Bonjour à tous !!

Tout d'abord, je tiens à m'excuser : il paraît que j'ai bloqué les rewiews non-signées !!DSLLLLL !!Je voulais PAAAAAAAS !!sorry, perdonad, mea culpa !!

Voilà, et puis dsl pour le retard, mais la prépa, c dur, et sa demande du temps…TT

Merci à ma Yebbeka, c'est grâce à elle que je me suis rendue compte de mon erreur…merci ma souriiiis !!

Sur ce, bonne lecture !!et merci pour vos rewiews, merci pour mon anniversaire !!c gentil !!J'espère que ce chapitre vous plaira !

CHAPITRE VIII : Curiosité

            Ce matin là, Blaise Zabini se retrouva seul devant son assiette de pudding. Lui qui avait pris l'habitude de se faire insulter et brutaliser par Draco tous les jours que Dieu faisait, ce repas-ci lui parut bien trop calme et serein. Impossible de se mêler aux autres Serpentards, leurs crétineries congénitales pourraient bien infecter son précieux cerveau.

            Il se mit donc à observer les autres tables, faute de mieux. Se lassant très vite de la niaiserie des Poufsouffle et de l'hypocrite sérieux des Serdaigle, il se tourna vers la table rouge et or, espérant un peu plus d'animation. Son regard se posa naturellement sur Weasley et Potter, discutant tous deux à voix basses. Ah, il était bien mignon le petit Weasley ; quoi que Draco en dise, Blaise le trouvait tout à fait appétissant. Dommage qu'il soit hétéro, et déjà raide dingue de Granger…

            D'ailleurs, en parlant de Granger, elle manquait à l'appel…tout comme Draco…

Serait-il possible que son ami ait partagé une nuit agitée avec le rat de bibliothèque ? C'était peut-être pour ça qu'il n'était pas là ce matin, il devait se reposer…Veinard !

            Il remarqua alors que Potty fronçait les sourcils et semblait très préoccupé. Sûrement à cause de l'absence de leur copine. Blaise sourit ; si ses soupçons se révélaient fondés, il avait raison de se faire du souci…

            Il les regarda sortirent tous deux de la Grande Salle, sans finir de manger. Certainement partis chercher la Sang-de-Bourbe…Il serait très amusant de voir leurs réactions si ils venaient à savoir la vérité. Dommage qu'il rate ça !

 Mais bon, en attendant, il n'avait plus aucun sujet de distraction…Soupirant, il se résolut à finir son repas dans la sobriété, veillant à tenir du regard toute personne attentant à son intelligence…C'est-à-dire, pas de crétin à plus de deux mètres de distance, périmètre minimum de sécurité !

Il mangea lentement, profitant d'avoir du temps devant lui, et lisant un magazine traitant de sujets très ennuyeux pour un adolescent de son âge, mais palpitant pour lui : histoire, politique, innovations en matière de potions, nouvelles espèces hybrides obtenues…

Il sortit de la Salle environ vingt minutes plus tard, se demandant ce qu'il allait bien pouvoir faire. Peut-être allait-il aller à la bibliothèque…Il serait bien aller à Pré-au-Lard, mais tout seul, la balade serait vraiment sinistre. Réfléchissant intensément à la question, il vit surgir de la porte d'entrée du château, Potty et Granger, hilares et couverts de neige. Tant de bonne humeur…Peut-être s'était-il fait des idées, Draco n'avait pas passé la nuit avec la Gryffondor. Puis il remarqua que le grand rouquin n'était pas avec eux. Voilà qui était suspect…

Eh bien voilà, lui qui s'ennuyait, voilà qui était un excellent sujet de distraction. Il décida tout d'abord de retrouver Weasley : ainsi, il verrait si il s'était passé quelque chose ou pas. Il sortit sa baguette et utilisa un sort de repérage, dont il avait trouvé la formule dans l'un des nombreux livres qu'il avait étudié :

Reperio Ron Weasley ! »

Sa baguette, posée sur le plat de sa main, décrit un arc de cercle et pointa la direction à prendre à Blaise. Celui-ci arriva devant la porte d'une salle de classe vide. Approchant son oreille, il entendit des sanglots étouffés et des  gémissements rauques. Il déverrouilla la porte et entra dans la pièce.

Il repéra une forme sombre qui, bien que recroquevillée, laissait voir que la personne en question était de grande taille. Deux grands yeux bleus le dévisagèrent, paniqués. D'un Lumos, il éclaira la pièce et put voir le visage de Weasley, horrifié d'être pris en flagrant délit, les oreilles écarlates. Il se leva, essuya son nez qui coulait, et pointa sa baguette tremblante sur le Serpentard. Celui-ci, perplexe, ne prit même pas la peine de se mettre en garde. Il referma la porte calmement et, tout aussi tranquille, s'assit sur l'un des bureaux.

-« Dé…Dégage de là Za…Zabini ou sinon je vais… »

-« Tu vas quoi Weasley ? Me cracher des limaces dessus ? »

De plus en plus furieux, le Gryffondor lança un sortilège que Blaise neutralisa comme si de rien n'était. D'un coup de baguette, il immobilisa le rouquin, et le fit léviter jusqu'à deux bureaux juxtaposés. Celui-ci se retrouva propulsé sur les meubles, les cheveux en bataille et l'air hagard, et le Serpentard trouva cette vision des plus excitantes.

Contrôlant ses ardeurs, il approcha une chaise de sa victime, neutralisa son sortilège, la libérant ainsi de sa paralysie. Il garda néanmoins sa baguette à la main, comme une mise en garde. Il pencha la tête sur le côté pour regarder Weasley, qui reprenait ses esprits :

-« Il se trouve que je n'ai rien à faire aujourd'hui, et que je m'ennuie atrocement. Alors maintenant que j'ai trouvé un sujet si intéressant, je n'ai vraiment pas envie de m'en aller. »

Le rouquin rougit devant l'air vorace de Blaise lorsqu'il prononça « si intéressant », qui pouvait être pris de nombreuses façons différentes.

-« Je suis pas ton jouet Zabini ! »

-« Quel dommage…Moi qui avait tant espéré. »

Plus rouge que jamais, il répliqua :

-« Va te faire foutre ! »

-« Ah, des promesses, toujours des promesses… »

Le Serpentard sourit devant l'air choqué et offusqué de sa petite belette. Bien qu'il s'amusa comme un petit fou à le provoquer, il se décida à revenir au sujet qui l'intéressait réellement :

-« Bon, trêve de plaisanteries douteuses Weasley…Qu'est-ce qui t'arrive pour que l'on te retrouve à pleurer tout seul dans le noir ? Ton équipe de Quidditch préférée s'est fait laminée à son dernier match ? »

Serrant les dents, le Gryffondor siffla d'un air mauvais :

-« Je t'emmerde Zabini, si tu crois que je vais te raconter ma vie, à toi, un salopard de futur Mangemort, tu te mets le doigt dans l'œil… »

-« Waouh, comme tu es bien renseigné Weasley !! Et comment es-tu arrivé à la conclusion que je voulais être aux ordres du Seigneur des ténèbres ? Une divine intuition peut-être ?

-« Tout le monde sait très bien que tous les Serpentards ne sont tous que des serviteurs de cette espèce de face de grenouille aplatie ! »

-« Oh, je vois…L'incarnation même de la tolérance et de l'objectivité ! Quel argument percutant, vraiment, j'en suis tout retourné… »

Il se rapprocha de lui, ses yeux noirs pleins de reproches et quelque peu méprisants :

-« Eh bien je vais te fournir un scoop : tous les Serpentards ne sont pas à la botte de cette « face de grenouille aplatie », comme tu le dis si bien…et je tiens à te féliciter pour le surnom, il est tout à fait pertinent… »

Il éclata de rire, puis s'accouda sur le bureau :

-« Bien, revenons à nos moutons. Il a dû se passer quelque chose de grave pour te mettre dans un tel état…Ta copine t'aurait-elle largué ? »

-« Non !…Et en plus, je n'ai pas de copine… »

-« Ah très bien ! Dans ce cas, la fille que tu convoitais t'a mis un râteau monumental, et cela t'a complètement ravagé… »

Bingo. Il avait touché juste. Les paraboles qui tenaient lieu d'oreilles à Weasley devinrent carrément violettes, et il devina que ses suppositions étaient justes :

-« Alors comme ça, Granger s'est trouvé un petit copain ? C'est assez inattendu…Moi qui pensait qu'elle allait se marier avec L'Histoire de Poudlard… Et qui est l'heureux élu ? »

-« Je n'en sais rien…Un salopard de Serpentard, sans aucun doute…Un toutou de Voldemort…Une infecte pourriture qui ne la mérite absolument pas… »

Le brun le regarda, étonné, et se redressa, cela ayant pour conséquence que leurs visages se retrouvent à peine dix centimètres de distance :

-« Elle t'a jeté comme une vieille chaussette, pour un futur Mangemort, et toi tu continues à dire qu'elle mérite mieux ? Tu devrais atterrir, Weasley, et oublier ce que tu éprouves pour cette nana : elle ne veut, et ne voudra jamais de toi.

Il faut t'y faire, même elle ne peut être parfaite. Personne ne le peut, d'ailleurs. Ni toi, ni moi, ni Granger, ni même ton cher grand Survivant ne peut espérer ne jamais faire d'erreurs. Il faut savoir être indulgent avec ses amis, essayer de les comprendre, de reconnaître leurs fautes, plutôt que tout mettre sur le dos d'un mec que tu ne connais même pas, sous prétexte que c'est plus facile.

Il faut grandir maintenant Weasley, ouvrir un peu ton esprit : tout n'est pas blanc, tout n'est pas noir. Tous ceux qui ne correspondent pas à tes attentes ne sont pas forcément des connards. Ce n'est pas parce que j'ai un uniforme vert que je suis ton ennemi, ce n'est pas parce que Granger est ta copine qu'elle n'a pas envie de faire des bêtises de temps en temps, qu'elle est pure comme l'agneau qui vient de naître.

Ta vision étroite du monde te portera de grands préjudices dans la vie, mec. Tu devrais faire un peu plus attention à ce que ressentent les gens qui t'entourent, plutôt que de jeter la pierre à tous ceux qui sont différents de toi. Il y en a peut-être qui valent le coup de s'y intéresser… »

Puis, pris d'une pulsion soudaine, il agrippa la chemise de Weasley, l'attira vers lui et l'embrassa. Trop choqué pour réagir, le rouquin se laissa faire, paralysé. Après avoir bien profité de la situation, Blaise, très satisfait, repartit, laissant le Gryffondor seul, réfléchir à ce qui venait de lui arriver. Ça faisait peut-être beaucoup pour lui, en une seule journée…

Une fois sorti, le Serpentard décida d'aller voir son meilleur ami dans sa chambre. Maintenant qu'il avait plus d'informations, il eut l'intuition qu'il devait aller le voir, pour qu'il lui explique en détails ce qui s'était passé…