chat Noir, il faut découvrir où se cache l'akuma !

Le combat reprit alors que les deux héros de Paris cherchaient désespérément dans quoi pouvait se cacher le fameux papillon. Peter Pan leur donnait énormément de fils à retordre. Il était rapide, très rapide et malgré leurs attaques combinées, Ladybug et Chat Noir avaient du mal à l'approcher. D'un claquement de doigt, le petit garçon pouvait rendre un objet ou une personne capable de voler comme lui, du moment qu'ils se ralliaient à sa cause. Au bout d'un moment une armée de quinze enfants volants se dressait devant les deux défenseurs de Paris.

- Ma lady, je ne veux pas paraître défaitiste mais la situation semble mal engagée !

- Il faudrait qu'on arrive à les bloquer dans un endroit ou ils ne pourraient pas ressortir !

- Le grand palais prépare une exposition dans trois jours, il doit être vide actuellement.

- Bonne idée, mais il nous faudrait un moyen de les attirer là-bas…

- On dirait que vous avez besoin d'aide les amis ! lança soudainement Renarouge du toit le plus proche.

- Rena ! parfait, s'enthousiasma Ladybug, il faudrait imaginer une illusion pouvant les amener jusqu'au grand palais !

- Je m'en occupe ! cria Renarouge en partant vers le lieu de séquestration.

Ladybug et Chat Noir la suivirent et s'installèrent à l'intérieur du grand palais.

- Mirage ! fit Renarouge.

Un galion apparu et dessus se tint le capitaine Crochet brandissant son épée et appelant Peter Pan à venir le combattre. L'adolescent tomba rapidement dans le piège et partit à la poursuite de son adversaire suivit par ses coéquipiers.

- Bien vu le coup du capitaine crochet, complimenta Chat Noir.

- Oui, j'en connais une qui doit connaître l'histoire de Peter Pan par cœur, ria Ladybug.

Les pirates entrèrent dans l'enceinte du grand palais et les adolescents les suivirent. Renarouge s'empressa de fermer les portes derrière eux et partit se cacher pour se détransformer.

- Bon courage les amis, murmura-t-elle avant de partir.

De leur côté, Ladybug et Chat Noir avaient accueillit le jeune akumatisé après que l'illusion fut disparu. De rage d'être tombé dans leur piège, Peter Pan lança l'offensive et ses compagnons se jetèrent sur eux. Malgré leurs différentes tentatives, les deux héros n'arrivèrent pas à atteindre Peter Pan. Les différents adolescents volants autour d'eux ne pouvaient pas être désenchantés car seul Peter Pan pouvait leur conférer ou enlever leur pouvoir de voler. Il fallait donc les neutraliser un par un, pour enfin pour battre le jeune homme ne voulant pas grandir. Mais comment ?

- Chaton tu vois la pièce là-bas ? demanda Ladybug.

- Oui.

- On va les enfermer dedans et tu verrouilleras la porte avec ton bâton.

- Bien reçu.

Ils se mirent à la tâche sans tarder. Chat Noir jouait à faire l'appât et Ladybug les encerclait avec son yoyo. En une fraction de secondes, elle libéra toutes ses proies et ramena son yoyo vers elle alors que Chat Noir sortit et ferma la pièce avant que les acolytes de Peter Pan ne s'en rendent compte.

- Tu les as compté ? questionna Chat Noir. Il me semble qu'il en manque.

- Tu as raison regarde là-bas, fit-elle en désignant Peter pan, il y en a deux encore avec lui.

- Vous pensez vraiment pouvoir me battre ? cria le concerné. Donnez-moi vos miraculous et je vous épargnerais.

- Penses-tu être en position de force ? gronda Chat Noir.

Peter Pan se mit à rire aux éclats et une épée apparue dans sa main droite.

- Aucun de vous ne pourra me battre ! Peter Pan ne perd jamais !

D'un regard complice, Ladybug et Chat Noir partirent au combat. Entre esquives et offensives, une danse aérienne s'entreprit entre les adversaires. La plus grosse difficulté résidait dans le fait que Chat Noir était privé de son bâton et devait donc se battre avec ce qu'il pouvait trouver. Ladybug ne le lâchait pas du regard, bien trop inquiète de ce qu'il pouvait se passer, elle en devenait moins attentive. Peter Pan le remarqua et lança ses deux derniers acolytes retenir la jeune femme pour se concentrer exclusivement sur le blond désarmé. Armant son épée, il se lança sur le héros ailé et l'asséna de coups qu'il réussit tant bien que mal à esquiver. Ladybug n'en perdit pas une miette. Tout en gérant les attaques des deux enfants, elle vit son compagnon dans une mauvaise posture. Dans un ultime geste, elle enveloppa les deux garçons autour d'un poteau avec son yoyo et vola le plus vite qu'elle pu vers Chat Noir, voyant le piège dans lequel il était.

En effet, après un violent coup d'épée sur le bras du blond qui le projeta au sol, Peter pan partit se cacher laissant une seconde de répit à Chat Noir pour se redresser brièvement avant d'entendre Ladybug crier.

- Adrien non !

Par instinct, Chat Noir leva les yeux et vit l'akumatisé, l'épée brandit, se ruer sur lui.

- Cataclysme !

Un nuage de fumée les enveloppa laissant suffisamment de temps à Ladybug de craindre le pire. Lorsqu'elle arriva, elle vit un petit papillon noir s'envoler. Elle l'attrapa rapidement dans ses mains pour vérifier si Chat Noir allait bien avant de le purifier. D'un coup d'ailes, la fumée se dispersa et elle vit le jeune adolescent couché dans les bras du héros Parisien, une épée en bois brisée sur lui. Vraisemblablement, Chat Noir allait bien, mais le regard qu'il lui lançait n'annonçait rien de bon. Elle partit chercher son yoyo, et purifia l'akuma. Les quinze enfants et le dénommé Peter Pan remercia leurs sauveurs et les parents fous d'inquiétudes vint les chercher un par un devant le grand palais.

Chat Noir partit sans dire un mot. Ladybug s'excusa auprès des parisiens et le rejoignit aussi vite qu'elle le pu.

- Chat Noir attend, s'époumona-t-elle.

Il s'arrêta sans se retourner. Pour une raison que lui-même ignorait. Avait-il envie d'entendre ses explications ? Depuis quand savait-elle qui il était ? Et surtout, comment avait-elle pu lui cacher le fait qu'elle connaissait son identité ?

- Chaton pourquoi t'es-tu enfui comme ça ? fit-elle reprenant son souffle.

Sans un mot, il se retourna pour lui faire face. Ladybug n'avait jamais vu Chat Noir avec un tel regard. Jamais il ne lui avait tenu une expression aussi sombre. Sans trop comprendre la situation, elle voulu s'approcher quand soudain, la bague de Chat Noir bipa intensément. Voyant que ça n'inquiété aucunement son coéquipier, Ladybug fit un pas en arrière quelque peu embarrassée.

- Tu… tu… tu vas te détransformer chaton… osa-t-elle quand même dire.

- Et alors ? répondit-il durement.

- Et bien… je vais… enfin tu sais… bredouilla-t-elle.

- Non je ne sais rien. Toi par contre tu sais beaucoup de choses. Si tu me disais par exemple pourquoi et depuis quand tu sais qui je suis ?

- Hein ? fit-elle réellement surprise.

- Ne te fous pas de moi ! gronda sévèrement Chat Noir. Je t'ai entendu crier mon prénom tout à l'heure.

Soudain, tout devint clair dans l'esprit de Ladybug. Elle comprit pourquoi son partenaire était dans un tel état. Dans la panique de l'instant, elle avait crié le nom de l'homme qu'elle aimait plutôt que celui de son alter égo. Prise rapidement d'un second moment de panique, elle dû prendre appuie sur un mur, trop angoissée par la réaction qu'allait surement avoir Chat Noir.

De son côté, le héros fut légèrement inquiet quand il vit sa partenaire dans cet état. Néanmoins, il préféra ne rien faire et rester de marbre pour connaître le fin mot de l'histoire. Ce n'était pas le moment de redevenir le faible chaton à sa lady, non, il devait résister à lui venir en aide et lui montrer sa détermination.

- Je veux savoir, fit fermement Chat Noir.

- Je… essaya Ladybug en reprenant doucement sa respiration, je suis désolée…

- Je m'en fiche, dit moi juste comment tu as pu garder ça pour toi sans m'en parler.

Elle se redressa péniblement et après quelques hésitations, elle s'approcha doucement de lui, essayant de chercher un contact rassurant, mais rien. Pour toutes réponses, le jeune homme recula d'un pas en ne la quittant pas des yeux.

BIP BIP BIP

Trop tard pour réagir, Chat Noir se détransforma en Adrien.

Son regard ne changea pas, il avait les yeux aussi noirs que lorsqu'il était encore un super héros. Il chercha une réaction chez Ladybug qu'il ne trouva pas. Quelle ironie. Depuis le temps qu'il voulait qu'elle et lui se révèlent leur identité, elle avait simplement gardé ça pour elle. Et dire qu'elle prétextait que cela serait trop dangereux et que par conséquent, ils ne pourraient pas sortir ensemble, il s'était bien trompé sur elle. Amoureux durant toutes ces années d'une menteuse. Son propre jugement lui fit pitié.

- Je regrette tellement Adrien, commença-t-elle en versant quelques larmes, quand j'ai découvert qui tu étais, ce soir où tu nous as sauvé la vie, ce soir où tu avais décidé de tout me révéler, j'ai eu terriblement envie de faire pareil. Mais j'avais peur que tu veuilles encore plus me protéger. Peur que tu risques ta vie à chaque combat pour moi.

Elle s'arrêta en voyant Adrien se décomposer à chaque mot qu'elle prononçait. Il dû faire preuve d'une énorme volonté afin de ne pas se mettre à crier. Tout ceci n'était qu'un rêve. Non un cauchemar.

- Marinette ? s'étrangla-t-il à dire en fixant dorénavant le sol, tu es Marinette ?

- Tu… tu n'avais pas compris ? répondit-elle, la peur l'envahissant une énième fois.

- Mais comment aurais-je pu comprendre quoi que soit bordel ! cria cette fois Adrien.

- Adrien calme toi je t'en prie…

- Non ! Comment pourrais-je me calmer ? J'apprends dans un premier temps que mon alliée de toujours n'était qu'une menteuse et maintenant j'apprends en plus que tu es Marinette ! Mais comment penses-tu que je vais me calmer ?!

Adrien fit les cents pas. Essayant vainement de se calmer. Mille questions fusèrent dans sa tête. Plus rien n'avait d'importance autour de lui, son monde s'écroulait, il ne remarqua même pas que Ladybug s'était détransformer.

Ce qu'il avait réussir à construire s'écroulait. Il se sentit désespérément seul, incompris. Lui qui lui avait avoué son identité sans aucune crainte car il l'aimait, lui faisait confiance, voulait partager toutes ses personnalités avec elle. Il était tellement déçu…

- Adrien…

Un regard accusateur et dur transperça Marinette la sommant de se taire. Ce qu'elle fit. La tout suite, elle se sentit toute petite. Elle n'avait aucune idée de ce qu'elle devait faire. Alors, elle ne fit rien et attendit.

- Comment as-tu pu ? commença Adrien dans une voix remplie de rancœur, comment as-tu pu ne rien me révéler après que je t'ai tout dit ? N'avais-tu pas assez confiance en moi ? Ne t'es-tu pas dit que cela aller me détruire quand j'apprendrais la vérité ? Quand j'allais apprendre que la femme pour qui j'aurais sans hésiter donné ma vie, m'avait… trahi ?

- Ad…

- La ferme ! hurla-t-il, quand tu ne savais pas encore qui j'étais, Ladybug m'avait alors toujours rejeté pensant que la révélation de nos identités seraient trop dangereuse. J'ai alors rencontré Marinette, je suis tombé amoureux d'elle, de toi, et alors que tu as su que j'étais Chat Noir, tu…

Il marqua un temps d'arrêt, réalisant une chose qui lui glaça le sang.

- Tu as préféré me voir décider entre toi et Ladybug pour être sur que je t'aimais… mon dieu… mais qui es-tu ? fit-il avec horreur. Tu as décidé de monter un stratagème pour être sur que je ne douterais jamais de ton identité et pour savoir qui je choisirais entre toi et… toi ? As-tu si peu d'estime envers toi-même ? Avais-tu si peu conscience de ce que je ressentais pour toi ?

- Ressentait ? osa-t-elle relever les yeux baignés de larmes.

Il l'observa, longuement. Il avait beau retourner dans tous les sens cette histoire dans sa tête, il n'arrivait pas à comprendre. Que devait-il faire maintenant ? Qu'avait-il envie de faire ?

- Tu m'as trahi, reprit-il durement, tu viens de me briser le cœur. Tu as gâché le moment que nous attendions tous les deux depuis des années. Tu t'es foutu complètement de moi et honnêtement je ne sais plus quoi penser.

- Je suis tellement désolée… je voulais juste te protéger.

- Ça suffit. Je rentre et je… je ne veux plus te voir.

Marinette sentit son cœur exploser en mille morceaux. Elle le vit se retourner et partir. Elle voulu le rejoindre mais elle n'osa pas. Elle ne l'avait jamais vu si énervé. Alors elle se résigna et se consuma de larmes. S'agenouillant pour vaincre le dégout qui l'habitait. Soudain, une lueur d'espoir la gagna en entendant Adrien s'arrêter. Elle releva les yeux et le vit tourner sa tête vers elle sans la regarder.

- Tu aurais du savoir qu'avec ou sans le masque, j'aurais sans hésiter donné ma vie pour toi. Tu étais tout pour moi, rien ne m'aurais arrêté. Tu as toujours été l'amour qui m'animait. J'avais enfin réussi à être heureux et aujourd'hui Marinette, tu as tout détruit.

Ainsi, sans se retourner, et sans une once de regret, il partit.


Voilà Voilà Voilà... je sais vous me détesté d'avoir arrêté ici mais j'avais pas le choix v_v

Qu'avez vous pensé de cette révélation ? De leur réaction ? J'attend vos avis :)

Ps : pour Plagg, jeux de mot avec planeur :)