Note de l'auteure: Bonjour/Bonsoir tout le monde! Avant de vous lancer dans la lecture de ce 8ème chapitre, je voudrais un tonnerre d'applaudissement que j'adresse à Hahn tah Yhel pour sa patience infinie et son aide qui m'est très précieuse! Sans elle, je crois que jamais je n'aurais pu terminer ce chapitre car elle a réalisé une bonne partie de ce chapitre, alors chère Neko...Je te remercie mille fois!
PS: Luna', j'espère que ce chapitre répond à tes attentes sur le fait que le faux Cid mérite de mourir!
PPS: Comme toujours, si vous remarquez une faute de frappe ou de temps, merci de me le dire par MP!
Chapitre 8: La sentence est tombée
Après avoir nettoyé le sol et pansé les blessures de Cid, Yazoo et Nanaki sont de retour dans la chambre qu'ils partagent lorsque Tseng n'est pas là, l'ancien Red Treize se pose mille questions, mais ne sait comment les formuler. C'est pourquoi il garde le silence tout en observant Yazoo qui caresse les cheveux d'un Kadaj profondément endormi.
Relevant la tête, Yazoo sourit en lisant les questions silencieuses que se posent Nanaki. Lui faisant signe de s'asseoir, sans jamais cesser son activité,Yazoo prend la parole:
-Je devine tes questions, Nanaki, c'est pourquoi je vais y répondre ce soir. D'accord?
-Ça marche. acquiesce l'animal.
-Mon véritable prénom est Edelweiss, je suis bien la jumelle de Loz et la grande sœur de Kadaj. prend la parole Yazoo d'une voix douce et plus féminine que celle que Nanaki lui connaît. Mes frères et moi avons vu le jour et avons grandi dans les laboratoire de Slange, l'homme qui a fait de nouveaux des machines à tuer, machines que Jenova n'a pas hésité à manipuler lorsqu'elle a compris que nous nous questionnions sur l'identité de nos parents.
Une pause. Vite brisée, mais pas une fois Nanaki n'a ouvert la bouche pour prendre la parole.
-Aujourd'hui encore, j'ignore pourquoi Slange m'avait ordonné de me faire passer pour un garçon, mais j'ai du obéir. J'avais sept ans lorsque j'ai pris cette décision et, sans te mentir, je ne la regrette pas. Si me faire passer pour un garçon garantissait la sécurité pour mes frères, je mentirais à nouveau si cela me permet de les protéger.
-Tseng le sait-il? fronce des sourcils Nanaki. Que tu es une femme?
Au nom du Turk, un sourire tendre étire les lèvres de la fille de Vincent:
-Il l'a découvert peu de temps après notre arrestation.
-Je suis heureux pour toi, Ya..Heu, Edelweiss!
Touchée par la maladresse de l'animal, la fille de Vincent certifie à l'ami de sa mère qu'elle ne lui en veut pas, mais lui demande de garder le secret afin de mieux surprendre les autres.
-Compte sur moi. acquiesce, amusé, Nanaki.
Retournant se coucher, Nanaki souhaite le bonsoir pour ensuite sombrer aussi rapidement que Kadaj dans le sommeil!
Edelweiss sourit. S'installant confortablement dans son lit, son sourire s'accentue lorsque Kadaj vient se blottir contre elle, serrant entre ses dents une mèche de cheveux.
À mon réveil, j'ai l'agréable surprise de découvrir Fenrir parfaitement éveillé, me regardant avec adoration, tendresse et Amour.
Le voyant lever la main, je me raidis instantanément, mais au lieu de me frapper, Fenrir caresse doucement ma joue tout en prenant la parole:
-Jamais, mon Amour...murmure-t-il d'une voix douce. Jamais, je ne te verrais le moindre mal. Je t'aime trop...
-Promis? murmure-je d'une faible voix, la peur faisant luire mon regard.
-Juré. promet Fenrir.
Acquiesçant, je me rends compte que Fenrir n'a pas changé. Qu'il est toujours aussi beau et jeune que dans mes souvenirs. Me redressant, je quitte le lit, incapable de prononcer une parole de plus.
Quelque part je suis heureux de savoir que Fenrir ne m'a pas oublié, contrairement à moi, mais qu'adviendra-t-il de notre relation? Est-il possible de la reprendre après toutes ces années passées si loin l'un de l'autre? Fenrir voudra-t-il toujours de moi lorsqu'il saura ce qu'il m'est arrivé?
-Vincent...soupire Fenrir dans mon dos. Je sais ce qu'il t'est arrivé. Cet humain n'aurait jamais du te toucher, il mourra de mes mains si tu m'en donnes l'ordre.
Me retournant, je peux lire dans le regard de braise du père de mes enfants qu'il ne ment pas, qu'il est prêt à commettre un meurtre pour laver l'horreur que Cid m'a faite.
Posant ses mains sur mes épaules, Fenrir me retourne doucement, une de ses mains sous mon menton, faisant lever la tête pour que nos regards se croisent, il reprend:
-Il m'a été très dur de te retrouver, jamais ton visage n'a quitté mon cœur!
Ému, oubliant ma crainte, je me blottis contre le torse de Fenrir, pleurant à chaudes larmes, la voix de mon aimé me murmurant des ''Je t'aime'' au creux de l'oreille.
Des coups frappés à la porte de ma chambre m'avertissent de la présence de quelqu'un.
-Vincent? C'est Cloud! Tseng vient d'arriver, il a quelque chose de très important à nous dire!
Sans quitter l'étreinte de Fenrir, je réponds à Cloud que j'arrive. Alors que je suis sur le point de quitter les bras de mon aimé, je me rends compte que Fenrir est toujours aussi nu! Sentant mes joues chauffer de gène, je me dirige vers mon armoire que j'ouvre, fouillant à l'intérieur car il n'est pas question que Tseng voit Fenrir dans son plus simple appareil!
Dix minutes plus tard Fenrir et moi descendons après que j'ai expliqué à Fenrir le pourquoi il ne peut descendre sans être habillé. Il ne porte qu'un pantalon de pyjama, mais c'est mieux que rien.
Arrivés en bas, je constate que Cid est attaché à un poteau, torse nu et bandé, mais très vite, je porte toute mon attention à Tseng qui me salue d'un acquiescement de la tête. Un rapide coup d'œil m'apprend que seul Cloud, Tseng, Fenrir et moi sommes éveillés. De même que Cid.
-Vous l'ignorez certainement, mais cet homme qui se trouve attaché n'est pas le véritable Cid Hidwing, mais Stan Liar, un dangereux individu souffrant de trouble de la personnalité. prend la parole Tseng. Il se trouve que le véritable Cid a été interné dans un hôpital psychiatrique ces dernières années après que Liar l'ait assommé, se faisant passer pour lui toutes ces années au sein de votre équipe.
-Comment peux-tu certifier avec certitude ce que tu avances, Tseng? fronce des sourcils Cloud, interrogatif.
Sortant une photo de l'une des poches intérieurs de sa poche, Tseng la pose sur la table entre Cloud et moi. Prenant la photographie en mains, Cloud écarquille les yeux de surprise, mais n'a pas le temps d'interroger mon futur beau-fils que ce dernier reprend la parole:
-Cette photo représente le véritable Cid. Il est hétéro et est allergique aux poils d'animaux. Comme vous pouvez le constatez, il est métis et est âgé de 74 ans. À moins de se colorer la peau, Liar n'aurait jamais du commettre ce genre d'erreurs s'il souhaitait ne pas se faire reconnaître.
Des chaises qui tombent avec fracas nous font nous retourner Tseng, Cloud et moi pour constater que Cid, non Liar, est entrain de s'enfuir!
-Retenez votre souffle! hurle Fenrir.
Trop tard. Sans comprendre ce qu'il nous arrive Cloud et moi perdons connaissance...
Ayant réagi avec rapidité, Tseng et Fenrir retiennent leur souffle lorsqu'une fumée à l'étrange odeur apparaît, causée par une bombe qui au lieu d'exploser propage un puissant chloroforme dans tous le bâtiment!
Sortant tous deux du bâtiment envahi par la fumée, Tseng, yeux plissés, esquive difficilement le coup de lance de Liar qui arrache un pan de sa veste et de sa chemise.
Profitant que son adversaire a la vue floue, Liar attaque de nouveau. Bien qu'il ait les yeux douloureux, Tseng esquive, contre-attaque après avoir ramassé une branche d'arbre, mais un coup en traitre de la part de Liar le fait tomber à terre, la pointe de la lance à quelques millimètre de sa gorge.
C'est un grognement, sourd, menaçant, qui avertit les deux hommes qu'ils ne sont pas seuls. Tournant la tête vers le son, Tseng et Liar ouvrent de grands yeux en voyant un loup à l'endroit précis où se trouvait Fenrir!
Se souvenant de quoi est capable l'étrange adolescent, Liar tremble de la tête aux pieds! Il tremble tellement qu'il se détourne de Tseng pour prendre la fuite!
S'élançant à son tour, Fenrir ne quitte pas des yeux l'homme qui a blessé Vincent! Abasourdi, Tseng regarde l'animal poursuivre Liar, ne sachant que penser. Se rendant compte qu'il perd bêtement du temps à rester allongé à terre, le Turk se redresse afin de s'élancer à la poursuite de l'imposteur et de l'étrange loup...
Tseng jure, il vient de perdre leur trace à l'entrée de la forêt!
Celui qui s'est fait passer pour Cid fonce, pour sauver sa vie. Il est conscient de ce qui va lui arriver si Fenrir le rattrape.
Le loup trotte sans hâte parmi les arbres, levant à peine la tête, il n'a pas besoin de regarder où il va, son odorat suffit à le guider sur la piste de celui qu'il traque. Les multiples senteurs venant des bois ne le troublent plus, pas alors qu'il a un but capital.
Le fuyard laisse une piste facile à suivre, en se précipitant comme il le fait, le loup sait à quel endroit il a trébuché, à quel autre il s'est cogné à un arbre, pris dans un buisson ou est tombé, pour se relever et reprendre sa course éperdue. Il trouve même la lance sur le sol. Sans doute gêne-t-elle l'imposteur ou l'a-t-il laissée tomber et n'avait pas songé à la reprendre dans sa panique.
Les effluves qui parviennent aux narines de Fenrir le comblent, Liar a peur, terriblement peur de lui, de sa colère, de ce qu'il peut lui faire, de ce qu'il va lui faire, au terme de la poursuite.
*Pauvre petit humain qui s'imagine pouvoir m'échapper...* songe Fenrir. *Tu réaliserais bientôt ton erreur.*
Fenrir regrette presque que l'imposteur ait abandonné sa lance, dans sa panique et son désir de fuir, mais cela l'a dénoncé plus certainement qu'un aveu. Jamais le véritable Cid n'aurait agi de la sorte, bien au contraire, il se serait cramponné à elle, pour garder l'avantage.
Un petit grognement contrarié échappe à la gueule du loup. Sans la lance, l'imposteur sera bien plus facile à vaincre... bien trop pour un loup...
Les côtés de sa gueule se retroussent, en ce qui se rapproche d'un sourire lupin.
Oui... ce serait trop facile et trop rapide, il ne lui ferait pas ce plaisir, il le traque sous sa forme de loup, mais ce sera en tant qu'homme qu'il mettra un terme à son existence. Même s'il entend bien engager le combat sous sa forme de loup, pour s'amuser un peu, à lui faire peur et mal, comme Liar a fait peur et mal à Vincent.
L'esquisse de sourire s'efface.
Vincent... cet humain s'en est pris à lui, et c'est pour cette raison qu'il va mourir. Personne ne touche à Vincent!
*Vincent est à moi!*
Le sol remonte, en pente douce tout d'abord, puis de manière plus abrupte, les arbres se font plus rares, remplacés par des buissons, des arbustes et des rochers.
Enfin, Liar se retrouve acculé, étant parvenu au bord d'une falaise, sans aucune issue possible. Fenrir s'avance lentement vers lui, les crocs dénudés, le pelage hérissé, pour qu'il n'y ait aucun doute sur ses intentions. Il es là pour tuer cet homme qui a fait tant de mal.
L'odeur de la peur de l'imposteur parvient jusqu'à lui, celle de sa rage également.
Soudain, l'homme tire une arme à feu de sa veste, dont il ne put se servir, le loup a bondi à peine l'arme sortie, refermant ses mâchoires sur le bras qui brandissait le revolver.
Un cri, un craquement, le bruit d'un objet tombant à terre, déjà le loup se recule, lâchant le bras meurtri et ensanglanté de l'imposteur.
Il crache le sang qui a coulé dans sa gueule, ne voulant rien absorber qui vienne de son adversaire. Vincent n'approuverait pas, et lui ne veut de toute manière pas le faire. Un individu aussi nocif, pouah!
Reprenant forme humaine Fenrir s'empare de l'arme et la jette, le plus fort et le plus loin possible. Du coin de l'œil il voit l'homme sortir une autre arme, un couteau cette fois, et sourit avec ironie.
*C'est parfait, nous serons à égalité de la sorte.*
Malgré sa nudité et le fait qu'il n'a d'autre arme que son corps, Fenrir domine nettement la lutte confuse qui s'ensuivit.
L'imposteur frappe dans le vide, Fenrir étant trop rapide pour être seulement effleuré par les coups furieux qu'on lui porte. Il n'en va pas de même pour ceux qu'il assène!
Déjà ralenti par sa blessure au bras, Liar se retrouve très vite couvert de meurtrissures, de griffures, les habits déchirés, tâchés de sang qui s'échappe des nombreuses plaies ouvertes par les ongles de Fenrir.
-Laisse-moi, espèce de monstre! hurle l'imposteur.
Fenrir hausse les épaules avec dédain.
Un monstre, lui? Et c'est cet ignoble individu qui ose lui dire cela? Après ce qu'il a fait...
S'avançant avec lenteur il balaye d'un revers de main le couteau, que la main affaiblie de l'homme ne parvint pas à retenir. Puis il renverse l'imposteur sur le sol et se transforme en loup, s'installant sur lui, afin de prévenir toute tentative de fuite.
Il approche sa gueule entrouverte de la gorge de l'homme puis descend avec lenteur jusqu'à l'entrejambe, avant de s'écarter avec nonchalance et de reprendre forme humaine.
Il note avec amusement que son manège a eu des conséquences fâcheuses pour le pitoyable individu, le tissus de son pantalon s'est considérablement humidifié à l'entrejambe.
-Si j'étais un monstre, je vous éventrerai lentement, je laisserai vos boyaux se répandre sur le sol et je vous regarderai mourir en hurlant de douleur et de terreur, mais je ne suis pas un monstre, et je n'ai pas de temps pour ces enfantillages. dit-il avec ironie. Je préfère en finir vite.
Joignant le geste à la parole, il referme ses mains sur la gorge de l'imposteur, commençant à serrer, son regard de braise droit dans les iris bleus de l'homme à terre qui, faiblement, tente de faire lâcher prise les mains de Fenrir à son cou.
Patient, Fenrir attend que l'imposteur suffoque. Le temps que Tseng parvienne enfin à les rejoindre, ayant retrouvé leur piste, l'imposteur a cessé de vivre.
S'approchant des deux hommes Tseng s'agenouille après que Fenrir se soit écarté, un sourire fier aux lèvres. D'un œil critique, Tseng comprend qu'une lutte a eu lieu entre Liar et cet adolescent en voyant les nombreuses blessures et la profonde morsure au bras de Liar.
Posant deux doigts sur la gorge de Liar, il peut constater la mort de l'homme qui s'est fait passer pour Cid Hidwing.
Se redressant, il explique à Fenrir ce qui peut lui arriver s'il avertit les autorités, mais lorsque Fenrir réplique, hargneux, les horreurs que Liar a faites à Vincent, Tseng se tait.
*Je comprends mieux pourquoi son aura me paraissait si triste.*
Sortant son téléphone d'une poche de pantalon, le petit ami de Yazoo compose un numéro pour deux minutes plus tard raccroché.
-Les autorités viendront chercher le corps. se tourne-t-il vers Fenrir. Il serait plus sage que vous restiez auprès de Vincent.
-J'y vais. acquiesce Fenrir.
Se transformant à nouveau, l'amant de Vincent fait demi-tour, l'âme en paix, un sentiment d'immense fierté au cœur.
*Étrange garçon.* songe Tseng.
Une sonnerie sort le Turk de ses pensées. Curieux, il porte son téléphone à son oreille.
-Turk Long? l'appelle une voix de femme.
-Lui-même.
-Je vous téléphone afin de vous avertir du décès de Mme Long.
En apparence cette nouvelle n'affecte aucunement Tseng, mais au plus profond de lui, c'est une déchirure. Fermant les yeux, il prend une profonde inspiration afin de rester maître de ses émotions.
-Quand est-elle décédée? demande-t-il d'une voix qu'il espère maîtrisée.
-Ce matin. Elle a laissé une lettre à votre intention.
-Je...envoyez-la à l'adresse que je vais vous donner.
Dix minutes plus tard Tseng met fin à la communication téléphonique. Adossé dos contre un arbre, Tseng permet à son cœur de s'exprimer en laissant des larmes silencieuses roulées le long de ses joues.
-Je suis désolé...Maman.
Note de l'auteure: Bonjour/Bonsoir tout le monde! J'ai envie de me donner des baffes! Ce 8ème chapitre n'aurait pas du se terminer de la sorte, mais bien sûr, mon imagination n'en a fait qu'à sa tête! A croire qu'elle aime faire souffrir Tseng! Si dans le futur, j'écris de nouveau sur FF7, cette fois, je tenterais le tout pour le tout pour que Tseng puisse avoir une vie normale sans souffrance!
PS: Pour celles et ceux qui se posent des questions sur Cid, je lui ai donné 74 balais pour une raison très simple! Raison que vous découvrirez dans le prochain chapitre!^^
