Merlin


Le soleil tapait sur la colline avec plus d'obstination qu'un forgeron sur une enclume. Merlin observait avec lassitude le long ballet des ouvriers traînant les pierres le long de l'allée, ceux qui les taillaient avec le tap tap tap régulier du burin et ceux qui montaient péniblement les murs.

Son esprit ne se sentait guère stimulé en écoutant les longues élucubrations des jeunes gens qui s'étaient réunis autour de lui, et qui piaillaient leurs idées géniales pour que cette merveilleuse école pour jeunes sorciers voit le jour. Godric ne parlait que d'enseigner le courage à des cœurs valeureux, Helga de chouchouter des bouts d'amours, et Rowena d'enseigner mille et une matière toutes plus étranges les unes que les autres.

Il ne manquait que Salazar, qui s'était assis sous un arbre à l'ombre, à une trentaine de pas d'eux, et qui observait le paysage tout en jouant avec un de ses animaux rampant. Merlin pouvait déjà sentir les ennuis poindre le bout de leur nez, ces quatre jeunes sorciers étaient prometteurs, c'est certain, il avait été ravi de leur enseigner une partie de son savoir sur la magie, mais ils étaient également une sacrée source d'imbroglio.

Merlin trouva donc moyen de s'excuser auprès d'eux et partit en direction de la forêt. L'ombre et la fraîcheur lui firent du bien, peu importait la saison, il semblait que jamais rien ne pouvait venir troubler ces bois. Il continua à marcher pendant plusieurs longues minutes jusqu'à trouver ce qu'il cherchait : un coin calme avec une souche bien propre.

Il avait besoin d'aide, il n'avait plus le choix. Et il allait avoir besoin de quelque chose de fort. Il sortit quelques parchemins de ses poches, de l'encre et une plume, ainsi que quelques fioles aux couleurs vives. Il allait devoir faire une invocation, un allié ne serait pas de trop pour tout remettre en ordre. Merlin réfléchit quelques instants… Il aurait sans doute besoin d'un démon, d'une véritable terreur capable de semer le chaos partout elle passerait. Il ne lui faudrait pas moins que le pire esprit farceur du monde sorcier, le pire semeur de zizanie de tous les temps… Un truc capable de terminer la prochaine croisade en 3 mois, prise de Jérusalem incluse.

Merlin hocha la tête d'un air grave et commença à s'affairer autour de son rituel. Il griffonna quelques runes sur ses parchemins, murmura quelques incantations et déversa le contenu des fioles sur la souche. Une fois le rituel accompli, il fit quelques pas en arrière et alla se cacher derrière le tronc d'un gros chêne, pour plus de sécurité.

Il y eut une explosion et un nuage de fumée s'éleva devant lui, s'étendant entre les arbres et obstruant sa vision. Merlin attendit qu'il se dissipe, une ombre apparaissait devant lui.

Un grand gars roux affublé d'un accoutrement ridicule se tenait devant lui, son visage avait une expression joviale qui le rendais niais.

« Bonjour, vous êtes… ?

—Merlin.

—Enchanté, Merlin ! Je suis George, George Weasley. »

Le rouquin s'éclaffa d'un rire terrible et l'invocateur le fixa d'un air réprobateur.

« Vous êtes vraiment Merlin ? Le Merlin ?

—Oui.

—Vous savez qu'il y a des lois pour régir les voyages dans le temps ?

—Autre que les lois morales, vous voulez dire ? »

Le rouquin resta pensif pendant quelques instants. « Comment je peux être sûr que vous êtes Merlin ? Où sommes-nous ? »

L'invocateur retint ses pulsions meurtrières. L'invocation n'avait vraiment pas fonctionné comme prévue, mais il refusait d'avoir fait tout ça pour rien.

« Dans une forêt pas très loin de Pré-au-Lard.

—Est-ce que le château de Poudlard est toujours en construction ? »

Le Mage hocha la tête et accompagna son invoqué jusqu'à la lisière des bois. Georges pouvait reconnaître le paysage qu'il voyait, et pourtant ça n'avait rien à voir avec la vision qu'il connaissait de Poudlard.

« Je vous crois, lâcha-t-il finalement. Alors, vous avez besoin de moi pour quelque chose ?

—Oui, quelles sont vos spécialités ?

—Je n'en ai pas vraiment. J'étais en train de travailleur sur une série d'artefact aux pouvoirs psioniques… C'est une commande croisée avec un fabriquant de jouets moldus, ils veulent sortir une série de peluches terribles pour Noël. On est en train de négocier les contrats avec le Ministère, mais ils n'ont pas l'air très chaud pour l'instant. Un lapin rose a transformé l'uniforme d'un des inspecteurs en gorgonzola et je dois dire qu'il l'a plutôt mal pris… On va trouver une solution. Vous aviez besoin de moi pour quoi, au juste ?

—M'aider à rétablir une entente cordiale entre les « 4 fondateurs de l'école Poudlard » puisque c'est ainsi qu'ils veulent se nommer maintenant. Surtout entre Godric et Salazar…

—Ah, désolé mais là, je ne peux rien pour vous. Moins leurs élèves se supportent, plus je fais de bénéfices sur les ventes de farces et attrapes… Bonne journée. »

Il y eut une nouvelle explosion, suivie d'un panache de fumée, et Merlin se retrouva seul. Il se laissa tomber sur la souche avec lassitude : il ne savait plus quoi faire.


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