HUITIÈME CHAPITRE
Bienvenue au nouveau lecteur-suiveur o/ Désolée j'ai perdu ton pseudo, j'aurais voulu faire plus personnel...
Harry repoussa les livres et poussa un soupire. Patmol, le démon de compagnie qu'il avait adopté lui jetât un regard sombre.
« - Tu ne devrais pas abandonner aussi vite. »
Le survivant leva un sourcil et jetât un regard moqueur au surata. Cela faisait plusieurs mois qu'il cherchait dans les livres, qu'il parcourait les bibliothèques. C'était ainsi qu'il avait fait la connaissance de Patmol. Le démon avait été abandonné par son précédent maître et n'avait plus le cœur à rien, au point que ses pouvoirs avaient disparus. Au contacte d'Harry ils revenaient lentement, tel que la légimencie qui s'était révélé plus d'une fois utile. Patmol déposa les livres sous les yeux d'Harry.
« - Allez continue ta lecture. Si on trouve un moyen de contacter Bey, je suis sûre qu'on pourra la retrouver. »
Bey avait disparu en même temps que Munin. Cela avait surpris Harry, il les avait vus se rapprocher l'un de l'autre, mais il n'aurait jamais cru qu'il aurait suivi l'ancienne esclave.
« - Sinon tu pourrais voir avec la mafia des elfes de maisons. Je les ai vus plusieurs fois dans le grenier. Bon ils sont en lien avec le club des banshees et je n'approuve pas vraiment leur méthode de pendre les gens pour faire acroisser leur population. C'est vrai quoi, les mandragores n'ont pas besoin de pendus pour naître, si ? Et
- Attend ! Attend, tu viens de parler de qui ? »
Encore une fois Patmol s'était emporté dans de sombres explications, mais Harry avait retenu une chose : des elfes de maisons, espèce soit disant disparue, étaient venus dans ce manoir, malgrés les protections, plusieurs fois même et formaient désormais une mafia.
« - Le club des banshees ? Tu sais ce sont les mandragores qui veulent être reconnues comme espèce
- Avant le club des banshees. Le coupa Harry. Les elfes de maisons, ils viennent ici ?
- Oh oui ! A ce qu'ils m'ont dit cela fait deeeees siècles qu'ils font leurs réunions ici. C'est une certaine Hermione Granguer
- Granger
- Rho laisse-moi raconter ! Je disais donc une certaine Hermione Granguer, à moins que ça soit Ron Granguer...
- Weasley. Ron se nommait Wealsey.
- C'est pas forcément tes amis morts hein ! Je suis certains que c'est Granguer. Si tu ne veux pas que je raconte mon histoire je me tais. »
Harry lui jetât un regard furieux. Il était persuadé qu'il parlait de Ron et Hermione. Son instinct lui hurlait littéralement que c'était eux.
« - Continue. Je ne dirais plus rien... » Grogna Harry.
Patmol eut un petit sourire satisfait et reprit ses explications.
« - Bref, des Granguer leur ont donné la possibilité de se réunir dans le grenier. Ici, là où y a des tas de têtes d'elfes empaillées, c'est assez morbide si tu veux mon avis. Tu devrais leur demander.
- Et... quand est leur prochaine réunion ?
- Je crois qu'elle est dans une dizaine de jours, ils se réunissent tous les sept du mois. »
Une dizaine de jours... Cela n'aurait pas pu être le soir même comme dans les histoires où tout était si simple ? Il allait devoir encore attendre une dizaine de jours. * * * Depuis la disparition de Munin, Fenrir était tout simplement odieux. Il envoyait Harry dans des missions suicides, ne sachant pas vraiment s'il tenait à ce qu'Harry revienne ou non. Il le tenait responsable de la disparition de la jeune femme. Cela faisait avancer la cause, plus que jamais. Chaque soir, Harry revenait éreintait. Il n'avait pas le droit au moindre jour de repos. Parfois, même la nuit ne lui appartenait pas. Le temps semblait long à Harry. Il avait l'impression que le temps de la réunion ne viendrait jamais. Nuit après nuit il ne pouvait s'empêcher de monter dans le grenier dans l'espoir de voir les elfes de maisons apparaître. Patmol l'accompagnait toujours et chaque nuit il répétait la même chose.
« - Ce n'est pas ce soir Harry. »
Les jours passèrent les uns après les autres. Les nuits s'enchaînaient et finalement, le jour de la réunion arriva. Harry avait jeté l'artefact qu'il avait volé dans le bureau de Fenrir et était parti sans demander son reste et surtout sans rencontrer cet imbécile qui lui servait de chef. Patmol faisait de grands bonds dans tous les sens quand il arriva.
« - J'ai failli attendre ! » Siffla-t-il agacé. « Tu n'aurais pas pu arriver plus tôt ? Ils sont là ! Ils t'attendent ! Oh bien entendu j'ai parlé de toi, sinon ils se seraient enfuis, mais grâce à moi, ils t'attendent avec des petits gâteaux. En plus ils sont super bons. »
Harry ne prit même pas le temps de retirer sa cape.
« - Emmène moi à eux. »
Patmol balança sa queue fourchue et bondit que l'épaule de Harry le guidant d'une voix vibrante de fierté vers le grenier. Quand Patmol lui indiqua une armoire dont derrière les portes se cachaient un escalier Harry remarqua qu'il n'était jamais monté jusqu'au grenier. C'était un grand étage, éclairé pas de nombreuses bougies. Des elfes de maisons en haut de formes, chapeaux melon, cravates foulard, jupons ou encore kilts. C'était bien la première fois qu'il voyait des elfes de maisons élégants. D'autant plus que ces derniers fumaient la pipe et buvait du thé le petit doigt en l'air.
« - Sir Potter ! Ravis de vous voir. Prenez donc un siège. Nous étions en pleine discussions sur cette charmante jeune femme que vous cherchez justement. »
L'elfle avait une petite voix fluette. Il tapota le siège jusqu'à ses côtés. Harry secoua la tête.
« - Je dois retrouver Munin. Dites- moi où elle est.
- Tut tut. Vous ne pourrez pas la retrouver ce soir. Et les elfes aiment parler d'eux, vous ne voudriez pas nous vexer n'est-ce pas Harry ? - Pardonnez-moi, je ne voulais pas être impoli. » Sa voix sonnait fausse à ses propres oreilles.
Harry eut un sourire faux, il avait appris avec le temps à prendre sur lui et devoir faire face aux contrariétés. Il prit place sur le siège que le premier elfe n'avait cessé de tapoter avec un sourire bienveillant. On lui tendit une tasse de thé et un triton au gingembre.
« - On m'a dit que les elfes de maisons avaient disparu.
- Oh non, vos bons amis, Hermione et Ron Granger nous ont montré comment être libre. Ils nous ont appris la liberté. Nous avons appris à survivre parmi ceux qui étaient des mécréants. Nous avons appris à agir dans l'ombre. »
Harry croqua dans son biscuit. Il ne s'habituerait jamais à l'idée que Ron avait pris le nom d'Hermione. Un autre elfe prit la suite de l'histoire.
« - Nous avons créé la mafia des elfes de maisons. Nous agissons pour le bien et contre Lord Voldemort. Tout comme vous.
- Nous pensons que nous pouvons travailler ensemble. Même que nous devrions travailler ensemble. C'est pour cela que nous sommes prêts à vous mener à votre demoiselle.
- Elle est à Poudlard. Prenez ce ticket pour le Poudlard express, mais prenez garde.
- Poudlard n'est plus le château que vous connaissez et méfiez-vous des habitants que vous rencontrerez.
- Bien. Notre réunion commune est terminée. Nous espérons vous revoir bientôt. »
C'était l'indication qu'il était temps pour Harry de s'en aller. Il remercia chaleureusement les elfes de maisons et attrapa le billet qu'ils avaient déposé sur la table. Le départ était pour le lendemain. Poudlard n'était plus ce qu'il était... Il aurait dû s'en douter, mais il prit conscience qu'il avait jusque là qu'au fond de lui l'espoir que Poudlard n'avait jamais changé avait persisté jusqu'à cet instant.
Il avait regroupé ses affaires dans un sac à dos qu'il avait balancé sur son épaule. Il n'avait pas besoin que de peu de choses quelques vêtements, de l'or et surtout toute une réserve d'armes en tout genre. Il n'avait pas pu s'empêcher d'ajouter les confiseries préférées de Munin, ainsi que sa peluche chouette. Assis sur son épaule, Patmol balançait sa queue fourchue nerveusement.
« - Alors... On va revoir cette fille ? »
Il n'en avait pas vraiment envie, il avait peur qu'Harry l'abandonne à son tour. Une fois qu'il aurait Munin, aurait-il encore vraiment besoin de ce pauvre Patmol ?
« - Elle va t'adorer. J'en suis sûr. Tu crois que... »
Il regarda autour de lui. Il était dans une prairie irlandaise. Rien ne laissait à penser que le Poudlard express passait par ici. Il sortit sa montre à gousset. L'heure du rendez-vous approchait. Il avait peur de s'être trompé d'endroit, mais le billet était sûre de lui. Dessus était inscrit : CROIS MOI PAR MERLIN ! TU ES AU BON ENDROIT.
« - Les majuscules c'est pas obligatoire... » Grogna Patmol qui se sentait personnellement agressé à chaque fois que quelqu'un levait le ton.
Harry eut un petit ricanement, mais qui cessa bien vite quand il entendit le bruit d'un train. Surpris il leva la tête et chercha d'où est-ce qu'il venait. Une voix surgit de l'au-delà.
« - POUDLAAAAAAAAAAARD EXPREEEEEEEEEEEEES. Préparez vous à montez ! »
Patmol qui n'était pas très courageux partit se cacher dans la capuche d'Harry, il rabattit ses oreilles pointues pour qu'elles ne dépassent pas. Harry regarda autour, pas de Poudlard express, mais les sons se firent plus présents. Puis ce fut les odeurs. Le train avait une odeur très particulière, une odeur de nostalgie, qui le plongeait dans de vieux souvenirs. Puis vint la vue. Peu à peu autour de lui se formait le wagon. Le toucher apparut en dernier. Sous ses pieds il sentait les roulements du Poudlard express s'en allant à tout allure.
« - Ticket sviou plaît. »
Un contrôleur de tout violet vêtu se tenait devant lui. Ses cheveux étaient de la même couleur de la gomme qu'il mâchait. Harry tendit le ticket au contrôleur, indiquant mentalement à Patmol de ne surtout pas quitter sa capuche. Si certains considérés les suratas comme des êtres ayant des droits et des devoirs, la plupart du temps c'était surtout les devoirs qui étaient pris en considération. Le contrôleur ne jetât qu'un bref regard vide, digne d'un véracrasse.
« - Bon voyage. Allez où il y a de la place. »
Harry le remercia d'un hochement de la tête. Il n'eut pas besoin de chercher bien longtemps pour trouver un compartiment où était assis une vieille femme en train de tricoter paisiblement. Quand elle le vit, elle lui fit signe de la rejoindre.
« - Bien le bonjour Monsieur Potter. »
Il ne répondit pas, se contentant de retirer sa cape et prendre garde que Patmol restait caché.
« - Il n'est pas très polie de ne pas répondre.
- Vous me connaissez, mais ce n'est pas mon cas et je ne salue jamais un ennemi. »
La femme eut un petit rire.
« - On m'appelle Hestia. Je suis la directrice de Poudlard. Munin m'a beaucoup parlé de vous. »
Il ne put s'empêcher de lever le regard quand il entendit le prénom de son amie.
« - C'est amusant cette manière de voyager avec le Poudlard express vous ne trouvez pas ? Il voyage à travers le monde entier et vous emmène là où vous voulez, quand vous voulez. » Elle sortit un petit sablier. « Je pense que nous serons arrivés dans une vingtaine de minutes. Munin vous manque-t-elle ? »
Elle semblait bien curieuse pour une étrangère. Patmol, caché sous la cape, le mordilla doucement pour le mettre en garde. Il avait lu quelque chose dans l'esprit de cette femme qui lui déplaisait.
« - Je suis là pour la retrouver et... si elle veut bien de moi. Et bien, nous verrons ce qu'il adviendra.
- Je vois, je vois... »
Elle eut un triste sourire et tapota affectueusement la main d'Harry.
« - Je tiens à vous prévenir Harry, Munin, n'a plus... toute sa tête. N'ayez pas trop d'attente. Pouvez-vous tenir cette pelote de laine ? »
Le reste du trajet se fit dans le babillage incessant de Hestia tendit qu'Harry servait de porteur de pelote. Il était bien plus choqué par les paroles de la vieille dame qu'il ne le montrait. Il ne répondait que par monosyllabe, parfois un peu plus, mais jamais plus d'une phrase.
« - Ah! Nous arrivons ! »
Autour d'eux le train était en train de disparaître. Le roulis se faisait moins présent, les odeurs, les sons, tout disparaissait pour autre chose. Pour quelque chose qu'il ne connaissait pas.
« - Bienvenue à Poudlard ! »
Les elfes avaient raison. Poudlard n'était plus ce qu'il connaissait.
A la semaine prochaine à Poudlard !
