OFM 8

Bonjour à tous, voici la suite de cette histoire. Il ne restera plus qu'un chapitre après celui-ci :D.

Petit message pour vous dire que le prochain chapitre n'arrivera peut-être pas dans le prochain mois car je suis pas mal occupée, de par les différentes corrections que j'ai et par ma vie étudiante. Mais ne vous inquiétez pas, je finirai cette histoire quoiqu'il arrive.

Merci à tous pour vos encouragements, vos reviews, et merci aux guests à qui je ne peux malheureusement pas répondre.

Je vous laisse profiter de ce chapitre.


''Vous vous êtes disputées avec 'Man ?'' demanda brusquement Henry, installé de l'autre côté d'une table chez Granny's. Il avait récemment estimé qu'il était devenu trop âgé pour continuer d'appeler son autre mère, 'Maman', comme il le faisait auparavant. Il allait bientôt être grand frère, après tout, il était donc temps de devenir plus mature. Régina continuait de faire en sorte qu'il ait parfaitement conscience qu'il serait toujours son petit garçon, et que l'arrivée du bébé ne changerait jamais la place qu'il tenait dans sa vie, ni dans celle d'Emma.

''Bien sûr que non, mon chéri,'' répondit-elle dans un froncement de sourcils, incapable de dire ce qui avait provoqué une telle question. ''Pourquoi penses-tu cela ?''

''Je ne sais pas,'' dit Henry, haussant les épaules. ''Vous êtes toutes les deux très silencieuses et, vous avez l'air tristes depuis quelques semaines.''

Son fils arrivait toujours à deviner ses émotions, et la brune se sentait un peu coupable qu'il ait réussi à ressentir la haine qu'elle avait d'elle-même. Elle ne voulait pas être un fardeau pour lui autant qu'elle l'était pour Emma. Le fait qu'il ait réalisé que ses deux mères agissaient bizarrement inquiéta la brune. Son attitude avait peut-être aussi un impact négatif sur l'objet de son affection.

Régina voulait seulement rendre la blonde heureuse. Le bonheur de sa famille était ce qui lui importait le plus – même sa propre fin heureuse ne serait pas placée avant celle d'Emma et de ses enfants. Penser qu'elle était en train de faire le contraire lui était totalement insupportable.

''Tout le monde est assez stressé,'' dit-elle dans un sourire pour cacher au mieux sa détresse. ''D'ici quelques semaines, ta sœur sera bientôt là, et il y a beaucoup à faire. Mais Emma et moi irons mieux, et nous t'aimons très fort. Essaie de ne pas t'inquiéter.''

Henry lui jeta un regard sceptique, et Régina sut très bien que ses mots ne suffiraient pas à apaiser les doutes qu'il avait. Après tout il était, et c'était très exaspérant, le fils de la blonde. Pourtant, le garçon fut assez courtois pour laisser tomber l'affaire en secouant la tête dans un ''qu'importe ce que tu dis''.

''Vous avez trouvé le prénom ?'' demanda-t-il pour changer de sujet.

''Nous sommes toujours en pleine discussion,'' soupira Régina.

Avec Emma, elles trouvaient toutes deux qu'il était important que le prénom ait un sens, même si elles ne semblaient pas pouvoir se mettre d'accord pour le trouver. Quand l'une n'aimait pas le prénom, l'homonyme n'allait pas à l'autre. C'était comme une partie de ping-pong, une de plus que la brune semblait perdre comme elle souhaitait toujours donner à Emma tout ce qu'elle désirait. Le prénom de l'enfant était un sujet bien trop important, et, à la fin de la journée, Régina savait que la blonde ne serait pas d'accord qu'elle le choisisse à sa place.

Henry haussa les épaules. ''A ce rythme, je vais probablement l'appeler 'petit canard' jusqu'à la fin de ma vie, de toute façon.''

''N'essaie même pas,'' ordonna fermement la brune, tout en la pointant du doigt. ''Elle aura un parfait et adorable prénom, et je ferai en sorte que tout le monde l'appelle comme ça, même si c'est la dernière chose que je dois faire.''

''Relaxe, maman,'' dit Henry, riant légèrement, pas effrayé le moins du monde. ''Tes menaces sont devenues un peu faibles.''

Oh, comme il avait raison, pensa-t-elle. Elle était passée d'une envie de détruire tout bonheur à chercher le prénom de sa fille. Il était dingue de voir comme les sentiments qu'elle avait pour Emma l'avaient changée.

Gentille, soupira Régina. Elle était devenue gentille. Et le pire était qu'elle n'en avait rien à faire. Au moins, Henry ne voyait plus en elle la moindre trace de l'Evil Queen, sauf lorsqu'il blaguait. La blonde était peut-être la meilleure chose qui leur soit arrivé.

''Es-tu préoccupé par autre chose ?'' demanda-t-elle. ''Être enfant unique pendant treize ans est bien long. Tu sais que tu peux tout nous dire.''

''Je ne suis pas inquiet, maman,'' rit Henry. ''Toi et 'Man avez rompu la malédiction en me faisant un baiser de véritable amour. De quoi devrais-je être inquiet ?'' Son assurance rassura Régina. Elle aimait sa petite fille. Elle n'en pouvait plus de l'attendre, de l'élever, et de l'aimer. Mais Henry serait toujours celui qui avait fait d'elle une mère. Son fils. Tant qu'il en avait conscience, elle ne serait pas inquiète. ''Je veux juste être le meilleur grand frère possible. Enfin, grandir entouré de personnages de contes de fée n'est pas vraiment habituel. Elle va avoir besoin de quelqu'un pour l'aider.''

Le visage de la brune s'illumina face à l'amour apparent de Henry pour sa petite sœur, pour cette petite fille qu'il n'avait pas encore rencontrée mais qu'il chérissait déjà de tout son être. Le fils d'Emma, se dit-elle, cette fois sans mauvaise pensée. C'était précisément la raison pour laquelle elle l'aimait – et elle aussi. Henry et Emma avaient réellement le cœur sur la main.

''Hey, mamie !'' s'exclama-t-il, faisant grogner Régina avant même qu'elle ne se soit tournée. Elle avait réussi à éviter Snow du mieux possible pendant deux semaines, et avait espéré continuer encore longtemps. Mais apparemment, sa chance avait tourné.

Snow et Henry commencèrent une discussion sur l'école et les filles, et bien d'autres choses une conversation étrangement normale entre une grand-mère et son petit-fils, malgré l'âge de Snow. Comparé à Régina, il voyait régulièrement la femme, presque tous les jours, ainsi tous les sujets furent rapidement épuisés, malheureusement.

''Henry,'' implora Snow, ''peux-tu me laisser un instant pour parler à ta mère seule à seule ?''

''Bien sûr, mamie,'' répondit-il, ne voyant pas du tout la demanda silencieuse de sa mère pour qu'il reste alors qu'il filait vers le comptoir pour profiter de gâteaux gratuits en discutant avec Ruby.

Snow prit sa place, débordant d'une telle excitation que Régina put facilement éclater comme un ballon.

''Quoi ?'' aboya la brune, vraiment pas d'humeur pour supporter Snow ou quoi que ce soit qu'elle ait envie de dire qui méritait d'interrompre son repas avec Henry.

''Comment ça va avec Emma ?'' demanda la femme, aussi naïve que le jour où Régina l'avait rencontrée.

''Cela irait mieux si tu avais garder la bouche fermée,'' cracha la brune, retenant toutes les injures qu'elle voulait dire à la femme qui avait encore une fois bouleversé tout son monde.

''Que veux-tu dire par là ?'' demanda-t-elle, toute joie disparaissant de son visage. ''J'ai promis de ne pas révéler ton secret, Régina. J'ai rompu cette promesse une fois, mais je ne le referai plus jamais.''

Non intentionnellement, songea la brune, en pensant que c'était chez elle une seconde nature. Elle pourrait faire durer le plaisir, faire souffrir Snow pour qu'elle se demande ce qu'elle avait fait de mal, mais la voix d'Emma dans sa tête lui suppliait de ne pas le faire.

''Je vous ai entendu parler,'' répondit-elle à la place, regardant ses bras croisés sur la table. ''Dans la chambre d'enfant. J'ai entendu ce qu'a dit Emma.''

Snow eut l'air dévastée par cette pensée.

''Régina,'' dit-elle, la voix remplie de trop de sympathie, ''tu ne peux pas croire qu'elle le pensait vraiment.''

''Ah bon ?'' répondit la brune avec du mépris, agacée par la sensation de réconfort offert par Snow. ''Je t'en prie, dis moi tout.''

''Je t'ai dit que je voyais la façon dont tu la regardais, comme si cela te blessait,'' répondit Snow. ''Mais ce que tu ne remarques pas est la façon dont elle te regarde.''

Régina se moqua de l'autre femme. Comme si elle raterait quelque chose de si évident, quelque chose qui lui donnerait l'espoir qu'elle cherchait désespérément. Elle avait peut-être des tendances masochistes, mais ce mal au cœur était tel que personne ne voudrait l'endurer. Elle n'aurait jamais manqué un signe qui aurait pu apaiser sa souffrance.

''Je suis plutôt sûre que je vois Emma quand elle me regarde,'' dit Régina avec un ton condescendant, ''et elle ne semble pas du tout blessée.''

''Bien sur que non,'' approuva Snow, faisant un geste de la main pour écarter cette pensée. Elle fit un sourire, comme si elle se préparait à changer la donne. ''Elle te regarde comme si le monde était en train de sombrer et que tu arrangeais tout.''

Le cœur de Régina s'accéléra à la pensée, faisant naître une lueur d'espoir bien qu'elle essaya désespéramment de supprimer. Elle avait entendu ce qu'Emma avait dit. Régina n'avait peut-être pas de détecteur de mensonges, mais elle l'avait entendue, fort et clairement. Croire aux idées fantasques de Snow ne ferait que la faire souffrir davantage.

''C'est absurde,'' insista la brune, espérant que l'autre femme n'avait pas remarqué le doute dans sa voix. ''Je l'aurais remarqué.''

''Je ne suis pas surprise que tu ne l'aies pas remarqué, honnêtement,'' répondit-elle, continuant sur sa lancée, comme si c'était quelque chose d'aussi évident que le temps. ''Je veux dire, tu ne la vois pas quand tu rentres dans une pièce. Si tu voyais juste la façon dont son visage s'illumine au moment où elle pose ses yeux sur toi.''

L'étincelle d'espoir prit feu, juste un instant, mais Régina refusa de la laisser se consumer. Snow n'avait aucun droit de la forcer à raviver ces sentiments. Ils appartenaient à Régina, et si elle voulait les enterrer, c'était son droit. Mais, quoiqu'elle fasse, elle sentait toujours cette sensation dans sa poitrine. Si elle ne pouvait l'arrêter, elle laisserait les flammes alimenter sa colère à la place.

''Pourquoi t'investis-tu autant ?'' siffla-t-elle. ''Pourquoi ne peux-tu pas t'occuper de tes affaires pour une fois ? Ce n'était peut-être pas parfait entre Emma et moi, mais tout allait bien. ''

''C'est ma fille,'' répondit Snow, sérieuse à présent. ''Cette lueur ? Je veux la voir dans ses yeux à chaque moment, tous les jours. Et crois le ou non, je le veux pour toi aussi.'' Elle fit une pause, regardant Régina tout en secouant la tête. ''Pourquoi ne vois-tu pas que tu la rends heureuse ?''

Si seulement c'était vrai, pensa-t-elle, les paroles de son fils d'il y a quelques minutes résonnant encore. Elle voulait croire Snow, plus que tout au monde, mais rien que d'y croire lui ferait trop de mal. Sa gorge se resserra, lui faisant prendre conscience des larmes qui menaçaient de tomber. Elle ne pouvait pas en entendre plus.

''Si tu as fini,'' la brune ignora la dernière remarque de la femme, appelant son fils, ''Henry a encore des devoirs à faire avant d'aller se coucher. Je suis sûre que tu peux comprendre.''

Elle se leva du box en prétendant ne pas remarquer le froncement de sourcil de Snow, perplexe, face à ce flagrant congédiement. Régina enfila son manteau avec détermination, pressant Henry à la rejoindre quand il apparut à ses côtés en se dépêchant de la suivre. Une pensée luttait toujours dans sa tête et, au lieu de partir, elle se retourna une dernière fois.

''Tu penses voir tellement,'' soupira-t-elle. ''Mais crois-moi, tu ne vois pas tout.''

OoOoOoO

Fixant le noir de sa chambre, Régina n'arrivait pas à trouver le sommeil. Elle essayait d'empêcher le ridicule discours d'espoir de Snow de prendre place dans son cœur. Elle savait qu'Emma, allongée à ses côtés, ne dormait pas non plus, comme elle était habituée au bruit du souffle de la blonde quand elle dormait, mais là elle n'entendait que rarement son souffle et des grognements. Pourtant, la brune fit semblant de dormir. Si Emma savait qu'elle était éveillée, elle saurait que quelque chose n'allait pas, et Régina ne trouvait pas les mots pour décrire ce qu'elle ressentait pour le moment.

Le lit bougea, et la brune entendit Emma se lever et se dandiner pour aller dans la salle de bain pour la quatrième fois en moins de quarante minutes. Elle ne tarda pas à revenir, même si cette fois, elle renifla distinctement en se recouchant, brisant ainsi le silence. Régina connaissait trop bien ce bruit après tant de mois, et elle ne pouvait pas l'ignorer.

''Emma ?'' appela-t-elle gentiment. ''Que se passe-t-il ?''

''Rien'' répondit rapidement la blonde, surprise par la voix de Régina. ''Ce n'était pas mon intention de te réveiller.''

''J'étais déjà réveillée,'' la rassura-t-elle tout en s'asseyant. ''Dis moi ce qui ne va pas. Laisse-moi t'aider.''

''Ce n'est pas possible !'' pleura la blonde, ses larmes coulant librement comme elle n'arrivait plus à les retenir. ''Elle est assise sur ma vessie. J'ai l'impression d'avoir envie de pisser tout le temps, comme si j'allais mouiller le lit ! Mais à chaque fois que je vais aux toilettes – rien. Ensuite je me rallonge et tout recommence encore et encore. Je veux retrouver mon corps. Il faut que ce bébé naisse maintenant !''

''Chuttt, calme toi,'' dit Régina, devenue experte pour apaiser l'anxiété de la blonde. ''Nous avons juste besoin de lui trouver une meilleure position, n'est-ce pas ?''

Reconnaissante d'avoir pris du temps pour faire des recherches sur presque tous les aspects de la grossesse et ses effets sur à la fois la mère et l'enfant, Régina ordonna à la femme de se mettre sur ses mains et genoux en expliquant que cela devrait aider à la relaxer.

Emma fit comme demander, mais ses larmes ne cessèrent pas.

''Je suis désolée, Régina,'' renfila-t-elle. ''Je ne voulais pas t'embêter avec tout ça.''

''Pas besoin de t'excuser, très chère,'' répondit la brune, quelque peu sidérée par ces excuses misérables, bien qu'une partie d'elle, coupable, savait d'où cela venait. ''Tu ne me déranges pas. Je suis là pour ça.''

''Alors pourquoi agis-tu si bizarrement ces derniers temps ?'' gémit-elle, le mur se cassant enfin comme une vague d'émotions émergea. ''J'ai l'impression que tu ne veux plus de moi et je n'ai aucune idée de ce que j'ai fait de mal !''

Tout ça dans le but de la rendre heureuse, se réprimanda Régina. Bien sûr, la blonde était hormonale, fatiguée, et émotionnelle. Peut-être que sans tous ces facteurs, elle ne serait pas autant bouleversée. Avant sa grossesse, jamais on n'aurait trouvé Emma pleurer autant au milieu de la nuit, et la brune était certaine que mentionner ces tristes incidents serait interdit une fois que le bébé serait né. Mais, pour le moment, Emma était hormonale et fatiguée, et elle pleurait à cause de Régina, personne d'autre n'était à blâmer.

''Rien, Emma,'' répondit la brune, le cœur lourd face à sa responsabilité dans la détresse de la femme. Elle passa tendrement sa main dans les cheveux dorés, un geste d'affection qu'elle avait retenu bien trop longtemps. ''Tu n'as rien fait de mal. J'ai juste été...'' elle chercha ses mots pour s'expliquer, des mots qui pourraient offrir un peu de réconfort, sans aucun mensonge flagrant. ''J'étais perdue dans mes pensées. Mais je vais faire mieux, je te le promets.''

Emma approuva de la tête dans un geste bizarre dû à la position à quatre pattes. La respiration de la blonde s'adoucit et les larmes commencèrent à s'arrêter, et Régina jura de ne plus jamais être de nouveau la cause de ses larmes.

''Je déteste être enceinte,'' gémit Emma. ''Je veux dire, ouais, c'est incroyable et « le miracle de la vie » et tout le reste, mais personne ne parle de toutes les parties pénibles – je suis toujours fatiguée, presque tout me blesse, et j'en ai tellement marre de pisser cent fois par jour !'' Elle souffla d'indignation. ''Je jure devant dieu, si nous décidons d'avoir plus d'enfants, tu as intérêt à être celle qui les porte la prochaine fois.''

''Je ne peux pas, justement,'' dit Régina, un peu nostalgie. Emma se tourna vers elle en fronçant les sourcils, et la brune réalisa qu'elle n'en avait jamais discuté. ''Je ne peux pas être enceinte.''

Le visage de la blonde se contorsionna en un mix de sympathie et de honte.

''Merde, Régina,'' marmonna-t-elle. ''Je suis une idiote. Sérieusement, je n'en savais rien. Comment ça se fait que tu ne m'en aies jamais parlé avant ?''

''Honnêtement, ça fait un certain temps que je n'y avais pas pensé,'' dit la brune, se surprenant légèrement elle-même. Pendant un temps, il lui était pénible d'en parler, mais maintenant cette douleur semblait bien plus lointaine. ''Grâce à toi, je peux être mère deux fois. De quel corps ils proviennent n'est pas important. De plus,'' elle fit un petit sourire à la femme toujours sur ses mains et genoux, levant ses sourcils d'une manière dramatiquement comique, ''de ce que j'ai pu entendre, la grossesse ne semble pas du tout attirante, de toute façon.''

Enfin, Emma fit un sourire, un réel sourire, grâce à la taquinerie de la brune. Ce sourire se propagea sur son visage comme un rayon de soleil jusqu'à ce que ses yeux brillent d'une lueur de joie et de soulagement, absente depuis bien trop de jours.

Elle te regarde comme si le monde était en train de sombrer et que tu arrangeais tout.

N'y pense même pas, se mit en garde la brune. Et alors, qu'est-ce que cela changerait qu'elle soit celle qui mette ce si beau sourire sur le visage de la blonde ? Cela ne signifiait rien, même si Régina ferait tout pour le garder sur ce visage.

''Est-ce que ça va mieux ?'' demanda-t-elle en faisant un signe vers le ventre de la blonde.

''Je pense que oui,'' répondit Emma, se remettant sur ses hanches. ''Oui, beaucoup mieux. Merci, Régina.''

Elle ne pensait pas mériter une telle gratitude, pas alors qu'elle avait été si négligente ces derniers temps et, franchement, coupable. Mais tout allait mieux à nouveau, et Régina ferait tout pour cela reste comme ainsi.

''Ce n'est rien très chère,'' dit-elle dans un sourire rassurant.

''Eh bien cela représente quelque chose pour moi,'' dit Emma en haussant les épaules, se tournant pour s'allonger dans une position confortable, son dos face à celui de sa compagne de chambre. Pendant un instant, Régina pensa que leur discussion était finie et se positionna pour essayer vainement de se rendormir, jusqu'à que la voix d'Emma résonne à nouveau :

''Tu veux sentir le bébé ?'' demanda-t-elle, presque timidement devant leur position pour dormir qui était, jusqu'à récemment, devenue la norme. ''Elle est très active ce soir.''

Une partie de Régina pensa que peut-être cela n'était pas une si bonne idée de retomber dans de telles habitudes, mais la vérité était qu'Emma lui manquait. Elles n'avaient pas cessé de partager le même toit, la même table au dîner, ou le même lit, pourtant Régina avait été totalement autre part ces deux dernières semaines. Et, tout ce qu'elle voulait était de sentir à nouveau le corps de la blonde contre le sien, et leur fille frapper contre sa main.

''Oui, avec plaisir,'' répondit-elle en se mettant en place et redécouvrant sa parfaite position contre les courbes de la blonde. Sa main retrouva sa place sur le ventre de l'autre femme. Régina ne put s'empêcher de sourire comme une main douce vint se placer sur la sienne au même moment où elle sentit un coup du bébé.

Tout ça, ici, était le bonheur absolu.

Régina commença à s'endormir presque immédiatement, se sentant vraiment bien pour la première fois depuis des semaines.

''Régina ?'' murmura la blonde après quelques instants de silence.

''Mmm ?'' marmonna-t-elle en retour.

''Je peux avoir d'autres enfants,'' dit Emma avec hésitation. ''Si tu en veux d'autres, je veux dire. Je pourrai le faire à nouveau.''

Régina rit contre la peau douce du dos d'Emma, trop prise dans son plaisant cocon pour se rendre compte de l'absurdité de prévoir d'agrandir leur famille alors qu'elle n'était même pas en couple.

''C'est très noble de ta part, très chère,'' répondit-elle avec affection. ''Mais pourquoi ne pas se focaliser sur celle qu'on va avoir pour le moment.''

''D'accord,'' concéda la blonde, se déplaçant légèrement pour être dans la chaleur du corps à côté d'elle. ''Bonne nuit, Régina.''

''Bonne nuit, Emma.''

OoOoOoO

Les choses retournèrent à la normale après cet épisode, en grande partie. Régina s'occupa à nouveau de tous les besoin d'Emma avec amour, la blonde arrêta de prétendre n'avoir pas besoin d'aide, et elles faisaient l'amour à nouveau régulièrement, voire même plus qu'avant.

La plus visible différence se notait chez Emma. Elle n'était pas seulement heureuse à nouveau, elle ne tenait plus du tout en place, la plupart du temps – sauf au sujet de prendre son congé de maternité plus tôt, sous l'insistance de Régina et David – et était plus affectueuse que ce dont la brune pouvait se souvenir.

C'était une bénédiction et, bien sûr, une malédiction.

''Qu'y-a-t-il à manger ?'' Emma avait l'habitude de demander en regardant par dessus son épaule, provoquant un frisson quand ses ongles passèrent délicatement sur son dos. La brune sentit un souffle chaud sur sa peau quand Emma se tourna pour fredonner dans son oreille, ''Cela a l'air délicieux,'' avec son corps toujours pressé contre le sien. Régina faisait de son mieux dans ces moments pour résister à l'envie de prendre la femme dans ses bras, d'enfouir son nez dans cette chevelure dorée et de lui murmurer en retour, ''Pas aussi délicieux que toi,'' avant de s'autoriser à goûter à cette peau qu'elle désirait tant.

Elle avait failli céder à la tentation plus d'une fois.

Quand Emma voulait avoir son attention, ce n'était plus avec un petit coup ou une tape, mais plutôt en la saisissant de sa main. Elle ne la lâchait pas comme elle lui parlait avec excitation d'informations bénignes qu'elle aurait trouvées, et Régina se voyait sourire comme si elle venait de gagner à la loterie. La brune ne désirait rien de plus que de lier leurs mains ensemble et embrasser cette adorable créature, un baiser qui n'était pas une invitation à plus, juste le simple plaisir de l'acte en lui-même.

Les soirées télé avec Henry étaient les pires. Elles voulaient pouvoir passer du temps ensemble avec leur fils avant que le bébé n'arrive, mais vers la fin de la soirée Emma était généralement trop fatiguée pour faire autre chose. Ils avaient l'habitude de se lover sur le canapé ensemble, une tête blonde endormie allant progressivement sur l'épaule de Régina, et la brune se retrouvait bloquée entre sa famille endormie. Une main passait sur les cheveux de Henry, pendant que l'autre voulait faire exactement la même action pour la femme qui portait leur enfant, posée à ses côtés.

C'était éprouvant, pour ainsi dire, de devoir constamment nier ses propres sentiments et désirs pour Emma quand celle-ci lui montrait des signes qui encourageaient ses sentiments, comme si ce n'était pas une option.

Quelques semaines passèrent ainsi, et même si les choses allaient beaucoup mieux depuis la nuit où elles avaient parlé, cette constante bataille interne était toujours là.

Il était encore tôt lorsque Régina se réveilla après une nuit très intense physiquement, aussi elle se sentir plus vulnérable qu'elle ne l'aurait voulu. La brune avait toujours été très forte pour compartimenter les choses, même si cela semblait dysfonctionner en compagnie d'Emma, et quelques fois il lui était difficile de se rappeler la différence entre ce qu'elles faisaient chaque nuit et le fait de faire l'amour.

Il s'agissait de ces matins où la brune se levait avant tout le monde, ne perdait pas de temps à chercher des vêtements car elle quittait silencieusement la chambre, se dirigeait en rampant dans sa robe de chambre jusqu'à la cuisine et frissonnait légèrement comme ses jambes nues s'adaptaient au fait d'être séparées de la chaleur de la blonde. Il faisait toujours plus froid sans la Emma autour, mais qu'importe, quelques instants de solitude lui était nécessaire, pour à la fois pleurer et récupérer.

Résolue à procurer un vrai petit-déjeuner pour sa famille et à le préparer à temps avant qu'il ne se réveille, la brune finit sa tasse de café et se leva, déterminée à contrôler ses émotions et se préparer pour sa journée. Elle surveillait la poêle contenant des œufs brouillés quand une Emma en pyjama s'avança vers elle en se dandinant pour lui faire un bisou de 'bonjour' sur la joue.

Comme son cœur désirait se catapulter de sa poitrine, Régina décida qu'il était temps qu'elle dise quelque chose à ce sujet.

''Tu ne peux pas faire ça,'' gronda-t-elle, semblant troublée et loin du ton de réprimande qu'elle avait voulu obtenir.

''Faire quoi ?'' demanda Emma, se battant pour se hisser sur le grand tabouret à côté du plan de travail.

''M'embrasser,'' clarifia la brune. Elle baissa le regard vers la poêle en parlant, prétendant s'occuper des œufs, alors qu'elle pourrait le faire les yeux fermés.

''Depuis quand ?'' lança la blonde avec un peu de moquerie dans la voix, montrant qu'elle ne prenait pas cette conversation au sérieux.

''Sur la joue,'' réitéra la brune, désirant soudainement ne pas avoir amené cette discussion en entendant les mots qui sortaient de sa bouche, et réalisant à quel point cela devait sembler absurde mais elle resta ferme. ''Tu ne peux pas m'embrasser sur la joue.''

''D'accord...'' répondit Emma, non convaincue.

''Il doit y avoir une limite,'' continua Régina, sentant qu'il fallait que ce point soit éclairci, pour le bien de sa santé mentale. Elle ne pouvait continuer à vivre comme ça, comme dans deux réalités différentes – une où elle n'était pas autorisée à toucher Emma, et l'autre où la blonde la touchait constamment, comme si cela signifiait quelque chose.

''Et te faire un bisou sur la joue dépasse cette limite, mais pas le sexe ?'' demanda Emma, bien trop logique. ''Régina, cela n'a aucun sens.''

Elle avait laissé tant de choses couler, avait autorisé tant d'affection entre elles non seulement durant ces dernières semaines, mais depuis qu'Emma était enceinte. Peut être même plus. Elle ne devrait pas vraiment être surprise de devoir expliquer tout à la blonde.

''Nous vivons ensemble, nous avons un fils, et bientôt une fille, et nous dormons ensemble, aussi dans le sens figuré du terme, presque chaque nuit,'' exposa la brune, en ignorant la douleur que ses prochains mots allaient provoquer. ''Si nous ne sommes pas un couple, nous ne devrions pas agir comme tel.''

Elle s'attendait à une sorte de réfutation, une moquerie, une remarque sarcastique qui démonterait l'idée d'elles deux comme couple. Et non pas un long et pensif silence, ponctué par un petit et incertain, ''Si ?''

''Pardon ?'' bredouilla la brune, pas seulement prise au dépourvu mais aussi sérieusement perplexe face à cette question.

''Tu as dit 'si','' répéta la blonde doucement. ''Est ce que,'' elle hésita, s'arrêtant avant de trouver le courage de continuer, ''tu veux que l'on soit en couple ?''

Oh non, paniqua Régina. Elle voulait juste éteindre les étincelles qui menaçaient de s'enflammer à l'intérieur d'elle, et non pas ajouter du fuel aux flammes. Elle en avait trop dit sans s'en apercevoir. Il était impératif de contrôler les dommages à présent.

''Ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit,'' siffla-t-elle sur la défensive. ''Aucune de nous deux n'a envie de passer notre relation à ce niveau-là.'' Régina grimaça, répéter ces mots la blessait encore plus. ''N'est-ce pas ?''

Encore un long silence, puis enfin Emma prit la parole, d'une toute petite voix.

''Tu as entendu ce passage ?''

Entendre était un euphémisme. Le monde entier de la brune avait été ébranlé et à jamais altéré par ces mots. Son cœur avait été brisé en mille morceaux, et elle commençait tout juste à le recoller avec des bouts de scotch qui tenaient à peine.

''Clair et net, très chère,'' répondit-elle, bien trop consciente de la vulnérabilité qu'elle faisait preuve dans ses paroles. ''Ne t'en fais pas.''

''Régina,'' la voix d'Emma se brisa, et ses yeux brillaient, larmoyants. ''Laisse moi t'expliquer.''

Mais la brune ne voulait pas d'explications. Elle ne voulait pas entendre à voix haute toutes les raisons qui avaient méchamment violenté son cœur sur le pourquoi elles ne pourraient jamais être ensemble. Une explication ne la ferait pas aller mieux.

''Je suis presque sûre que j'en ai entendu assez,'' dit-elle, résolue.

''D'accord, mais tu vois,'' Emma tint bon, semblant retrouver de la force quelque part. ''Tu te souviens quand j'ai dit que j'étais contente que ce soit toi ? Je le pensais vraiment. Et si tu m'avais demandé la raison à ce moment, je n'aurais probablement pas su te répondre, parce que j'avais toujours 'mes murs érigés' ou quelque chose dans le genre.''

Cela attira l'attention de Régina, et Emma attendit que la femme ait éteint le gaz et l'ait regardée dans les yeux avant de continuer.

''Mais ces derniers mois... Je n'aurais pas pu les traverser sans toi. Tu t'es tellement bien occupée de moi – de nous tous. Et je suppose que j'avais peur au début, mais maintenant je sais,'' Emma descendit de son perchoir en se dandinant, se rapprochant de Régina comme elle lui dit enfin la vérité. ''Je crois en toi, je savais que tu ne me laisserais jamais, même si cela devenait difficile. Je t'ai fait confiance pour ne jamais briser mon cœur.''

Un tremblant, ''Quoi ?'', fut tout ce qui sortit de la bouche de Régina, car ce qu'Emma venait de dire était tout ce qu'elle avait toujours rêvé d'entendre, mais son cœur refusait de laisser ces paroles l'atteindre. ''Que veux-tu dire ?''

''Ce n'est pas évident ?'' demanda Emma avec un sourire triste, et il lui était inconcevable de se montrer si fragile, mais pourtant c'était le cas. Régina ne pouvait répondre, ne sachant pas ce qu'elle avait manqué.

''Je suis amoureuse de toi,'' sortit Emma, la voix remplie de paroles qui firent se serrer le cœur de la brune tellement fort, que cela lui fit mal, mais de la plus belle des façons. ''Je pense que je suis tombée de plus en plus amoureuse pendant tout ce foutu temps. Donc, j'espère vraiment que,'' Emma déglutit, prête mais anxieuse pour prendre le risque, ''peut-être, tu retournerais mes sentiments.''

Régina secoua la tête. Ce n'était pas réel. Cela ne pouvait pas se produire. Elle n'avait jamais ce qu'elle désirait le plus, et les personnes comme Emma Swan n'aimaient pas les gens comme elle, peu importe combien la brune le désirait.

''Mais tu as dit–'' commença-t-elle dans un dernier essai de déni.

''J'ai menti.'' la coupa fermement la blonde. ''Tu sais comment elle est. Je lui ai menti pour qu'elle me laisse en paix.''

Et comme ça, Régina n'eut plus aucune raison de ne pas la croire. Le feu qu'elle avait essayé pendant tant de temps de contenir prit vie, coulant dans ses veines et réchauffant le froid de son âme.

Les deux femmes restèrent silencieuses pendant un long moment après ça, perdues dans l'immensité de l'instant, et essayant de comprendre comment tout avait changé si rapidement.

''S'il te plaît, dis quelque chose.'' dit Emma, cassant enfin le silence. ''Je suis en train de mourir sur place là.''

''Oui,'' se força à admettre Régina avant qu'elle n'ait le temps de trouver une autre raison de déni. Tout ce qu'elle désirait était devant elle, lui disant qu'elle pouvait finalement l'avoir, qu'elle la voulait.

''Ouais ?'' répéta la blonde avec espoir, des larmes s'échappant de ses yeux et coulant le long de ses joues. Régina ne perdit pas une seconde avant de les sécher.

Elle entoura la timide tête de ses mains, tellement pleine d'espoir et d'amour que Régina réalisa soudainement que ces sentiments avaient été là depuis le début. Pour la première fois, elle embrassa la femme de ses enfants, pas par pure luxure ou désespoir, mais avec tout l'amour et désir qu'elle pouvait voir se refléter dans les yeux de la blonde.

''Je t'aime, Emma,'' dit-elle enfin, ces mots la débarrassèrent enfin de ce poids sur ses épaules. ''Je t'aime tellement.''

''Merci dieu,'' soupira Emma, les mots sortirent de sa bouche et arrivèrent directement à Régina comme la femme se jeta sur elle pour l'embrasser, la suppliant de ne jamais la laisser. Et la brune soutint ce baiser, lui promettant par chacun de ses baisers qu'elle serait toujours à ses côtés.

Régina l'embrassa, et l'embrassa, et l'embrassa, ayant l'impression que ce sentiment d'amour et de liberté, finalement autorisé à s'exprimer, ne disparaîtrait jamais. Elle ne s'en préoccupait pas. Elle pourrait embrasser Emma Swan tout le jour durant, et d'un coup Régina réalisa qu'à partir de ce jour, elle pouvait le faire. Les baisers d'Emma étaient seulement siens, tout le jour, tous les jours.

Elle ne put s'empêcher de sourire contre les lèvres de la femme, pensant que chaque seconde de ce dilemme valait le coup. Elle l'endurerait encore et même mille fois de plus si cela signifiait atteindre ce moment.

''Dégueu,'' la voix mécontente d'Henry les surprit et elles se séparèrent à temps pour le voir se diriger dans le couloir.

''Henry, attends,'' l'appela Régina avant qu'il ne disparaisse. ''Tu es d'accord avec tout ça ?''

''Avec quoi ?'' il fronça les sourcils, encore endormi et ne voyant rien qui sortait de l'ordinaire.

''Avec moi et Emma,'' dit-elle, réalisant qu'elles ne s'étaient pas encore lâchées, ''étant en couple.''

''Pourquoi me le demander maintenant ?'' demanda-t-il. ''Ça fait pas trois mois et quelques que vous êtes ensemble ?''

Maintenant, elle était perplexe. S'il avait dit, ''depuis tout ce temps,'' Régina l'aurait mis sur le compte de ses idées charmantes, se rappelant le jour où elles lui avaient annoncé qu'Emma était enceinte, quand il leur avait demandé si cela signifiait qu'elles allaient se marier. Trois mois étaient une période de temps assez curieuse, et la brune essaya tant bien mal de se rappeler ce qui avait pu arriver à cette période qui avait apparemment pu convaincre son fils.

''Plutôt trois minutes,'' gloussa Emma, posant ses yeux scintillants sur Régina avant de retourner son attention sur son fils. ''Pourquoi pensais-tu que nous étions déjà ensemble ?''

''Ma, tout le monde pense ça,'' Henry roula des yeux comme si ses mères faisaient exprès de ne pas comprendre. ''Vous êtes toujours très tactiles et agissez étrangement en présence de l'une ou de l'autre. Les gens ne sont pas aveugles... et je ne suis pas sourd,'' les réprimanda-t-il. ''Je sais que tu dors toujours dans la chambre de maman. J'ai vite appris à dormir avec mes écouteurs.''

''Henry !'' s'exclama Régina, totalement mortifiée en réalisant ce qui avait changé il y a trois mois, et son fils non seulement savait mais avait entendu. ''Pourquoi tu ne nous as rien dit ?''

''Parce que je n'avais vraiment pas envie d'avoir cette conversation, que je suis plutôt certain que nous avons à présent.'' grogna le garçon, ses épaules s'abaissant en signe de défaite.

''Oh mon dieu, moi non plus,'' répondit Emma avec un air de dégoût, ressemblant à un enfant comme elle tournait ses petits yeux tristes vers Régina. ''Est-ce obligatoire ?''

Regardant à tour de rôle entre les deux airs horrifiés, la brune décida qu'elle n'était pas plus intéressée par cette discussion.

''Allons juste prendre notre petit-déjeuner,'' concéda-t-elle. ''Nous pourrons en discuter dans la soirée.''

Emma sourit triomphalement, plaçant un doux baiser de gratitude sur les lèvres de l'autre femme. Régina fut certaine qu'elle ne serait jamais fatiguée de ces petits gestes.

''Cool,'' murmura Henry. ''Je suppose que ça veut dire que vous deux allez toujours être comme ça ?''

La blonde attrapa son bras pour faire un câlin groupé, et Régina se surprit à sourire secrètement tandis que l'autre femme lui fit un bisou sur la tête.

''Ah ça tu peux le dire, gamin.''


Et voilà ce chapitre est terminé, j'espère vraiment qu'il vous a plu. J'attends avec impatience vos avis.

Dans le prochain chapitre, vous saurez enfin le prénom de l'enfant, avez-vous une idée ? :P (sans regarder la version originale évidemment, ce serait trop simple autrement et un peu inutile)

Merci à Summerspell pour ses corrections toujours aussi efficaces, merci d'être dans ma vie.