Titre: Les rayures du tigre
Disclaimer: Jeff Davis est l'unique propriétaire du contexte et des protagoniste, moi je fais juste mumuse avec :)
NDA: Je suis désolée de l'attente, surtout que ce chapitre ne fait que 9 pages words, mais j'ai mis un temps infini à l'écrire et à trouver les nuances, les expressions, les tout ça tout ça d'auteur. M'enfin voilà. Honnêtement, vous avez le droit de me vouer des sentiments de haine et de volonté de me buter. Mais attendez la fin pour commencer à imaginer un plan de meurtre, parce que je vous donne matière à me haïr encore plus. En tout cas, le chapitre d'après promet d'être épique. Et il est déjà commencé.
«J'ai manqué quoi ? appela la voix pâteuse de Peter. Wow ! C'est quoi ce bordel ?!
L'alpha admirait les carnages du salon. Il était dans une maison inconnue, un homme inconnu était accroupi face à quelqu'un d'autre… Erica. Il était sur un canapé inconnu, dans une pièce dont le bazar n'était pour une fois pas de son fait. Il tourna la tête, attiré comme un aimant par un visage en cœur.
-Tu m'as embrassé… murmura-t-il à Lydia qui rougit.
-Tu as rêvé ! balbutia-t-elle en se reculant.
Assise sur l'accoudoir, elle menaça de tomber, mais Peter réagit plus vite. L'attrapant par les côtes, il la souleva comme si elle pesait le poids d'une plume, et l'assit sur ses genoux. Lydia gigota. Elle était mal à l'aise, surtout face à Danny qui riait et Scott, l'oreille tendue à ce qu'il se passait dans la cuisine. Peter ne comprenait rien, mais Lydia était sur ses genoux, et avait fini par se blottir contre son torse. Le nez perdu dans la rousseur de ses cheveux, il inspirait cette odeur si douce qui le ragaillardit. Lydia était là, tout irait.
Alors qu'il inspirait fortement, un gémissement retentit dans la pièce. Tous les regards se tournèrent vers Erica et l'inconnu.
-Que faites-vous Harry ? hasarda Danny.
L'homme se tourna vers eux, et Danny attrapa la main de Scott. Les yeux d'Harry étaient brillants. Les pupilles avaient disparues, noyées dans un océan orangé. Il souriait. Des canines allongées dépassaient de sa lèvre inférieure. Scott se mit à grogner et se transforma. La porte de la cuisine vola et Stiles en sortit en criant :
-SCOOOOTT ! se plantant devant le loup, il défia du regard. Tu ne bouges pas !
-Mais… grogna ce dernier, immobile.
-Pas de mais, gronda Stiles bassement en inclinant la tête de façon à regarder son ancien ami par-dessous ses cils.
Les deux jeunes hommes se tenaient face à face, penchés l'un vers l'autre. Les poings de Scott étaient serrés contre ses hanches, il tremblait. Quant à Stiles, sa respiration s'était faite plus superficielle et sa main droite se dirigeait imperceptiblement vers un couteau d'argent sur sa hanche.
-Il est quoi ? réplica Scott sur le même ton.
-Ça ne te regarde pas.
Un grondement profond lui répondit. Plus personne ne bougeait. Face à la scène surréaliste, le shérif resta bouche-bée. Il ouvrit enfin la bouche, avisant la menace du loup-garou alpha et fit un pas en avant :
-Stiles, éloignes-toi, Scott est dangereux !
Alors Stiles ne put s'en empêcher. Dans l'incongruité totale de la situation, il explosa de rire. Tous se turent, cessèrent de bouger, de respirer. Même les yeux d'Harry, plus exorbités encore, s'éclaircirent.
-Stiles ? chuchota son père.
-Non mais sérieusement Papa ? « Scott est dangereux » ?! C'est tout ce que tu trouves à dire ?!
Et il repartit dans un éclat plus grand encore. Harry prit la parole, recevant en réponse un grognement de Scott :
-Au cas où vous n'auriez pas remarqué, Shérif, les cicatrices de votre fils ne sont pas étendues seulement sur son visage et, toujours dans la possibilité où vos yeux vous feraient défaut, elles n'ont pas été faites par les ongles d'une femme.
Un sourire naquit sur les lèvres de Peter :
-Alors comme ça le jeune fringant est Stiles !
Le susnommé stoppa ses éclats et se tourna vers lui :
-L'oncle psychopathe ! Pourquoi cela ne m'étonne pas que tu te sois encore fourré dans les ennuis… -il se pencha pour observer la posture de Lydia et son regard qui semblait flotter bien loin de lui- et dans les jupes de la fille dont j'ai été si longuement amoureux… Ça va ta tête ?
-Ça se passe doucement…
-Stiles ? intervint Scott, c'est quoi cette merde ? demanda-t-il en désignant Harry de la griffe.
-Cette merde, louveteau, c'est Harry Silver, Chasseur, Sorcier et accessoirement empoisonné par du sang de siçan. Mais on en reparlera plus tard.
Il bougea la main, comme si ce geste voulait tout dire. Il se tourna vers Harry :
-Tu nous l'abîmes pas trop s'il te plaît ? J'ai encore un compte à régler avec elle…
Erica frissonna, cette voix rauque, ce regard aussi froid que les pôles… Elle préférait encore que l'autre chasseur s'occupe d'elle !
-Bon c'est pas le tout, reprit Stiles d'une voix plus chantante, mais on a un p'tit loup à mater au sous-sol, et des examens à passer demain, donc… Papa, Scott, Isaac, en route ! »
Et comme cela, sans rien ajouter, sans même douter que les autres le suivent, il se dirigea vers la porte, l'ouvrit et prit une grande inspiration avant de descendre. Par tous les cycles de la Lune, ils étaient gravement dans la merde.
« Ah voilà le meilleur ! s'exclama Lucas en voyant Stiles arriver.
Ce dernier descendait les escaliers, le shérif et les deux loups à sa suite. Ceux qui remplissaient déjà le sous-sol se poussèrent un peu pour permettre à Stiles de se placer face à leur prisonnier.
-Lucas, Lucas, Lucas… dit-il en se penchant vers lui. Tu ne changeras jamais ! Toujours là où il ne faut pas et à faire chier le monde !
Stiles tira son couteau d'argent et le fit glisser le long de la joue du loup. Presque sensuellement. La respiration de l'immobile s'accéléra sous le geste. Les autres regardaient. Arrivé à la mâchoire, Stiles fit un mouvement du poignet, et entama la chaire. Du sang goutta sur le T-Shirt de Lucas.
-Que fais-tu à Beacon Hills ? reprit Stiles la voix dure.
Lucas grimaça. Il montra les crocs, mais les autres loups présents grondèrent. Stiles tourna un peu la tête vers eux. Le jeune chasseur était heureux d'avoir un peu de soutient de leur part. Il se sentait étonnement bien. Son père s'était mêlé à la meute, comme si il y avait ses habitudes. Dan était entouré de Boyd et Jackson, mais lui fit un sourire. Lui aussi se sentait à l'aise. Et puis, Danny n'était pas très loin de lui.
Lucas grogna à son tour, ramenant toute l'attention sur lui.
-Oh mon minet, murmura Stiles en tournant autour de lui –sa lame caressa son cou, restant en surface, et faisant grimacer le prisonnier- dis-moi pourquoi tu es là…
Lucas continua de gronder. Stiles se pencha. Ses lèvres effleurèrent l'oreille de l'autre. Lucas cessa tout bruit et plongea son regard dans celui de Derek. Il le nargua, et l'alpha des alphas fit briller son regard d'une lueur mauvaise. Si Lucas sortait vivant de sa rencontre avec sa Moitié, il promettait de le tuer. Dans d'atroces souffrances.
-Lucas, souffla Stiles, explique moi ce que tu fais ici…
Chaque mot qu'il prononçait envoûtait un peu plus le loup. Le souffle contre sa joue, la chaleur de ses lèvres contre la peau de son oreille. Stiles tourna le couteau, passant au plat de la lame et la descendit entre les clavicules du loup. Ce dernier laissa sa tête retomber en arrière, s'appuyant contre le torse puissant du chasseur.
Stiles se laissa faire, lançant un regard dégoûté à Derek. Avec sa lame, il déchira un peu du haut du loup, et continua de faire glisser sa lame. Lucas poussa un gémissement.
-Allez, mon loup, mon alpha… murmura Stiles.
-Elle m'a envoyé, souffla enfin le loup, Elle veut Derek. Aïe !
La lame s'était enfoncée dans la peau de son torse. Stiles s'était relevé d'un coup, et Lucas perdit l'équilibre. Sa chaise alla s'écraser avec fracas au sol. Scott se précipita et maintint le loup, un pied écrasant son épaule. Il lui semblait que sa fonction du jour était celle d'une corde, à maintenir leurs ennemis en respect.
Stiles et Dan avaient considérablement blanchit. La lame tomba, et clinqua sur le béton. Stiles tint sa tête entre ses mains. Les autres remuèrent, inquiets. Derek s'approcha de lui sur la voix du shérif.
-Fiston ?
Stiles se tourna vers lui et ses yeux brillèrent un instant d'un éclat étrange. Le shérif recula. Les autres aussi, tous sauf Derek.
-Tu crois qu'Elle va venir ? demanda Dan d'une voix blanche.
Danny s'étaiet rapproché du chasseur, posant une main sur son épaule. Stiles ne répondit pas. Derek n'était qu'à quelques mètres de lui, le regardant avec des yeux inquiets. Des yeux complètement humains. Stiles fit les quelques pas qui les séparaient, se jetant presque dans les bras ouverts de sa Moitié. Il se blottit sur son épaule, enfouit son visage contre son cou.
-Chaton ? appela l'alpha des alphas.
Lucas gronda en voyant cette scène, grognement qui fut arrêté par la pression que Scott mit sur son épaule. Pourtant le méchant loup sentait l'aconit qui l'immobilisait disparaître petit à petit, il pouvait bouger ses doigts. Et puis, Elle arrivait, il le sentait.
-Si Elle te touche, je la bouffe ! dit une voix étouffée.
Stiles inspira profondément la fragrance si précieuse de sa Moitié, tâchant de s'assurer qu'il était en sécurité. Derek tenta de suivre la conversation mais échoua lamentablement en sentant les lèvres de Stiles bouger contre sa peau comme une légère caresse. Comme il l'avait fait contre l'oreille de Lucas. Derek resserra ses bras autour des côtes de son amour. Il voulait tout effacer, faire disparaître chaque parcelle de peau entrée en contact avec ce corps impur sous ses baisers.
-Quelqu'un peut-il nous expliquer de qui ils parlent ? assena la voix agacée de Chris.
Dan avala sa salive et s'approcha à son tour de Lucas. Danny resta à sa place, mais suivit le chasseur d'un regard inquiet. Le visage blanc, Dan contempla le loup de toute sa hauteur, lui lançant un regard froid et mécontent.
-C'est sa maîtresse.
-J'ai peur de comprendre, murmura Allison prenant sur elle tous les regards.
Dan se tourna vers elle, mettant également un bon coup de pied dans le flanc du prisonnier.
-Alors tu serais plus perspicace que les autres, cousine.
-Que crois-tu comprendre Alli' ? demanda Isaac.
-Il n'existe que peu d'espèces qui ont des appellations telles que maître ou maîtresse. Et encore peu d'entre elles peuvent asservir des êtres surnaturels. En fait, il n'en existe qu'une… »
Soudain, il y eut une explosion au-dessus de leurs têtes. Le plafond s'effondra en partie, ensevelissant Isaac, Boyd, Jackson, Allison et Chris. Les autres se protégèrent les yeux. Derek resserra sa prise sur Stiles, le forçant à s'agenouiller. Ils se retrouvèrent face à face, les débris tombant de part et d'autres. Les yeux dans les yeux. Ils n'auraient pas dû, pas maintenant, pas avec la peur qui les tenaillaient. Ils avaient peur l'un pour l'autre et quelque part, l'un de l'autre. Mais qu'importe la peur, le rituel était en marche, et même un plafond qui s'effondraient sur leurs têtes ne pouvait l'empêcher de tout écraser sur son chemin. Pris par leurs instincts et leurs sentiments, ils firent la seule chose qu'ils pouvaient: ils s'embrassèrent. Outre les cris, les gravats. Ils avaient attendus trop longtemps, ils ne pouvaient plus se retenir. Ils savaient qu'ils ne devaient pas, que ce n'était absolument pas le moment. Mais ils ne pouvaient pas s'en empêcher. Leurs lèvres scellées étaient comme une bouffée d'air pour deux noyés. Ils la partagèrent volontiers. Leurs bouches se mouvaient avec volupté l'une contre l'autre, caressant, mordant.
Le fracas se tut. Les deux amants ne bougèrent pas. Leurs mains se mirent à parcourir frénétiquement les corps de l'autre. Stiles glissa ses doigts sous le T-Shirt de Derek, redécouvrant avec délice les abdominaux parfaits. Grisé par le contact, Derek ronronna, et à son tour, laissa ses mains glisser sur les épaules du plus jeunes, sous le tissu.
Un toussotement gêné tenta de les interrompre. Mais rien n'y fit. Un Chris poussiéreux posa sa main sur l'épaule du shérif qui essayait vainement de séparer sans toucher les deux amants.
« -Tu n'as pas un saut d'eau froide plutôt ? » dit le chasseur d'une voix joyeuse malgré le bordel ambiant.
Le shérif lui rendit son sourire. Les autres loups avaient escaladé les vestiges de l'escalier, sauf Scott qui maintenait toujours Lucas au sol.
Des gémissements commencèrent à s'élever du couple enlacé. Scott gémit à son tour, mais de gêne et d'agacement. Un autre fracas descendit du plafond. Une planche se détacha et tomba directement sur le crâne des deux amants. Les séparant enfin. Ils ouvrirent grands leurs yeux, ceux de Derek étaient carmin, et ceux de Stiles prirent une couleur… indéfinie. Stiles se recula précipitamment. Putain, pensa-t-il, pas Elle, pas maintenant. Essayant de regarder partout ailleurs que les lèvres gonflées de Derek qui le narguaient, son regard se posa sur ses mains. Celles qui avaient retracé les contours du torse de Derek, chatouillé ses muscles durs, sa peau si douce, la ligne de poils qui les mèneraient tous deux à l'extase. Putain de merde…
Un bruit de cavalcade se fit entendre depuis l'étage. Jamie arriva, regardant Isaac aider Allison à se relever, les autres le suivant. Il ne manquait que Harry et Erica, mais Stiles se doutait que son ami ne la laisserait pas approcher de sitôt. Tandis que Scott prenait un Jackson grisâtre contre lui, Boyd prit le relais et appuya son pied contre le cou de Lucas, coupant plus ou moins sa respiration. Le shérif et Chris se tournèrent vers l'aîné Silver, mais avant qu'ils n'aient pu prononcer le moindre mot, Stiles se releva :
« -Jamie, ne me dit pas que…
-Si, les yeux de l'armurier se plantèrent dans ceux de Stiles.
Ce que ce dernier y lit contracta tout les muscles de son corps, son regard changea à nouveau, alors que Jamie continuit de confirmer ses craintes:
-Elle est au-dessus de la maison, Elle… »
Une troisième explosion projeta tout le monde au sol. Derek se jeta sur Stiles, amortissant son corps de sa chute. Grâce à sa force lupine, il les retourna, plaquant son homme au sol, et reçu à sa place la majorité des gravats. Une ombre plana au-dessus d'eux, la nuit sembla plus sombre encore. Les étoiles avaient disparu, comme si un voile obscur venait de recouvrir le monde. Stiles gémit sous le poids de sa Moitié. Il n'avait rien contre le fait d'être complètement soumis sous le corps de Derek, mais il faisait trop sombre, ils étaient trop habillés et ce n'était pas le moment. Pourtant, son corps sembla en décider autrement. Il se cambra sans pouvoir s'en empêcher. Creusant le bas de son dos, son fessier entra directement en contact avec le bassin de l'alpha. Ce dernier grogna, enfonçant son érection naissante pile entre les deux galbes qu'il savait doux, chauds, accueillants… Leurs deux jeans le gênaient, Stiles gémit. D'un coup de hanches, le plus jeune le retourna, se retournant lui-même. Ils se retrouvèrent alors allongés, Derek sur le dos, surplombé par le chasseur. Yeux dans les yeux. Ils lisaient dans le regard de l'autre le combat acharné qu'ils menaient. Pour ne pas se laisser aller à leurs instincts, pour ne pas laisser leurs corps exulter l'un contre l'autre, l'un dans l'autre. Pourtant, sans pouvoir s'en empêcher, Stiles sentit son bassin bouger. Avant-arrière, avant-arrière, avant-arrière… Le frottement de leurs virilités était aussi agréable qu'horrible, Derek ferma les yeux, refermant les mains sur les fesses de Stiles. Plus rondes, plus musclées, plus… Le loup prit la place de l'humain, ses yeux rougirent. Ses griffes déchirèrent la peau de ses doigts et s'enfoncèrent dans le tissu du pantalon. Stiles gémit, le plaisir envahit ses sens, plus rien d'autre n'existait que les griffes de Derek enfoncées dans son jean, qui caressaient sa peau sous la déchirure. Il planta à son tour ses ongles dans crâne de Derek, lui arrachant un cri. Un cri qui eut une réponse. Puis une autre. Des cris envahissaient le sous-sol. Puis une voix, qui sembla raisonner tant dans la pièce que dans leurs crânes. Le voile s'obscurcit encore. Les deux amants se séparèrent enfin.
« Ah petit loup, tu ne m'as pas entièrement déçu pour une fois… »
Les deux amants paniquèrent légèrement, se rendant compte de la situation dans laquelle ils se trouvaient. Il était presque minuit, la maison dans laquelle ils se trouvaient était en ruine et quelqu'un venait de parler dans leurs têtes. Ils se relevèrent précipitamment, leur excitation reléguée à un moment plus intime.
Il faisait noir, complètement. Leurs vues semblaient brouillées par une sombre fumée opaque. Tâtonnant, Stiles réussit à attraper la main de Derek dans l'obscurité. L'alpha des alphas ouvrit tous ses sens, et pu sentir les effluves sanglantes de certains de ses amis. Tous avaient de légères blessures sans gravité. Il arrivait à discerner grâce à son ouïe les positions approximatives de chacun. La voix de Stiles s'éleva tout à coup, surprenant tout à chacun.
« Candice… »
Un vent glacial s'éleva et l'ombre sembla balayée. Un instant éblouie par la faible clarté du sous-sol, la meute version Hale x2-McCall-Argent-Silver-Stilinski-Shérif, pu voir qu'ils allaient tous plus ou moins bien. Seul le Shérif saignait à l'épaule, et Allison se tenait à Isaac, comme si sa jambe lui faisait mal. Entre la meute et les amants, se tenait un couple.
Une femme, grande, des yeux bleus électriques plus foncés que ceux d'un loup tenait Lucas par le cou. Le loup avait l'air pitoyable, grimaçant. La femme était majestueuse, voilée de l'ombre qui s'enroulait autour d'elle comme une robe. Sa chevelure blonde encadrait un visage en cœur, une bouche rougie et pulpeuse. Cette bouche si tentante, un véritable appel à la luxure, était striée. Chacune de ses quatre canines ressortaient de telle façon qu'elles dépassaient la ligne de ses lèvres et allaient chatouiller le dessus et le dessous de ses lippes.
« -Genim ! Comment vas-tu depuis la dernière fois mon chou ? »
Sa voix était claire et chaude. Comme un ruisseau en pleine forêt, quand l'été s'efface pour laisser la place à un automne chaud et ensoleillé.
Clairement fière de son petit effet, la femme sourit. Un sourire qui révéla sa face pâle, faisant rougeoyer ses lèvres, rendant plus blanches encore chacune de ses canines immaculées.
La meute était immobile, ne voyant que le dos de la femme. Ils ne voyaient qu'une nappe de fumée noire entourer un corps pulpeux duquel s'échappait la blondeur de sa chevelure. Telle la Lune pleine dans la nuit noire. Terrifiés, ils se serrèrent les uns contre les autres. Danny se coula pratiquement à Dan qui lui prit la main par réflexe. Jamie à ses côtés. Les deux chasseurs étaient moins apeurés que leurs nouveaux amis. Ils La connaissaient déjà, savaient de quoi Elle était capable. Ils échangèrent un regard, dans lequel passa toute l'appréhension qu'ils ressentaient. Ils priaient pour que leur plan fonctionne, pour que les sentiments des deux amants perdus soient aussi forts qu'ils l'espéraient. Ils rêvaient qu'ils puissent tous les sauver. Avant que l'ombre ne s'étende plus encore sur eux, et ne les recouvre de son voile de néant.
Lucas ne bougeait presque plus. Petit à petit, à mesure que les griffes de sa maîtresse se retiraient de sa peau, un sourire similaire à celui de la femme fleurissait sur son visage. Cet alpha des alphas de pacotille allait payer. Stiles serait sien.
Allison trébucha, sa cheville foulée la faisait souffrir. Son pied glissa, touchant un morceau tombé du plafond. Le caillou ricocha sur le sol, brisant le silence. Le visage de l'inconnu se tourna à toute vitesse, à peine le temps d'un battement de cils. Comme dans une mauvaise version de l'Exorciste, sa nuque craqua et son visage était maintenant face à la meute, le corps toujours face aux amants. Le crâne tourné à 180°, elle regardait la meute au complet déglutir bruyamment. Leurs yeux écarquillés, ils virent le retour. Craquement de nuque, et la revoilà de dos. Complètement. Ses cheveux brillèrent à nouveau face à eux.
« Voilà une bien belle meute que tu as là, petit chasseur… Beaucoup de potentiel, oui…
Stiles grimaça, enfonçant ses ongles dans la peau de son homme. Elle avait oser regarder la meute! Le regard clair de Candice glissa de son visage à son bras, comme la caresse d'un millier d'aiguilles. Stiles se tendit, les yeux de Candice passèrent alors à Derek, et il n'y eut plus que du vide. Que la colère et la haine. Stiles vit noir, comme les iris bleues de Candice qui s'étendirent jusqu'à recouvrir tout l'orbe de ses yeux. Ses globes oculaires en entier étaient bleus. Et ses yeux gourmands se posèrent sur Derek.
« Alors c'est lui que tu préfères à moi. Je comprends, il est plutôt pas mal ton louveteau… »
Stiles gronda, sa possessivité prit le dessus et il fit un pas en avant. Les yeux de Candice revinrent sur lui brutalement. Derek resserra sa main autour de la sienne, le retenant, le rapprochant de lui.
Un rire cristallin s'éleva, et l'ombre s'étendit. Filaments d'une pieuvre de fumée, le voile sombre tendit ses bras, effleurant tout à chacun. Un frisson d'horreur parcourut chaque dos, et une sueur froide coula sur leurs fronts. Qu'importe ce qu'était cette femme, ce n'était pas seulement surnaturel. C'était infernal, maléfique.
Stiles recula encore un peu, posant son dos à quelques millimètres du torse de son homme. Elle ne le toucherait pas. Et Elle n'en avait que trop dit, et ses menaces étaient prises au sérieux. Personne ne s'approchait de Derek, de la meute, foi de Stilinski !
« Arrête ton cirque ! » lança-t-il, ragaillardit tant par la présence du loup derrière lui que par la terreur qu'il lisait dans les yeux de ses amis, de sa meute.
Le rire cessa brusquement. Un silence lourd enveloppa la pièce. La fumée se fit plus lourde, l'atmosphère pesa sur les respirations, qui se firent profondes et difficiles. Stiles resta droit, la couleur de son regard changea imperceptiblement, et Candice ne put s'empêcher de le remarquer.
« Se peut-il que j'interrompe quelque chose, homme aux loups… -sa voix se fit sirupeuse, caramel trop sucré qui vous étouffe- Oui…
Elle se tourna vers un Lucas déglutissant :
-Je crains que ce ne soit plus difficile que prévu, Calice. Mais ce n'en sera que plus drôle ! Nous devons faire vite. Préparer la bataille…
-La bataille, Candice ? », reprit Stiles.
Il ne semblait pas plus affecté que cela de noirceur qui envahissait la pièce. Il se tenait toujours contre un Derek immobile. Comme figé. Le loup était dans le noir complet, le flou qu'il associait à cette fumée maléfique. Mais Stiles contre lui semblait gérer la situation et il le laissa faire, enfermant son loup protecteur loin dans son esprit. Le danger était palpable, mais la force que lui apportait son lié lui permettait de rester humain au maximum.
« -Tu penses avoir une chance de me battre, misérable humain ? grinça la femme.
-Tu me veux, tu les veux. Tu ne nous tueras pas, assena le chasseur.
-Oh quelques pertes peuvent être acceptables.
Stiles grimaça. À nouveau, les yeux du chasseur changèrent. Le brun s'obscurcit avant de briller. Noir et rouge. Scott, qui ne regardait que son ancien meilleur ami, Jackson perdu dans ses bras, avait l'impression de voir briller les yeux d'un alpha sous un voile de soie noir. Sa respiration se fit plus courte encore, et il plongea le nez dans le cou de son amour.
-Vu les pertes de ton Baiser, je n'ai pas beaucoup de doutes quant à l'issu de cette… Bataille.
Un cri perça l'air. Tous se bouchèrent les oreilles, sauf Stiles, qui n'émit qu'un léger rictus. Le voile d'ombre se retira tout à coup, et ils purent enfin tous voir la stature de Candice. Elle était plus petite qu'ils ne le pensaient, fine à l'extrême, et ses cheveux ne brillaient pas. Elle se tourna vers la meute. Complètement. Comme si le voile qu'elle venait de rétracter était ce qui lui procurait ses pouvoirs de contorsion. Son visage était méconnaissable, ses traits étaient tirés, sa peau ressemblait à la page d'un livre vieilli, dont on aurait tourné les pages trop de fois. De larges cernes noirs s'étalaient sous ses yeux. Ses yeux reprirent un aspect plus humain. S'il y avait quelque chose à qualifier d'humain chez elle. La meute se tourna vers Stiles et son éclat de rire.
-Si faible, chuchota-t-il.
Il se tourna vers Derek. Ses yeux flamboyaient toujours.
-Tu as fait travail génial avec la meute, Grand Méchant Loup, continua-t-il sur le même ton.
Il se tourna vers la meute, sa meute. Son instinct de protection s'était déclenché dès que Candice avait posé on regard sur ses amis, anciens comme présents. Et la proximité de Derek ne l'aidait pas à tenir ses résolutions de vengeance. Candice n'avait pas intérêt à les toucher, aucun d'entre eux. Même Jackson. Ou il la tuerait. Il la tuerait certainement de toutes façons, mais peut-être serait-il plus clément si elle ne leurs faisait pas de mal. Non, elle les voulait, elle les regardait avec convoitise, et cela ne plaisait pas du tout à Stiles Stilinski. Pas du tout.
Derek tiqua au regard que sa Moitié lui lança, non tans par sa couleur pour le moins originale mais pour ce qu'il y lit. Il savait qu'il arrivait que certains compagnons, lorsque leur meute était assez puissante, lorsque le compagnon lui-même était assez puissant, que le surnaturel s'exprime de lui-même dans un corps humain. Mais cela signifiait bien plus. Autre chose de bien plus important à ses yeux. Cela signifiait qu'il l'acceptait. Qu'il les acceptait. Et l'amour, l'amitié qu'il lisait dans ce regard le rendit complet. Son cœur se gonfla. Il était resté aussi inactif que sa meute durant tout l'échange mais ces yeux lui rendait la mobilité qu'il avait perdu. Il était chef de meute, alpha des alphas et son compagnon était à ses côtés. Rien ne pourrait plus l'arrêter. Fort de cette constatation et de ses connaissances sur l'espèce à laquelle Candice appartenait, il quitta les yeux de Stiles, et, d'un même mouvement, les deux amants se retournèrent pour faire face à Candice. Leurs yeux brillèrent de la même intensité. Ils étaient ensemble, invincibles. La meute détacha son regard de l'ennemi et observèrent les deux hommes. Leurs amis, leurs chefs. Leurs alphas. Ils se redressèrent tous imperceptiblement. Même des humains, même Lydia ressentirent en cet instant la force nouvelle, l'attachement qui les liait. Ce n'était qu'un petite flamme, prémisse d'un brasier ardent.
-Dégage de notre territoire, salope », siffla Derek.
Les traits de Candice se déformèrent. La colère prit place sur son visage et en un hurlement, elle fonça sur le couple, entraînant Lucas à sa suite. Derek prit Stiles dans ses bras, glissant sa tête contre son torse en une position défensive. Le voile de fumée engloba les quatre protagonistes sous les hurlements de la meute. Il y eut un instant où l'ombre fut maître, où la sombre fumée emplit la pièce. Puis Scott se précipita en hurlant sur le couple. La fumée s'évapora, ne laissant dans l'air qu'une odeur âcre, parfum de mort.
Candice et Lucas avaient disparu. Chacun savait au fond de lui-même qu'elle n'était plus dans la maison, ni même aux alentours. Son absence était aussi perceptible que sa présence. Scott se stoppa net en voyant Derek et Stiles enlacés au sol. Il regarda un court moment le couple qu'ils formaient. Si harmonieux, si puissant. Derek releva la tête, plantant ses yeux vermillon dans ceux de Scott. Ses mains se firent plus caressantes sur le corps de son ancien meilleur ami.
« -Il s'est évanoui, dit l'alpha des alphas. »
La meute s'approcha à son tour du couple. Dan demanda à Jamie de remonter, voir comment leur frère s'en sortait. Il capta le regard de Danny, et lui envoya un léger sourire. Celui que le jeune homme lui rendit était... Torride, sexy, allumeur... -d'après Dan du moins, enfin peut-être est-ce ce que Danny voulait lui transmettre, qui sait?- Puis secoua la tête. Beacon Hills était vraiment un aimant à merde. Croisant le regard de son oncle, il ne put empêcher un sourire de fleurir sur ses lèvres. Ils allaient s'éclater !
Le shérif se rapprocha d'Allison qui se tenait à Isaac, un peu retrait de Derek qui se relevait, portant Stiles avec la même délicatesse que s'il portait une mariée. Dans la même position qu'un mari entraînant sa femme vers le lit nuptial. John Stilinski secoua la tête à son tour. Il n'était pas vraiment prêt pour que ce genre d'images lui parvienne. Il venait à peine de retrouver son fils, et il lui était déjà reprit. Chienne de vie. Ses pensées s'égarant, il se recentra sur son interrogation première. Effleurant l'épaule d'Allison qui sursauta, il lui posa la question qui lui brûlait les lèvres :
« -Dis-moi, quelle était l'espèce dont tu parlais tout à l'heure ?
Devant son regard interloqué, il précisa :
-La seule espèce à utiliser des noms tels que maître ou maîtresse.
Le regard de la jeune chasseuse se voila. Son visage pâlit. Ce fut d'un murmure qu'elle lui répondit :
-Les vampires… »
Quelques dizaines de minutes plus tard, la meute et les Silver étaient devant la maison en ruine des chasseurs. Derek tenait toujours Stiles contre lui. Dans son inconscient, le jeune homme avait entouré la nuque du loup de ses bras et avait plongé son visage contre la peau de sa Moitié. Jamie regardait le couple avec une légère incrédulité, et Derek lui jeta un regard assassin:
"-Quoi?! grogna-t-il à l'attention de l'armurier.
-Rien, rien! réplica ce dernier en levant les mains en l'air. Mais je trouve ça injuste.
Derek haussa un sourcil. Jamie continua:
-C'est pas juste qu'avec toi, Stiles reste gentiment inconscient plus de cinq minutes, nous, 'fallait qu'on l'assomme pour qu'il se tienne tranquille. -sa voix se moins plaintive, plus douce - Tu as de la chance, tu sais. Il est tout près de vous pardonner."
Derek qui avait baissé les yeux pour voir son amour inconscient, les releva sur le chasseur qui lui offrait un regard amical. Un énorme sourire fleurit sur ses lèvres. Il était heureux. Pour la première fois depuis ce qu'il lui semblait une éternité, il pouvait respirer. Il prit une profonde inspiration, qui ne noua pas sa gorge à son passage retour. Il observa sa meute. Plus le temps passait plus elle s'agrandissait. Voilà que trois chasseurs venaient s'ajouter à sa famille. Son regard tomba sur Erica, à genoux aux pieds d'Harry. L'alpha-mâle ne savait pas ce que le chasseur lui avait fait, mais la louve semblait amorphe. Agenouillée comme la chienne qu'elle était, Derek ne put empêcher son sourire de s'essouffler légèrement. Puis son regard passa aux autres. Scott et Jackson, enlacés, tout Isaac et Allison, Chris et John, Lydia et Peter qui se tenaient le plus près possible l'un de l'autre sans se toucher. Puis Boyd qui discutait avec Jamie, Danny qui était très, très proche de Dan. Et enfin Stiles dans ses bras. Qu'importe les vampires, leurs baisers et leurs calices. Il lui suffisait de les regarder pour que son être soit complet. Son loup intérieur ronronna. Lui aussi était heureux. Les barreaux de sa cage mentale s'effacèrent. Le loup sortit et renifla l'herbe autour de lui. L'image mentale avait changé. Le loup n'était plus dans une prison, mais dans une clairière entourée d'un bois. Le sourire de Derek s'agrandit encore. Jamais une telle expression n'avait vu le jour sur son visage. Pourtant elle était bien là. Il était en paix.
Dan émit un sifflement et tous se tournèrent vers lui. Chris prit la parole:
"-Quoi?
Dan lui lança un regard triste digne d'Isaac.
-On va habiter où maintenant?
Derek s'approcha, son fardeau blotti contre son torse.
-Eh bien, étant donné que vous êtes la famille de Stiles, et que Stiles est ma famille, je suppose que nous ne sommes plus qu'un joyeux groupe de compagnons n'est-ce pas?
Son regard parcourut sa meute à nouveau, cherchant l'assentiment de chacun. Il ne trouva que des mines effarées. Sauf son oncle, qui lui fit le plus beau sourire qu'il put.
-Qui êtes-vous et qu'avez-vous fait de Derek-Grand-Méchant-Loup Hale? murmura une voix contre son cou.
Stiles était réveillé. L'alpha-mâle se pencha et chuchota à son oreille:
-Je suis ton loup, chaton.
Il sentit le sourire de son amour jouer avec la peau de son cou. Sur son soupir de bien-être, Dan reprit:
-C'est mignon tout plein mais ça ne me dit pas où je vais dormir!
Et à Derek de répondre:
-Bah chez moi, pourquoi?"
La tension contenue s'évacua dans un soupir heureux. La meute était plus ou moins remise. Mais chacun se doutait qu'une aire nouvelle commençait et qu'elle promettait d'être heureuse. Dans le silence qui accueilli cette déclaration surprenante, Peter ne put s'empêcher de parler:
"Ca va être épique! "
Lydia lui mit une claque sur la tête. Et tous se mirent à rire.
Fin! Enfin du tome 1 peut-être. Enfin je sais pas trop. Mais je continue d'écrire... Bref la suite arrive mais peut-être avec un autre nom, je sais pas trop. Un peu comme dans SDA quand Elrond, au milieu du 1 dit: "9 compagnons... Vous formerez La Communauté De L'Anneau!" le film pourrait très bien se finir ici, mais il continue. Bah c'est un peu pareil pour cette histoire. Elle pourrait se finir ici, mais je crois qu'elle va continuer. 'Fin si vous voulez encore de mes élucubrations et de ma cervelle qui va trop vite pour que j'ai le temps de tout noter! hihi ^^' Bref euh...
Pour les menaces de mort, prenez un ticket! ;)
Bien à vous, D.O.T.M.
