Note : Coucouuuuuu ! Je sais, honte à moi, j'ai beaucoup tardé à poster ce chapitre ! Mais pour être honnête, je ne réussissais pas à l'écrire celui-là, et du coup j'ai écris d'autres choses entre temps ( que j'ai posté, vous pouvez passer les lire d'ailleurs haha ) et je viens de le finir du coup.

Merci à tous pour vos reviews, j'essaye de répondre à tout le monde et j'espère n'avoir oublié personne.

Stiles Nogitsune Stilinski, j'espère que tu va bien aimer, je te love 3

Bonne lecture les loulous !

Le coup de gueule qu'avait poussé Stiles avait eu l'effet plus ou moins positif de le secouer. Il était donc allé dans la salle de bain pour se nettoyer un peu le visage, et, en revenant dans sa chambre, ses yeux s'étaient posés sur son sac de cours qu'il n'avait pas touché depuis qu'il était rentré. Il s'était fait la réflexion que son père aurait certainement préféré le voir travailler plutôt que de se morfondre pour un stupide chagrin d'amour et s'était donc convaincu, tant bien que mal, qu'il devait essayer de travailler. Mais il avait eu la mauvaise idée de commencer par les révisions du cours de philo. Car, non seulement il était tombé sur la phrase qui l'avait tant perturbé le jour où son père avait été hospitalisé, mais la suite du cours n'était pas pour lui faire oublier sa mésaventure avec Derek. Et il se rendait maintenant parfaitement compte de ce à quoi la phrase avait fait allusion.

" Néanmoins, le désir est une force souvent violente qui, en nous plaçant dans un état de manque, menace la capacité à être heureux. "

Évidemment, il désirait Derek. Il désirait passer du temps avec lui, il désirait l'avoir pour lui tout seul, il désirait son cœur comme son corps. Il aimait Derek, et il désirait que Derek l'aime en retour. Il avait enfin trouvé le désir qui lui créait cet état de manque. Car, non seulement Derek lui manquait à cet instant précis - Stiles ne l'avait pas revu depuis leur engueulade, et ses contacts d'avant, aussi moindres soient-ils, avec le loup lui manquaient atrocement. -, mais il s'était rendu compte qu'il était ce qui lui manquait depuis toujours. Et c'est pour ça qu'il n'avait jamais été vraiment heureux. Bien-sûr, il y avait eu ces moments de joie, notamment quand sa mère était toujours en vie, et tous ces moments passés avec Scott et la meute par la suite. Mais au fond de lui, il avait toujours senti qu'il n'avait pas tout ce dont il avait besoin, qu'il lui manquait quelque chose pour être pleinement heureux. C'était comme si une toute petite partie de son cœur était vide et attendait d'être remplie par ce mystérieux quelque chose. Or, maintenant qu'il s'en était rendu compte, la partie vide commençait à prendre le pas sur l'ensemble de son cœur, d'autant que toutes les choses qui le rendaient autrefois semi-heureux ( appelons ça comme ça ) n'étaient plus là pour compenser : sa mère était morte, son père était dans le coma et il s'était éloigné de ses amis. Le vide qui résultait de l'absence de l'homme qu'il aimait gagnait donc toujours plus de terrain, grignotant petit à petit chaque parcelle de joie et d'espoir qui restait dans l'esprit de Stiles.

" La misère ne consiste pas dans la privation des choses mais dans le besoin qui s'en fait sentir. "

Voilà, c'était ça. Il était privé de Derek, de tout ce que le loup lui apportait même inconsciemment, sans le vouloir. Or il avait besoin de lui. Il avait besoin de lui pour remplir ce vide, pour aimer et se sentir aimé, pour se retrouver et devenir meilleur. Il avait besoin de lui pour être heureux.

Mais Derek ne l'aimait pas, Derek l'avait abandonné. Derek ne pensait pas une seconde à lui ! Il était tout seul, rongé par cette absence, par cette tristesse, par ce manque.

Tout à ses pensées, Stiles n'entendit pas le bruit que fit la serrure forcée et ne comprit pas ce qui se tramait au rez-de-chaussée de sa propre maison.

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Derek était anéanti. D'une part, le fait de voir Stiles aussi mal en point l'avait profondément affecté, mais ce qui l'avait le plus blessé avait été les paroles de l'adolescent, ce que celui-ci pensait de lui. Il pensait réellement que le loup était un sans-cœur, qu'il se foutait de lui et que de son côté tout allait parfaitement bien ! Certes Derek avait du mal avec les sentiments, ce n'était un secret pour personne, mais il ne pensait quand même pas qu'il renvoyait cette image. Et puis il se souvint que tout était de sa faute, que si Stiles pensait tout ça de lui c'était parce qu'il l'avait cherché. Après tout, c'était lui qui avait refoulé ses sentiments pour les cacher aux autres, mais plus que tout, pour se les cacher à lui-même ! C'était lui qui avait passé du temps avec l'adolescent, l'avait fait espérer. C'était lui qui, au final, l'avait envoyé chier ! Dieu ce qu'il avait été égoïste ! Il pensait qu'il s'en porterait mieux comme ça, mais au final il s'était encore plus blessé et avait entraîné le pauvre Stiles, qui n'avait rien demandé à personne, dans sa chute.

Et tout ça c'était la faute à cette foutue légende, cette espèce de malédiction de loup-garou. Il n'y avait aucune solution à trouver pour remédier à ça, aucune guérison possible, et Derek se savait condamné à souffrir toute sa vie. Il comprenait qu'auparavant, il aurait pu avoir une toute petite chance avec Stiles, mais il avait tout gâché.

Il courait donc dans les bois, tentant de fuir cette maison et le jeune homme qui vivait dedans. Cependant, si son cerveau était totalement déconnecté de la réalité, ses sens étaient en alerte, d'autant plus qu'il était à moitié transformé en loup. Une odeur âcre et désagréable vint lui chatouiller les narines et le força à s'arrêter. Il identifia une odeur de peur, mêlée à celle que Derek ne connaissait que trop bien, et qui ne pouvait annoncer que des ennuis. Celle du désir de vengeance. L'alpha rebroussa chemin et se mit à courir le plus vite qu'il put, priant à mi-voix pour ne pas arriver trop tard.

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Pendant ce temps, deux ombres se glissèrent silencieusement sous la fenêtre de Stiles, et forcèrent la serrure de la maison.

" T'es sûr de ce que tu fais la ? Je pense pas que ça soit une bonne idée .. C'est un shérif quand même .. " hésita la première ombre.

" Il a buté notre pote, qui était comme un frère pour nous, tu te souviens ? Tu voudrais salir sa mémoire en ne le vengeant pas peut-être ? " répliqua la seconde sur un ton menaçant.

L'autre secoua la tête mais ne sembla pas rassuré pour autant. Pourtant il suivit son comparse et pénétra dans le corridor. La maison était plongée dans le noir, et seul l'étage semblait occupé. Celui qui doutait semblait de moins en moins rassuré et ne cessait de jeter des coups d'œil nerveux autour de lui. Il s'agitait tellement qu'il finit par se prendre les pieds dans un meuble et faillit s'étaler de tout son long. Il se rattrapa in extremis à la commode la plus proche mais un cadre photo bascula et alla s'écraser par terre avec fracas.

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Un bruit de verre brisé sortit Stiles de ses pensées. Il sursauta et commença à paniquer. Il était seul et le reste de sa maison avait été jusqu'alors silencieux. Quelqu'un était entré chez lui. Il se leva doucement et attrapa un objet qui se trouvait à côté de son lit, et entrebâilla la porte. Il n'y avait personne au premier étage, c'était déjà ça. Il se dirigea lentement vers l'escalier, le cœur battant la chamade et la panique menaçant à tout moment de le paralyser.

" Il .. Il y a quelqu'un ? Je vous préviens, j'ai une batte de baseball et je sais m'en servir ! " fit-il en essayant de paraître menaçant. En réalité, il essayait surtout de se convaincre lui-même et de vaincre sa peur.

" Et si vous êtes un fantôme, vous n'avez aucune chance contre moi, j'ai regardé tous les épisodes de Ghostbuster. T'es foutu mon gars. "

Il attaqua prudemment la descente des escaliers et, lorsqu'il arriva dans le couloir, il tomba nez-à-nez avec deux armes à feu braquées sur lui.

" Bordel, c'est qu'un gamin ! " lâcha le premier homme.

Stiles fit la grimace. Merci, ça lui allait droit au cœur. Son cerveau n'avait trouvé que ça pour commenter la situation. Génial, il était dans de beaux draps !

Pendant ce temps, les deux malfrats étaient déconcertés. Ils étaient venus en pensant tomber sur le shérif ( et le zigouiller, soyons honnêtes ) et voilà qu'ils se trouvaient face à un adolescent chétif, qui avait les yeux rouges et gonflés de quelqu'un qui vient de pleurer en prime. Mais si pour l'un des deux ça changeait la donne, l'autre était bien décidé à accomplir ce pour quoi il était venu : sa vengeance.

" Où est ton père ? " grogna-t-il.

Stiles mit quelques secondes à comprendre que c'était à lui qu'on s'adressait et ouvrit la bouche pour répondre, mais il dut s'y prendre à deux fois avant de pouvoir emmetre un son tant la peur lui nouait la gorge.

" Dans .. Dans le coma. Deux connards lui ont tiré dessus il y a deux semaines et il ne s'en est toujours pas remis. "

" Et bien en fait, on était trois connards. Et ton enfoiré de père a buté notre pote. Alors on va faire pareil. " répondit l'homme en armant le chien de son pistolet.

Son complice paniqua

" Attends, tu peux pas faire ça ! On parle de descendre un gosse la ! "

" C'est le fils du shérif. Il a tué notre frère de cœur alors je vais tuer son fils en échange. Œil pour œil, dent pour dent mec. Et si tu l'ouvres encore une fois je t'en colle une dans le crâne à toi aussi. "

Stiles comprit alors qu'il allait mourir. Il ferma les yeux et attendit. Après tout, ça n'était peut-être pas plus mal. Il ne voulait plus de la vie qu'il menait actuellement et, au moins, une balle bien placée réglerait le problème une bonne fois pour toutes. Il espérait juste que ça irait vite et qu'il ne souffrirait pas trop. Il s'humecta les lèvres. Il était prêt.

Mais ce n'est pas le bruit tant attendu d'une déflagration qui suivit. Ce fut le fracas d'une porte qu'on défonce et des rugissements. C'est seulement à ce moment la que le coup partit, et une vive douleur lui traversa la jambe. Le sang se mit à couler abondamment de la plaie et Stiles tomba à genoux. De là, il put voir que quelque chose avait sauté au visage de l'homme qui le tenait en joug et s'employait maintenant à lui déchiqueter la gorge. Lorsqu'elle eut fini, la bête se tourna vers l'autre homme qui, tétanisé, regardait la scène avec horreur et ne pensait même pas à s'enfuir. Lorsque la créature s'apprêtait à bondir, une voix l'en empêcha

" Derek ! Arrête. Laisse-le. Je t'en prie, laisse-le. "

Derek – car c'était bien lui - tourna la tête vers lui et, voyant l'adolescent blessé, il reporta toute son attention sur lui. L'homme retrouva enfin l'usage de ses jambes et en profita pour essayer de s'enfuir. Alors que le loup allait se lancer à sa poursuite, Stiles le retint à nouveau, non sans lâcher un gémissement de douleur. Le choix de Derek fut alors vite fait. Son visage reprit forme humaine et il se précipita vers Stiles, qu'il prit délicatement dans ses bras et souleva. Le geste arracha un cri au jeune homme mais il se blottit contre le torse de celui qui lui avait sauvé la vie.

" Je t'emmène à l'hôpital. " fut les derniers mots qu'il entendit. Il s'évanouit sous l'effet de la douleur.

Note : Alooors vous en pensez quoi ? Pour toute réclamation, ( pour râler, m'insulter, me demander en mariage, me menacer de mort etc .. ) le bouton review est à votre disposition ! Bizzzzzz !