Disclaimer: On peut dire merci à Masashi Kishimoto-sensei.
Rating: M... car un zeste de citron vert supplémentaire... ^^
Résumé du chapitre précédent:
Notre artiste préféré est bien plus troublé par les charmes de Tobi qu'il souhaite l'admettre.
Aussi, c'est en pensant être discret qu'il est parti dans la chambre sans en avertir le brun afin de soulager ce désir insoutenable. Malheureusement pour lui, Tobi l'a surpris en flagrant délit de plaisir solitaire et ce dernier ne compte pas rester en retrait et il n'en restera pas là. Le voyeurisme discret, c'est bien. L'érotisme assumé, c'est mieux, foi de Tobi/Madara!
Petit mot aux lecteurs:
Encore merci à ceux qui me laissent des commentaires encourageants pour la suite de mon histoire!
Dans ce chapitre vous aurez non seulement droit à la suite des aventures citronnées de Tobi et Deidara mais aussi à un petit "intermède-bonus" concernant les autres membres de l'Akatsuki. Soyez attentifs car selon vos appréciations, cela pourrait me servir de démarrage pour d'autres fictions.
Bonne lecture!
CHAPITRE 7: "Seul avec toi"
"En... ENFOIRE! NE M'APPROCHE PAS!"
C'est ce que Deidara hurla instantanément lorsqu'il sentit une main se poser sur la sienne et qu'il ouvrit les yeux pour se retrouver face au masque en spirale orange.
Ce masque, celui de Tobi. Cette main! Celle de Tobi... Elle était brûlante et ne semblait pas vouloir lâcher prise.
C'est à moitié dévêtu que Deidara tenta de se défaire avec mauvaise foi de l'étreinte de celui qui, quelques instants plus tôt le faisait fantasmer. Il se leva et essaya de cacher du mieux qu'il pu son excitation plus qu'évidente. Ce qui était idiot, étant donné que depuis un bon quart d'heure au moins, Tobi avait pu observer son corps dans les moindres détails.
"Un élan de pudeur superflu", pensa Tobi. Surtout que c'était inutile: les gestes du blond étaient imprécis et faibles, les mains tremblantes, la faute à toutes ces émotions qui le submergeaient, il pouvait difficilement faire de la résistance dans cette situation.
Le brun grogna de mécontentement lorsqu'au bout de quelques efforts, Deidara était parvenu à "rentrer le tout" dans son caleçon et attacher son pantalon.
Aaah le fourbe! Mais ça n'allait pas se passer comme ça. Après tout, Madara aime les défis.
Il le fixa presque méchamment à travers le trou de son masque et sans le quitter du regard, il abaissa simultanément le pantalon dérangeant et le sous-vêtement, qui de toutes façons ne servait à rien car le morceau de tissu peinait à retenir l'objet de son désir.
Tout en tenant fermement les poignets de celui qui avait bien des difficultés à garder la contenance d'un senpai, Tobi regarda tout autour de lui:
Il faisait sombre dans la pièce. Par la fenêtre, on pouvait deviner que le temps à l'extérieur se dégradait. De gros nuages se formaient probablement dans le ciel. Le temps est à la pluie et à l'orage. Tobi aime l'orage. Madara surtout.
Cette obscurité donnait l'impression qu'on était au début d'une soirée d'automne. Et pourtant on était en plein après-midi.
Deidara lui, était toujours maintenu debout, dans une pose plus qu'embarrassante. D'ailleurs, depuis l'instant où Tobi l'avait déshabillé sans ménagement, les insultes fusaient. Et mine de rien le blond en connaissait un paquet. Mais il en fallait plus pour atteindre Tobi qui au contraire s'amusait de le voir dans tous ses états.
Face à celui qui lui inspirait plus de désir que de crainte, Tobi ne pensait pas pouvoir se retenir longtemps. C'est de la faute de Senpai aussi! Il n'avait qu'à pas gémir de cette manière.
"Tobi, t'as intérêt me lâcher, à ne plus me toucher! Ou bien... ou bien... Je te tue!" cracha Deidara avec une intonation qu'il aurait voulu menaçante, mais qui ressemblait plus à un gémissement de chat en mal d'amour.
Tobi se dit alors qu'il fallait passer à la vitesse supérieure. D'une main assurée, il saisit le membre du blond, qui souffrait depuis tout à l'heure de son désir inassouvi et s'approcha de l'oreille de Deidara qui ne pouvait désormais plus retenir ses gémissements. Il lui dit:
"Mais Senpai, si vous me tuez, je ne pourrais plus vous faire ça..." Et une fois de plus, il décida de joindre le geste à la parole: avec sa main gauche, il emprisonna avec force les mains de l'autre au dessus de sa tête et avec sa main droite, il caressa avec une douceur surprenante le sexe dressé plus que jamais de son partenaire.
Deidara lui, à partir de cet instant perdit complètement pieds. Il ne parvenait plus à penser de façon cohérente et tout ce qu'il pouvait articuler était des "Non! Non!" peu convainquants. Ce qui n'arrêta pas Tobi, que du contraire.
"Senpai, vous dites non, mais votre corps dit oui... regardez dans quel état vous êtes."
Sa main quitta alors le sexe tendu et se logea derrière la nuque de l'artiste. Et en un mouvement autoritaire, Tobi le contraint à regarder, cette érection qui ne demandait qu'une chose: qu'on s'occupe d'elle.
"Trahi par son propre corps..." Chuchota le brun.
Il avança dangereusement, toujours en tenant Deidara par les poignets, le poussant en arrière. Sa fougue un peu maladroite fit heurter le blond contre le mur. Il est ainsi pris au piège.
Sans lâcher les poignets de l'artiste qui se trouvait à présent dans un état presque démentiel, il s'abaissa doucement puis caressa d'une main et du bout des doigts le cou de son senpai. Lorsqu'il arriva aux clavicules, il dessina gentillement avec deux doigts le relief de celles-ci tout en fixant à travers son masque, les yeux bleus de Deidara:
"Senpai, vous êtes très séduisant." Lui dit-il de façon solennelle.
Le séduisant senpai en question hésitait entre tenter à nouveau d'échapper à ce dingue qui lui servait de partenaire ou se laisser aller à ses envies cachées.
Oui bien sûr, ça non plus il ne l'avouerait pas, mais cette situation l'émoustillait au plus au point. En fait, c'était plus complexe encore: il était déjà excité au départ mais la rage qu'il éprouvait à présent pour Tobi n'avait d'égal que son désir pour lui. Et donc, le cocktail d'hormones était assez explosif. Et Deidara aime les explosions plus que tout, c'est connu.
Le dilemme était le suivant: SOIT suivre la voie de la raison, autrement dit, celle de la dignité en rassemblant ses dernières forces pour repousser l'assaillant et lui résister. SOIT céder à l'assaut imminent du brun. Il fallait s'appeller Deidara pour tenir mentalement un tel discours dans une pareille situation. Et sur le temps qu'il était en plein conflit intérieur, Tobi lui, s'amusait beaucoup.
Tobi regarda son senpai un moment. Le blond semblait réfléchir tout en gémissant des choses incompréhensible. Mais ce qui agaçait vraiment Tobi, c'est que Deidara semblait, malgré son plaisir évident, ne pas vouloir céder. "Mmh. Il a une bonne résistance... pour l'instant." Pensa Madara, qui visiblement avait plus d'une idée tordues dans son esprit.
Il regarda à nouveau autour de lui, un petit sourire satisfait imperceptible, toujours sous le masque: la pénombre convenait parfaitement à ses projets.
Ce dernier s'abaissa doucement et se mit en équilibre sur la pointe des pieds.
Son oeil à présent rouge, était ainsi face au nombril du blond. Il allait le faire céder. Aucun doute là dessus. Un petit rire sourd aux notes diaboliques résonna dans la pièce.
Directement après, d'un geste rapide et calculé, Tobi enleva son masque, prenant bien soin à incliner légèrement la tête vers le bas, pour ne pas montrer son visage. Il lui donna un premier coup de langue: horizontal et furtif, sur le nombril. L'artiste sursauta, comme prévu. Un deuxième ensuite: vertical et plus appuyé que le précédent, sur le petit chemin de duvet blond qui menait là où Tobi projettait d'aller. Un troisième, le coup fatal: circulaire et volontairement lent, sur l'extrêmité du sexe terriblement tendu de Deidara. Et là, il cria.
Au même moment, dans le repère
Chez Konan et Pein:
Konan et Pein étaient allongés sur leur grand lit. Ils venaient de faire tendrement l'amour. Enfin, ceci était la vision de Konan, qui éprouvait toujours autant de plaisir à lui faire plaisir. Pein lui, était pensif et indifférent comme à son habitude. Il ne semblait pas avoir conscience des véritables sentiments de sa partenaire. Savait-il au moins qu'aujourd'hui, cela faisait 10 ans qu'ils avaient échangé leur premier baiser et précisément 5 ans et deux mois qu'ils avaient fait l'amour pour la première fois? Konan se souvenait de tout. Même des premiers instants où elle a commencé à l'aimer. Qu'est-ce que Pein ressent au juste? Est-t-il amoureux d'elle comme elle est amoureuse de lui? Peut-être qu'on fond, il ne l'aime pas.
Soudain, comme s'il avait pu lire dans ses pensées, il la fixa avec un regard qui atténua légèrement ses doutes.
Chez Hidan et Kakuzu:
"Eeeh Kakuzu! Qu'est-ce que tu fous? Amène-toi, y'a un film de c*** sur HotShinobi!"
Torse nu et débraillé comme jamais, Hidan matait de son regard violet et pervers un film légèrement douteux. Sur le petit écran de télévision on pouvait voir bouger des corps nus, plusieurs hommes et femmes se mêlant dans un ballet chaud et humide. Le tout étant bercé par une symphonie de "ouiii" et de "oooh" qui faisait bien ricaner Hidan:
"Par Jashin-sama, je les ferai gémir bien plus fort moi ces femelles si j'y étais!"
Kakuzu, qui venait d'être interrompu dans ses comptes, répliqua à celui qui était (à son plus grand désespoir) son partenaire un "TA GUEULE, je compte!" bien placé.
Et indifférent aux gémissements en tous genres provenant du salon, le trésorier repris sa joyeuse litanie des nombres depuis le début en comptant avec application ses billets.
Chez Itachi et Kisame:
"Oh allez, Itachi-san... Après tout ce temps qu'on se connaît, laisse-moi te toucher... Hein? C'est non? Bon ok ok! Juste, t'embrasser, alors..."
En effet, cohabiter avec un individu aussi attirant que l'Uchiha ne pouvait laisser personne indifférent. Et Kisame lui, avait rapidement été séduit par la froideur de cet être qui ne laissait jamais aucune émotion le dominer. Il lui rappelait les fonds marins si froids dans lesquels il aimait se baigner quand il était enfant. Kisame aurait tellement aimer pouvoir faire basculer son partenaire dans les méandres aquatiques du plaisir charnel.
Malheureusement, ce dernier ne semblait pas prêt de mordre à l'hameçon. A ce discours passionnée, presque suppliant du bleuté, Itachi ne répondit que par un bref regard dénué de tout sentiment.
"Bon ok... J'insiste pas. On joue aux cartes alors, Itachi-san?"
Chez Zetsu:
Assis entre un ficus et un bonzaï, Zetsu blanc s'adressa à Zetsu noir avec sa douce voix:
"Alors, que se passe t-il?"
Zetsu blanc savait toujours quand son Autre était inquiet. Et là, il l'était.
Une voix nettement plus rocailleuse lui répondit, avec un brin de froideur:
"Tu le sais aussi bien que moi."
Oui. Il le savait. En effet, depuis l'arrivée du nouveau membre, Zetsu blanc se comportait bizarrement. En fait, il n'était pas insensible aux charmes de Tobi et cela incommodait son partenaire.
Zetsu noir lu dans les pensées de l'Autre et lui répliqua que ce Tobi n'était qu'un abruti maladroit, qu'il avait failli perdre la bague de Sasori dans un trou dès l'instant où il l'avait eue en main et qu'il était plus prudent de rester stoïque en sa présence.
"Allons, allons, dans le fond, tu l'aimes bien toi aussi et tu le sais. Moi, je le trouve touchant... Sous son innocence se cache quelque chose que j'aimerais découvrir, une sorte de magnétisme qui m'attire..." lui dit d'une voix calme et posée Zetsu blanc.
"Tu me fatigues." Lui répondit l'Autre.
De retour chez Deidara et Tobi
Le visage toujours incliné et dissimulé par de longues mèches ébènes aussi sombres que le plumage d'un corbeau, Tobi s'appliquait à caresser de sa langue le membre dressé tant désiré.
C'est avec un plaisir évident qu'il s'amusait à dessiner des formes avec le bout de sa langue. Des ronds, des carrés et même des parallèlogrammes, tiens! Tobi a toujours bien aimé la géométrie.
"Oooh Senpai, faites bien attention: je vais écrire quelque chose dessus maintenant."
Et toujours du bout de sa langue mutine, Tobi commença à tracer des lettres.
"Alors, qu'est-ce que j'ai écrit selon vous, Senpai?"
Cédant peu à peu aux soins particuliers de Tobi, Deidara n'était de toutes façons plus en mesure de distinguer un "O" d'un "W". Il articula quelque chose qui ressemblait à un "je sais pas... mmh!".
"Eh bien... "Tobi"! J'ai écris Tobi sur votre sexe Senpai. J'y ai mis ma signature. Quatre lettres c'est assez court mais vu votre état et votre taille en ce moment, j'aurais même pu écrire "Deidara-senpai", j'en suis sûr..."
Trop, c'est trop. Et même pour un homme tel que Deidara c'était impossible de résister plus longtemps à ce genre de paroles aux allures de naïveté perverse.
C'est dans un tremblement fulgurant que le blond ne pu retenir un flot de jouissance trop longtemps contenu. Un liquide blanchâtre s'écoula ainsi, tout le long de son membre, enfin satisfait. Un peu surpris par cet élan orgasmique, Tobi se retrouva à se pourlécher les babines du plaisir liquide de l'artiste. Un peu déçu, néanmoins car il aurait aimer profiter un peu plus longtemps de ces instants.
C'est avec sa langue coquine qu'il fit durer le plaisir jusqu'au bout en recueillant les dernières gouttes à la base du sexe de Deidara.
Aussitôt après, Tobi remit rapidement son masque: Madara, esprit brillant et calculateur, pensait toujours à toutes éventualités. Et il observa ainsi de son oeil à présent noir, le blond qui se remettait avec beaucoup de mal de cette explosion de sensations diverses. Il était essoufflé, en sueur, tremblant, les joues rouges de confusion. Un bien joli tableau. Poussant la provocation un peu plus loin, Tobi s'approcha du blond et lui dit à l'oreille:
"C'était intéressant, Senpai, mais... un peu rapide quand même."
Les paroles de Tobi firent lentement leur chemin dans l'esprit de Deidara. Quand les mots furent décodés, le blond eut l'impression de se prendre un seau d'eau glacé sur la tête.
"Rapide, moi?"
Une vague de colère monta en lui. Ca y est, le voilà blessé dans son amour-propre.
Il voulu lui montrer à ce sale gamin arrogant, de façon concrète à quel point il pouvait durer. Mais encore sous le choc de son orgasme, il sentait bien qu'il n'était pas en condition de donner plus. Toujours tremblant, du reste de plaisir et de rage, il rassembla ses dernières forces pour confectionner une petite bombe destinée au brun. Celle-ci l'expédirait sans aucun doute en dehors du repaire. Prudent, Tobi sentait le vent tourner et se dit que toutes façons, il pourrait continuer ce petit jeu plus tard. Il s'éclipsa tranquillement de la chambre et ferma la porte dernière lui. L'instant d'après, il l'ouvrit et passa sa tête dans l'entrebaîllement et dit:
"Tobi aime son senpai." Et il referma la porte.
Petit mot de fin de chapitre:
Ces deux-là m'inspirent, il n'y a rien à faire. Je les imagine ainsi.
Bref, je suppose que lorsque j'écris, on sent bien l'adoration que j'ai pour Tobi/Madara.
Mais j'essaye quand même de rester un maximum dans l'esprit du personnage.
Bref, j'espère que ce chapitre assez haut en degrés celsius vous a plu.
A bientôt pour le prochain!
Aquarii.
